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 Harry Potter Et Le Cercle Maudit

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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:15

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (5e Partie)



- Oui. J’ai parlé avec Mr Fletcher alors qu’il me menait chez Hermione.

- Devant l’accusée ? demanda Lucius Malefoy.

- Oh non ! Cela faisait bien deux heures qu’elle était descendue du bus lorsque Mr Fletcher s’est adressé à moi. En fait, elle m’avait dit vouloir se rendre chez une tante qui avait une auberge à Embourg, mais qu’elle préférait ne pas dormir dans un bus alors elle est descendue dès le premier arrêt.

- Était-elle seule lorsqu’elle est descendue du bus ?

- Non. Deux hommes sont descendus avec elle.

- Sorciers ? demanda le père de Drago.

- Je ne crois pas.

- De quoi avez-vous parlé ?

- De pas grand-chose. Nous nous sommes présentés et c’est à peu près tout. Ah oui, nous avons parlé de nos cicatrices, répondit Harry en riant un peu. Cela lui semblait étrange d’avoir eu un tel sujet de conversation avec une étrangère.

- Très bien, Mr Potter. Maintenant pourriez-vous nous parler des vols survenus à l’école ?

- Et bien, ils ont commencé dans la Réserve et dans la tour des Griffondor. Elle m’a dit qu’elle avait voulu en savoir plus sur les « armes » de ses ennemies. Dans la tour, Alicia Spinnet, c’est fait voler ses bandages en premier. Puis le temps à passer. Des élèves des autres maisons, sauf Serpentard, ont subit le même sort. Et de plus en plus fréquemment. Autant les garçons que les filles. Mais les choses sont toujours revenues en place.

- Vous avez dit que tous les objets que l’accusée avait pris avaient retrouvé leur place. En êtes-vous sûr ?

- Oui.

- Je reformule ma question. Est-ce que tous les objets volés dans l’école ont repris leur place, Mr Potter ?

- Tous sauf l’Épée de Griffondor…Et les manus…enfin, les traductions à l’infirmerie.

Dumbledore jeta un coup d’œil du côté de Harry. Harry avait toujours cru que le Professeur avait été mis au courant des vols des traductions des manuscrits bulgares sur lesquels Nëmy travaillait. À cet instant Harry comprit que ce n’était pas le cas.

- Quand a eu lieu ce vol ?

- Le 2 ou 3 novembre, je crois.

- Est-ce l’accusée qui a fait ce vol, selon vous ?

- Bien sûr que non ! C’est elle qui a été volée ! s’exclama Harry.

- Vous en êtes sûr ? Avez-vous vu de vos propres yeux ces traductions ? Peut-être n’est-ce là qu’une histoire qu’elle vous a racontée pour que vous ne l’accusiez pas des vols commis à l’école ?

- Non…Elle m’a dit avoir commis les vols, enfin, les emprunts de l’école. Même ceux au village Moldu. Elle ne nous a jamais menti.

- Allons au vif du sujet maintenant, Mr Potter. Selon vous, est-elle une Mangemort ?

- Pas du tout.

- Et pourquoi ? Après tout, n’a-t-elle pas de grandes connaissances en Magie Noire ? En Potions je crois, également ? N’a-t-elle pas été attaquée par des loups, selon les dires de Miss Weasley ? Alors que tout le monde n’ignore pas que les loups respectent l’enceinte de l’école et son directeur ?

Qu’est-ce que Lucius Malefoy tentait de faire ? Mettre le doute dans son esprit.

- Je ne crois pas qu’elle soit une Mangemort, parce qu’elle ne craint pas de dire le nom de Voldemort.

Nouvelle état de panique dans les tribunes. Harry était conscient de ce qu’il venait de faire, mais il ne se sentit aucunement mal. Il n’allait quand même pas craindre un nom.

- Nous vérifierons ce fait plus tard, si vous le voulez bien, Mr Potter. Mais j’aimerais avoir votre avis sur un autre point. Ne trouvez-vous pas cela étrange que les deux dernières personnes à avoir vu Mr Fletcher avant sa disparition soient vous et l’accusée ?

Harry ressentit une boule dans son estomac. Il n’avait jamais pensé à cela. Et si Nëmy avait un rapport avec les disparitions ? Elle ne pouvait quand même pas avoir un lien avec ces vingt et une personnes… Non, c’était insensé ! Nëmy ne pouvait quand même pas être en train de souffrir là-haut pour rien ! Elle doit être innocente, se dit Harry. Mais si…Harry était confus.

- Alors ? demanda Malefoy, qu’en pensez-vous ?

- Je n’en sais rien, Monsieur. Elle ne semblait pas le connaître dans le bus la première fois que je l’ai vue.

- Revenons à l’épée. Selon vous, l’accusée ne l’aurait pas volée, est-ce exact ?

- C’est vrai. Je suis même persuadé qu’elle ignorait où elle se trouvait.

- Alors elle ignorait tout de cette épée ?

- C’est ce que je crois, dit Harry d’un ton ferme.

-Alors, que vous a-t-elle dit le soir de son arrestation ? Que vous a-t-elle murmuré ?demanda Lucius Malefoy avec un sourire glacial.

- Comment savez-vous cela ? s’exclama Harry. Il n’avait pas réfléchi avant de parler, mais cela n’avait aucune importance. Comment Malefoy avait-il su cela ? Par son fils ? Mais comment ? Il n’était pas là à ce moment-là…Et s’il y était…

- Alors ? Que vous a-t-elle dit ?

- De…De trouver la main qui était blessée…

- Merci, Mr Potter, dit Malefoy avec un sourire.

Harry sentit son corps se lever de la chaise, marcher, puis se rasseoir près de ses amis, mais il n’en eut pas vraiment conscience. Il avait dit à Malefoy ce qu’il voulait entendre. Pourquoi voulait-il le savoir ? Comment avait-il fait pour savoir ? Pourquoi est-ce que Harry n’avait pas dit autre chose ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête. Et Si Nëmy était une Mangemort qui avait oublié sa mission ? Et si tout cela avait été manigancé par les Serpentard et elle ? Elle semblait connaître Lucius Malefoy. Connaître aussi Dolohov. Qu’est-ce que Dolohov avait dit… Qu’on lui avait offert la liberté… Était-ce pour cela qu’elle était sortie de son pays sans problème ? Harry sentait son cerveau embrouillé par les questions. La tête lui tournait. Il ne sentait plus son corps. Harry ferma les yeux pour se ressaisir.

- Veux-tu que nous allions prendre l’air, Harry, murmura la voix de Bill à son oreille.

Discrètement, Bill et Harry sortirent de la salle et remontèrent. Harry reprenait ses esprits, mais se sentait toujours un peu embrouillé. Ses yeux refusaient de demeurer ouverts.

- Tu t’en es très bien sorti, Harry, dit Bill.

- J’avais peur que Malefoy me parle du Sortilège de Ferris. Cela semblait vraiment important pour lui lors de mon audition. Tu crois qu’ils vont la condamner ?

- Je n’en sais rien. Tous les autres témoins parleront contre elle. Il ne reste qu’un espoir pour Dumbledore : Que Nëmy témoigne.

- Tu es capable de dire son nom maintenant ? Pourquoi est-ce que nous ne pouvions pas là-bas ?

- Parce que Nëmy est très connue des sorciers. Moins que toi, je dois l’admettre, mais tout de même, tous les sang-purs la connaissent.

- Et pourquoi est-ce si important de laisser son nom inconnu pour son procès ? demanda Harry, le regard incrédule.

- C’est davantage important pour le Ministère que pour elle, dit Bill. Sa présence ici démontre la faiblesse de notre système de défense. N’oublie pas qu’il y avait des sorts de réclusions contre elle qui n’ont pas tenu. Imagine comment le monde réagirait s’ils apprenaient que ces sorts ont été détruits par elle… ce serait la panique totale.

Puis ils retournèrent au Détentium. Viktor les accueillit à bras ouverts.

- Elle va bien, leur dit Viktor. Il y a une petite améliorrrration depuis peu. Elle est consciente et peut nous parrrler, mais trrrès peu. Elle dorrrt encorre. Comment cela se passe-t-il en bas ?

Bill haussa les épaules et commença à lui faire un résumé de la situation. Viktor traduisait pour sa mère qui était venue le rejoindre. Assise sur une chaise, cette dernière demeurait silencieuse, les yeux fixés sur la table devant elle. Lorsque Bill eut fini de parler, Mrs Krum se tourna vers lui.

- Un…un de famille là ? dit-elle difficilement.

Bill haussa tristement les épaules.

- Je ne sais pas…Votre cousin Igor devait être là, mais je ne l’ai pas vu…

Puis le temps passa encore…
La porte du Détentium se rouvrit et Hermione, Ron, Ginny et Percy firent leur entrée. Lorsque Harry demanda à Ron comment cela s’était passé, ce dernier ragea.

- Malefoy n’a même pas voulu me poser de questions. Comme si je ne servais à rien !

- Et Dumbledore ?

- Il m’a posé des questions sur la disparition qui est survenue près de chez moi, cet été. C’est à peu près tout.

- Il reste encore beaucoup de gens à passer, dit Hermione. Tous ceux des départements faisant parti du Grand Conseil.

Alors tous se mirent à attendre. Le temps s’écoulait aussi lentement qu’à son habitude.
Assis sur une chaise, Harry n’écoutait pas la conversation. Il pensait à ce qui avait été dit en bas dans la Chambre de Vérité. Pourquoi s’appelait-elle comme cela, d’ailleurs ? Harry pensait à tout ce que Lucius Malefoy avait dit. Est-ce que Nëmy était une Mangemort ? Harry s’était promis de ne plus douter d’elle et pourtant…c’était plus fort que lui. Tout ce temps passé dans le château en silence. Sans jamais sortir. À lire des livres de Magie Noire. À aller dans la forêt. À observer les gens. Et si…Harry n’arrivait plus à penser. Il s’endormait tellement.

- Tiens, Harry, mange, dit Ginny en lui tendant un sandwich, cela te réveillera. C’est ce que je fais, moi. Tout ceci m’a épuisée.

Ils demeurèrent dans la salle, silencieux la majeure partie du temps. Harry s’inquiétait pour Nëmy. Et si elle y passait ? Son combat aurait servi à quoi ? Le voleur de l’épée serait toujours en liberté alors qu’elle serait morte accusée…

- Pourquoi est-ce que nous ne retournons pas à Poudlard, demanda Ron. Ils n’ont plus besoin de nous ici.

- Tu ne veux pas aider Nëmy ! s’exclama Ginny.

- Je ne vois pas comment je peux l’aider.

- Tu as vraiment un cœur de pierre, Ronald Weasley, dit à son tour Hermione. Nous la soutenons en étant là avec elle.

- De toute façon, dit Bill, tu ne tiendrais pas plus en place à l’école, Ron. Il vaut mieux être près d’ici. Qui sait ? Le Conseil pourrait vous rappeler.

Tous demeurèrent là tout l’après-midi durant. Viktor faisait la navette entre la pièce où se trouvait Nëmy et la grande salle. Il ne tenait pas en place.


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:15

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (6e Partie)


- Je la connais depuis qu’elle a 6 ans, expliqua-t-il à Hermione qui tentait de le rassurer (sous l’œil de Ron…) Nous sommes trrrès prrroches…Enfin, nous l’étions beaucoup…

Harry se sentait mal d’être là, assis, à ne rien faire. Il se disait qu’il pourrait retourner à Poudlard pour trouver des preuves innocentant Nëmy. Il pourrait chercher le voleur de l’épée ? Ou bien alors s’attaquer à Drago. Pourquoi ? Il ne le savait pas, mais il avait envie de le faire…

Tout à coup, Harry ressentit un ombre dans son esprit. L’atmosphère de la pièce changea, comme si un fantôme était entré dans la pièce. Personne n’y demeura insensible. Ginny se leva et regarda la porte derrière laquelle était Nëmy.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle. Elle le savait très bien, sans comprendre pourquoi. Tous le savaient. On aurait dit qu’un déséquilibre s’était produit. Un déséquilibre de quoi ? Personne ne pouvait le dire.

Nëmy poussa un petit cri perçant de l’autre côté de la porte. Harry l’entendait pleurer à nouveau…

Vers quatre heures, un Magico-mage appela Viktor. Le Mage avait l’air inquiet.

- Sa fièvre remontre, Mr Krum. Nos potions ne servent plus à rien. Nous ne pouvons plus agir sans l’appui du Ministère, dit-il.

- Allons avertir Dumbledore, dit Bill à Viktor.

- Ils ne peuvent pas interrompre le procès, dit sombrement Viktor.

- Ils le feront, crois-moi, dit Bill. Dumbledore est peut-être considéré comme fou par plusieurs, mais il est encore respecté par les autres…

Puis Bill et Percy partirent chercher Dumbledore. Viktor retourna auprès de sa cousine tandis que Mrs Krum se mit à faire les cent pas pour ne pas éclater en larmes. Harry sentait que la tension montait dans la pièce. « « Courage, Nëmy, n’abandonne pas » dit Harry dans sa tête. Tu ne peux pas mourir sans savoir pourquoi tu t’es retrouvé à l’école. »
À peine quelques minutes plus tard, Dumbledore et les deux frères de Ron entrèrent dans la salle. Mrs Krum accueillit le Directeur. Retenant ses larmes, elle semblait lui expliquer ce qui s’était passé depuis son départ. Puis ils entrèrent tous les deux.
L’attente continua…
Plusieurs Magico-Mages firent la navette dans le Détentium. Tous avaient une expression d’incompréhension sur leur visage.
Eux ne se demandaient pas vraiment pourquoi elle était malade, mais pourquoi elle était encore en vie…
Vers six heures la porte se rouvrit. Viktor sortit de la pièce et se laissa tomber sur une chaise, la mine basse et le regard vide. Seul dans son coin, il se mit à trembler…Il abaissa sa garde pour la première fois…Et se laissa aller…
Hermione s’approcha doucement de lui et alla s’asseoir à ses côtés, sans dire un mot. Un peu hésitante, elle posa une main sur le dos courbé du jeune homme, mais ne dit rien.
Harry sentit son cœur se serrer. Nëmy n’était pas encore morte, mais cela n’était qu’une question de temps. La peine que Viktor ressentait n’avait rien à voir avec ce que Harry avait ressenti l’année dernière lorsque Cédric Diggory avait été tué par Lord Voldemort. Ni Harry, ni Cédric n’avaient pu réagir. Il était mort. Point. Mais pour Viktor c’était différent. Il voyait une personne chère pour lui partir à petit feu, lentement, et alors que tout le monde la condamnait déjà…

- Elle souffrre tellement que je ne la rrrreconnais pas…dit Viktor en se redressant. Il avait retrouvé un peu ses esprits. Si seulement je savais ce qu’elle a…Mais ce n’est pas norrrrrmal qu’elle rrrrréagisse ainsi.

- Pourquoi ? demanda Hermione.

À ce moment le Professeur Dumbledore sortit de la pièce, l’air défait.

- Je ne sais pas quoi vous dire, dit-il à nos amis. Je n’y comprends rien. Personne ne réagit comme cela… Je suis dépassé.

- Ces maudits Détraqueurs ! s’exclama Ron

- Les Détraqueurs n’ont rien à voir avec l’état de santé de Nëmy, Mr Weasley. Du moins pas directement. Comme vous devez vous en douter, Nëmy est… est mourante…

- Non !!!!!!!!!! s’exclama Ginny. Ce n’est pas possible !!! Je n’y crois pas…Je ne veux pas…Pas elle…

Les yeux de la jeune fille s’emplirent de larmes.

- Pourquoi…dit la jeune fille dans un souffle. Pourquoi ?

- Lors de son Audition, Nëmyria prit du Véritaserum. C’est cette potion qui la fait tant souffrir. Et je ne comprends pas pourquoi. Tout ce que je sais, c’est qu’elle réagit mal à cette potion. Trop Mal. Mais tout n’est pas perdu, Miss Weasley, faites-moi confiance.

Le Directeur s’approcha de Ginny et posa doucement une de ses mains osseuses sur son épaule, puis lui adressa un sourire.
- Maintenant que nous avons trouvé la cause du problème, dit-il, il s’agit de convaincre le Ministère de permettre au Professeur Rogue d’effectuer le contresort de cette potion.

- Et s’ils refusent ? demanda Ginny.

- Et bien… nous tenterons de faire le rituel de confusion. Mais je prie le ciel de ne pas en arriver là… car Nëmy pourrait en perdre l’esprit… mais c’est le seul moyen en notre possession, soupira Dumbledore en s’asseyant.

- Quel …quel est ce rituel ? demanda nerveusement Hermione.

- Peu de gens le connaissent et veulent le pratiquer. Il s’agit de faire entrer dans un esprit des souvenirs qui ne sont pas les siens et ensuite de questionner la personne de manière contradictoire. Après un certain temps, voire même plusieurs heures, l’esprit prend pour acquis ces souvenirs et ment sur ce qu’il dit, même s’il croit que c’est la vérité. Le fait de mentir brise l’effet du Véritaserum. Malheureusement, dans neuf cas sur dix, il est impossible pour la personne se savoir quels souvenirs sont les siens ou non après le Rituel, ce qui peut porter la victime à confusion, et peut avoir de graves répercussions…

- Pourquoi a-t-elle pris du Véritaserum, Professeur Dumbledore ? demanda Hermione. N’y a-t-il pas une loi ou un décret contre ce genre d’action ?

- En effet, le Ministère n’a pas le droit d’imposer à un accusé de prendre une potion de vérité. Cependant, lors de son Audition, Lucius Malefoy l’a provoquée suffisamment pour qu’elle propose elle-même de prendre cette potion. Je n’ai pu m’y opposer, soupira le Directeur.

- Alors si je comprends bien, Malefoy lui a tendu un piège, et elle est tombée dedans…soupira Harry.

- J’en ai bien peur... J’en ai bien peur…

- Moi, ce que je crrrois, répondit Viktor en regardant vers la porte où se trouvait Nëmy, c’est que ce Lucius Malefoy savait parrfaitement que Nëmyrrria allait trrrrès mal rrréagir au Vérrrritaserrrrum. Il a donc tout mis en oeuvrrrre pourrrr qu’elle en prenne. Elle n’aurrrrrait pas surrrrvécu jusqu’au procès, si le ministèrrrre n’avait pas changé la date. Je leur en suis rrrreconnaissant.

- Alors c’est cela la vraie raison du Ministère ? s’exclama Harry. Rien à voir avec les Détraqueurs ?

- Disons que l’état de santé de Nëmy a pesé dans la balance, même s’ils n’ont pas voulu tenir compte du fait qu’elle est au plus mal présentement, admit Dumbledore. Mais la raison première du Ministère est leur crainte de voir de précieuses informations tomber dans l’oubli. Et les Détraqueurs empiraient la situation selon eux. C’est pour cela, d’ailleurs, que Cornelius a accepté que vous alliez à Azkaban avec Viktor. J’ai joué un peu là-dessus pour le convaincre.

- Et Malefoy ne voulait pas que nous y allions, vous vous souvenez ?! s’exclama Ron en se levant de sa chaise tellement il était hors de lui. Il n’est qu’un…

Son discours fut interrompu par Arthur Weasley qui fit son entré, un parchemin à la main. Il le donna à Dumbledore. Son visage pâlit. L’autorisation pour l’antisérum avait été refusée. Le directeur se leva brusquement et alluma un feu dans le foyer central avec sa baguette magique et mit sa tête dans les flammes. Quelques secondes plus tard, Dumbledore se redressa et entra en trombe dans la pièce, suivi de près par Viktor.

- Excusez-moi, Mr Weaslay, mais… pourriez-vous m’expliquer ce que vous faites ici ? demanda Hermione à Arthur Weasley.

Ce dernier lui sourit tristement.

- Je représentais la famille de Nëmy devant le ministère avant que sa Grand-mère n’arrive. Après tout, n’est-elle pas connue comme étant ma nièce à votre école ? Oh oh, il y a de l’orage dans l’air…

Harry, Hermione, Ron, Bill et Ginny se turent pour mieux entendre.
Le ton dans la pièce d’à côté avait monté. On y entendait des paroles en anglais entremêlées de Bulgare. Harry entendit les voix des Magico-mages et de Dumbledore. Ce dernier sortit de la pièce suivi par Percy et Viktor qui tenait Nëmy dans ses bras. Elle tremblait. Elle était pâle comme un cadavre. Elle n’avait même plus la force de se tenir droite. Viktor la déposa sur la longue table près des autres. D’un coup de baguette magique, Dumbledore fit apparaître des couvertures pour recouvrir la jeune fille. Derrière eux, la grand-mère de Nëmy semblait prise d’une colère noire. Elle parlait de manière saccadée. Le parrain de Viktor faisait la traduction entre le Directeur et la vieille sorcière.

- Vous ne pouvez quand même pas agir contre un papier en règle du Ministre lui-même!

-Alors dites à votre mère de garder les yeux ouverts et elle le verra bien, répondit Dumbledore en se tournant vers eux avec une expression de défi dans les yeux.

Une détonation dans le foyer central se fit entendre. Un feu vif et vert y prit vie. Quelques instants plus tard, c’est un professeur Rogue un peu à bout de souffle qui surgit d’entre les flammes. Il avait avec lui des chandelles et des herbes.
Mrs Van Tchev donna des coups de canne sur le sol tout en assommant son traducteur de paroles qui ne semblaient pas être des plus aimables.

- Vous risquez votre propre poste au sein de Poudlard, continua de dire Yorgi (toujours en traduisant…même s’il semblait partager l’opinion de sa mère) Ma mère vous ordonne de ne pas agir contre la volonté de la famille.

Dumbledore et Rogue entourèrent Nëmy avec des herbes noires et nauséabondes et deux chandeliers, un à sa tête et l’autre à ses pieds.

- Vous n’avez plus aucun droit sur elle. Nëmy décidera, dit Dumbledore en posant sa main osseuse sur le front de la jeune bulgare.

- Elle n’a plus sa raison !! s’exclama Yorgi

- Nous allons lui permettre de la retrouver, si vous nous laissez faire, dit Rogue.

La tempête Bénédite fit rage. Elle parla elle-même. Et détacha chacune de ses paroles.

- Tout le monde doit porrrrter son prrrroprrrre farrrrdeau Albus Dumbledorrrrre. Cette enfant n’a apporrrrté que disgrrrrâce et discorrrrde dans cette famille et elle ferrrra la même chose dans votre si prrrrrécieuse école. Si le destin veut qu’elle meurre alors…

- Espèce de veille folle ! s’écria Ginny, tremblante de colère de la tête au pied. Ne voyez-vous donc pas qu’il ne s’agit pas d’une vulgaire étrangère, mais de votre petite fille? Des vôtres. De votre sang. Ne voyez-vous donc pas que Nëmy tente de survivre? Depuis trois jours elle est dans cet état. Depuis trois longs jours et trois nuits interminables elle se bat sans relâche pour survivre et vous ne la soutenez même pas. Nous sommes ici, car nous voulons l’aider du mieux que nous le pouvons et si pour cela, nous devons tenter l’impossible alors je suis prête à l’assumer et les autres aussi. Mais si vous ne l’êtes pas, alors vous ne méritez pas d’être ici avec elle.

À ces mots, Nëmy sembla réagir. Elle secoua d’abord la tête, puis elle tenta de se lever en se prennant la tête à deux mains. Elle retomba sur la table. Elle hurla de douleur.

- Trois…trois jours… trois nuits…Le serpent arrive…Je l’entends…Je veux qu’il…qu’il me morde. Je veux qu’il …meure. Je veux mourir…

Nëmy fondit en larmes.

Les yeux de Ginny étaient noyés de larmes. Hermione s’approcha d’elle et la tint par les épaules. Tous regardaient la jeune Bulgare avec de la crainte dans les yeux. Était-elle en train de mourir ? « Elle ne doit pas mourir, pensa Harry. Je ne veux pas… » Il vit Rogue observer Nëmy quelques instants. Il prit son pouls à son poignet, lui prit les mains et ensuite regarda ses pupilles. Les autres gens dans la pièce gardèrent le silence, comme s’ils veillaient une morte. Cela faisait froid dans le dos.


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Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (7e Partie)


- Commençons…Qui veut faire le rituel ? demanda sombrement Dumbledore. Nous avons besoin de six personnes. Dumbledore, Rogue et Viktor furent les premiers. Puis Oleg Krum, le père de Viktor, s’avança ainsi que Arthur Weasley.

- Je veux aussi le faire, dit une voix grave derrière Ginny. Lorsque Harry se retourna pour voir qui avait parlé, il vit un grand homme à la barbe généreuse et aux yeux d’un noir d’encre flotter près de Ginny.

- Igorrrr ! s’exclama la mère de Viktor entre le rire et les larmes. Harry ne comprit rien de ce qu’elle raconta ensuite…

Tous semblaient étonnés de le voir là, surtout Rogue.

- Elle lui a demandé ce qu’il faisait ici, dit Viktor à l’oreille de Harry. Et il a répondu qu’il aimerait venir en aide à sa fille, si cela était possible.

- Vous serez celui qui posera les questions une fois le rituel entamé, répondit Dumbledore avec un sourire vers le fantôme.

Tous les six, baguettes à la main pour ceux qui le pouvaient, formèrent une sorte de carré autour de Nëmy. Viktor et Arthur à sa gauche, Oleg Krum et Igor Van Tchev à sa droite. Dumbledore et Rogue se mirent debout sur la table et allumèrent les chandeliers avec leurs baguettes. Rogue s’agenouilla ensuite et souleva Nëmy doucement pour l’aider à boire dans une bouteille sphérique une potion qu’il avait préparée. Il approcha le goulot de la bouche de Nëmy.

- NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Du revers de la main, Nëmy frappa la bouteille qui fit un vol plané dans les airs, sous les regards interdits des gens présents dans la pièce et devant le visage victorieux de Bénédite Van Tchev.

- Accio Flacon, dit Rogue. Puis la bouteille retourna dans sa main, et il émit un soupir de soulagement.

- Vous le voyez bien, Albus, cette enfant ne cause que des prrrrroblèmes. Toujours à vous contrrrredirrrre.

Mais personne ne l’écouta.

- Écoutez, dit Rogue à Nëmy sur un ton sévère, si vous ne prenez pas ce sérum, vous risquez de mourir.
- Et si…si je ne…si je ne me souviens pas… je risque aussi… de mourir… Professeur.

Le Professeur Rogue se tourna vers Dumbledore. Ce dernier regarda Nëmy de manière incrédule quelques instants. Il semblait avoir été pétrifié par ses paroles. Il descendit de la table et s’assit. Puis Dumbledore revint à lui. Il sourit à Nëmy en prenant ses mains dans les siennes.

- Quelle que soit la situation, vous retombez toujours sur vos pattes, ma chère. Reposez-vous. Nous allons trouver un autre moyen.

Le silence tomba sur la salle

- S’il-vous-plait… Professeur…Pourriez-vous nous expliquer ? dit Ron en brisant la glace.

- L’Omrilopètre, mon cher Mr Weasley, l’Omrilopètre… répondit Dumbledore.

- Bien sûrrrr… dit Viktor. L’Omrrrrilopètrrrrre contenu dans le Vérrrritasérrrrum… Elle brrrrise les sorrrrrtilèges d’Amnésie. Nous avons tous été stupides de ne pas y penser…

- Avoue…Avoue que …que j’ai été…commença à dire Nëmy en se tournant vers son cousin. Elle était à bout de force. Que j’ai été… plus futée…que le champion…de Durmstrang… sur ce coup-ci, finit-elle par dire avant de se remettre à tousser.

- Vous savez ce que cela veut dire ? demanda Rogue au Professeur Dumbledore. Le Ministère a fait avancer la date du procès non pas pour l’aider mais pour lui nuire. Pour l’éloigner des Détraqueurs avant son procès. Leurs présences auraient accentué l’effet du Véritasérum et l’aurait aidé à se souvenir.

- Je le sais bien, Severus. Je le sais bien… Et cela veut aussi dire que des choses bien plus sombres que je ne me l’imaginais se trouvent dans son esprit, soupira Dumbledore. Mais elle survivra. Nous devons la laisser dormir avant de l’aider.

- Je ne comprends pas toujours pas, murmura Ron à Harry. Toi ?

- Les règles du jeu ont changé, Mr Weasley, répondit le Professeur Dumbledore. Pour vous expliquer simplement, dit-il, ce n’est pas Lucius Malefoy qui a tendu un piège à Nëmyria, mais l’inverse. Si, comme je l’avais cru avec Mr Krum, Lucius Malefoy avait tout mit en œuvre pour éliminer Nëmy avec le Véritaserum, sachant à l’avance comment elle allait réagir, alors cela aurait voulu dire que le Ministère aurait devancé la date du Procès pour la sauver, ou au moins entendre ses dires à temps. Et pour ne pas que les Détraqueurs ne la tuent avant, car elle était affaiblie. Or, ce n’est absolument pas le cas. Le plan de Nëmyria était de prendre du Véritasérum pour briser les sortilèges d’amnésies qui pèsent sur elle. Avec les pouvoirs des Détraqueurs, le Véritasérum agit plus rapidement. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne se souvienne de ce qui est caché au fond de son esprit, si elle survie physiquement. Son plan aurait sans doute réussi à temps si la date de son procès n’avait pas été changée.

-Alorrrs, cela veut dire que quelqu’un quelque part a compris ce qu’elle voulait faire et a fait des pressions sur le Ministère pour ne pas qu’elle se souvienne à temps, mais qui ?

Harry regarda Ron et Hermione pour voir s’ils avaient compris la même chose que lui. Comment ? Le Ministère avait voulu la supprimer ? Pourquoi ?

- Alors, elle savait parfaitement qu’elle allait souffrir ainsi ? demanda Harry, incrédule.

- Non, pas autant…Pour de simples Sortilèges d’Amnésie dits conventionnels, le Véritasérum les aurait détruits en moins d’une demi-journée.

- Alors pourquoi est-elle dans cet état depuis trois jours ? demanda Hermione.

- Simple. Parce que les sorts pratiqués sur elle sont des sorts de Magie Noire, dit Rogue sèchement. Si vous vouliez une preuve, Professeur Dumbledore, vous l’avez.

- Pour cela, il faudrait que vous le répétiez en détail devant le Conseil, Severus, dit Dumbledore.

Rogue regarda le Professeur Dumbledore avec une étrange lueur dans les yeux.

- Jamais, dit-il, la voix rauque et en regardant le sol. Je ne peux pas…Pas avec lui ici…

Un silence lourd tomba sur le Détentium. Personne n’osa regarder Rogue.
Craignait-il Malefoy ? Ou bien le Grand Conseil ? Ou encore le jugement des sorciers de la salle ?
Harry vit Nëmy se recroqueviller sur elle–même comme un animal sans défense. Ses mains tremblaient de manière convulsive. Harry l’avait déjà vu dans cet état, mais quand ?

- Nëmy est malade, continua Dumbledore, car elle met toute son énergie à se souvenir de quelque chose. Et nous devons l’aider à se souvenir.

- Ce que je me demande, dit Ginny, c’est pourquoi elle cherche à comprendre maintenant ? Pourquoi n’a-t-elle pas cherché avant ?

- Un élément déclencheur tout simplement. Quelque chose s’est produit à Azkaban, répondit Rogue d’un ton impatient. C’est l’évidence même ! Que cherchez-vous, Nëmyria ? Qu’est-ce que vous voyez ?

Un élément déclencheur…un élément déclencheur…
Ces mots résonnèrent dans l’esprit de Harry comme une cloche antique dans les cathédrales. Ses mains tremblantes lui rappelaient…Souviens-toi Harry, souviens-toi…lui rappelaient le jour où Malefoy était venu à l’école voir Dumbledore avec Fudge…Le jour où Lucius Malefoy était venu à Poudlard voir son fils… Le jour où Nëmy et lui s’étaient parlés dans le Hall !

Tout se mit en place dans la tête de Harry. Le puzzle était complet.

- Elle a vu Lucius Malefoy ! s’exclama Harry. C’est ce qui a tout déclenché !

- Évidemment qu’elle l’a vu, sinon pourquoi aurait-elle prit cette potion de vérité dit Rogue avec mépris.

Harry regarda son professeur de potion avec rage.

- Elle l’a vu avant cela.

- Explique-toi vite Harry, coupa Dumbledore avant que Rogue ne réplique.

Ron et Hermione le regardèrent avec des yeux exorbités. Ils venaient de comprendre à leur tour.

- La première fois qu’ils ont eu une brève discussion ensemble fut à l’école, avant l’orage, dit Harry. En voyant Malefoy, Nëmy sut qu’elle avait déjà rencontré Lucius Malefoy, mais ne savait sans doute pas où. C’est pourquoi elle a semblé si familière avec lui. Mais elle a dû me demander son nom. Je me souviens qu’ils s’étaient fusillés de regard tous les deux. Et le mot est faible. Et je me rappelle aussi qu’elle semblait avoir peur. De quoi ? Elle ne le sait sans doute même pas elle-même…La peur ? C’est ça ! Elle recherche la raison de sa peur ! Lorsque nous nous sommes disputés cette nuit-là, Nëmy a sans doute tenté de trouver un moyen de briser les sortilèges d’Amnésies par elle-même, c’est pourquoi elle est allée dans la Réserve. C’est à ce moment que Cho l’a vue comme un zombi. Mais pourquoi elle est allée dans la Forêt Interdite comme l’ont dit les jumeaux, ça je l’ignore. Et pourquoi avec mes vêtements, ça non plus. Peu importe…Malefoy de son côté a sans doute voulu l’attraper une bonne fois pour toutes et a averti lui-même le Ministère. C’est lui qui a parlé et c’est pourquoi les Détraqueurs ont débarqué cette nuit-là. Il devait savoir que c’était bien elle qui avait commis les vols dans l’école. Il l’avait reconnue…C’est pourquoi il souriait tellement.

Harry avait pensé tellement vite qu’il avait l’impression d’avoir perdu des bouts de son récit lui-même.

- C’est vrai ! s’exclama à son tour Ron. Lorsqu’ils se sont vus, elle lui a dit qu’être dans une jungle ou une autre était pareil parce qu’elle était toujours pourchassée ! Elle savait qu’on allait venir la chercher.

Harry s’approcha de la table où était toujours étendue Nëmy et dit à voix basse.

- Tu connais Malefoy depuis longtemps, n’est-ce pas ?

- Non…je ne le connais pas…dit faiblement Nëmy. Sa voix…

- Quelle voix ? demanda encore Harry.

- Sa voix dans le boisé…Un feu…

Harry regarda Hermione. Ce pourrait-il qu’il s’agisse des feux lors de l’Attaque? Ou au village moldu ?

- Un feu ? Quel feu ? demanda Igor Van Tchev.

- Il y a eu un feu…l’eau coule sous le pont.

- Le feu au village Moldu ? demanda Harry, c’est de cela dont tu veux parler ?

- Est-ce que c’est ce Malefoy qui t’a capturrée ? demanda Viktor.

- Le son des flots… Il fait noir…

- Est-ce Lucius Malefoy qui vous a capturée dans ce village Moldu la nuit où vous avez rencontré Mr Potter ? demanda Rogue.

- C’est impossible, Professeur, Nëmy ne fait pas partie de la liste, dit alors Hermione qui mit fin à ce flot de questions.

Tous demeurèrent silencieux un moment.

- Une liste ? demanda Dumbledore. Mais de quelle liste voulez-vous parler, Miss Granger ?

C’est alors que Hermione leur expliqua l’origine de cette liste qu’elle avait reçue pour Nëmy le lendemain de son arrestation. Elle la donna à Dumbledore.


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:17

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (8e Partie)


- Miss Granger dit vrai. Tous les noms des disparus sont là.

- Est-ce que je peux la voirrr ? demanda Viktor. Dumbledore lui tendit le morceau de parchemin.

- Je veux… Montrer… dit Nëmy.

Viktor la plaça devant les yeux de sa cousine. Elle sembla figée, les yeux exorbités. Quelques secondes plus tard, Nëmy secoua la tête et se mit à pleurer, à trembler et à se crisper. Puis Nëmy se mit à se débattre et à hurler. Elle se redressa de sur la table et se prit la tête entre les mains. Viktor prit la tête de Nëmy entre les siennes.

- Rrrregarde-moi, Nëmyrria…Rrrregarde-moi…Qu’est-ce que tu as ?

Les yeux de Nëmy tournaient dans leurs orbites. Elle se mit à avoir des convulsions. Harry et les autres reculèrent pour lui donner plus d’air. Le Professeur Rogue et Arthur Weasley tentèrent d’aider Viktor à contrôler Nëmy, mais en vain. Rien ne fonctionna. Aux yeux de Harry, cela sembla prendre des heures. Qu’est-ce qui se passait ? Nëmy ne faisait qu’émettre des sons incompréhensibles. Elle se débattait contre un ennemi invisible. Nëmy hurlait. Hurlait sans cesse. Hurlait contre quoi ? Contre qui ?

- N’y a-t-il pas un sort que vous pouvez faire pour l’aider, Professeur ! demanda Harry, inquiet. On ne peut pas la laisser comme ça !

Le Directeur avait fermé les yeux, comme s’il voulait se concentrer sur les paroles que Nëmy disait. Dumbledore ne répondit pas.

La respiration de Nëmy était saccadée. Harry eut peur que le cœur de la jeune bulgare ne flanche. Puis elle ferma les yeux. Un grand frisson parcourut le corps de Nëmy et elle ne dit plus rien. Il n’y eut plus de pleures. Plus de cris. Plus de larmes. Que le silence. Harry crut que Nëmy était morte. Doucement, Viktor, Rogue et Arthur relâchèrent leur étreinte. Nëmy respirait normalement. Elle semblait dormir. Tous la regardèrent intensément. Qu’allait-il se passer ?

Nëmy rouvrit les yeux et regarda autour d’elle. Elle était tellement épuisée qu’elle avait de gros cernes noirs autour de ses yeux brun-vert pâles. Elle se redressa doucement et tenta de descendre de la table, mais Viktor la retint.

- Où vas-tu comme cela ?

- C’est l’heure de mon procès, non ? Je dois aller me changer.

Puis elle se leva en titubant. Arthur l’aida à s’asseoir sur une des chaises en velours pourpre.

- Merci, Monsieur. Qui êtes-vous?

- Arthur Weasley, lui répondit ce dernier avec un sourire.

- Alors, c’est vous mon oncle, continua-t-elle en souriant également. Merci encore.

Tout ce qui venait de se passer dans les heures précédentes semblait être un mauvais rêve. Un très mauvais rêve dont tous venait de se réveiller. À l’exception des grands signes de fatigue que montrait la jeune fille, rien des souffrances qu’elle venait de vivre ne paraissait. En l’observant plus longuement, par contre, Harry remarqua une ombre dans le regard de Nëmy. C’était le regard de la Haine. Plus profond encore que ce jour de fin novembre, lorsque Malefoy était venu à l’école. À ce moment, il y avait de la rage et de la crainte à la fois dans les yeux de la jeune Bulgare. Aujourd’hui, la crainte était chose du passé. Nëmy avait-elle trouvé la raison de sa crainte ?

- Vous êtes certaines de vouloir aller devant le conseil maintenant ? demanda le Professeur Dumbledore.

Nëmy approuva d’un signe de tête. Dumbledore alla donc envoyer un message à travers la cheminée de la pièce.

- Il faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud, non ? dit-elle. Et il est temps que j’entre dans la cour des grands, n’est-ce pas, Grand-mère ?

Mrs Van Tchev regarda sa petite fille avec rage, mais ne dit rien. Puis Nëmy se tourna vers Igor Van Tchev et lui sourit tristement.

- J’aurais aimé te revoir ailleurs…Papa…

Le fantôme de Igor Van Tchev flotta près d’elle et la regarda dans les yeux.

- Et tu le feras, ma fille. Je te le promets…

Nëmy eut un rire amer.

- La dernière fois que tu m’as fait une promesse, tu es mort…

- Je ne peux pas mourir deux fois, Nëmyria…

- Mais… mais moi…il me reste encore une chance, dit-elle les yeux pleins de larmes.

- Te souviens-tu de ce que je te disais quand tu étais petite ? demanda-t-il. Que la foudre pouvait bien s’abattre…

- …Qu’elle ne m’atteindrait jamais…

Igor déposa un froid baiser sur le front de sa fille.
Il y eut une nouvelle détonation dans la cheminée.

- Ils sont prêts, dit Dumbledore.

- Attendez, Professeur, dit Hermione. Les autres témoignages n’étaient pas terminés ! Ils n’ont quand même pas continué sans vous ?

- Si. Quelqu’un d’autre a pris la relève.

- Qui ?

- Mes rouleaux de Parchemin. Allons-y maintenant, si vous être prête, Nëmyria.

Quatre transites s’approchèrent pour escorter la jeune fille. Avant de sortir du Détentium, elle fut menottée. Avec l’aide de Viktor et de Ivan, Nëmy marcha tranquillement jusqu’à l’escalier. Puis elle monta sur le dos de son cousin Ivan pour descendre jusqu’à la Chambre de Vérité. Dumbledore leur expliqua que la chambre était trop loin sous le sol pour pouvoir utiliser la cheminée. La Cheminée manque d’air et il est impossible de se rendre à la Chambre sans suffoquer. Ils devaient donc tous marcher.
Avant d’arriver à la porte menant à la Chambre, Igor embrassa de nouveau sa fille. Ensuite, Harry, Ron, Ivan, Viktor, Ginny, Hermione et le reste de la famille dirent au revoir à Nëmy. Alors qu’il allait franchir la porte, Harry vit Lucius Malefoy parlant à l’extérieur de la salle avec un vieil homme aux cheveux longs. Il avait un air familier. Tous deux s’arrêtèrent de parler lorsque Nëmy, escortée des quatre Transites et par Dumbledore, passa devant eux. En les voyant, Nëmy ralentit le pas et les fixa intensément.

- Serez-vous capable de rester consciente tout au long de votre procès? dit Mr Malefoy d’une voix méprisante.

- Ne répondez pas, ordonna Dumbledore d’une voix qui cachait mal sa colère.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, cher Mr Malefoy… répondit Nëmy malgré l’avertissement. Inquiétez-vous pour vous-même…

- Puis-je savoir pourquoi ? demanda celui-ci en fronçant les sourcils.

- Parce que votre Maître ne sera pas très content de savoir que je suis toujours en vie à la fin de cette journée.

Puis Nëmy continua son chemin comme si elle avait dit quelque chose de tout à fait normal. Harry vit Dumbledore retenir un sourire.
Harry se dépêcha de retrouver Ginny, Hermione et Ron assis dans la salle ovale.

- Où étais-tu ? demanda Ginny.

Harry n’eut pas le temps de répondre. Les grandes portes massives au bout de la salle s’ouvrirent et la jeune Bulgare entra. Les Transites la menèrent au centre de la salle où se trouvaient une chaise et des chaînes. Docilement, Nëmy s’y assit. Elle fut enchaînée. Une fois que les Transites se furent retirés, Dumbledore s’approcha de la jeune fille. Un sorcier assis à la droite de Cornelius Fudge se leva.

- Accusée C-34, vous comparaissez aujourd’hui 7 décembre 1996 devant le Grand Conseil Des Sorciers. Vous êtes accusée de non-respect des clauses de votre libération et de non-respect des règlements du Ministère concernant les potions de Haute Magie que vous avez faites au collège Poudlard le vendredi 10 Novembre. Vous êtes également accusée d’avoir incité une sorcière mineure de premier niveau à fabriquer une potion de Guérison de Haute Magie. De plus. vous êtes également accusée pour les vols de livres de Magie Noire dans la Bibliothèque de Poudlard, l’école de Sorcellerie de Grande-Bretagne. Vous êtes accusée pour le vol de l’Épée de Griffondor qui eut lieu au collège Poudlard, le 24 octobre dernier. Vous êtes aussi soupçonnée de complot avec les Mangemorts, d’enlèvement, et de Mangemortisme. Que plaidez-vous ?

- Non-coupable, dit-elle.

- Jurez-vous de dire la vérité ?

- J’y suis bien obligée, soupira la jeune fille. Euh…je veux dire, oui je le jure.

- Vous pouvez commencer, Professeur Dumbledore, dit Cornelius Fudge.

- Merci, monsieur le Ministre. Avant toute chose…pourriez-vous nous dire qui vous êtes, jeune fille ? demanda le Directeur de Poudlard en regardant Nëmy par-dessus ses lunettes en demi-lune.

Harry ne comprenait pas. Le nom de Nëmy était protégé par un sort d’anti-diffusion…Comment pourrait-elle?…Elle ne le pouvait pas sans utiliser la magie ou bien une baguette. Nëmy ne semblait pas comprendre non plus où Dumbleodre voulait en venir. Elle se tourna vers lui, en fronçant les sourcils quelques instants. Puis son visage encore pâle s’illumina. Nëmy se tourna vers le Ministre de la Magie, qui se trouvait tout en haut de l’estrade, et le regarda droit dans les yeux.

- Je suis la Panthère.
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:20

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXII : Dans La Cage De La Panthère


Les sorcières et sorciers présents dans la salle furent sidérés pendant quelques secondes. Puis, aussi subtil et puissant qu’un orage qui gronde au loin, des voix dans la salle s’élevèrent dans les estrades. En quelques secondes à peine, les murmures devinrent des cris de protestation. Plusieurs sorciers près de Nëmy se levèrent et se mirent à la pointer du doigt. Harry ne comprenait pas ce qu’ils disaient. Les rageuses paroles de la foule s’entremêlaient pour ne devenir qu’un écho d’incompréhension et de mépris.

- C’est une enfant ! dit un vieil homme.

- C’est un scandale ! Où est la sécurité…, coupa l’un.

- Ça ne pouvait être qu’elle… commença un autre.

- Ce n’est pas possible, c’est u…

- Mangemort ! s’écria une jeune dame.

- Menteuse ! C’est insensé.

- Elle ? Ici ? Comment est-ce possible ?

-Espèce d…

Harry se tourna vers Hermione et Ron qui regardaient maintenant la jeune bulgare avec des points d’interrogation dans les yeux. Ils ne semblaient pas comprendre plus que lui. Hermione surtout. Elle avait (presque) cru en l’innocence de Nëmy et voilà que cette dernière se révélait être une criminelle bien connue des sorciers.
Bill et Percy, eux, demeuraient silencieux, serrant les poings, regardant la foule avec une once de mépris dans les yeux. Et Viktor fixait sa cousine comme s’il tentait de communiquer avec elle par la pensée.
Pourquoi Dumbledore avait-il agit ainsi ? Nëmy était la Panthère ? Cela n’avait aucun sens pour Harry. Il était confus. Nëmy était cette personne dont on avait parlé dans le journal le lundi précédent ? Celle dont Hermione avait tant cherché l’identité dans les journaux ? Et celle dont le Ministère avait nié l’arrestation ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi Nëmy ne leur avait-elle rien dit ? Et pourquoi les gens étaient-ils si méchants envers elle?
Assise seule au centre de cette foule orageuse, Nëmy tentait de trouver un regard auquel s’accrocher. Elle ne s’était, de toute évidence, pas attendue à une telle réaction de la part des gens présents dans la salle. Elle semblait terrorisée par la peur. La jeune fille porta son regard vers Dumbledore, qui n’avait pas cessé de la regarder avec amitié.
Les gens du Grand Conseil demeurèrent discrets, peut-être pour ramener l’ordre. Cornelius Fudge se leva de son siège et éleva la main pour calmer la foule. Lorsque le silence revint enfin, le Ministre se tourna vers Dumbledore, des éclairs de rage dans les yeux. Lucius Malefoy quant à lui, bien que surprit au début, sembla satisfait de la situation.

- Je suppose que vous êtes fier de vous, Professeur Dumbledore, dit-il. Que cherchiez-vous à prouver avec tout cela ?

- Et bien…comme nous avons pu le constater, notre jeune amie ici est bien connue malgré elle, même si la majorité d’entre vous ignore son nom réel. De manière générale, vous tous qui êtes réunis ici aujourd’hui, connaissez le passé de cette jeune fille. Vous savez aussi que sur elle pesaient de lourds sorts de réclusion faits par différents Transites et Obliator provenant des différents Ministères d’Europe. Vous n’ignorez donc pas,mesdames et messieurs , que cette jeune personne enchaînée et accusée n’a pas pu agir seule pour sortir de son pays. Une personne sous enchantements ne peut briser par elle-même les sorts faits contre elle. La question reste à savoir : qui a agit pour elle ? Toutes les possibilités doivent être vérifiées. Un Mangemort ? Peut-être. Un membre de sa famille ? Cela aussi est possible. Un sorcier connaissant les contre-sorts à pratiquer ? Toutes ces combinaisons sont possibles.

- Nous n’en sommes pas encore à la conclusion, Professeur Dumbledore, dit Fudge.

- Vous vouliez que je m’explique. C’est ce que j’ai fait. Son identité et sa présence ici sont une preuve en elle-même qu’elle est innocente, à mon sens…

- Nous verrons cela nous-mêmes, Professeur Dumbledore. Commencez, maintenant, ordonna le Ministre d’une voix qui se voulait ennuyée et quelque peu colérique.

- Très bien, dit Dumbledore en souriant. Il se tourna vers Nëmy et s’approcha d’elle. J’espère que je ne vous ai pas fait peur avec tout ce tapage ?

- Peur ? Non. Surprise serait plutôt le mot exact.

- Dites-moi… demanda Dumbledore avec des yeux brillants, êtes-vous une Mangemort ?

Nëmy fut un peu déroutée par cette question directe.

- Euh…Non, absolument pas. Je n’ai jamais voulu m’enchaîner aux caprices de quelqu’un et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer, dit-elle avec conviction.

- C’est ridicule ! s’exclama alors Lucius Malefoy. Toute personne saine d’esprit répondrait « non » à cette question. Voyons, Dumbledore, ce n’est pas une preuve…

- Je vous rappelle, Mr Malefoy, que l’accusée est toujours sous l’effet du Véritasérum et ce, jusqu’à ce que tous les sorts d’Amnésie pratiqués sur elle soient brisés. N’est-ce pas là une preuve accablante d’un complot contre cette jeune fille ?

- L’accusée a très bien pu s’infliger ces sorts elle-même, répondit Malefoy. Rappelez-vous Lockard… Il est toujours à Sainte-Mangouste… Et de toute façon, rien ne prouve que ces fameux sortilèges d’Amnésie ont vraiment touché l’accusée…

Dumbledore se tourna à nouveau vers Nëmy, ignorant le dernier commentaire de Lucius Malfoy.

- Aviez-vous une baguette avec vous lors de votre arrivée à Poudlard ? Ou bien même avant ?

Nëmy rit.

- Je n’avais même pas le droit d’avoir une cuillère à thé dans ma chambre, alors encore moins une baguette…Pardon…Je veux dire, non, je n’avais pas de baguette. Ni à ce moment, ni même avant. La seule que j’ai tenue entre mes mains fut votre ancienne baguette, que vous m’avez donnée lors de votre première visite à l’infirmerie après l’Halloween, Professeur, dit-elle avec un sourire timide.

Dans la salle, de faibles murmures se firent entendre. Certains semblaient choqués. « Les gens n’ont pas l’air convaincus » pensa Harry.

- Parmi les charges qui pèsent contre vous, continua Dumbledore, une concerne vos clauses de libération. Depuis combien de temps étiez-vous emprisonnée ?

- Depuis deux ans. Pendant deux ans, je n’ai eu aucun contact avec les gens de l’extérieur, sauf avec les gens travaillant avec nous.

Harry eut un pincement au cœur. Jamais il n’avait pensé que Nëmy avait pu être emprisonnée pour des vols qu’elle avait faits auparavant. Il avait toujours pensé que cela avait dû mal tourner un jour, comme il avait cru le comprendre à l’infirmerie, mais jamais dans ce sens. Harry se souvint alors de ce jour de novembre, le lendemain de l’Halloween, où il avait demandé à Nëmy pourquoi elle n’était pas au courant pour les événements de l’été, pour le Tournoi des Trois Sorciers et pour son propre cousin. Elle n’avait pas été mise au courant pour la délégation Bulgare et pour les disparitions non plus, parce qu’elle était en prison. Harry se sentait mal d’avoir cherché à savoir. Il se souvint que la jeune fille avait semblé mal à l’aise. Il comprenait pourquoi désormais.

Harry regarda vers sa droite, du côté de Viktor et vit que celui-ci avait fermé les yeux et baissé la tête. Il avait serré les poings si forts sur sa robe de sorcier…Lorsque Viktor rouvrit les yeux, il regarda Nëmy. Harry vit dans les yeux du jeune champion bulgare de l’incompréhension et une rage qu’il ne lui avait encore jamais vu.

- Nous n’étions pas au courrrrant, murmura Viktor. Pendant deux ans…Je me suis demandé…pendant deux ans, il n’y a eu que le silence… et cela pourrrquoi ?

- Quelles étaient ces clauses, je vous prie ? continua le Professeur Dumbledore.

- De demeurer au pays durant une période de six mois, avec vérification hebdomadaire de mon évolution au sein de la société, par un représentant du gouvernement Bulgare, dit-elle, semblant réciter une leçon apprise à l’école.

- Parlons maintenant de ces fameux vols. Vous reconnaissez les avoir commis ?

- Oui. Tous, sauf l’épée de Griffondor et les traductions lorsque je me trouvais à l’infirmerie, répondit Nëmy.

- Comment êtes-vous entrée dans la Salle commune de Griffondor ? demanda Dumbledore par-dessus ses lunettes. Il avait toujours cherché à savoir.

- Et bien pour être honnête…J’ai eu un complice. Mais ne vous méprenez pas, il n’était pas au courant, dit-elle en se tournant vers Harry.

« Quoi ? Oh non. » Harry crut qu’il avait halluciné. « Oh non… par pitié… ne dis pas que c’est moi… »

- Lors de son arrivée à Poudlard, expliqua Nëmy, Monsieur Potter a dû faire un détour du côté de l’infirmerie pour une raison que j’ignore, avant de se rendre à la Salle Commune des Griffondor. C’est là qu’Hermione Granger, Ronald Weasley et le reste de la petite famille sont allés en quittant Harry cette nuit-là. Mais ils étaient beaucoup trop nombreux pour que je les suive sans me faire repérer, car j’étais mal en point. J’ai donc décidé de suivre Potter. Et j’ai attendu près de l’infirmerie, tentant d’observer les lieux qui m’entouraient pour mieux pouvoir me cacher. Lorsqu’il revint vers la Salle Commune le lendemain matin, Harry dû attendre Ron, car personne ne lui avait donné le mot de passe. Je crois même que Potter m’a vue…Mais il a dû me prendre pour un Professeur, dit-elle en lui adressant un sourire.

Harry se mit à penser. Il avait complètement oublié. Il avait discuté fermement avec la Grosse Dame en rose…Elle ne voulait pas le laisser passer…Pour donner l’exemple…Il avait vu une ombre … Une ombre qui s’éloignait…Harry avait cru qu’il s’agissait de McGonagall…Il s’était à nouveau trompé.

- Lorsqu’il entra, continua Nëmy, Mr Weasley lui donne le mot de passe…enfin… nous donna le mot de passe…

- Qu’avez-vous fait par la suite ? demanda Dumbledore, toujours en regardant Nëmy par-dessus ses lunettes en demi-lune.

- Pendant quelques jours, j’ai observé leurs allées et venues. Je suis entrée dans la Salle Commune quelques fois avant le Banquet. Ce soir-là, je voulais savoir combien d’élèves pouvaient séjourner dans ce château. J’ignorais qu’il y avait plus d’une maison. Et j’avais besoin de pansements. J’ai donc pris ceux d’Alicia Spinnet. C’est à ce moment-là que je suis tombée sur Ginny Weasley.

- Pourquoi aviez-vous besoins de pansements ?

- Avant de suivre Harry et Hermione dans l’école, je suis allée près du Saule-Cogneur et il s’est abattu sur moi. J’ai eu plusieurs éraflures aux bras et à la jambe droite

- Qu’avez-vous fait ensuite ?

- Je suis retournée dans ma cachette. Dans les tours secondaires. Ginny m’a suivie, mais elle a perdu ma trace. Je pense qu’elle est retournée au Banquet quelques temps, puis est revenue me chercher. Sans succès. Par contre, elle est revenue à la charge quelques jours plus tard et elle m’a eue comme un animal…soupira Nëmy.

- Que voulez-vous dire ? demanda Dumbledore.

- Elle m’a attirée hors de ma cachette avec de la nourriture… Je ne pouvais pas sortir sans risquer de tomber sur des élèves de première année. Vous savez, au début de l’année, on cherche toujours nos locaux. Et j’avais peur que l’un d’eux me prenne pour une préfète et qu’il se rende compte de mon ignorance de l’école et me dénonce. Alors je restais cachée le jour et je ne sortais que la nuit, en priant le ciel de ne pas tomber sur un Professeur ou bien sur Peeves. Mais au bout de trois jours, je fus incapable d’endurer ma faim davantage. Je ne tenais plus en place et j’ai donc pris ce qu’elle m’avait apporté. Évidemment…elle m’attendait de pied ferme avec un sortilège…dit Nëmy en se tournant vers Ginny avec un sourire.

- Et pour les autres Salles communes ?

- Une fois que Ginny m’eut découverte, et convaincue de la laisser faire sa potion contre les infections, elle m’a présentée à Dobby, l’Elfe de maison. Elle avait tellement peur qu’on me trouve. Comme vous le savez, c’est Dobby qui s’occupe de la maison des Griffondor. Il m’a trouvé une cachette dans la buanderie et une autre dans les cuisines. Je ne voulais pas toujours demeurer dans les tours, car vous m’auriez vite découverte autrement. Dans la buanderie, je mis la main sur des uniformes. Avec ces vêtements en ma possession, il fut facile pour moi de me faufiler parmi les élèves, d’entendre les mots de passe, puis d’entrer. Ensuite, il ne me restait plus qu’à attendre que tout votre beau petit monde soit couché pour sortir, question de connaître le plus vite possible les lieux, les salles et les habitudes des gens.

- Vous avez passé tout de même plus de deux mois cachée dans le château. J’aimerais savoir ce que vous avez fait de votre temps.

À ce moment Lucius Malefoy intervint, en jetant à Nëmy un regard hargneux.

- Je ne vois pas pourquoi nous devrions écouter plus longtemps les aventures tumultueuses de cette personne qui s’est jouée des règles et des lois. Quel est le sens de tout ceci ?

- Je ne tiens qu’à mettre en relief le comportement de notre amie ici présente. Le Conseil sera alors plus en mesure de conclure si cette jeune fille est en effet une Mangemort au service de Voldemort ( Un faible mouvement de foule se fait sentir) ou bien une simple âme perdue qui s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Lucius Malefoy lança un regard mauvais vers le Directeur.

- Voyons, Professeur Dumbledore, cela n’a rien d’un hasard. Cette fille ne devrait pas être ici et vous le savez autant que nous tous réunis ici.

- Je sais, Mr Malefoy, dit le Directeur de Poudlard avec un sourire. Et cela nous ramène à la question que j’ai posée au début: qui a tout mis en œuvre pour la placer au Collège ? Mais surtout, pourquoi ?

Lucius Malefoy s’apprêtait à répliquer, mais choisit plutôt de se taire et de retourner sagement à sa place. Il ne s’avouait cependant pas encore vaincu.

- Veuillez continuer, jeune fille, dit Dumbledore, à moins que cela soit contre la volonté du conseil.

Du haut de l’estrade, Cornelius Fudge se contenta de faire un signe las de la main, pour dire à Nëmy de continuer.

- Au bout de deux semaines, je connaissais trois des quatre mots de passe. J’ai emprunté l’Histoire de Poudlard pour comprendre où j’étais et un livre de Géographie Moldue pour me situer. Puis des montres et autres choses dont j’avais besoin.

- Miss Weasley n’a jamais rien dit.
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:21

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXII : Dans La Cage De La Panthère (2e Partie)


- Oh si…tous les jours, elle me cassait les oreilles avec ça.

Harry se tourna vers Ginny et vit que cette dernière souriait tristement. Elle se disait peut-être qu’elle n’avait pas réussi à protéger Nëmy correctement.

- Et ensuite ? demanda Dumbledore.

- Vers la fin du mois de Septembre, j’ai décidé de partir, continua Nëmy. J’ai volé des vêtements de voyage dans les quatre maisons et des lunettes, car les miennes étaient fichues. Ginny a tenté de me faire une autre potion contre les blessures et les infections pour la route, mais le Professeur Rogue l’a prise sur le fait et a écrit à sa mère, je crois. Pour me venger, je suis allée prendre moi-même des ingrédients dans son bureau, avoua la jeune fille.

Harry sourit. Ce n’était pas la première fois que Rogue était victime d’un voleur dans son armoire personnelle, mais ça devait bien être la première fois qu’un élève était aussi honnête et disait la vérité sur son mobile…Mais il faut dire que Nëmy n’avait pas vraiment le choix, non…

- Et j’ai aussi pris une des épées appartenant aux armures de l’école, continua Nëmy. Mais cela n’a servi à rien… soupira-t-elle. Une fois passée la cabane de Hagrid, j’ai été attaquée par des créatures dans la Forêt Interdite qui m’ont repoussée jusqu’au Saule-Cogneur. J’ai failli y passer cette fois…

- Comment êtes-vous revenue au Château ?

- Je n’en sais rien…Je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas finir en brochette, alors…Tout ce que je sais, c’est que Dobby s’est occupé de moi avec les autres Elfes des cuisines et que Ginny a cherché en vain un enchantement qui pouvait m’aider. J’étais tellement malade, Professeur…J’avais l’impression de devenir quelqu’un d’autre…Ginny m’a dit que j’ai déliré durant deux jours entiers, puis que je me suis calmée grâce aux soins continus de Dobby…Le pauvre, il ne dormait plus…Une fois que j’ai été un peu mieux, deux semaines plus tard environ, je suis demeurée dans les cuisines. C’est à ce moment que l’Épée de Griffondor fut dérobé. J’ai tout de suite pensé que j’allais être accusée si on me prenait à Poudlard. J’ai donc décidé de tenter ma chance à nouveau pour sortir du Château. Ginny voulut m’aider, même si je n’étais pas d’accord. Nous avons pris du Polychaînon, des capes, et bien d’autres choses dans les salles communes. Le soir de l’Halloween, après que tout le monde fut descendu dans la Grande Salle, je suis sortie avec Ginny. Mais il y avait beaucoup trop de surveillance. Nous sommes allées nous cacher dans la cabane de Hagrid. J’y ai vu les loups qui nous attendaient. Je pouvais les entendre…Les sentir…Je ne voulais pas que Ginny soit blessée par ma faute, et comme je n’avais pas la force de courir seule, nous avons rebroussé chemin. Je suis allée dans les tours secondaires pour être seule, puis Ginny est retournée dans la salle Commune des Griffordor où elle est tombée sur ses frères, Mr Potter et Miss Granger, comme vous le savez.

- Revenons aux vols, je vous prie. Avez-vous retourné tous les livres et redonné à leurs propriétaires tous les biens que vous leur aviez pris? demanda Dumbledore en inscrivant quelque chose sur un parchemin devant lui.

- Pour ne plus entendre Ginny, je lui ai promis de tout retourner au bout de deux jours. Mais je n’ai pas pu tenir ma promesse…dit sombrement Nëmy.

Le Professeur Dumbledore se tourna vers la jeune fille, visiblement déconcerté.

- Que voulez-vous dire ? Qu’avez-vous pris sans le retourner ? Et qu’en avez-vous fait ? demanda-t-il.

- Du Polychaînon et des vêtements appartenant à Harry Potter. Je n’ai pas pu les lui remettre parce que j’ai été arrêtée alors que je les portais toujours. Et pour ce qui est du Polychaînon, et bien j’ai tout simplement oublié…

Dumbledore lui sourit. Il avait probablement cru durant une fraction de seconde que la jeune bulgare lui avait caché certains éléments importants.

- Chère enfant, j’ai maintenant une question délicate à vous poser : avez-vous vu Voldemort avant votre venue au Château de Poudlard?

La foule frémit de nouveau à ce nom, comme elle l’avait fait lorsque Harry avait prononcé ce nom maudit.

- Non, répondit la jeune bulgare…Enfin, je ne crois pas… Pour dire la vérité, je ne saurais faire la différence entre lui et un Mangemort.

- Savez-vous quelque chose à son sujet ?

- Tout ce que je sais, je le tiens de la bouche des autres prisonniers. Je ne crois pas que nous pouvons vraiment leur faire confiance, mais il est dit entre les murs que le Seigneur des Ténèbres serait caché quelque part non loin d’ici… près de Black Falls, si mes souvenirs ne me trompent pas.

Un silence de mort s’abattit alors dans la salle qui était déjà silencieuse. Ce silence était palpable. On aurait dit que tous les gens de la foule avaient retenu leur souffle en même temps.

Dumbledore regarda étrangement Nëmy quelques secondes. Comme s’il voulait lire ses pensées ou bien voir à-travers elle. Puis ses yeux se posèrent sur Lucius Malefoy dont le regard faisait la navette entre Nëmy et Dumbledore. Mr Malefoy souriait étrangement. Comme si tout cela était fait contre sa volonté. Les secondes se succédaient, mais personne n’osait parler. Dumbledore se tourna ensuite vers des sorciers qui se trouvaient près de Harry, comme Arthur Weasley, Oleg et Aurélia Krum, assis derrière leur fils, Igor Van Tchev, et d’autres sorciers du Ministère que Harry ne connaissait pas. Ce dernier fut surpris de les voir tous réunis. Il n’avait même pas réalisé qu’ils étaient présents dans la Chambre.
Nëmy regardait le Directeur de Poudlard avec des points d’interrogation dans les yeux. Elle ne comprenait pas ce qu’elle avait bien pu dire de mal.
Dumbledore regarda de nouveau la jeune fille et la fixa intensément.

- Connaissiez-vous Elrik McCald ?

Nëmy fronça les sourcils. Elle ne semblait pas comprendre la raison de cette question.

- Non, je ne connais pas cet homme, dit-elle en regardant Dumbledore d’un air soupçonneux. Que cherchait le Directeur ?

- Ce sera tout, merci.

Lucius Malefoy, qui avait écouté presque sans interruption la discussion entre l’accusée et son représentant, se leva lentement de sa chaise et alla s’appuyer à une table près de Nëmy. Il croisa les bras quelques instants et fixa la jeune fille avec des yeux moqueurs. La jeune bulgare se contenta de regarder son interlocuteur avec des poignards dans les yeux. Plus les secondes passaient, plus on pouvait sentir dans la salle l’électricité qui émanait de ce premier affront silencieux. Harry, Ron et Hermione retenirent leur souffle : l’affrontement final commençait…
Lucius s’éclaircit la voix et commença :

- Que pensez-vous de ce procès ?

- Il n’a absolument aucun sens et aucun fondement.

- Mais nous avons bien des preuves vous accusant.

- Soit, répondit Nëmy. Mais vous oubliez une chose importante, Mr Malefoy. Très importante même. Les gens d’ici m’accusent d’être une partisane de Vous Savez Qui alors que le Ministère ne reconnaît même pas qu’il est de retour à la vie ! Où est le sens dans tout cela, j’aimerais bien que l’on m’explique…

Lucius Malefoy s’avança alors vers elle.

- Vous savez aussi bien que moi que les Mangemorts n’ont pas besoin du Seigneur Des Ténèbres pour agir, dit Mr Malefoy.

- C’est vrai qu’ils n’ont pas besoin de … Quel est son nom déjà ? Voldemort ( Nouveau mouvement de foule)… c’est ça... dit Nëmy en le fixant. Ils n’ont besoin en fait que des ordres d’un Mangemort plus haut placé pour attaquer, si j’ai bien compris…N’est-ce pas?

- Ne dites pas ce nom ! Votre insolence vous mènera à votre perte ! s’exclama Malefoy.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais craindre son nom, ou bien même le sorcier lui-même ! Lui qui se trouve à des kilomètres d’ici, caché au fond d’une forêt, alors que le danger immédiat se trouve juste devant mes yeux !

- Alors vous pensez que je suis dangereux pour vous ? questionna Malefoy d’un ton qui se voulait méprisant.

- Je ne le pense pas, je le sais.

- Et pourquoi cela ? demanda Lucius Malefoy.

- Parce que vous êtes libre. Parce que vous avez des pouvoirs. Vous avez une baguette ici même dans ces lieux. Vous avez encore votre mémoire et vous connaissez la vie et les préoccupations de chaque sorcier qui se trouve ici. Moi, je me trouve là, devant vous, enchaînée, sans pouvoir, sans baguette, sans mémoire et condamnée d’avance. Trouvez-vous que nos rapports de force soient équitables, Mr Malefoy ? Non, ils ne le sont pas, et c’est pourquoi je dis que vous êtes un danger pour moi.

Lucius Malefoy semblait agacé par quelque chose. Les traits de son visage s’étaient durcis. Puis il se détourna de Nëmy et continua :

- Vous avez parlé des Mangemorts déjà emprisonnés. Vous leur faites confiance ?

- Pas plus à eux qu’aux Détraqueurs, mais ils disent des choses si intéressantes sur vous-même et vos ennemis… Vous devriez aller y faire un tour…Qui sait ce que vous pourriez apprendre sur votre propre personne ? C’est presque fascinant…

- Je vous rappelle que les Détraqueurs travaillent de pair avec le Ministère, mademoiselle la Panthère.

- Je ne dis pas qu’ils sont tous corrompus, mais alors expliquez-moi comment Antonin Dolohov a réussi à m’attaquer en pleine nuit avec un couteau de cuisine ? répondit Nëmy avec un sourire effronté. Voulez-vous voir les marques Monsieur?



- Cela ne m’intéresse guère, dit-il d’un ton las. Ce que j’aimerais savoir par contre, c’est la raison pour laquelle vous avez cru bon de voler les vêtements de Mr Potter la nuit de votre arrestation. Puis-je savoir ce qui vous est passé par la tête ?

- Pour l’odeur.

- Que voulez-vous dire ?

- Parce que j’ai la certitude que Potter ne sera jamais attaqué par les bêtes vivant dans la Forêt Interdite. Jamais ceux qui travaillent pour Voldemort (Trissaillement) n’attaqueraient celui dont il se réserve le sort, non ? Tandis que les autres ne l’attaqueront jamais non plus, car ils savent tous très bien qui il est.

Harry était estomaqué. Quoi ? Ses vêtements ? Ses propres vêtements auraient protégé Nëmy ?…Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?

- Tout en parlant d’attaque, dit Lucius Malefoy, j’aimerais savoir… comment vous expliquez le fait que vous ayez réussi à traverser la Forêt Interdite une première fois sans être attaquée.

- Je ne peux pas l’expliquer…Je ne me souviens pas. Je me suis retrouvée à Poudlard, c’est tout ce que je sais.

- Mais alors d’où vous viennent ces coups de griffes qui recouvrent…si mes souvenirs sont exacts…Ah ! oui, c’est ça… dit-il en tenant un parchemin entre ses doigts, la presque totalité de votre dos et de vos deux épaules, ainsi que votre jambe droite, vos bras et avant-bras ?

- Les coups de griffes ne sont que sur mon dos et mon épaule gauche. Mais vous connaissez déjà la réponse alors pourquoi voulez-vous le savoir ?

- Répondez à la question ! s’exclama Lucius Malefoy.

- Des loups…

- Donc vous connaissez les loups qui se trouvent dans la Forêt Interdite ? demanda-t-il avec un sourire mauvais. Vous reconnaissez donc que les loups qui protègent l’école vous ont attaquée. Mais vous nous dites que vous n’êtes pas une Mangemort ? Quelle contradiction !

- Je n’ai jamais dit que j’avais été attaquée par les loups se trouvant dans la Forêt Interdite.

- Mais n’avez-vous pas été attaquée par des loups la nuit où vous avez tenté de traverser la Forêt Interdite pour la première fois ? N’était-ce pas un soir de pleine lune ? Plusieurs Professeurs ont entendu le Saule-Cogneur s’abattre sur le sol cette nuit–là, selon leur témoignage.

Harry écoutait la discussion entre Nëmy et le père de Drago et avait l’impression que cela tournait en rond. Qu’est-ce que cela changeait bien que Nëmy ait été attaquée un soir de pleine lune ? Cela ne faisait pas d’elle une Mangemort pour autant !

- C’est vrai…par des loups de Pasenghorof qui sont aussi des Animagis lorsqu’ils le veulent, répondit simplement la jeune fille.

- Ce que vous venez de dire n’a jamais été démontré, jeune fille, dit le père de Drago d’un air hautain. Et pourquoi ces loups vous auraient-ils épargnée ? Par solidarité ? dit Lucius Malefoy en riant. Et de plus, je vous rappelle que ces loups n’ont pas été vus dans la région depuis treize ans. Alors ce que vous dites n’a aucun sens…

- Pas vus dans la région ? dit-elle avec un léger sourire. Tout comme moi…Et pourtant, je suis bien ici devant vous, non ? Tout comme ce cher Voldemort qui est revenu à la vie récemment…

- Cessez de dire ce nom !!!! Et rien ne prouve qu’il est bel et bien de retour. Car comme vous l’avez dit au Professeur Dumbledore, vous ne lui avez pas parlé... Mais revenons aux loups… Il y a quelque chose que je ne comprends vraiment pas, dit Lucius Malefoy en faisait les cent pas devant Nëmy. Si je comprends bien ce que vous nous avez dit, vous auriez été attaquée un soir de pleine lune par des loups venus de l’extérieur. Par de simples loups…Mais vous êtes tout de même tombée malade. Trouvez-vous que cela a du sens, mademoiselle ?

- Et bien, je ne sais pas si cela a du sens pour vous…Mais je peux vous assurer que je ne me transforme pas en loup-garou par soir de pleine lune, Mr Malefoy, si cela peut vous rassurer…C’est tout de même un point pour moi.

- L’Elfe de Maison a pu avoir recours à ses propres pouvoirs…

- Vous savez aussi bien que moi qu’aucun remède n’est efficace contre ce genre de transformation, Mr Malefoy…

- Comment expliquer votre maladie ? Trop de Magie Noire en vous, peut-être ? dit-il avec un sourire mauvais.

- Peut-être… Je ne peux pas tout expliquer Mr Malefoy. Après tout…C’est vous le spécialiste de la Magie, pas moi, dit Nëmy en le fixant intensément.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:22

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXII : Dans La Cage De La Panthère (3e Partie)


Lucius Malefoy lui accorda à nouveau un sourire. Un sourire cruel. Un sourire comme ce jour de Novembre où Nëmy et Lucius Malefoy s’étaient parlés dans le Hall.

- Savez-vous ce qu’est Black Falls, mademoiselle ?

- Un petit village Moldu retiré sur le côté ouest, au Nord.

- Où avez-vous rencontré Mr Potter ? demanda Malefoy.

- À Black Falls.

Harry eut l’impression de recevoir un coup dans l’estomac. Le village Moldu où il avait rencontré le professeur Chang était Black Falls. Harry s’était peut-être retrouvé près de Voldemort et de ses serviteurs sans le savoir…Mais alors…Si les Mangemorts avaient voulu mettre la main sur Nëmy, ils l’auraient fait à ce moment…À moins qu’elle ne les ait rencontrés avant… « Elle est donc une Mangemort » pensa Harry.

- Et comment êtes-vous arrivée à cet endroit ?

- Je ne sais pas… répondit Nëmy.

- Alors, vous y avez peut-être rencontré Celui-dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer Le-Nom ?

- Je ne crois pas, parce qu…

- Mais cela est possible ? continua Lucius Malefoy.

- Oui, c’est possible, répondit Nëmy avec colère.

- Revenons aux vols, si vous le voulez bien. Pourquoi avoir pris les livres de la Réserve si vous n’êtes pas une Mangemort?

- J’ai pris des livres sur la Magie Noire, les Potions, la Métamorphose et les Enchantements en fait…

- Mes ces livres sont dans une partie protégée de la bibliothèque pour ne pas que les élèves s’y aventurent, Miss.

- Écoutez, je suis une voleuse, alors tout ce qui est protégé m’attire…Question de savoir si je n’ai pas perdu la main…

- Tout comme l’Épée de Griffondor…dit Lucius Malefoy

- Elle n’était que dans une simple vitrine.

Nëmy fixa Malefoy. Lui souriait. Elle s’était changée en glace. Ses doigts se crispèrent férocement dans ses paumes gantées. Elle attendait que le glaive ne s’abatte… Elle venait de commettre une erreur. La pire des erreurs. Les gens de la salle retinrent leur souffle. Harry se tourna vers Dumbledore et remarqua la peur qu’il y avait dans ses yeux bleu clair.

- Alors, dit Lucius Malefoy d’une voix doucereuse, vous savez où elle se trouvait…L’avez-vous prise ?

- Non !! Je le sais que parce que je suis allée dans le bureau du Professeur Dumbledore…après le vol, s’empressa-t-elle d’ajouter.

- Où étiez-vous au moment du vol ?

Nëmy baissa les yeux pour la première fois.

- Je…Je ne sais pas, dit-elle dans un souffle…

- Que voulez-vous dire ?

- Je ne m’en souviens pas…

- Qu’avez-vous dit au jeune Mr Potter au moment de votre arrestation ?

Nëmy releva la tête et fit face à Malefoy. Elle était dans un état pitoyable. Elle semblait sur le point de s’effondrer.

- De trouver la main qui était blessée, dit-elle dans un nouveau souffle.

- Pourquoi ?

- Parce que je crois que celui qui a pris cette fameuse Épée a été blessé lors du petit incendie qui s’est déclaré dans le bureau de Dumbledore.

Lucius Malefoy s’avança alors vers Nëmy et se pencha vers elle.

- Vous permettez ?

- Quoi ?

- De montrer une preuve au Grand Conseil, dit-il avec un sourire sadique.

- NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! s’écria Nëmy en tentant de se défaire de ses chaînes. Elle se débattit avec force pour repousser le père de Drago, mais Lucius Malefoy prit le bras droit de la jeune fille avec force entre ses doigts pâles et déchira la manche de sa robe. Nëmy tenta de se défaire de son étreinte, mais n’y réussit pas. Puis, tout en tenant fermement le poignet déjà enchaîné de Nëmy, il souleva le bras de la bulgare pour montrer au Grand conseil un membre portant des marques. Des marques de brûlures qui avaient commencé à cicatriser. Des blessures que seul le feu pouvait causer.

- Voilà la main qui fut blessée, s’exclama avec fierté Lucius Malefoy.

- Non !!!!!hurla Nëmy en se débattant. Ce n’est pas ça !!! Écoutez-moi !

- Silence ! s’écria Lucius Malefoy.

- Ce n’est pas ce que vous croyez ! Ce n’est pas moi…dit-elle en sanglots. Je vous en supplie…

Plusieurs regardèrent le bras de la jeune fille avec pitié, d’autres avec joie. Certains même se levèrent pour applaudir Lucius Malefoy.

Harry, Viktor, Ron, Ginny et Hermione regardaient la scène, horrifiés, pétrifiés. Harry n’avait pas l’impression d’y être. Il avait l’impression que le temps s’était arrêté. Il ne pouvait pas y croire. Nëmy n’avait pas pu voler l’Épée…C’était impossible…Et pourtant…Un poids prit forme dans l’estomac de Harry. Cela ne pouvait pas être vrai. C’était un cauchemar. Quelqu’un avait inversé les rôles…Ils ne pouvaient pas avoir perdu…Tant de choses demeuraient encore non-clarifiées…Et pourtant…Harry savait…savait au fond de lui que tout ceci avait du sens. Malheureusement…

Harry se tourna vers Dumbledore qui semblait abattu pour la première fois. Il ne semblait pas comprendre plus qu’eux. Nëmy se tut. Elle baissa à nouveau la tête et s’avoua vaincue.

Cornelius Fudge se leva de son siège avec fierté et leva à nouveau la main pour ramener le calme. Lorsque tout le monde fut retourné à sa place, le Ministre de la Magie se tourna vers Lucius Malefoy qui observait encore la jeune bulgare avec un air glorieux.

- Avez-vous terminé, Mr Malefoy ? demanda-t-il.

- Tout à fait, dit-il d’un ton satisfait. Il était tellement fier de lui. Harry le regardait avec rage…comment était-ce possible ?

- Professeur Dumbledore ? Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Le Directeur fit signe que non.

- Que l’accusée retourne dans le Détentium, ordonna Fudge.

Quatre Transites s’avancèrent vers Nëmy et la détachèrent de son siège.

- Attendez.

Harry et les autres se retournèrent vers le haut de l’estrade d’où provenait cette voix froide. Harry fut pétrifié par ce qu’il vit. Le Maître des Potions descendait les escaliers de l’estrade et était en train de se diriger vers le professeur Dumbledore.

- Vous n’avez pas autorité pour intervenir dans ce Procès, Severus Rogue, dit Fudge d’un ton méprisant.

- Je demande donc au Conseil et aux représentants la permission de parler au nom du Professeur Dumbledore, dit Rogue et dévisageant le Ministre de la Magie.

- Je lui accorde cette permission, dit le Professeur Dumbledore. Et vous, Mr Malefoy ?

Malefoy fit un léger signe de la main en signe d’approbation.

- Soit ! dit Fudge. Mais dépêchez-vous, Severus Rogue. Nous n’avons pas toute la journée et nous sommes tous fatigués.

Harry bouillait. Qu’est-ce que la fatigue quand une vie humaine est en jeu ? Comment cet homme pouvait-il tenir de tels propos ? Comment Harry avait-il pu considérer Fudge comme un ami, autrefois ? Une belle erreur !

- Je serai bref, dit-il en allant se placer aux côtés de Nëmy. Il la regarda quelques instants, puis continua :

- J’ai été Mangemort. Il y a bien longtemps…tout le monde le sait. Ce que vous ignorez par contre, c’est que chaque Mangemort porte une marque…dit-il en relevant sa manche. La Marque des Ténèbres…Elle fut inscrite un jour par le feu dans ma chair et aucun sort ne peut la retirer. Au cours de la dernière année, cette marque est devenue de plus en plus visible et claire. Signe du retour du Seigneur Des Ténèbres. Or, je peux vous assurer que cette jeune fille ne porte pas une telle marque.

Harry n’en revenait pas. Rogue venait aider Nëmy !

- Puis-je ? dit Rogue en se tournant à nouveau vers Nëmy. Les yeux encore pleins de larmes, cette dernière leva ses poignets enchaînés en signe d’accord. Doucement, Rogue releva la manche de la jeune fille et montra son autre bras nu à l’audience toute entière.



- Y voyez-vous une Marque, messieurs ? Non. Pourquoi ? Parce que cette jeune fille n’est pas une Mangemort. Elle ne fait pas partie de ce monde. Elle n’est coupable que de vols. Alors vous n’avez aucun droit sur elle. Elle ne doit pas retourner à Azkaban.

- Mais alors, dit Lucius Malefoy, dites-nous donc où se trouvait cette jeune personne lors de ce fameux vol d’Épée ?

Rogue observa quelques instants Nëmy, puis se tourna ver Lucius Malefoy.

- Dans mon armoire, Mr Malefoy, dit Rogue. Pour fabriquer la contre-potion de l’Oeil Qui Voit Tout, dit-il. Je l’ai stupéfixé et cela a dû affecter quelque peu sa mémoire. Un tel effet peut toucher les personnes à la santé affaiblie. Avez-vous d’autres questions ?

Lucius Malefoy décida de ne rien ajouter. Il se contenta d’attendre la décision de Grand Conseil.

- Est-ce tout, Severus Rogue ? demanda le Ministre de la Magie. Le maître des potions fit signe que oui.

- Les représentants auraient quelque chose à ajouter ? continua Fudge.

- Non, Mr Fudge, dit Lucius Malefoy.

- Tout a été dit, dit le Professeur Dumbledore.

- Bien, alors les membres du Grand conseil et moi-même allons nous retirer pour délibérer. Pour l’attente du verdict la Panthère, l’accusée, devra retourner à Azkaban et ce, sur-le-champ. Messieurs, dit-il en direction des Transites.

Harry et Ron se levèrent sur la pointe de leurs pieds pour voir Nëmy. Les quatre hommes l’escortèrent jusqu’aux portes massives de la Chambre de Vérité. Nëmy ne releva jamais la tête. Elle ne regarda jamais dans leur direction. « Elle est pareille à cette nuit où nous l’avons trouvée» pensa Harry. Et à cette pensé, il se sentit mal. Mal de la voir défaite et anéantie. Rogue était venu l’aider ? Pourquoi d’ailleurs ? N’avait-il pas dit qu’il ne voulait pas venir devant le conseil ? Mais à cet instant Harry ne voulait pas le savoir. Tout ce qui comptait, c’était Nëmy. Allait-elle être condamnée ? Allait-elle demeurer à Azkaban ? À cet instant, Harry se sentit vidé.
Il la regarda s’en aller. Puis disparaître derrière les portes closes.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:23

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIII : Vif d’Horreur


Assis tranquillement à leurs pupitres dans le cours de Métamorphose, Harry, Ron et Hermione prenaient attentivement des notes. Attentivement était bien le mot exact. Obstinément aussi. Il s’agissait en effet du seul moyen en leur possession pour ne pas remarquer tous les regards interrogateurs que leur lançaient leurs compagnons de Griffondor.
La mort dans l’âme, les trois jeunes ainsi que Ginny Weasley étaient revenus du procès le jeudi précédent, et la poussière n’était toujours pas retombée, loin de là. Tous les élèves de l’école étaient plus ou moins au courant de ce qui s’était passé, sauf en ce qui concernait Rogue. Tous les étudiants avaient focusé sur la « preuve irréfutable de Mangemortisme que la jeune fille, alias la Panthère, affichait sur son bras droit » comme l’avait dit un journal non officiel. Maintenant personne n’ignorait le passé, du moins en partie, ni le nom de Nëmyria Van Tchev, bien que tous ignoraient le pourquoi véritable des choses et leur sens, Harry le premier…
Étrangement, les Serpentards se faisaient les plus discrets de la planète en écoutant passivement les discussions ou bien en se permettant quelques commentaires insignifiants sur les faits relatés un peu partout. Harry au contraire avait crû que les Serpentards auraient plutôt défendu la jeune fille, ou du moins commenté le procès. Le seul à faire exception à cette règle était, évidemment, Drago Malefoy. Ce dernier disait à qui voulait l’entendre, en l’occurrence tous les élèves de l’école, que la jeune Bulgare était une criminelle, certes, mais aussi un exemple à suivre.

- Vous ne trouvez pas étrange, avait demandée Hermione le vendredi matin, après avoir entendu les propos de Malefoy, que maintenant il la soutienne, alors qu’avant le procès, il disait que le ministère devait la condamner ?

- Mais il a déjà dit qu’elle faisait honneur à notre profession, répondit Harry. C’est comme si Malefoy n’était pas certain de l’attitude à adopter face à Nëmy. C’est vraiment bizarre. Quelle version devons-nous croire ?

- J’ai toujours dit que ce type était fêlé, se contenta de dire Ron.

Lorsque le cours de Métamorphose prit fin en ce mardi après-midi, c’est avec un certain regret que Harry prit ses livres et les rangea dans son sac. Il savait qu’il devrait à nouveau faire face aux élèves curieux et à ceux qui se permettaient des commentaires et cela le mettait mal à l’aise. C’est avec rapidité qu’il se dirigea vers la porte de la classe, Ron et Hermione sur ses talons. En sortant ainsi les premiers, ils avaient au moins une chance de ne pas tomber sur une douzaine de curieux qui voulaient savoir ce qui s’était passé.

- J’ai vraiment hâte que tout cela soit fini ! s’exclama Ron une fois que les trois amis furent rendus à la Volière. Harry voulait envoyer une lettre à Sirius. Il s’était souvenu que son parrain lui avait bien spécifié de rester à distance de Nëmy, « car quelque chose ne tourne pas rond » avait-il écrit. Harry voulait savoir pourquoi une bonne fois pour toute. Il avait l’impression que Sirius en savait bien plus que ce qu’il laissait entendre.

- Ron ! s’exclama à son tour Hermione, penses-tu un peu à elle ? Elle risque de passer le reste de sa vie en prison et toi tu te permets de te plaindre !

- Est-ce qu’elle a pensé à nous avant de nous embarquer dans ses histoires ? Est-ce qu’elle nous a dit qui elle était vraiment ? Non ! Si elle n’est pas une Mangemort et bien pourquoi est-ce qu’elle ne nous a pas dit qu’elle était la Panthère ?

- Et qu’elle avait été attaquée par des loups souligna Harry, semi-pensif.

- Ah ! tu vois, Hermione ! Et elle ne nous a jamais parlé de ses blessures. Elle n’est pas claire cette fille et moi je dis que nous n’aurions pas dû lui faire confiance !

Le reste de la semaine s’écoula dans cette atmosphère pesante de questions et de suppositions. Même Harry, Ron et Hermione furent plus distants l’un de l’autre, se contentant de faire leurs devoirs ensemble et de parler des cours, comme s’ils craignaient d’aborder d’autres sujets de peur de parler de Nëmy et de se disputer. Harry se souvint alors des paroles dites par Bénédite Van Tchev dans le Détentium : Cette enfant n’a apporté que disgrâce et discorde dans cette famille, et elle fera la même chose dans votre si précieuse école. Harry se dit alors qu’elle avait peut-être raison, après tout…
Le jeudi soir, Harry reçu une invitation de Hagrid pour que Ron, Hermione et lui aillent prendre le petit-déjeuner avec le garde-chasse le lendemain matin. Cela faisait un moment que Harry songeait à rendre visite à son vieil ami, mais le temps lui avait passablement manqué ces derniers jours avec tous ces examens qui étaient prévus pour la semaine suivante. Ron et Hermione furent également heureux de l’invitation.
Tôt le lendemain matin, Harry, Ron et Hermione descendirent dans le Hall d’entrée et sortirent dans le parc. Hermione remarqua que la tête du sanglier ailé qui avait été détruite au moment de l’orage de novembre avait été réparée et était maintenant comme neuve.
Une fois arrivés tous trois chez Hagrid, Ron frappa à la porte, mais il n’y eut aucune réponse. Ils firent donc le tour de la demeure.

- Regardez, s’exclama Hermione, il est près de l’enclos. Bonjour Hagrid ! Qu’est-ce que vous faites ?
Les trois jeunes sorciers s’approchèrent du garde-chasse et virent que celui-ci avait laissé de la viande passablement saignante près de la lisière de la forêt.


- Vous faites exprès pour faire approcher les créatures de la Forêt Interdite ! dit Ron, incrédule.

- Mais non, voyons, dit Hagrid, mal à l’aise. Je n’en nourris qu’un.

- Ah oui ? Et il a combien de douzaines de dents celui-là ? demanda Ron avec un sourire railleur.

- C’est un jeune louveteau qui est arrivé vers la fin de l’été. Il est très docile.

- Est-ce que vous savez que ce sont des loups qui ont attaqué Nëmy en septembre et ont failli la tuer ? demanda Hermione qui regardait cette viande fraîche d’un mauvais œil.

- Est-ce qu’on pourrait ne pas parler d’elle pour une journée ?! soupira Ron.

Harry gardait le silence. Il comprenait le sentiment de trahison que ressentait Ron, mais ne pouvait s’empêcher de penser que trop de choses restaient encore inexpliquées pour vouloir oublier la jeune fille. Harry regarda ailleurs.

- Oui je le sais, Hermione. Mais je ne crois pas que les loups de Pasenghorof soient ici en ce moment. On s’en rend compte, car les créatures de la forêt deviennent agitées et agressives. Ces loups sont cruels et avides de chair fraîche. Ce sont des Êtres de Magie Noire. Celui-ci est calme et docile. Et à ce que j’en sais, ils ne peuvent pas aller plus loin que la lisère de la forêt, n’est-ce pas, Harry ? dit-il en lui accordant un sourire.

Harry se figea sur place. Il n’avait jamais dit à Ron et Hermione qu’il était le nouveau Maître du Sortilège et encore moins des Êtres de Magie Noire et n’avait plus envie de leur en parler désormais. En fait, Harry avait peur de ce que ses amis pourraient penser de lui. Ils croiraient encore qu’il voulait de nouveau attirer l’attention, ou bien diraient que c’était toujours à lui qu’arrivait ce genre de chose.
Se rendant compte du malaise de Harry, Hagrid changea rapidement de sujet en invitant ses trois amis à entrer dans la maison pour manger. Et son manège fonctionna. Ce fut un agréable repas, même si les gâteaux étaient toujours aussi secs… Le sujet de conversation principal fut le Quidditch.

- Notre prochain match ne sera pas avant février, mais nous devons nous tenir prêt tout de même. J’ai vraiment hâte à la pratique de ce soir. Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas touché à mon balai, dit Harry d’un ton plein d’espoir.
Une heure plus tard, Harry, Ron et Hermione dirent au revoir à Hagrid, sachant qu’ils allaient le revoir plus tard dans l’après-midi, lors de leur cours de Soins Aux Créatures Magiques. Pour l’instant par contre, ils devaient se rendre au cours de Potions.
Harry constata dès son retour à l’école que même si Rogue était venu en aide à Nëmy lors de son procès, cela ne l’avait pas rendu plus sympathique, bien au contraire. Harry eut même l’impression que Rogue faisait particulièrement attention de relater à la classe toutes les erreurs faites par les Griffondors fautifs.

- Mr Weasley, votre œil de Triton semble avoir une cataracte. Pourquoi n’avez-vous pas fait attention ?

- Mais c’est vous qui nous les avez don…

- Recommencez ! s’exclama le Maître des Potions en se dirigeant au devant de la classe. Vous devriez peut-être moins regarder Miss Granger et prendre exemple sur le travail de Mr Malefoy.

Ron, plus rouge encore que ses cheveux, n’ajouta pas un mot. Il alla vider son chaudron et recommença docilement, sous les rires des Serpentards qui regardaient la scène avec amusement.
Aucun Griffondor ne fut fâché de quitter le cours ce jour-là, car Rogue avait trouvé le moyen de leur retirer près de soixante-dix points ( en une demi-heure) Les jeunes sorciers en étaient venus à la conclusion que même respirer en présence du professeur de Potion pouvait être une entreprise périlleuse…
Harry, Ron et Hermione furent heureux de retourner à la cabane de Hagrid après le dîner, pour se changer les idées. Mais étrangement, c’était le Professeur Gobe-Planche qui était là.

- Qui…euh… Quoi…Qu’est-ce qu’elle fait là ? demanda Ron en regardant d’un bout à l’autre de la lisière de la forêt pour voir un quelconque signe de la présence du garde-chasse. Il n’en vit aucun.

- Vous croyez que le louveteau l’a attaqué ? demanda à son tour Hermione en jetant à Harry un regard horrifié. Harry reconnu ce regard. Son amie avait eut le même lorsqu’elle lui avait parlé la première fois de la présence des loups lors de l’Attaque sur Chemin de Traverse. Harry lui sourit tristement et lui assura que non pour la calmer. Mais en fait, il ne savait pas quoi lui dire.

Et ce ne fut pas la remplaçante, Professeur Globe-planche, qui allait lui donner la réponse. Comme à son habitude, la vieille sorcière prit d’abord les présences et emmena les filles plus loin dans l’enclos. Une nouvelle fois, comme l’année dernière, les garçons demeurèrent à l’extérieur. Comme le Professeur Gobe-Planche leur expliqua, par un heureux hasard ( bien que cela dépende du point de vue), tôt après le petit-déjeuner, une jeune Harpie s’était aventurée trop près de la lisière de la Forêt et s’était prise une patte dans un énorme trou de fourmilière maléfique, communément appelées les Reines de Sable par les sorciers. Ces fourmis ayant la particularité de se nourrir de chair animale et humaine, la pauvre petite Harpie était donc en piteux état. Un peu craintive au départ, elle accepta cependant d’être approchée par les jeunes filles, car aux dires du Professeur Gobe-Planche, les Harpies ne supportent pas la présence des hommes.

Donc, toute la période durant, les garçons demeurèrent près de l’enclos et se mirent vite à parler de choses beaucoup moins académiques, mais tellement plus intéressantes…

- Est-ce que vous avez lu le journal ce matin ? demanda Seamus Finnigan à Neville Longdubat et Dean Thomas. Il paraît qu’ils auraient trouvé le corps d’un adolescent mort dans un cimetière roumain. Harry se dit que Hermione n’avait sans doute pas eu le temps de le lire, sinon elle leur en aurait déjà parlé. Depuis l’année dernière, Hermione suivait toujours les actualités avec le plus grand soin pour ne pas, entre autres, que les Serpentards se moquent des autres élèves de l’école.

- Et qu’est-ce que cela a d’extraordinaire ? demanda Pansy Parkinson d’un ton hautain. Cette dernière était demeurée avec les garçons de Serpentards, expliquant à tout le monde, même s’ils ne tenaient pas à le savoir, qu’elle avait déjà été attaquée par une Harpie dans son enfance et avait peur que cela ne se reproduise. Elle disait même qu’elle les considérait comme porteurs du Mal: « C’est sûr qu’avec une fille comme elle, n’importe quelle Harpie deviendrait violente » avait chuchoté Dean à l’oreille de Harry et de Ron.

- Et bien, il s’agit d’un Moldu, répondit Seamus, un peu déconcerté par la froideur du commentaire.

- Dommage…dit Drago avec un sourire.

Harry se tourna vers lui et sentit monter dans son corps une rage qu’il eut de la difficulté à contrôler. Mais il savait parfaitement que Drago ne cherchait qu’à provoquer, alors Harry se jura de ne pas tomber dans son piège.

- Il y avait des traces de magie près de lui, continua Seamus. C’est ce qui est étrange de cette affaire. Le Ministère croit de plus en plus à un meurtre.

- Et vous croyez vraiment que le Ministère va perdre son temps avec un petit Moldu qui s’est tranché les veines pour en finir ? se contenta de dire Parkinson.

- Et comment es-tu au courant de cela ? demanda Ron qui, même s’il ne connaissait pas l’histoire, voulait clouer le bec à cet oiseau de malheur de Parkinson.

- Je sais lire, Weasley !!!!! s’exclama Pansy, outragée.

- Ah oui ? Et depuis q…
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:23

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIII : Vif d’Horreur (2e Partie)


- N’empêche que c’est étrange, intervint alors Dean qui, comme les autres, avait probablement senti la tension monter. Et toutes ces autres disparitions… Il paraît qu’il y en aurait huit, si ce que ma mère a entendu est vrai.

Ron se tourna alors vers Harry. Ce dernier savait ce à quoi son ami pensait. Les gens n’étaient pas au courant. Sur la liste qu’Hermione emportait partout avec elle, il y avait plus d’une vingtaine de noms. Pourquoi le Ministère n’était-il pas honnête ? Puis, une pensée vint à Harry : ils n’ont pas dit la vérité au sujet de Nëmy non plus ! Et pourtant elle était bien disparue de Bulgarie ! Qu’est-ce que tout ça veut dire ?

- Moi, ce que je trouve bizarre, continua Drago Malefoy en regardant du côté de la Harpie du Professeur Globe-planche, c’est que Potter se retrouve toujours mêlé d’une manière ou d’une autre à toutes ces histoires. Regardez la Bulgare…

Harry se tourna vivement vers Malefoy et le foudroya du regard. Harry ne se préoccupait plus depuis longtemps de ce que le jeune Malefoy pensait de lui. Mais il savait que les paroles du Serpentard faisaient toujours leur chemin dans l’esprit des autres élèves qui n’étaient pas au courant de toutes ces choses, importantes ou non, qui s’étaient passées au cour des années. Harry appréhendait les paroles de Drago comme un marin attend la tempête qui s’éveille au loin, tranquillement, mais sûrement.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, mais va au bout de ta pensée, Malefoy, dit calmement Harry, tout en attrapant subtilement sa baguette à l’intérieur de sa robe de sorcier.

Drago se pencha vers Harry, de manière à ne se faire entendre que de lui.

- Et bien…n’attires-tu pas toutes les âmes noires à toi ?

Harry sentit une rage monter en lui, mais se jura de ne rien faire. « Tu ne vas quand même pas donner ce plaisir à Malefoy. Tout ce qu’il veut, c’est de te voir sortir de tes gonds. »

- Dois-je te compter parmi eux présentement ? demanda Harry, agressivement.

Drago se contenta de sourire.

- Tu-Sais-Qui fut le premier…Évidemment…continua t-il… Puis il y a eu le Professeur Quirrel…Puis ce Sirius Black dont nous avons étrangement cessé d’entendre parler d’ailleurs… et le Fils Croupton…Puis cette Nëmy sortie de nulle part. À se demander si tu es humain…

- Qu’est-ce que ça veut dire ? s’exclama Harry. Si je suis humain ? C’est quoi cette question ?

Drago eut un rictus semblable à ceux de Rogue et continua sans prêter attention à Harry.

- J’ai aussi entendu parler d’un journal…de ce Tom Je-Ne-Sais-Plus-Qui, lui qui aurait voulu sacrifier la petite Ginny pour t’avoir. Tu trouves ça normal ? Ils sont toujours après toi…Mais va savoir… tu as peut-être inventé tout cela pour éviter que Dumbledore se rende compte de ta vraie nature…

- Mais de quoi tu parles ? Si tu me cherches, tu vas me trouver, Malefoy !

- Tu condamnes d’avance tes alliés, Potter. Tu fais le travail pour Lui…C’est bien… Mais est-ce le comportement d’une personne saine d’esprit ?

Cette dernière phrase eut l’effet d’une bombe sur Harry. Ce dernier se voyait déjà replonger dans ses souvenirs de l’année dernière…dans ce cauchemar… alors que la majorité des élèves croyait que sa cicatrice au front avait affecté son cerveau.

Il ne voulait pas que tout cela recommence…et pourtant… il devait le faire…C’était plus fort que lui…

Il sentit une si grande violence croître en lui, qu’il ne put s’en empêcher… Il empoigna sa baguette avec rapidité et visa Drago. Harry savait que ce n’était pas raisonnable, que c’était irresponsable même, et qu’il allait ainsi donner raison à Malefoy, mais cela lui importait peu. À ce moment, plus rien n’avait d’importance.

Mais avant que son bras se soit allongé vers le visage de Drago, ce dernier le tenait déjà en joue. Il avait tout prévu. Il savait qu’en parlant ainsi à Harry, ce dernier allait vouloir le faire taire. Durant quelques secondes, personne dans le cercle des garçons ne parla. Puis Drago regarda Harry droit dans les yeux et lui sourit cruellement. Tenant sa baguette sur la gorge de Harry, Drago parla calmement, voire même avec une pointe d’amusement dans la voix.

- Si j’étais toi, je remettrais sagement ma baguette en place… Tu ne veux pas plus que moi être en retenue alors calme-toi …Je ne veux pas t’attaquer…pas aujourd’hui…sauf si tu m’y obliges… Je me ferai alors un plaisir de te faire une deuxième cicatrice…

Harry jeta un coup d’œil du côté du Professeur Gobe-Planche, qui ne se rendait pas compte qu’il y avait un duel de sorciers qui se passait juste sous son nez. C’était vrai, Harry ne voulait pas provoquer plus de vagues pour le moment. Il remit docilement sa baguette dans sa poche.

- Pense seulement à ce que je t’ai dit…

Puis Drago tourna les talons et partit avec Pansy, Crabbe et Goyle, laissant Harry foudroyé sur place. Qu’est-ce que Malefoy avait voulu dire ?
Une cloche sonna au loin…
Lorsqu’il rentra dans l’école, Harry se dirigea vers les dortoirs. Il voulait être seul. Seul pour remettre ses idées en place.
Harry était en colère. Il sentait brûler dans son ventre une boule de feu qui lui montait à la tête. En colère à cause de ce que Malefoy avait raconté. Parce que ce que Drago avait dit était vrai. Atrocement vrai. Harry le savait, mais jamais il n’aurait pensé qu’un jour quelqu’un le lui dirait directement. Qu’il en parle avec ses amis était une chose, mais que son ennemi juré vienne le poignarder comme cela, c’était trop pour Harry. Il se sentait démuni, dépouillé, presque meurtri dans son âme.
C’était vrai que Voldemort s’était plus d’une fois retrouvé sur son chemin. C’était vrai aussi que le Professeur Quirell était mort à cause de lui, que l’esprit de Tom Jedusor s’en était prit à lui et aux autres élèves et que le fils Croupton avait tout manigancé contre lui l’an passé. Comment Drago était-il au courant de tout cela, en fait ? Dumbledore n’en avait pas parlé devant les élèves. Ils avaient seulement entendu l’histoire concernant Quirell, mais rien d’autre. « Par son père je suppose » pensa Harry.
Et ce que Drago avait dit pour Ginny était vrai aussi. À cause de lui, elle avait risqué de mourir. Puis Harry pensa à cette nuit où lui et Hermione s’étaient retrouvés devant des Détraqueurs avec Sirius. S’il n’avait pas compris à temps que c’était lui-même et non son père qui avait fait le sort du Patronus, ils en seraient morts tous les trois. Et dans la Chambre des Secrets…Ron avait décidé de le suivre, mais n’aurait pas eu à le faire si Ginny n’avait pas été en danger à cause de Harry. À cette pensée, le cœur de Harry se serra. Tout était à cause de lui. C’était sa faute. Comment pourrait-il se faire pardonner par ses amis ? Comment pouvaient-ils encore lui parler ? Puis Harry songea au Cours de Défense contre les Forces Du Mal…À ce cours où il avait utilisé le Sort Primaire du Feu…Ce cours dans lequel il avait perdu le contrôle de son être…Ce cours dans lequel il avait failli blesser gravement Neville…Dans ce cours où il avait carrément attaqué Neville ! À cette autre pensée, le cœur de Harry se remit à battre, à tout rompre cette fois. Il était dangereux. Il n’était pas normal… Peut-être que ce que Drago avait dit était vrai aussi ? Il n’était peut-être pas humain ? L’année dernière, tout le monde le croyait fou. « Peut-être que je le suis vraiment » se dit Harry, malade à cette idée. Puis un souvenir lui revint à l’esprit, aussi subtile qu’inusité : le Griflon de l’été dernier « Peut-être que les blessures de cet été ont changé quelque chose en moi. Je n’avais plus de marque. Et cela semblait inquiéter le Professeur Chang et le Professeur Dumbledore. Pourquoi ? Est-ce qu’ils savent quelque chose que je ne sais pas ? Ce ne serait pas la première fois. Qu’est-ce que je vais faire ? »
Le soir venu Harry, son Éclair de Feu sur l’épaule, se dirigea vers le terrain de Quidditch, accompagné de Ron et d’Hermione. Ces derniers avaient insisté pour venir avec lui, car ils avaient bien constaté que quelque chose n’allait pas. Mais comme Harry n’abordait pas le sujet, Hermione et Ron ne posèrent pas de questions, car ils sentaient que cela allait être pire. Harry allait exploser.
Et c’était exactement ainsi qu’Harry se sentait, même s’il ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi. Il n’était pas du genre à se cacher. Et pourtant, cette année, il avait plus que son lot habituel de secrets : « une autre preuve que je ne suis plus moi-même », se dit-il. Il avait l’impression d’être comme une bombe à retardement. Mais il se dit qu’en faisant un entraînement de Quidditch, cela allait peut-être lui remettre les idées en place.
C’est alors que Harry, Ron et Hermione tombèrent sur Cho Chang et Cédric qui discutaient tranquillement. À cette vision, Harry dévisagea Diggory avec colère. Il ferma les points si fort qu’il ne sentait plus l’extrémité de ses doigts. Sans vouloir se l’avouer, Harry ressentait toujours de la jalousie face à Cédric, car même mort et enterré comme il l’était, l’ancien champion de Poufsouffle était plus près de Cho que Harry ne l’avait jamais été. Cette constatation mit Harry encore plus en colère. Il empoigna son balai avec force, serra les dents et se dirigea vers le terrain de Quidditch, sous les yeux interrogateurs de Ron et d’Hermione qui avaient vu, pendant une fraction de seconde, cette haine apparaître dans les yeux de leur ami.
Lorsqu’ils les aperçurent, Cho et Cedric s’approchèrent de Harry, de Ron et d’Hermione avec sur leur visage une expression de pur étonnement. Diggory parla le premier.

- Qu’est-ce que tu fais là, Harry ? demanda-t-il.

- C’est évident, non ? Je viens balayer le terrain de Quidditch, dit-il avec un sourire qui, dans son fort intérieur, se voulait mauvais.

- La moitié de l’équipe des Serpentards est déjà sur le terrain. C’est justement ce que venait de me dire Cho. Nous nous demandions si nous devions venir vous avertir.

- Il m’avait semblé, dit Cho un peu embarrassée, avoir entendu Fred et George parler de votre pratique de ce soir. Est-ce que vous avez changé la date de votre entraînement ?

Sans dire un mot Harry, toujours colérique, se dirigea vers le terrain aussi vite qu’il le pu. « Les Serpentards veulent se pratiquer, pensa Harry. Ils vont donc avoir une pratique.»

- Harry, dit Hermione en courant derrière lui, tu devrais attendre les autres.

- Je n’ai pas besoin d’eux pour régler mes comptes avec Malefoy !

- Mais Malefoy ne t’a rien fait !

Harry s’arrêta net, se tourna vers son amie et lui envoya un regard mauvais.

- Et depuis quand prends-tu sa défense ?


- Depuis que je ne comprends pas pourquoi tu es dans cet état, répliqua-t-elle d’un ton agressif. Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que Drago t’a dit de si blessant lorsque vous étiez de l’autre côté de l’enclos ?

- Il ne m’a pas blessé ! s’exclama Harry, hors de lui.

Hermione soupira.

- Mais il a bien dû faire quelque chose ? Qu’est-ce qui s’est passé dans le cours de Gobe-planche ? Je vous ai très bien vu tous les deux avec vos baguettes ! Allez ! Parle, Harry ! Je n’aime pas te voir comme ça.

Mais Harry ne répondit pas. Il ne pouvait pas lui expliquer. Il ne le voulait pas. Il voulait seulement vivre sa haine.
Lorsque Harry mit le pied sur le terrain de Quidditch, il vit devant lui toute l’équipe des Serpentards réunie au grand complet. Ils étaient tous là. Lorsqu’ils le virent arriver avec les autres qui l’avaient suivi, ils affichèrent tous un sourire mauvais. Mais cela n’arrêta pas Harry, bien au contraire. Suivi des quatre autres, Harry traversa rapidement le terrain et fit face aux Serpentards. Drago Malefoy, son nimbus 2001 dans une main, s’avança pour l’accueillir…

- Tenez… voilà le mort et le meurtrier. Quel étrange duo, dit Drago avec un sourire mauvais.

- La ferme, Malefoy ! s’exclama Cédric.

Harry, sidéré, se tourna vers Diggory. Il n’avait jamais entendu Cédric parler avec tant d’agressivité. Qu’est-ce qui l’avait tant mis en colère ? Ce n’était, après tout, que les paroles d’un imbécile.

- Ça va, Cédric... laisse tomber... dit Harry.

- Non, je ne laisserai pas tomber, Harry. Tu m’as sauvé et ça personne ne s’en rend compte!

Harry observa quelques secondes Diggory. Il ne comprenait pas où il voulait en venir.

- Nous n’avons pas la même conception du sauvetage, Diggory…Mais bon… C’est sans doute une question point de vue, je suppose… continua Malefoy.

- Tu joues au gars qui connaît tous les secrets du monde, mais tu ne sais rien. Oui je suis mort, et après ? Grâce à Harry, mon esprit est libre et mon corps ne pourrit pas dans ce cimetière délabré.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:25

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIII : Vif d’Horreur (3e Partie)



Diggory sourit froidement et lança à Harry un coup d’œil vif avant de continuer.

- Mon corps ne pourrit pas dans ce cimetière où le serviteur de ton Maître m’a tué.

Le visage de Drago pâlit.

- C’est une chance pour toi que tu sois déjà mort, car sinon je te ferais ravaler tes paroles ! dit-il avec rage, pointant sa baguette magique sur le spectre de Diggory.

- Tu n’as pas le droit d’utiliser la magie en dehors de l’école, alors range cette baguette, Malefoy, ordonna Hermione, avec un sourire plein de sous-entendus. Retournez au château et laissez l’équipe de Griffondor faire son entraînement.

- Nous avons un papier écrit de la main du professeur Rogue lui-même, intervint alors d’un ton hautain Malcolm Baddock, un jeune de deuxième année qui était remplaçant dans l’équipe des Serpentards.

- Le terrain nous était réservé, s’exclama Fred, qui venait d’arriver avec George et les autres membres de l’équipe de Griffondor.

- J’ai bien peur que non…dit Malefoy avec un sourire mauvais. Il avait entre les mains l’horaire des réservations du terrain de Quidditch pour les trois prochaines semaines. Votre capitaine n’est pas venu signer après l’approbation.

- Oh non… c’est vrai…J’avais un examen d’Enchantement…J’ai…

- Ce n’est pas grave, dit Katie. Il doit y avoir un moyen de s’arranger…

Toute l’équipe approuva d’un signe de tête. Harry, quant à lui, savait qu’il n’y avait pas vraiment de chances que cela se règle si Malefoy était derrière tout cela…

- Le terrain nous revient donc, continua Malefoy.

- Il n’en est pas question ! s’exclama Angelina.

- Tout le monde savait que nous allions faire une pratique ce soir, dit George. Et vous le saviez aussi.

- Nous avons un match dans un mois…continua Malcom d’un ton hautain…Ce n’est pas votre cas… Nous avons donc la priorité…Quoique votre gardien fait presque pitié à voir. Il manque effectivement de pratique.

- Vous vous êtes entraînés toute la semaine dernière, dit alors Katie.

- Vous auriez peut-être dû faire pareil, répondit Drago.

- Vous ne faites ça que pour nous nuire, rien d’autre, dit Harry. Ce n’est pas surprenant de votre part, ajouta-t-il avec rage.

- Tu le fais assez bien toi-même…répondit Malefoy.

- Qu’est-ce que tu essaies de me dire, Malefoy ? demanda Harry.

- Penser n’est pas ta spécialité à ce que je vois…

- Nous n’avons qu’à régler ce petit malentendu avec un petit match rapide : La première équipe à compter un but ou bien à toucher le Vif d’or gagne le terrain, proposa alors Angelina, qui n’avait pas entendu les dernières paroles de Drago Malefoy.

- C’est d’accord, répondit Drago qui n’avait même pas pris la peine de consulter les membres de sa propre équipe. Ce sera réglé en deux secondes.

Harry regarda Malefoy et tenta de comprendre ce que ce dernier venait de lui dire... ou bien plutôt ce qu’il n’avait pas dit…Mais ce dernier s’éloigna pour se mettre en position.
Diggory se proposa pour être le juge de ligne et Ron s’occupa des balles. Tous deux observèrent les Serpentards avec des yeux soupçonneux. Ils ne faisaient pas confiance aux membres de l’équipe de Malefoy. Cho et Hermione, quant à elles, se retirèrent du terrain. Cette dernière semblait anxieuse. Les Griffondors se mirent en position de leur côté du terrain. Harry vit dans les yeux de ses coéquipiers la détermination que les habitait. Lui-même était bien résolu à battre Malefoy à plate couture. Les Serpentards leur faisaient face. Ils étaient bien résolus à remporter ce pseudo-match. Harry et Malefoy se fixèrent intensément. Aucun des deux ne voulait fléchir devant le regard de l’autre. Au compte de trois, Drago et Harry donnèrent un coup de pied sur le sol et s’envolèrent exactement en même temps. À cette heure qu’on appelle entre chien et loup, Ron lança le Souafle et le Vif d’or. Harry monta alors en flèche vers le ciel assombri de ce soir de décembre. La fraîcheur de la soirée qui commençait se faisait de plus en plus intense avec l’altitude, ce qui avait pour effet d’éveiller davantage les sens de Harry. Une fois arrivé à une quinzaine de mètres au-dessus du sol, Harry ralentit un peu sa course et regarda autour de lui à l’affût du moindre signe du Vif d’or. Il était bien décidé à battre Drago à son propre jeu. Harry fit le tour du terrain quelques fois. Harry regarda vers sa droite et vit Drago Malefoy qui flottait non loin de lui. Sans le regarder davantage, Harry décida de le faire tomber dans un piège : La Feinte de Wronski. Il fonça alors vers le sol en une fraction de seconde et entendit les courants d’air provoqués par la course de Drago derrière lui. Ce dernier était tombé dans le panneau… « Encore deux petites secondes » Harry se décida à rebrousser chemin. Mais lorsqu’il stoppa sa descente, Harry regarda au-dessus de sa tête et vit Drago Malefoy qui fonçait droit vers lui. Il le suivait beaucoup plus près que Harry ne l’avait pensé. Harry se dirigea alors droit devant lui avec toute la force de son balai pour l’éviter de justesse. Il regarda ensuite derrière lui pour voir si Drago avait réussi à freiner à temps, car il volait à une vitesse folle vers le sol. Malheureusement, ce dernier avait bel et bien stoppé son balai. Harry se dit qu’il avait peut-être été imprudent. « Mais ce n’est pas bien grave…c’est Drago… »

- Tu es malade ou quoi ?! s’exclama ce dernier, enragé.

- Si tu n’es pas capable de jouer, Malefoy, abandonne…

- Ce genre de sport est pour les gens civilisés…

- Alors tu ne devrais pas jouer…

Puis Harry continua son chemin dans les airs et tourna à gauche pour ne plus avoir le fils Malefoy devant les yeux. De leur côté, les Griffondors tentaient de prendre le Souafle qui était entre les mains d’un jeune Serpentard de sixième, du nom de Adrian Pucey. George tenta d’empêcher sa progression vers Seamus avec un Cognard, mais ce dernier fut réexpédié dans les airs par un Batteur de l’équipe adverse. Adrian n’était maintenant qu’à quelques mètres à peine…Seamus s’approcha de lui pour mieux intercepter le tir. Le Serpentard s’apprêtait à tirer…Il s’arrêta… Il lança le Souafle…Dans les airs ? Mais qu’est-ce que Adrian était en train de faire ? C’est à ce moment que les Griffondors réalisèrent qu’ils étaient tombés dans un piège. Adrian venait de passer le Souafle à Terence Higgs, placé plus haut. Ce dernier vola directement vers les cercles d’or et prit Seamus au dépourvu. Il fonça vers les buts, mais il savait qu’il arriverait trop tard…Il s’en était trop éloigné. À ce moment, Angelina et Alicia poussèrent toute la puissance de leurs petites étoiles filantes pour arrêter leur adversaire. Alicia était sur le point de le toucher. Puis, comme sorti de nulle part, le Vif d’or fendit l’air devant Terence et la jeune Griffondor. Sans y penser, Harry s’élança vers le petit objet doré. Lorsqu’il regarda au-dessus de sa tête, il constata que Drago l’avait suivi de près. Les deux Attrapeurs croisèrent le chemin de leurs coéquipiers, mais ne s’en soucièrent guère. Cependant Harry avait entendu les cris de joie particuliers de George et de Fred. Lorsqu’il regarda vers sa droite, Harry comprit que leur intervention avait empêché le Serpentard de compter le but vainqueur, car ils lui avaient bloqué le chemin. Alicia et Angelina n’avaient pas réussi à lui faire lâcher le Souafle, mais cela avait permis à Seamus de se rendre de justesse aux buts. Il en était très heureux pour son ami. Cela allait prouver aux Serpentards que leur gardien de but était plus qu’à la hauteur.

- Ce n’est que la chance du débutant, remarqua Drago. Ce dernier était maintenant tout près de Harry, juste au-dessus de lui. Le Vif d’or était, quant à lui, toujours devant eux, à quelque dix mètres. C’est alors que Harry décida de faire une vrille pour embrouiller le Serpentard. Il se coucha sur son balai et pivota à grande vitesse. Durant quelques secondes Drago ralentit grandement pour comprendre ce que Harry fabriquait, mais surtout par peur d’être frappé par ce dernier, ce qui donna à Harry l’avance dont il avait besoin. Mais lorsqu’il regarda à nouveau devant lui, Harry constata que le Vif d’or n’y était plus. Puis, Harry entendit comme un courant d’air derrière lui. Il se tourna vers Drago et constata que ce dernier fonçait en flèche vers le ciel, où Harry vit les ailes dorées du Vif d’or. Sans réfléchir plus longtemps, Harry mit toute la puissance que son balai possédait pour rattraper Malefoy. En à peine quelques secondes, les deux rivaux étaient de nouveau côte à côte. Ils s’approchaient du Vif d’or. Puis Harry vit Drago étirer le bras vers la petite boule dorée. Harry se coucha davantage sur son balai pour réussir à prendre de l’avance sur Drago. Harry et lui étaient tout près du Vif d’or, alors que ce dernier montait encore plus haut vers le ciel maintenant noir. Harry tira sur son balai pour le suivre à son tour. C’est alors que Harry entendit une voix derrière eux. Drago ne semblait pas l’avoir entendue. Lorsqu’il se retourna (il allait regretter son geste ensuite…), Harry vit que Diggory volait vers eux. Ils étaient montés beaucoup trop haut. Ce dernier leur faisait signe de redescendre. Harry était furieux. Comment Cédric pouvait-il lui demander une telle chose ? Il était bien décidé à ne pas abandonner si Drago continuait sa course. Il allait crier à Diggory de rebrousser chemin lorsqu’il eut comme un coup à l’estomac. Harry se sentit mal. Les mots de sortaient pas. Ils restaient pris dans sa gorge comme si on l’empêchait de respirer. Harry se sentait comme si sa tête pesait maintenant une tonne. Quelque chose semblait l’attirer vers le sol. Comme une force invisible. La tête commença à lui tourner. Harry ferma les yeux quelques secondes. Puis il n’entendit plus rien. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il ne voyait plus Diggory nulle part, mais se sentait toujours mal. Il s’agrippa plus fort à son balai. Il ne voulait pas tomber. Mais le mal ne disparaissait pas. Il augmentait. C’était comme on lui pressait le cœur. C’est alors qu’il regarda tout autour et vit devant lui un mur de pierre. Comment était-ce possible ? C’est à ce moment que Harry se rendit compte que Malefoy et lui étaient sortis du terrain de Quidditch et remontaient le mur près de la porte d’entrée. « Qu’est-ce qui se passe ? Ce n’est pas normal…Jamais le Vif d’or ne sort du terrain…Comment sommes-nous sortis tous les deux du terrain de Quidditch sans s’en rendre compte ? Est-ce que c’est un piège monté par les Serpentards ? Pourquoi ? »

- Drago !!!! Arrête !!!!!! Le Vif d’or est ensorcelé !

- Et puis quoi encore, Potter ? C’est le seul moyen que tu as trouvé pour m’arrêter… tu es vraiment pathétique !

- Non…dit Harry faiblement. La tête lui tournait. Harry dû ralentir. Puis il eut l’impression que sa cicatrice au front s’ouvrait à nouveau. Il perçut un son provenant d’en bas. C’étaient des cris. Lorsque Harry regarda vers le sol, il vit leurs coéquipiers de Quidditch. Les membres des deux équipes étaient là sur leur balai, mais ils ne montaient pas plus haut. « Pourquoi ne continuent-ils pas le match ?» Harry ne comprenait pas. Il avait mal au cœur. Il avait beau vouloir comprendre ce que les autres leur disaient, il n’entendait pas ce qu’ils criaient tous. Harry releva alors la tête vers Drago qui, lui, avait continué sa course à la même vitesse. Le Vif d’or volait à quelques mètres de lui à peine. Harry était bien plus loin. « Je dois l’arrêter » se dit Harry en regardant Drago dans le ciel. Il allait atteindre le Vif d’or dans quelques secondes. Puis quelque chose attira soudainement le regard de Harry. Mais à cause de la douleur, il avait de la difficulté à comprendre de quoi il s’agissait. Il y avait quelque chose sur le toit de l’école. Cela avait une couleur blanche…ou bien plutôt grise. Cela ressemblait étrangement à un chien. Cette chose les fixait tous les deux, mais Drago n’avait absolument rien vu, trop concentré sur le Vif d’or. Harry comprit. C’était un loup. Un loup se trouvait sur le toit de l’école et le Vif d’or fonçait vers lui. Harry en était certain, c’était cet créature qui avait ensorcelé le Vif d’or. « Je dois aider Drago… Il fonce tout droit vers lui » Harry prit sa baguette entre ses doigts et la pointa vers le loup. Harry voulait lancer des étincelles rouges dans le ciel comme l’année dernière, lors de la Dernière Épreuve. Ainsi il réussirait peut-être à attirer l’attention de Drago vers le loup. Mais lorsqu’il pointa sa baguette vers le ciel, Harry constata qu’elle était devenue très chaude. Ses mains également. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Durant une fraction de seconde, Harry se demanda s’il devait lancer le sort. Puis il se dit qu’il ne pouvait pas demeurer là à ne rien faire, alors que Drago fonçait droit vers cette créature. Lorsque le coup partit, Harry entendit une détonation. Les étincelles rouges jaillirent de sa baguette avec force. Le sort s’accomplit avec une telle puissance que le balai de Harry dévia. On aurait juré voir des fusées dans le ciel. Le sort frappa le mur de l’école et provoqua une onde de choc terrible. Plusieurs pierres du mur s’étaient détachées et tombaient droit vers ses amis restés au sol. Harry était figé sur place. Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines lorsque Harry entendit des cris plus bas. Il regarda ensuite vers le ciel et fut horrifié. Drago avait perdu prise à cause du choc et tombait en chute libre. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Sans réfléchir, Harry plongea à la suite de Drago.

- Drago !!! Accroche-toi !

- Tu…


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:26

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIII : Vif d’Horreur (4e Partie)


Malefoy regarda Harry avec des yeux horrifiés. Il n’avait même plus le courage de parler. Harry se coucha sur le manche de son balai et tendit la main vers Drago. Il n’était plus qu’à un mètre de ce dernier. Lorsqu’il s’approcha encore de Drago, Harry vit près de lui, de chaque côté, une forte lumière vive et aveuglante. Il ne voyait presque plus Drago. Elle provenait du haut du Château. Ou bien provenait-elle du sol ? Harry n’en savait rien, et il ne comprenait pas. Le sol devant eux se couvrit d’un voile blanc et mauve. Puis Harry eut l’impression que toute cette lumière les entourait avec violence. Elle se heurtait à la noirceur de la nuit avec force. Ils entendirent tous deux une explosion. Comment était-ce possible ? Qu’est-ce que c’était, cette fois ? Cela n’avait pas d’importance pour l’instant, mais tous deux comprirent qu’ils étaient en danger. Le visage de Drago s’assombrit, mais ses yeux n’en demeurèrent pas moins fixés sur Harry. L’onde de choc les atteignit en une fraction de seconde. Harry sentit sur son visage les vents violents et la force du sort. Le sort avait une très grande puissance. Une trop grande puissance. Drago s’envola dans les airs et disparu dans les ombres. Harry fut projeté avec une force inouïe vers la gauche. Il paniqua. Il allait mourir. Il en était certain. Les vents violents le heurtèrent de plein fouet. Il allait lâcher prise. Ses bras lui faisaient trop mal. Il ne pouvait plus tenir. Mais il devait tenter de sauver Drago. Dans le tourbillon qui l’emportait, Harry tenta de le repérer, mais il faisait trop sombre. La poussière des pierres détachées l’empêchait de voir. Il y eut un cri dans les ténèbres. C’est alors que Harry vit Drago, là, à demi-conscient, en chute libre loin de lui. Cela prit quelques secondes à Harry pour reprendre ses esprits, mais pour lui, cela sembla des heures. Harry fonça à nouveau vers Malefoy, mais à présent le temps lui manquait. Il allait s’écraser sur le sol. Harry devait le rattraper. Harry tendit à nouveau sa main vers Drago et celui-ci allongea difficilement son bras. Harry l’attrapa en plein vol et Drago s’accrocha à lui avec la force du désespoir. Lorsque Harry regarda à nouveau dans les yeux de Malefoy, il vit encore de la crainte, mais ils n’avaient pas le temps de discuter. Ils devaient aider leurs coéquipiers. Étreignant le bras du Serpentard avec force, Harry tira sur le manche de son balai et arrêta sa descente pour permettre à Drago de se hisser devant lui. Harry avait toujours de la difficulté à se tenir en équilibre sur son balai. La tête lui tournait encore, mais la douleur de sa cicatrice s’était calmée.

- Ils…Ils vont bien…dit Harry difficilement. Regarde McGonagall.

Minerva McGonagall était hors de l’école. Un voile blanc et violet séparait toujours Harry et Drago de leurs coéquipiers. Les pierres avaient semble-t-il été désagrégées par le Professeur de Métamorphose. Ou bien était-ce à cause dû bouclier lui-même ? Dès que Harry posa le pied sur le sol, Drago sauta sur la terre ferme et s’éloigna, mais non pas assez rapidement pour que Harry ne remarque pas des blessures sur le bras droit de Drago. Des blessures qui semblaient à des brûlures vives.

- Drago…Est-ce moi qui…

Drago s’arrêta et regarda ses bras. Il se tourna ensuite vivement vers Harry et le regarda froidement.

- J’ai toujours dit que tu étais fou. J’en ai la preuve aujourd’hui.

Harry se sentait coupable. Il avait seulement voulu aider Drago. Voilà qu’il avait blessé un deuxième élève. Mais en même temps Harry était en colère, mais ne pouvait déterminer s’il était en colère contre Drago ou bien contre lui-même. Mais il trouvait injuste que Drago réagisse ainsi après qu’il lui ait sauvé la vie.

- Qu’est-ce qui s’est passé là–haut, Harry ? demanda Ron. Pourquoi êtes-vous allés aussi loin ? Pourquoi as-tu utilisé ta baguette contre Drago ?

- Je ne comprends pas… Ce n’était pas lui que je visais…C’était le loup sur le toit…

- Euh… Quelqu’un à vu quelque chose, demanda Seamus.

Personne ne répondit. Tous avaient l’air interdit.

- Harry… Il n’y avait pas de loup, lui dit alors Ron. Harry vit une lueur prendre forme dans les yeux clairs de son ami. Il le prenait sûrement pour un fou. Mais Ron ne dit rien de plus. Il prit son ami par les épaules et l’amena au Professeur McGonagall. Sans poser de questions, Minerva McGonagall reconduisit Harry et Malefoy à l’infirmerie. En chemin Harry croisa Hagrid qui lui sourit. Mais ses yeux avaient un aspect soucieux. Est-ce qu’il avait vu la scène ? Harry ne comprenait plus rien. C’était comme si les gens n’avaient absolument pas vu la même chose que lui là-haut. Personne n’avait vu le loup.

Lorsqu’ils arrivèrent à l’infirmerie, Madame Pomfresh semblait déjà occupée, alors Harry et Drago prirent eux-mêmes des lits. Le Professeur McGonagall leur dit de passer la nuit à l’infirmerie et que le lendemain le Professeur Dumbledore voulait s’entretenir avec chacun d’entre eux.

- Pouvez-vous dire au Professeur Dumbledore qu’un loup se trouvait sur le toit de l’école et que je crois qu’il s’agit d’un Animagus. Je suis persuadé que le Vif d’or a été ensorcelé par cette personne.

- Potter…les loups ne s’approchent jamais de l’école, vous devriez le savoir, lui répondit le professeur McGonagall avec un regard peiné.

- Je sais ce que j’ai vu ! s’exclama Harry avec rage.

- Moi aussi, s’exclama à son tour Drago. Et je n’ai pas vu cette créature. Tout ce que j’ai vu c’est que tu m’as délibérément attaqué pour gagner le terrain! Tu es complètement malade !

- Ce n’était pas t…

- Assez ! Maintenant vous vous couchez et vous attendez le retour de Madame Pomfresh, dit le Professeur de Métamorphose. Puis elle sortit de la pièce.

- J’ai vu de la lumière émaner de toi, Potter, dit alors Drago en s’allongeant sur un lit. Il avait enroulé ses deux bras dans une couverture.

Harry était en colère.

- Tu as halluciné, Malefoy. Tout ce que j’ai fait, c’est produire des étincelles avec ma baguette. Et même si c’était le cas, qu’est-ce que cela changerait ? répondit Harry d’un ton orgueilleux.

- Ce serait la preuve que tu n’es pas comme les autres. Cette lumière noire était de la magie noire à l’état pur…

- De moi ? Quelle lumière noire ?

- Bon, qu’est-ce que nous avons là ? dit alors la voix de Madame Pomfresh qui était apparue de derrière un rideau tiré à l’autre bout de la pièce.

Drago ne répondit pas.

Le lendemain matin, lorsque Harry se réveilla, il se sentait mieux. Lorsqu’il ouvrit les yeux et mit ses lunettes et il se rendit compte que Malefoy était déjà parti. Il était seul dans la pièce. Il allait attendre les derniers soins de Madame Pomfresh avant d’aller rejoindre ses amis. Il avait envie de leur parler. Contrairement à la veille, il se sentait en paix dans son esprit. Mais bien vite les doutes revinrent au pas de course. Est-ce qu’il avait attaqué Malefoy ? Est-ce qu’il avait halluciné cet intrus sur le toit du château ? Non, il n’avait pas imaginé l’ensorcellement du Vif d’or, alors cela devait être vrai aussi. Et est-ce que ce que Drago avait raconté à propos de la lumière noire était vrai aussi?
Le temps passait, mais pas assez vite pour Harry. Madame Pomfresh lui donna son congé rapidement. En fait, Harry ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas pu retourner à la tour des Griffondors avant, mais cela ne le dérangeait pas vraiment. Avant de partir, Madame Pomfresh lui remit une potion contre les étourdissements et les maux de têtes, par mesure de précaution. Harry en fut reconnaissant, même s’il était persuadé que cette potion ne pouvait en rien diminuer la douleur que lui causait sa cicatrice par moments. Pourquoi lui avait-elle fait mal hier, au fait ? Harry avait beau chercher, il ne trouvait pas d’explication logique. Voldemort était-il derrière tout ça ? Était-il à proximité ?
Lorsqu’il sortit de l’infirmerie, Harry croisa Ron et Hermione qui venaient lui rendre visite avec un petit-déjeuner. Ils se rendirent à la tour de Griffondor pour que Harry puisse manger en paix. C’est alors que Harry constata qu’il avait beaucoup dormi, plus qu’il ne l’avait crû au départ, car tous les élèves étaient levés depuis longtemps (le samedi tout le monde aime bien flâner non ?). Alors qu’il regardait par la fenêtre vers la Forêt interdite, Hermione aborda le sujet de l’heure, celui dont personne n’osait parler :

- Raconte-nous ce qui s’est produit au sommet de la tour sud, Harry, demanda-t-elle.
Harry leur relata tout ce qui s’était passé, selon lui, lorsqu’il avait voulu répondre à Cédric, puis avait ensuite tenté de rattraper Drago. Il leur parla du loup, de ses étincelles rouges, puis de l’explosion.

- Je sais que cela semble étrange, mais je vous demande de me croire. Harry avait l’impression que ses amis doutaient de lui. Vous savez bien que je ne mettrais jamais vos vies en danger pour une partie de Quidditch. Vous me croyez, n’est-ce pas ?

- Bien sûr que nous te croyons, s’empressa de dire Hermione. C’est juste que… enfin … Nous ne savons plus vraiment ce qui est sûr ou non. Euh…Je ne parle pas de toi, bien sûr…Mais seulement de la manière dont les choses se sont passées. Tout ce que l’on sait, c’est que sans l’intervention du Professeur McGonagall, ce match aurait pu finir tragiquement. C’est tout de même la moitié de la tour qui a explosé…

- Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? Que c’est de ma faute ?!!!! demanda Harry agressivement. Je n’y suis pour rien !!! Je ne suis pas le seul à avoir jeté un sort ! Il y avait aussi toutes ces lumières étranges. Et la lumière noire ? Vous vous en souvenez ?

Ron et Hermione se regardèrent un instant et demeurèrent silencieux. Harry était au désespoir. Si ses propres amis ne le croyaient pas, qui le ferait ?

- Harry…écoute…nous n’avons rien vu à cause de la barrière de protection de McGonagall et euh… de Hagrid près de nous, dit alors Ron. Nous ne disons pas que nous ne te croyons pas, assura-t-il. Nous disons seulement que nous ne l’avons pas vu. Après tout… personne n’a été blessé.

- Personne sauf Drago, dit Harry amèrement.

- Drago ne compte pas…C’est une chouette sans cervelle…

- Une fouine Ron, rectifia Hermione.

- Quoi ?

- Une fouine, rajouta Harry. L’an dernier…Avec Maugrey…Tu ne te rappelles pas ?

- Ah oui… C’est ce que je voulais dire…En tout cas… Vous avez pu vous pratiquer, non ? dit-il avec un sourire. Ce n’est tout de même pas si mal…Alors arrêtons d’en parler et profitons de cette magnifique journée pour…euh…relaxer et…

- Étudier, Ronald Weasley, répondit Hermione en souriant à son tour. Elle semblait heureuse d’avoir cloué le bec de Ron. Tous deux se levèrent pour aller chercher leurs livres.

- Hagrid était là ? demanda Harry qui était demeuré silencieux quelques instants.

- Oui, répondit Hermione. Il est apparu de nulle part dernière nous et nous a rassemblé près de lui à l’intérieur. Puis il est parti sans rien nous dire. Il avait sans doute quelque chose de pressant à faire. Alors, tu viens ?

Harry releva alors les yeux et regarda ses deux amis qui le regardaient. En les voyant ainsi, côte à côte et lui souriant, Harry su a cet instant que ses amis lui faisaient toujours confiance et qu'il pouvait compter sur eux. Et c'est ce qu'il se promit.
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:28

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIV : Les Démons Du Passé


NB : Tous les * représentent des éléments faisant référence à la fanfiction de Reveanne intitulée : « Le Mystère De La Source » que vous retrouverez sur le site ff.net dans une nouvelle version rééditée.

Plus tard dans la journée du samedi, Harry se retrouva seul avec Ron parce qu’Hermione avait dû, en tant que préfète de Griffondor, superviser un groupe de jeunes première année lors d’une évaluation extérieure avec le professeur Chourave. Les élèves devaient en effet aller chercher certaines plantes médicinales et en faire un onguent contre les éruptions cutanées. Le professeur Chourave ne voulait pas que ses petits protégés aillent dans la Forêt Interdite et avait donc demandé l’appui des préfets de l’école.
Comme ils étaient libres de devoirs ( enfin, c’est ce qu’ils se firent croire étant donné qu’ils avaient passé trois « grosses » heures avec Hermione à étudier les enchantements susceptibles d’être à l’examen de la semaine prochaine…c’était bien suffisant), Ron proposa à Harry d’aller voir Hagrid. Tous deux étaient bien curieux de savoir pourquoi Hagrid n’avait pas assisté au cours de la veille.
Arrivant près de l’entrée, Harry vit un soleil radieux à l’extérieur, ce qui le fit sourire. Les reflets sur la neige de décembre lui redonnaient l’agréable sensation d’être en vie. Il se sentait heureux pour la première fois depuis longtemps.
Lorsqu’il s’éloigna de la porte d’entrée cependant, les pensées de Harry s’assombrirent à nouveau. Il vit les restes de la tour sud et voulut disparaître dans la neige. Les pierres sur le sol se comptaient par centaines. De grosses pierres massives, pour la plupart en mauvais état. Et des débris. Des tonnes de débris couvraient la neige de décembre. On voyait des éclats de vitre briller par terre et des morceaux de pierre et de bois partout. Harry se sentait mal, persuadé d‘être la cause de cette explosion. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Il ne comprenait pas.
Bien que Ron lui dit de rester à distance de la tour effondrée, Harry s’en approcha. Et Ron le suivit tout de même. Le professeur Dumbledore avait fait venir des charpentiers et des spécialistes en bâtiments magiques. La réparation de la tour ne pouvait visiblement pas se faire en un simple coup de baguette magique. Harry se trouva idiot de ne pas y avoir pensé.
Un grand sorcier, à l’apparence raide comme les planches servant à rebâtir la tour, observait ses plans d’un œil critique. Harry vit ensuite un autre sorcier d’un certain âge, le dos voûté, s’approcher du premier d’un air estomaqué.

- Nom d’une Gargouille…C’est incroyable…De toute ma vie, je n’ai jamais vu une chose pareille, dit-il.

- Vu quoi ? dit l’homme raide. Cet incident n’a rien d’extraordinaire. C’est une simple explosion, rien de plus…

- Pas dans une école comme ici…Une telle puissance de sortilège, voyons…Mais enfin, regarde !

Le grand homme balaya les débris et les restes de la tour d’un regard sans intérêt.

- Ce n’est tout de même pas la première fois que tu vois les dégâts causés par une fusion, Marius…surtout de troisième ordre…répondit l’autre d’un air absent, le nez de retour sur ses plans.

- Rien à voir avec le troisième ordre, Clovis! Ce n’est pas une simple onde de choc qui a causé tant de… tous ces dommages…Enfin… Regarde toutes ces pierres noircies ! Toutes ces traces ! Toutes ces gravures dans les pierres ! Les sorts ont creusé la pierre taillée vieille de mille ans…Une pierre protégée contre ce genre de sortilège…On pourrait presque jurer qu’il y a eu un rayonnement… ou bien quelque chose qui s’y apparente fortement. Qu’est-ce qui se passe dans cette école ?

- Quoi ? Tu crois qu’il y aurait une source* dans le château ? dit l’homme appelé Clovis en riant. Elles sont vivantes maintenant ? Et elle aurait voulu sortir faire une balade à l’extérieur, c’est ça ? Une source vivante ! Et puis quoi encore ? Continua-t-il, le sourire aux lèvres. Un sourire mauvais. Il semblait heureux de sa propre plaisanterie. Et qu’est-ce qui l’aurait bien arrêté, selon toi ?

- Mais non, triple idiot ! Je n’ai pas que dit que c’était le rayonnement d’une source qui avait provoqué cette explosion…Les sources*, c’est un mythe à raconter aux apprentis-sorciers avant d’aller un lit…Au même titre que la légende du phénix noir ou bien celle de la chasse-galerie…Bien agréable à entendre sur le bord d’un bon feu, mais pas sur le bord d’un chantier… Non, moi je te parle d’un simple rayonnement. Ou bien peut-être d’une Extraction…Je ne sais pas d’où cela est venu, mais ce qui est certain, c’est que la ce qui a fait tant de ravages est puissante, c’est moi qui te le dis.

Ron jeta un coup d’œil rapide à Harry et détourna aussitôt le regard pour ne pas qu’il se rende compte du doute qui l’effleura quelques instants. Mais Harry avait déjà tout compris de ce regard furtif…

- Qu’est-ce qu’une fusion de troisième ordre ? demanda Harry en s’approchant des deux hommes.

Ceux-ci se tournèrent vers Harry avec grand étonnement. Ils regardèrent tous deux Harry de la tête ( surtout…) aux pieds.

- Une fusion survient lorsque deux sorts de puissance égale se confrontent, s’entrechoquent et s’englobent mutuellement.

Ce n’était pas un des hommes qui avait répondu, mais une voix plus mûre et douce derrière Harry. Lorsque ce dernier se retourna, il eut la surprise de voir le Professeur Chang derrière lui, qui le regardait avec des yeux amicaux, toujours de cette manière déconcertante et perçante dont elle était la seule à avoir le secret. Elle était presque entièrement cachée par la grosseur de son manteau d’hiver.

- Lorsque deux sorciers de puissance égale s’affrontent, leurs sorts s’englobent l’un l’autre et il y a toujours alors une onde de choc, aussi minime fut-elle. Ce genre de fusion survient souvent dans une école, continua-t-elle, car tous les élèves ou presque sont au même niveau. Et je ne parle pas du niveau scolaire, car cela n’a rien à voir. Je parle de la capacité qu’a un sorcier de faire sienne la magie. Par contre, je n'ai jamais vu un élève faire exploser une tour…Du moins, ça fait longtemps…

- Mais un jeune de première ne peut pas être aussi puissant qu’un élève de septième, assura Ron, certain de ses convictions.

- Dans un cheminement normal, oui. Qu’est-ce que vous apprenez dans cet établissement, Mr Weasley ?

- À faire de la magie, non ?

- Vous n’apprenez pas à faire de la magie. Vous apprenez à faire vôtre la magie. Car la magie n’est pas une notion abstraite, elle existe vraiment. Lorsque vous la transformez, elle n’est alors plus un corps étranger, mais une partie de vous-mêmes. Cependant, de très jeunes sorciers peuvent déjà montrer en bas âge une puissance magique surprenante, s’ils savent d’instinct comment la transformer.

- Mais ils sont alors pris en charge par le ministère, répondit Marius. Et heureusement… Imaginez ce qu’un élève pareil pourrait faire dans un endroit comme ici…

- Je le sais…répondit-elle en regardant les pierres sur le sol.

Harry regarda le professeur Chang. Il la fixa si intensément qu’il était certain qu’elle avait senti son regard posé sur elle, mais elle ne bougea pas. Que voulait-elle dire ? Peut-être avait-elle déjà vu dans le passé une telle démonstration de puissance. Le cerveau de Harry bouillait sous les questions. Y avait-il un tel élève dans l’école ? Et si oui, depuis quand ? Sachant qu’il n’aurait pas la réponse, Harry regarda ailleurs.

- Comment fait-on pour devenir un sorcier de Deuxième Ordre? C’est bien de cela dont il est question finalement, non ? demanda Ron. La simple idée de pouvoir devenir plus puissant que ses frères ou bien que Drago Malefoy le rendait déjà heureux.

- Vous ne voulez pas devenir un sorcier de Deuxième Ordre, Mr Weasley, répondit le Professeur Chang d’un ton ferme. Vous ne voulez pas mourir, n’est-ce pas ?

Ron fit signe que non.

- De tels sorciers meurent très jeunes, assura le vieil arpenteur.

- Lorsque vous devenez ce genre de sorcier, Mr Weasley, expliqua le professeur, vous devenez partie intégrante de la magie. Vous supportez alors une magie qui n’est pas la vôtre. Et elle vous dévore vif.

- Comme le professeur Lupin ? demanda Harry.
Le Professeur Chang de tourna vers lui et approuva d’un signe de tête.

- Plusieurs sortilèges et rituels magiques utilisent des poils, des crocs ou des griffes de loups-garous.

-Le Professeur Lupin est donc devenu un « ingrédient » de la magie, c’est ça ? demanda alors Ron.

- Oh…Je ne crois pas qu’il apprécierait que vous parliez de lui en ces termes, Mr Weasley, dit la voix de Dumbledore derrière eux. Lorsque les deux garçons le regardèrent, ils virent devant eux leur directeur d’école vêtu d’une longue cape de couleur émeraude et d’un chapeau de velours bleu clair, avec de petites étoiles sur le rebord. Il revenait visiblement d’une visite chez Hagrid.

- Combien de temps cela prendra-t-il, Mr Anderson ?

- Il est encore tôt pour le dire, Professeur Dumbledore, répondit alors l’homme à l’allure raide qui était demeuré bien silencieux durant les explications du Professeur Chang concernant les degrés de magie. Dois-je encore conserver des échantillons pour la démont…enfin, dit-il en se reprenant, Miss Mignère, ou bien puis-je procéder ?

- Miss Mignère est une femme bien occupée, mais c’est l’une des ou sinon la meilleure Démontologue de l’Europe.

Démontologue ? Est-ce que Harry avait bien entendu le mot Démontologue ??? Ses entrailles se nouèrent subitement, et ses genoux faillirent fléchir. Est-ce qu’il aurait affaire à une Démontologue ? Pourquoi ?

- N’ayez pas peur de son titre, Mr Anderson, dit Dumbledore avec un sourire. Elle n’est pas comme les créatures dont elle s’occupe, je peux vous l’assurer. Le Ministère lui a envoyé un hibou tôt ce matin, dès qu’il fut au courant des faits, alors sa réponse ne devrait pas tarder. Mais peut-être enverra-t-elle son assistante, si elle en a une. Elle a déjà bien à faire avec ses cours à Beaux Bâtons. Je crois que seuls les échantillons sur les pierres noircies suffiront. Alors ? Quand la tour sera-t-elle remise à neuf ?

- Et bien, dit alors le vieil homme, comme les vacances arrivent à grands pas, cela pourrait prendre plus de temps. Toutes les pierres doivent être remises en place une par une et ensorcelées à nouveau. Cela prendra bien jusqu’en mars. Si nous savions la cause de cet incident, les choses pourraient bouger beaucoup plus vite, selon moi. Nous ne serions pas obligés de faire des tests sur des copies des pierres.

- Comme je n’ai pas parlé à toutes les personnes concernées dans cette histoire, je ne peux pas vous confirmer de faits, mais je dois vous avouer que je crois qu’il s’agit bien d’une extraction, comme vous le pensiez au départ mon bon Marius. Vous avez toujours l’œil…

Le vieil homme lui sourit et lui serra la main avant de s’éloigner avec l’autre barre à clou.

Puis le directeur de Poudlard se tourna vers les deux jeunes hommes et leur sourit à nouveau.

- Si vous vouliez voir Hagrid, je suis désolé, mais cela devra attendre un peu, car je l’ai envoyé en forêt, dit-il. J’aurais quelque chose à vous demander à nouveau, Mr Weasley, ajouta-t-il avec un sourire. Ron comprit que le Professeur Dumbledore avait à nouveau besoin de ses services en tant que « contact direct » avec son père. Ron lui sourit et prit la lettre que le Directeur lui tendait.
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:29

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIV : Les Démons Du Passé (2e Partie)


- Il serait important qu’elle lui soit adressée au plus tôt. Elle concerne l’incident d’hier soir. À ces mots, Harry voulut fuir, mais ses pieds en décidèrent autrement. Je veux savoir comment le Ministère traite le dossier et surtout qui en a la charge. Ainsi vous n’aurez pas à regarder cette lettre sous la lumière d’une bougie, Mr Weasley. Ron vira au rouge et prit congé immédiatement. Est-ce qu’il avait réussi à savoir le contenu de la dernière lettre de Dumbledore ? Pourquoi Ron n’en avait-il jamais parlé ?

Harry s’apprêtait à retourner au Château lorsque le Professeur Chang lui tapota l’épaule.

- Est-ce que je pourrais vous poser quelques questions, Mr Potter ? demanda-t-elle avec un sourire.

Harry s’efforça de lui sourire, mais eut bien de la difficulté à le faire. Il ne voulait pas qu’on lui pose de questions, car chacune d’elles le ferait douter davantage de ce qu’il avait vraiment vu la veille. Il doutait maintenant de lui-même. Il regarda le professeur Dumbledore et le Professeur Chang l’un après l’autre et se résolut à répondre aux questions.

- De quelle couleur était le loup sur le toit ? demanda alors le Professeur Chang.

Harry regarda quelques instants son Professeur de Défense contre les Forces du Mal et ne comprenait pas où elle voulait en venir.

- Euh…Et bien…Il était blanc.

- Blanc ? Vous en êtes sûr ?

- Oui…enfin…je crois…je ne sais plus, admit-il en regardant le sol.

Puis Harry se retourna vers le Professeur Dumbledore. Ce dernier s’était tourné vers la forêt interdite et ne semblait pas l’écouter.

- Et qu’est-ce que cette créature a fait ? demanda-t-elle ensuite.

- Et bien, il était sur le sommet de la tour avant l’explosion et il semblait fixer Drago. J’ai eu l’impression que cette créature avait lancé un sort au Vif d’or pour que Drago et moi le rejoignions.

- Tu as probablement raison, dit alors Dumbledore en regardant de nouveau Harry, mais il est encore trop tôt pour le dire. Je vous souhaite une bonne journée à tous les deux.

Alors Dumbledore salua Harry et sa collègue de travail, et retourna vers le Château. Harry observa son directeur s’éloigner et ressentit un malaise. Il se sentait délaissé, voire même abandonné. Dumbledore ne lui avait pas posé de questions. Il n’avait pas cherché à savoir ce qui s’était passé juste avant l’explosion, ni même après. Pourquoi ? Pourquoi était-il si silencieux ? Harry ne comprenait pas.
Il devait comprendre.
Sans même saluer le Profeseur Chang, Harry se mit à courir à toute vitesse vers Dumbledore, qui était déjà loin, près de l’entrée de l’école.

- Professeur…attendez…dit-il à bout de souffle, lorsqu’il l’eut rejoint, les mains appuyées sur les genoux, le regard fixé vers le sol. Vous ne voulez pas savoir ce qui s’est passé ?

- Je le sais déjà, Harry.

Puis le directeur monta les escaliers. Harry le suivit.
Il regardait son directeur, abasourdi. Comment pouvait-il le savoir ? Il y avait quelque chose que son directeur ne lui expliquait pas, mais quoi ?

- Harry, j’aimerais que tu fasses plus attention à l’avenir, continua-t-il. Ne te mets pas dans des situations dangereuses pour rien. Rien de bien grave ne s’est produit la nuit dernière. Les blessures de Mr Malefoy sont minimes, mais son père sera probablement mis au courant, dit le Professeur Dumbledore avec une pointe d’amertume dans la voix.

Ils arrivèrent au deuxième étage.

- Je comprends, répondit Harry avec un malaise. Mais je n’ai pas fait exprès ! Je ne m’en suis même pas rendu compte. Je flottais sur le terrain de Quidditch et puis l’instant d’après j’étais avec Malefoy près de la tour et lui fonçait tout droit vers le loup…

Dumbledore eut l’air surpris.

- Vous avez été déportés ? Tous les deux ? dit-il, pensif. Les boucliers de l’école doivent être plus faibles que je ne le croyais… Je vais devoir aller la voir…

Harry regarde son Directeur directement dans les yeux. Il ne comprenait pas où Dumbledore voulait en venir, mais alors qu’il allait le lui demander, ce dernier retourna malheureusement au sujet principal en passant derrière la statue de la Sorcière Borgne:

- Je sais bien que tu n’as pas fait exprès, mais tu dois te souvenir, Harry, de ce qui s’est produit en octobre avec Mr Longdubat. Tu as une très grande responsabilité et un lourd fardeau à porter. Je sais aussi pertinemment que tu n’as pas demandé à être le Maître du Sortilège, continua Dumbledore, une fois dans son bureau, alors que Harry ouvrait la bouche pour protester, mais Harry, tu apprendras bien vite que rien n’arrive sans raison.

Harry regardait le sol en silence. Il se sentait perdu. Depuis son arrivée à Poudlard, il y avait de cela cinq ans, Harry savait qu’il était toujours soutenu, défendu en quelque sorte par Dumbledore. Mais voilà qu’aujourd’hui son directeur, qu’il respectait et estimait plus que tout au monde, le poussait vers l’avant, seul, avec ce « fardeau », comme il disait. Il n’en avait pas eu conscience jusqu’à maintenant, mais Harry se rendait compte du terrible pouvoir qui était en lui, et cela le terrifiait. Harry soupira.

Alors qu’il s’apprêtait à prendre congé de Dumbledore, une pensée qui n’avait pas totalement disparue de son esprit depuis la veille revint le hanter : la lumière noire

- Professeur…Drago m’a dit que…enfin…Il m’a dit qu’une lumière noire m’avait entouré. Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Ne t’en doutes-tu pas un peu, Harry ? dit le Professeur Dumbledore en souriant tristement. N’y avait-il pas quelque chose de familier dans tout ce qui s’est passé hier soir ?

Harry se mit alors à réfléchir intensément. Était-il possible que la réponse ait été tout près tout ce temps et qu’il n’y ait absolument pas prêté attention ? Harry se rappela le loup… le Vif d’or… l’explosion… le mal…le mal qu’il ressentait…dans son corps…dans sa tête…Sa cicatrice qui brûlait à nouveau vivement ! C’était ça ! Cela avait un lien avec sa cicatrice ! Mais quelque chose le tracassait encore. Il n’y avait pas que cela…

- Tu sais, Harry, que ta cicatrice est un lien qui te relie à Voldemort depuis ton enfance. C’est également un lien avec une magie très sombre et puissante. Une magie qui n’est pas la tienne. Et hier soir, tu l’as de nouveau ressentie. Elle a été réactivée.

- Oui, mais comment ?! s’exclama Harry, découragé. Je croyais que seul Voldemort pouvait me faire souffrir physiquement comme ça !

- C’est le cas, Harry, dit-il en s’assoyant derrière son bureau. Comme tu as dû l’entendre lors de la discussion entre Mr Anderson et Mr Morane, Mr Anderson croit en la présence d’un sort d’extraction. Et je crois que ce vieux sorcier a tout à fait raison de penser ainsi. Ce genre de sort sert à extraire une parcelle de magie, ou un sort bien précis.

- Un peu comme Mr Diggory lorsqu’il avait ensorcelé ma baguette lors de la Coupe du Monde de Quidditch ?

- Si on veut. Avec ce genre de sortilège le Ministère, par exemple, est à même de savoir si un sorcier a été soumis directement à des sorts de quelconque nature. Et les sorts peuvent parfois être activés, comme ta cicatrice. Par contre, le sort d’extraction demande un grand contrôle et une grande concentration. Et le sorcier qui l’a utilisé hier a été déconcentré et a alors atteint la tour sud du même coup. Lorsque tu as utilisé ton sort, n’as-tu pas ressenti quelque chose d’anormal ?

Harry hocha la tête en signe d’approbation.

- Je n’ai fait que lancer des étincelles et ce fut comme si j’avais utilisé un sort dix fois plus puissant. Comme si…oh…je vois…comme si on me l’extrayait du corps…Je me souviens aussi que mes mains et ma baguette étaient chaudes…Un peu comme l’année dernière lorsque…enfin…vous vous souvenez du dôme d’or, n’est-ce pas ? Celui dans lequel j’étais avec Voldemort.

Dumbledore fixa alors Harry quelques instants, comme s’il tentait de se souvenir, puis approuva à son tour.

- C’est la combinaison de tous ces sorts qui a pulvérisé la tour.

- Alors ce n’est pas ma faute ? demanda Harry avec espoir. Il fixait Dumbledore.

- La question n’est pas de savoir à qui est la faute, Harry. La question est de savoir ce que nous allons faire pour que cela ne se reproduise plus, dit Dumbledore avec gravité. Un bâtiment peut être remis sur pied, mais pas une vie…

- Je sais…dit faiblement Harry. Une boule de feu semblait prendre forme dans sa gorge…

Dumbledore se leva de sa chaise et vint de placer devant Harry, et lui posa une main sur l’épaule.

- Il ne faut pas se tourner vers le passé, mais seulement l’écouter pour mieux avancer. Et pour ce qui est de ce petit accident d’hier soir, je sais que tu feras mieux la prochaine fois… dit-il en lui accordant un clin d’œil. Puis Dumbledore retourna à son bureau.

Avant de sortir, Harry se tourna à nouveau vers son directeur.

- Professeur…pourquoi…pourquoi le Ministère a-t-il fait venir une Démontologue ?

- C’est moi qui lui ai demandé de venir, répondit-il, par l’entremise d’Arthur Weasley. Elle ne sera là qu’à titre d’observatrice, et non comme exécutrice, dit Dumbledore en riant. Harry n’était pas rassuré.

- Exécutrice ? Vous voulez dire qu’elle tue des créatures magiques ??

- Parfois oui. Mais seulement celles qui s’attaquent aux humains. Miss Mignère possède l’une des plus impressionnantes collections d’armes magiques d’Europe.

Harry n’était décidément pas rassuré. Et si elle trouvait quelque chose d’étrange parmi les élèves ? Et si elle le prenait pour une des ces créatures ? Harry décida de prendre congé.


Plus tard dans l’après-midi, alors que Harry et Ron s’étaient sagement remis leur étude, Hermione vint les rejoindre avec un journal à la main. Elle semblait prise entre la colère, la pitié et le dégoût.

- Tu en fais une tête, qu’est-ce qui se passe ? demanda Ron, inquiet.

- Lis, ordonna-t-elle d’un ton sec.

Les Crocs de la Panthère

Savez-vous réellement qui est la Panthère ? Dans plusieurs pays, ce nom évoque seulement quelques faits divers dans une chronique de journal. Mais pour les gens de la Bulgarie et de la Roumanie, la Panthère fut il y a quelques années l’une des plus jeunes criminelles de son pays. Cela prit en effet plus de deux ans avant que les autorités mettent la main sur cette jeune mineure. Et voilà que le Ministère britannique s’apprête maintenant à la condamner à une incarcération à vie entre les murs de la prison d’Azkaban, où elle séjourne présentement. Cela va sans dire que beaucoup de sorciers sont soulagés de la tournure des évènements.
Issue d’une des plus anciennes familles de sorciers de Bulgarie, Nëmyria Nephlite Van Tchev fut toujours une enfant à problème selon la famille immédiate. Née dans un petit village bourgeois, près des côtes atlantiques britanniques, la fille de Igor Van Tchev et d’une moldue du nom de Lara Steinberg, enfant, se bagarrait déjà avec les moldus de son entourage, mit le feu à la résidence familiale, et risqua de noyer un de ses cousins, témoigne son entourage. Perdant d’abord sa mère pour cause de maladie, elle deviendra orpheline quelques semaines plus tard lorsque son père fut tué au département expérimental du Ministère Britannique de la Magie. La jeune Nëmyria alors à peine âgée de cinq ans sera d’abord placée dans plusieurs familles d’accueil, avant d’être laissée à l’orphelinat, où elle sera prise en charge par Bénédite Van Tchev, la Grande, et son oncle Ivan Van Tchev, spécialiste des disparitions Magiques en tout genre.
Discipliner cette jeune fille ne fut pas une chose facile, comme en témoigne Horine Stoch, une amie de la famille :
« Être prise en charge par les autres membres de la famille n’aida pas Nëmyria. Bien que tout alla pour le mieux à l’école, du moins au point de vue académique, et avec le reste de sa famille de manière générale, car elle était d’un tempérament calme, son comportement envers les étrangers et la société ne changea pas, voire même empira par moments. Elle ne supportait pas d’être traitée de faible par les enfants plus âgés. Elle ne pouvait pas non plus supporter d’être mise à l’écart parce qu’elle n’avait pas de parents. Et elle évacua cette rage comme elle put, ce qui causa certaines tensions au sein de ma famille paternelle. Jeune, en plus des bagarres continuelles, elle se mit à voler. D’abord des choses sans valeur, comme des cartes à jouer et des bonbons. Mais rapidement, cette petite changea de cibles. Elle vola des portefeuilles, des colliers, des vêtements, des souliers. Toujours de plus en plus fréquemment. C’était devenu un mode de vie. Elle ne demandait jamais rien. Elle le prenait et c’est tout. »Ce n’est qu’à l’âge de treize ans que la jeune fille eut ses premiers démêlés avec la justice, lorsqu’elle força le vestiaire des filles pour pénétrer dans le bureau de son professeur d’escrime. La version officielle de l’incident veut que la jeune fille ait voulu modifier les notes de certaines de ses camarades de classe. Mais nous savons tous aujourd’hui que le but réel de cet acte était bien autre…
« Tous les vols et infractions de cette jeune fille ne font d’éloges qu’à cette violence qui vivait en elle» assure Octavio McRan, Archiviste au Ministère Britannique, et Relationniste Moldu à la retraite. « Si vous voulez mon avis, l’histoire du petit Eric Corian n’est que la pointe de l’iceberg. Nëmyria a joué avec une puissance qui n’était pas sienne et quelqu’un en est mort, dit sombrement l’homme. Je ne dis pas que cette jeune fille est une victime, loin de là, car cela serait un déshonneur envers la mémoire de ce petit. Ce que je déplore, c’est que nous n’avons pas su la rattraper avant que tout cela n’arrive et ne dégénère, conclut-il»
Après avoir purgé une peine de deux ans dans un centre correctionnel, Nëmyria Nephlite Van Tchev nous a offert un retour digne d’elle-même. En effet, plusieurs sources ministérielles ont confirmé à La Gazette Du Sorcier que la jeune fille aurait fuit la Bulgarie, alors qu’elle était un période d’observation, et que les autorités magiques auraient retrouvé des traces de son passage dans plusieurs villes et villages à travers l’Europe tout au long de l’été, traces identiques à celles qu’elle laissait sur les lieux de ses vols en 1993. Cependant, contrairement à ses habitudes, elle aurait trouvé protection en la personne de Albus Dumbledore, ainsi qu’en certains élèves, notamment le jeune Harry Potter qui, comme nous le savons tous de puis longtemps, est d’un tempérament des plus instables. Les autres élèves sont Hermione Granger, une jeune sorcière issue d’une famille Moldue, ainsi que Ronald et Ginny Weasley, les plus jeunes membres de la famille Weasley. On se souvient qu’il y a à peine trois ans leur père, Arthur Weasley, avait été accusé de possession d’une voiture magiquement trafiquée. Toute cette histoire n’est pas de très bon augure.
Reste à savoir si l’origine de la Panthère ne jouera pas encore dans la balance, comme ce fut le cas la dernière fois. Est-ce que la justice va enfin triompher ? Seul l’avenir nous le dira
.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:30

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIV : Les Démons Du Passé (3e Partie)


Harry ne savait pas trop quoi penser de cet article. Certes, il était choqué et peiné de ce qu’il venait de lire, mais il n’en dit rien. Il ne savait pas s’il devait croire l’article ou non. Après tout, ce ne serait pas le premier article parût dans la Gazette Du Sorcier qui s’avérait complètement faux. Il était bien placé pour le savoir… Nëmy ? Difficile à vivre ? Oui, peut-être…De là à attaquer des gens ? Mais pourtant elle avait déjà risqué d’étrangler Harry une fois « Je l’avais prise par surprise…Est-ce pour cela qu’elle se cachait dans le château ? » Soudain le nom de cet Eric Corian revint à l’esprit de Harry. Qui était-il ? Selon l’article, il était mort. Tué pas Nëmy ? Cela semblait tellement insensé, et pourtant…
Hermione et Ron s’étaient mis à discuter fermement :

- Ce n’est qu’un tissu de mensonge, disait Hermione.

- Alors pourquoi fais-tu cette tête ?

- J’ai peur de ce que les gens vont dire.

- Les gens savent déjà qu’elle est cinglée de toute façon… Tu sais avec qui elle traînait ?

- Comment oses-tu parler d’elle ainsi ?

- Tu ne sais rien d’elle !

- Comme si tu en savais plus ! s’exclama Hermione.

- Justement ! Enfin…mon père m’en a parlé un peu… répondit Ron avec un certain embarras.

Harry ne les écoutait pas. Il observait les trois photos qui accompagnaient le texte. Étrangement, elles n’étaient pas toutes magiques. La première était une photo de Nëmy avec ses cousines alors qu’elle devait être âgée de treize ou quatorze ans. Nëmy, dans le coin gauche de la photo, regardait ailleurs, l’air de ne pas se soucier de grand-chose. La deuxième était une photo un peu plus récente. La jeune fille était vêtue d’un grand sarrau et transportait de petites éprouvettes, comme on en voyaient parfois dans les émissions moldues, et elle souriait. Puis finalement, en tournant un peu le journal vers lui, Harry vit la seule photo magique de l’article. On y voyait Nëmy assise sur un muret de pierres avec un autre garçon aux cheveux blonds et bleus, et qui de toute évidence ne voulait pas être dans la photo. Ce dernier se cachait derrière Nëmy. Ils étaient tous deux entourés de deux garçons avec qui la jeune fille discutait, l’un plus âgé et au crâne chauve et l’autre plus jeune, âgé d’une quinzaine d’années peut-être. Mais ce qui attira le regard de Harry était une autre jeune fille, debout, le dos appuyé au muret, qui regardait directement le photographe. Elle portait une très belle robe en velours noir et rouge. Elle avait aussi de longs cheveux noirs et un des plus beaux regards que Harry eut jamais vu. Il sourit en voyant la jeune fille le regarder. Il n’arrivait pas à décrocher son regard d’elle.

- Alors ? demanda Hermione.

Harry sortit de ses rêveries et se tourna vers Ron et Hermione.

- Et bien je ne sais pas trop. répondit Harry, totalement perdu. Il n’avait pas suivi la conversation.

- Il n’y a rien à ajouter Hermione. On voit que Nëmy n’était pas si seule au monde avant de nous connaître…Alors elle ne me fait pas si pitié, répondit Ron d’un ton agacé.

Hermione soupira.

- Je parlais de ces photos, dit-elle en pointant les images immobiles.

- Bien, c’est une photo de famille et une autre prise probablement dans son cours de chimie. Qu’est-ce que cela change ? répondit Ron.

- Je ne sais pas, admit Hermione. C’est seulement que je trouve cet article et les photos étranges.

- Et bien quoi ! Cela te semble étrange parce que tu ne connais pas toute l’histoire. La seule chose qui m’agace est le fait qu’on nous ait mentionné dans cet article, répondit Ron, en fermant le point sur la table.

Hermione lança un regard outragé vers Ron.

- Je te croyais plus intelligent que ça. C’est évident que le seul but de la Gazette du Sorcier est que les gens doutent. Ils doutent déjà de Harry et de Dumbledore, alors ils les utilisent pour créer de l’incertitude. Tu l’as bien vu l’an passé avec Rita, non ?

- Oui oui…je m’en souviens, dit-il vaguement en se levant. Il n’en reste pas moins que cette fille est dans de beaux draps et moi je ne veux pas m’en mêler. Salut.

Puis Ron prit son sac et se dirigea vers la sortie de la Salle Commune et disparut derrière le portrait de la Grosse Dame.

Hermione se tourna vers Harry.

- Ron est bizarre aujourd’hui.

- Il est seulement un peu grognon, c’est tout. Je le comprends tu sais. Nous avons tout fait pour aider Nëmy et l’accueillir parmi nous. Et voilà que cet article confirme ce que nous avons entendu au Ministère. On ne connaît rien de ce Eric Corian, mais cela ne semble pas être très réjouissant… Ron a l’impression d’avoir été trahi et je…je me sens comme lui, admit-il avec difficulté.

- Et bien pas moi ! répondit Hermione avec fougue. Elle avait une étincelle de défi dans les yeux. Moi je la crois toujours innocente. Il y a trop de choses qu’on ignore pour la juger. Hermione regarda dans la pièce pour être certaine que tout le monde était occupé : « Regarde ce qu’ils ont fait avec Sniffle… N’est-ce pas semblable ? »

Harry hocha la tête. Bien sûr que ça l’était, mais…il y avait quelque chose qui retenait Harry. Il ne savait pas ce que c’était. Autant il n’avait jamais eu peur de Sirius, même au moment où il s’était retrouvé face à lui, autant quelque chose à propos de Nëmy le bloquait.

- Hermione ? Tu sais ce qui est arrivé à ce Eric Corian ?

Hermione sembla mal à l’aise et n’osa pas regarder Harry dans les yeux.

- Une arme maléfique lui aurait transpercé l’épaule et cela l’aurait tué…parce qu’il n’avait que six ans…

- Et c’est Nëmy qui…

- Euh…enfin…ce n’est pas dit explicitement mais …c’est ce que j’ai compris…


Harry passa la plus grande partie de cette journée du samedi le nez dans ses livres, soit à la bibliothèque, soit dans la Salle Commune des Griffondor. Il avait du mal à étudier. Il revoyait sans cesse l’explosion de la tour sud puis Nëmy qui, brandissant un sabre, le plantait directement dans son cœur.
Hermione était introuvable. Sans doute à la bibliothèque, dans les archives et autres documentations. Et Harry ne revit pas Ron de la soirée non plus.
Plus tard dans la soirée, Harry se dirigea une nouvelle fois vers le sommet de la tour ouest. Il avait besoin de réfléchir. En chemin, il croisa à nouveau le Professeur Chang qui se dirigeait vers le hall d’entrée avec de grands bâtons de bois dans les mains. Harry se proposa de l’aider.

- Merci bien Mr Potter, dit-t-elle. Puis-je vous demander où est-ce que vous allez à cette heure ? Le couvre-feu est presque passé…

- Oh…euh…j’allais chercher Hermione dans la bibliothèque, mentit Harry. Et vous, Professeur ?

- Un exercice de stabilisation

Puis ils se dirigèrent vers le nord du parc de Poudlard. Harry n’était jamais allé dans cette partie du parc. C’était une partie plus montagneuse et accidentée, où il y avait beaucoup de pierres et de vieilles ruines.

- Professeur, puis-je vous demander…Pourquoi m’avez-vous demandé la couleur de ce loup ce matin?

- Simplement parce que les loups de Posenghorof ont une teinte bleutée que les loups normaux n’ont pas. C’est le seul moyen que nous avons pour les distinguer.

Le Professeur Chang s’approcha d’un cercle de pierre.

- Vous pouvez les poser ici Mr Potter. Et c’est ce qu’il fit. Lorsqu’il releva la tête, il vit au loin de petites lumières dorées, mauves et bleutées. On aurait dit des lucioles flottantes dans les airs.

- Qu’est-ce que c’est, Professeur ?

- Le bouclier de Poudlard tombe en ruines, dit-elle le plus simplement du monde. Ceci est de la magie à l’état pure mon cher…ou presque*.

- Et c’est pour cela que vous allez faire cet exercice ? demandat-il.

- Non, mais cela ne nuira certainement pas. Bonne nuit Mr Potter.

- Bonne nuit Professeur.

Puis il retourna directement au château. C’est alors qu’il se rendit compte qu’il avait oublié sa cape d’invisibilité. Il retourna donc au dortoir. Il ne restait que quelques élèves dans la salle commune. La plupart étaient déjà au lit. Lorsque Harry entra dans son dortoir, il constata à sa grande surprise que Ron était déjà couché. Les rideaux de son lit étaient en effet déjà tirés. Sans faire de bruit, Harry prit sa cape et sortit du dortoir. Il fut rapidement arrivé en haut de la tour. En voyant la porte, il sourit. Elle avait été réparée. Il n’y avait plus de traces de brûlures, plus rien. Harry se dit que Dumbledore avait sans doute fait des pressions auprès de Rusard pour qu’elle soit restaurée rapidement, sinon des élèves auraient pu se rendre compte de quelque chose. Et comme certains n’avaient pas oublié l’épisode d’octobre, ni celui d’hier…
Seul dehors, loin des torches et de leur lumière, Harry regardait la noirceur devant lui et ne pensait à rien en particulier. Il se disait seulement qu’il était heureux d’être seul. Ici, au sommet de la tour, les tensions de la journée disparaissaient un peu, mais les paroles que Dumbledore et qu’Hermione lui avaient dites plus tôt lui revenaient sans cesse. Harry prit de la neige dans ses mains. « Et pour ce qui est de ce petit accident d’hier soir, je sais que tu feras mieux la prochaine fois… » «Il n’avait que six ans… »

- Dumbledore semble tellement persuadé que cela se reproduira, dit Harry en regardant vers la noirceur de la Forêt interdite. Mais il ne m’en parle pas davantage. Qu’est-ce qu’il attend ? Il ne me fait pas confiance ? Harry pressa la neige dans sa main. Je ne veux pas devenir le Gardien de Poudlard. Personne ne m’a demandé mon avis ! Et je ne veux pas être ami avec une meurtrière…»
Il lança la balle de neige de toutes ses forces vers le sol. C’est à ce moment que son regard fut attiré à nouveau par ces petites lumières qu’il avait vues avec le Professeur Chang. Il y en avait très peu, mais entouraient maintenant le chantier et continuaient vers le lac. Harry se dit que ce n’était pas normal. Trop curieux, il décida d’y retourner. En redescendant, la seule âme que Harry croisa ( en considérant qu’elle en ait une évidemment) fut celle de Miss Teigne qui le pourchassa dans les escaliers. C’est de justesse que Harry ne tomba pas en bas du troisième étage lorsque la chatte lui passa encore entre les jambes. Mais il réussit heureusement à la semer en arrivant un premier étage en faisant un détour par un autre corridor. Une fois dehors Harry vit que le parc de Poudlard tout entier était baigné dans la lumière très douce, à peine visible. Harry décida de se rendre au cercle de pierres. Peut-être le Professeur Chang y était-elle encore ? C’est alors que Harry se rendit compte qu’il avait oublié sa carte de Maraudeur. Comment avait-il pu être aussi bête ? Pourquoi était-il si distrait aujourd’hui ? Il n’avait pas le temps de retourner la chercher. Prudemment, il s’y rendit tout de même, faisant bien attention de rester à une certaine distance des sources lumineuses. Une fois arrivé au cercle, Harry vit que cette partie du parc était demeurée dans la noirceur de décembre et que la neige avait une teinte bleutée. Il n’y avait de traces du Professeur Chang nulle part. Seuls quelques bouts de bois brisés avaient été laissés dans la neige. Puis, quelque chose bougea sur la neige. Lorsqu’il s’approcha davantage, Harry sortit sa baguette et fit un peu de lumière. À son plus grand étonnement, il vit le visage familier de Dobby qui était en train de ramasser les bouts de bois en question. Il allait lui demander ce qu’il faisait lorsque…

- Ta cape peut faire disparaître bien des choses, Potter, mais pas tes empreintes dans la neige, dit une voix derrière lui.

Harry fut sidéré. C’était impossible. Il fut incapable de bouger durant quelques secondes. Tranquillement, il se retourna, puis sortit de sous sa cape. Ça ne pouvait pas être vrai.

- Në…Nëmy ! Qu’est-ce que…qu’est-ce que tu fais… ici ? s’exclama Harry, abasourdi.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 4 Aoû - 1:31

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXIV : Les Démons Du Passé (4e Partie)


Se tenant debout sur l’une des pierres, face à la forêt, un grand bâton à la main, la jeune fille ne se retourna pas pour le regarder, mais sourit légèrement. Harry s’approcha rapidement de Nëmy. Elle ne pouvait pas être là. C’était insensé.

- Si tu veux rester en vie, Potter, n’approche pas, dit-elle, le plus simplement du monde.

Harry retint un rire qui n’en était pas un. C’était une menace ? Il ferma les poings. Ce qu’avait lu Harry plus tôt dans la journée lui revint instantanément en mémoire.

- Tu sais très bien ce que je veux dire ! Depuis quand es-tu ici ? demanda-t-il d’un ton un peu agressif. Et toi, Dobby, qu’est-ce que tu fais avec elle ?

La jeune Bulgare haussa les épaules et s’accroupie en regardant le sol.

- Bof…Je ne sais pas trop… Quelques heures…Une journée peut-être…J’ai passé mon temps à dormir…J’en ai perdu des bouts, disons, dit-elle en riant. Dobby est simplement venu m’aider, c’est tout, expliqua-t-elle sans faire attention au ton de Harry.

- Oui, répondit Dobby d’une petite voix. Dobby est seulement venu aider la petite demoiselle.

- Dobby, je t’ai déjà dit d’arrêter de m’appeler comme ça…

Harry se retourna vers la jeune Bulgare.

- Alors ils ont décidé de te relâcher ?

Harry fixa Nëmy.

- Ils ont libéré la Panthère de sa cage ?

Nëmy releva la tête et le regarda quelques instants. Puis elle se releva avant de sauter et d’atterrir juste devant lui. Dobby lui se pinça les oreilles et vint se placer près de Harry.

- Non…Mr Potter ne doit pas provoquer…

- Laisse Dobby. Vas-y Potter… Qu’est-ce que tu as à me dire ?

- C’est vrai ? demanda-t-il.

- Tu sais mieux que moi que le trois-quarts de ce que ce journal raconte est une déformation de la réalité, répondit-elle calmement. Le feu dont fait mention la Gazette s’est déclaré dans le hangar de ma grand-mère… C’est Ivan qui pratiquait un sort. Et la « tentative de noyage » n’était qu’une compétition entre moi et Viktor, à qui restera le plus longtemps sans respirer. Et le vol dans le bureau de ma prof était vraiment dans le but de changer ma note.

- Et Eric Corian? dit alors Harry sur un ton de défi.

- Oh non… fit Dobby d’une petite voix.

Nëmy étouffa une exclamation et fixa Harry. Des larmes étaient montées à ses yeux. D’un geste vif, Nëmy planta le bâton dans la neige et s’éloigna.

Harry fut pétrifié. Jusqu'à la dernière seconde, même sans l’admettre, il avait cru qu’elle était innocente…mais là…c’était autre chose. Il courut la rejoindre.

- Nëmy…explique-moi.

- C’est un jeu qui a mal tourné…

Harry lui prit le bras et la tira par en arrière.

- Un jeu ? Un jeu ??? Nëmy !!! Un gamin de six ans est mort par ta faute ! C’est ça que tu appelles un jeu ?

Nëmy se retourna vers Harry, la rage dans les yeux et se défit de son étreinte.

- Tu crois que cela ne me fait rien ?!! Tu crois que ça ne me rend pas malade ?!! Depuis deux ans, j’essaie de comprendre ce qui s’est passé et je n’y arrive pas. Depuis deux ans, je n’ai que cette image en tête…Ce petit garçon qui était sur le point de se faire décapiter vivant avant que j’arrive…Je n’ai pas réussi à le sauver ! Et je n’ai que cette pensée qui me ronge ! Si j’avais parlé avant, si je… rien de tout cela ne serait arrivé…Rien ! Tu comprends !!!

Elle s’effondra sur le sol et éclata en sanglots. Dobby, qui les avait suivi, s’approcha de Nëmy et tenta de la consoler.

- La pet…Miss …Van Tchev ne doit pas se mettre dans un tel état. Dobby sait…Et Dobby dit que cela n’est pas de votre faute. Elle ne pouvait pas savoir…

Harry se sentit mal. De voir Nëmy aussi défaite lui faisait réaliser qu’elle n’avait peut-être pas voulut cela. Elle avait encore une conscience. Durant l’après-midi, Harry l’avait presque considérée au même titre que les Mangemorts, mais il se rendait compte qu’il avait eu tort. Il lui tendit la main pour l’aider à se relever.

- NON !!!!!

Elle repoussa sa main avec violence.

- Tu n’as pas compris ! Reste à distance de moi ! s’écria-t-elle en se relevant. Puis elle s’éloigna.

- Je voulais seulement t’aider, dit-il, pris entre la pitié et la rage.

Elle revint sur ses pas et le fixa intensément dans les yeux.

- Tous ceux qui m’ont aidé un jour, ont soit fini par me trahir, ou bien ils sont morts aujourd’hui, Harry. Alors dis-moi…dans quel clan es-tu ?


Ce soir-là, Harry resta longtemps dans le parc, à se le demander.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 1 Sep - 17:13

Harry Potter Et Le Cercle Maudit
Chapitre XXV : Le Livre Rouge


Couché sur son lit, Harry n’arrivait pas à trouver le sommeil, trop préoccupé par le retour de Nëmyria à Poudlard. Comment était-ce possible ? Qu’est-ce qu’elle faisait là, alors que le journal avait dit qu’elle était toujours à Azkaban ? Cela n’avait aucun sens pour lui. Il se retourna et s’endormit.
Le lendemain matin, Harry se leva tôt et tenta de la trouver. Il demanda l’aide de certains personnages et fit même appel à une certaine Violette pour aller voir si la jeune bulgare n’était pas dans le dortoir des filles de Griffondor. Nëmy n’y était pas. Ils ne la trouvèrent nul part. Avait-il rêvé ? Déçu et confus, Harry dirigea ses pas vers la Grande Salle, d’un pas lent. Arrivé près du hall d’entrée, il croisa Ron qui s’apprêtait à monter les escaliers. Ce dernier semblait fatigué.

- On dirait que tu as passé la nuit dehors, lui dit Harry en souriant. Mais Ron n'entendait pas à rire.

- Cela ne te regarde pas.

- Oh ! Excuse-moi... Qu’est-ce que tu as ? demanda Harry.

- Ça va, merci de t'en inquiéter, répondit Ron sur un ton plutôt agressif. Puis il monta les escaliers quatre à quatre sans se retourner. Harry ne comprenait pas ce qu’il avait fait de mal et cela le frustra. Il remontait les escaliers pour rejoindre Ron lorsqu’il sentit quelqu’un l’attraper par le bras.

- Bonjour Harry ! s’exclama une voix douce et joyeuse à ses côtés. C’était Ginny.

- Euh…Salut, ça va ? lui demanda Harry, quelque peu déconcerté par le soudain entrain qu’elle montrait. Qu’est-ce qui arrive à ton frère ?

- Laisse-le, lui dit-elle. Ce n’est pas important… Il a reçu un hibou ce matin qui l’a mis de mauvaise humeur, je crois…laisse tomber.

- Oui, mais…

- N’insiste pas… coupa-t-elle.

Harry regarda Ginny dans les yeux et celle-ci ne détourna pas le regard. Certes, elle était décidée. Harry rebroussa chemin en soupirant. Elle avait peut-être raison…À chacun ses petits secrets non ? Il était en effet le premier à en avoir.
Tous deux entrèrent dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Lorsque Harry tenta de revenir sur le sujet, Ginny feignit de ne pas l’entendre avec un :

« Tu peux me passer le beurre d’arachides ? »
« Oh ! Tiens Kaho vient d’arriver » et aussi un
« Ce jus de citrouille est meilleur que d’habitude… »

Et lorsque Harry insista davantage, il n’eut comme réponse qu’un :

- Rien de bien important, je t’assure… Il est juste fatigué et un peu préoccupé.

- Ce sont les examens qui le mettent dans cet état ?

- Surtout les métamorphoses je suppose, dit la petite sœur de Ron en se versant un verre de lait.

Harry prit donc son petit-déjeuner en compagnie de Ginny, car Hermione ne se montra pas non plus. Ce n’est que plus tard cette journée-là qu’il finit par la retrouver dans la bibliothèque, où les murmures prenaient la place de l’étude. Comme à son habitude, Hermione était ensevelie sous des piles de livres.

- Je cherche des informations sur la famille Corian, expliqua-t-elle à Harry. Ce dernier soupira. Lui aussi commençait à en avoir assez des histoires de Nëmyria.

- Tu n’as qu’à lui demander, dit-il.

Hermione se retourna vers un groupe de jeunes première année de Poufsouffle un peu énervés, qui ne cessaient de parler, puis regarda de nouveau Harry d’un œil critique.

- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle.

- Elle … Elle est revenue… dit-il, quelque peu interrompu par un autre groupe d’élèves bruyants dans la bibliothèque. Que se passait-t-il ce matin ? Depuis quand les jeunes de Poudlard faisaient-t-ils abstraction des menaces et colères de Madame Pince ?

Il regarda autour de lui, puis reporta son attention sur Hermione.

- Je l’ai croisée hier soir.

- Pourquoi ne me l’as-tu pas dis tout–de-suite ? s’exclama alors Hermione.

- Parce q…

Ses paroles furent à nouveau interrompues par de puissants murmures que personne ne pouvait à présent ignorer. Certains s’étaient même levés pour s’approcher des fenêtres. Hermione se leva d’un bon.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle d’un ton digne de Percy Weasley.

- Il y a une Miko ! Il y a une Miko !! s’exclama une petite voix encore enfantine derrière Harry. Un jeune Serdaigle que Harry reconnut bien vite se précipita vers les fenêtres, le nez contre la vitre.

- Chut Kaho… calme-toi.

Lorsque Harry se retourna, il vit près de lui Cho Chang. Le cœur de Harry ne fit qu’un bond. Il hésita un peu à lui adresser la parole, mais sa curiosité prit le dessus.

- Et c’est quoi une Miko ? demanda-t-il avec un sourire incertain à la jeune fille.

Cho lui sourit en retour.

- C’est plus compliqué que cela, mais disons simplement que c’est le nom que ma famille donne aux démontologues.

Le sang de Harry ne fit qu’un tour dans ses veines. Elle était déjà là… C’était un cauchemar. Les jambes de Harry devinrent molles, mais cela ne parut pas vraiment.
Hermione tenta de s’approcher de la fenêtre la plus proche.

- Qu’est-ce qu’elle fait ici ?? demanda-t-elle. L’école est l’endroit le mieux protégé contre les Forces du Mal.

- Si un problème vient de l’intérieur, Miss Granger, même les meilleurs boucliers ne peuvent venir à bout du problème.

C’était la grand-mère de Cho qui venait d’apparaître. Harry se dit que sa présence n’était pas le fruit du hasard.

- Mais ne vous inquiétez pas mes enfants, Miss Mignère n’est là qu’à titre d’observatrice. Luma n’est pas avec elle.

- Qui est Luma ? demanda Hermione

- L’assistant de Amélie Mignère. Très sympathique… pour un démon.

- Les démons existent vraiment ? demanda Harry, inquiet. Je pensais que c’était un mythe.

- Effectivement mon jeune ami. Puis, voyant le visage anxieux de Harry, elle ajouta :

- Ne vous inquiétez pas des termes… Ils sont loin de l’image occulte que les gens leur ont donnée depuis des siècles. Ce sont simplement des créatures magiques qui s’apparentent aux hommes, mais dont les pouvoirs sont différents…plus bestiaux, dit le Professeur Chang. D’où les restrictions ministérielles à leur égard… L’homme craint ce qu’il ne connaît pas…

- Vous voulez dire que ce sont des humains avec des pouvoirs… euh… animaux ? demanda Hermione, incertaine d’avoir bien compris.

La vieille dame demeura pensive.

- Ou bien des animaux dotés de paroles. Qu’est-ce qui différencie ces êtres des autres créatures magiques vous demandez-vous Mr Potter ? dit-elle avant que Harry n’ait ouvert la bouche. Leur conscience sociale.

- Ils ne s’attaquent pas vraiment aux autres pour survivre, dit Cho. Ils le font surtout par cupidité, vengeance, lassitude ou égocentrisme. Certains types sont pires que d’autres… Mais il y en a aussi de très gentils. Ceux qui se nourrissent de plantes ou encore ceux qui veillent sur nos forêts. Par contre, ceux qui s’allient aux humains sont considérés comme des traîtres. Et les Hanyo sont très mal vu.

- Les quoi ? demanda Harry. Il se trouvait bête.

- Les enfants hybrides. C’est le terme que nous utilisons pour désigner les demi-démons, dit Cho en souriant. Yo veut dire : Être surnaturel ou magique. Les gens les appellent aussi des Sans Race ou des Chimères pour les insulter, mais c’est une erreur. Rien à voir avec une créature à trois têtes.

- À l’origine, ces créatures venaient de l’extrême est de l’Asie. C’est en lisant dans les livres historiques que vos ancêtres ont pris connaissance de leur existence. Voilà pourquoi les termes japonais prévalent.

- Mais nous n’en avons jamais entendu parler, dit Hermione.

- Les jeunes ne peuvent pas en parler, car pour la plupart, leurs parents prennent ces créatures magiques que pour des croyances populaires, se mêlant aux mythes moldus et religieux. Et ceux qui en savent plus n’en parlent simplement pas, car ils n’en voient pas l’intérêt. Vous savez, il y a des mythes et des légendes même chez les sorciers… Certains croient que la simple mention de leur nom, engendra un malheur considérable

- Comme Vol… Comme Vous-Savez-Qui, dit Harry a voix basse, se rappelant soudain qu’il était dans la bibliothèque près d’une Madame Pince pas très commode.

Le professeur Chang eut un petit pincement de lèvres que Harry discerna comme un sourire.

- Beaucoup de gens le pensent surhumain… Ou encore cruel. Quoi qu’il en soit, ces créatures magiques existent, malgré qu’il n’y en ait plus beaucoup en Europe…Il n’y en a jamais eut énormément non plus, dois-je dire. La puissance de ces êtres s’accroît et ils se multiplient en temps de guerre ou de famine…

- Pourquoi cela? demanda Hermione.

- Parce que plusieurs sont prêts à donner leur âme pour survivre tout simplement.

Hermione sembla horrifiée.

- On peut en devenir un grand-mère ? demanda Kaho, intrigué et attentif.

- Bien sûr, par transfert magique ou mauvais sort…Je pense que c’est la spécialité de Amélie Mignère. Et si nous allions souhaiter la bienvenue à cette jeune et gentille demoiselle ? dit le Professeur en s’approchant doucement de Kaho. Tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux. Ce dernier répondit par un large sourire et tous deux, accompagnés de Cho Chang, se dirigèrent vers la sortie de la bibliothèque. Sans même échanger une parole, Harry et Hermione rangèrent leurs affaires et les suivirent.

Arrivés dans le hall, Harry vit une troupe de jeunes sorciers qui attendaient avec intérêt et impatience l’entrée dans le château de ce professeur de Beaux-Bâtons.
Lorsque les portes du château s’ouvrirent enfin, Harry aperçu au loin une jeune femme dans la trentaine, une simple valise à la main, regardant avec intérêt l’endroit où elle se trouvait. Elle était grande, avait des cheveux noirs attachés sur sa nuque, et était vêtue d’une grande robe de velours bleu marine et d’une cape dans les mêmes teintes. Elle n’avait rien de méchant, rien de mystérieux comme Harry se l’était imaginé. Il en fut quelque peu déçu.
À la suite de cette jeune femme, plusieurs elfes de maison étaient étrangement sortis de leur cuisine et autres recoins pour transporter d’énormes malles et autres coffres de rangement dont certains avaient une forme bizarre ou bien des particularités, comme des cornes, des liens ou encore des chaînes.
Dumbledore fit alors son apparition, suivit par le professeur McGonagall. Ce dernier se dirigea vers Miss Mignère avec un large sourire.

- Je vous souhaite la bienvenue à Poudlard. Je suis Albus Dumbledore, le directeur de cette école, dit-il en lui serrant la main. J’espère que vous avez fait un bon voyage. Je vous présente le professeur McGonagall, directrice adjointe et chargée du cours de métamorphoses. Le professeur McGonagall s’avança alors à son tour. La nouvelle venue, par contre, regarda les deux personnes devant elle avec un sourire quelque peu figé.

- Bonnejour, moi être enchaînée de tous vouard, dit-elle en rougissant.

Harry sourit. Son anglais était plus que douteux, mais Dumbledore ne sembla pas s’en faire outre mesure. Hermione, elle, semblait prendre la nouvelle venue en pitié.

- Cela doit être vraiment affreux de se retrouver parmi tant de gens et de ne pas être comprise.

Puis Dumbledore invita la démontologue à le suivre dans la Grande Salle pour dîner. On pouvait voir sur le visage des élèves que plusieurs auraient aimé manger une nouvelle fois pour avoir la chance d’observer la nouvelle venue plus à loisir, mais on leur fit bien comprendre que démontologue ou pas, les examens n’en seraient pas plus faciles …


- Hey, vous avez entendu ? Il paraît que l’examen de botanique se fait en équipe, s’exclama Dean Thomas, le souffle court, alors que ce dernier arrivait à la table des Griffondor pour le petit-déjeuner. Il avait entendu la nouvelle d’un groupe de Serdaigle en descendant vers la Grande Salle et était venu prévenir ses amis au pas de course. Tous les élèves se regardaient, incrédules. Certains poussèrent des exclamations de joies, d’autres semblaient moins enjoués par la nouvelle.

- C’est insensé, dit Hermione en se tournant vers Harry et Ron. Ce dernier affichait un sourire radieux.

- On peut se mettre en équipe si c’est possible ? demanda-t-il à Harry.

- Cela ne donnera rien, Ron. C’est impossible de faire un examen en équipe.

Et pourtant Hermione avait à moitié tord. Une fois entrés dans la serre numéro 4, les élèves de Poufsouffle et de Griffondor eurent un choc en voyant toutes les plantes et les équipements nécessaires pour le test de ce matin. Tout y était, de la paire de ciseaux à l’extracteur de sébum végétal (sorte de seringue capable d’extraire tous les éléments essentiels provenant d’une plante alors qu’une simple décantation était insuffisante) en passant par les engrais magiquement modifiés. Une fois que tout le monde eut pris place autour des quatre grandes tables qui avaient été mises à leur disposition les élèves, anxieux, attendaient les directives du professeur Chourave pour procéder.

- Aujourd’hui, comme vous le savez tous, vous avez votre évaluation sur toutes les plantes sébacées, connues des moldus ou non. Comme vous avez peut-être remarqué, il y a plusieurs tables. Je veux que vous formiez de petits groupes de quatre personnes. Vous allez travailler en équipe. L’évaluation portera non seulement sur la tâche qui vous est allouée, mais également sur votre capacité à signaler les erreurs des autres membres de votre équipe. Alors il ne suffit pas de reproduire ce que nous avons vu en classe, mais de mettre à contribution votre savoir et vos aptitudes. Par contre, vous ne pouvez pas faire le travail de vos coéquipiers. Vous devez vous contenter de lui signaler qu’il ou elle a fait une erreur. Cela vous donnera également un aperçu de ce que vous attend pour vos BUSEs. Je vous laisse le choix des équipes, mais ne soyez pas dupes, l’amitié passe en second lieu dans ce genre d’exercice, leur dit-elle avec un sourire bienveillant.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 1 Sep - 17:14

Harry Potter Et Le Cercle Maudit
Chapitre XXV : Le Livre Rouge (2e partie)


Les élèves se mirent tous en place.

- Tu parles d’un exercice, maugréa Ron lorsqu’il vit la tâche qui lui avait été attribuée. Harry, Hermione et lui étaient dans la même équipe que Seamus. La tâche de ce dernier était de trouver les diverses parties des plantes qu’ils devaient utiliser et les mettre à la disposition de ses partenaires. Ils devaient en effet guérir une plante mourante, faire plusieurs décantations, nourrir la terre correctement, et enfin planter une nouvelle génération de plantes carnivores issues d’une mère. Pour que cette jolie entreprise fonctionne, Hermione s’était chargée des divers engrais nécessaires, soit pour la plante à sauver, et pour les pousses en devenir. Ron coupait les racines, les bulbes, les feuilles et les tiges dont ils avaient besoin. Harry quant à lui avait la délicate tâche de décanter et mélanger les ingrédients modifiés. Tout ceci était très délicat, et tous travaillaient avec soin et concentration.

- Je crois que tu mélanges trop vite, Harry, lui avait dit Ron

- Et toi fais attention, tu coupes trop les racines que j’ai mises de côté pour nourrir la terre. C’est le bulbe qui est important. Et ne coupe pas celles-ci, lui dit Seamus en pointant les dernières racines qui restaient.

- Oui, oui, ça va merci. Pourquoi tu n’es pas allé les mettre à coté de Hermione ?

D’un geste nonchalant, Ron coupa le bout des racines et alla les porter à Hermione. Cette dernière le regarda d’un œil critique, mais ne dit rien. Elle brûla les racines intactes légèrement pour les faire noircir et les mit ensuite en terre. De son côté, Harry était concentré sur le mélange qu’il était en train de faire. Il ne devait pas ajouter trop d’eau chaude sinon il devrait tout recommencer. L’écorce de bouleau ne voulait pas se séparer et les feuilles de jasmin avaient collé au fond du récipient. Redoublant d’efforts, il réussit à en récupérer une partie. C’était le temps d’ajouter les tiges de camomille qui avaient baigné dans une solution saline depuis plus de deux jours. Une fois retirées de la solution, ces dernières ne devaient en aucun cas entrer en contact avec une surface, hormis le récipient contenant la mixture, sinon elles devenaient inefficaces. Harry fit signe à Seamus d’approcher. Toute l’équipe retint son souffle. Harry prit les feuilles une par une avec de petites pinces métalliques. Elles étaient difficiles à détacher du lot.

- Attendez, je vais vous aider, leur dit Ron en tentant de les décoller avec la lame de son couteau.

- Non, ça va, répondit Harry.

- Tu les prends trop bas, continua Seamus, … Arrête, laisse-moi faire…

- Tout va bien, je les … AIE ! s’exclama Harry.

- Harry ! Ça va ? s’exclama Ron, consterné.

- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Hermione.

Harry venait de se couper sur le couteau de Ron.

- Ce n’est rien, lui assura Harry.

- Tu aurais dû me laisser faire… Tiens, prend ça. Ron lui tendit du papier absorbant. Harry l’enroula autour de sa main.

- C’est ma faute, dit alors Seamus. Excuse-moi.

- Je vous répète que tout va bien. Ce n’est rien, Seamus. Il vaudrait mieux continuer si nous ne voulons pas perdre de points.

Harry ajouta les dernières feuilles et la décantation continua. Hermione avait fini de préparer la terre. Il ne restait plus qu’à y mettre les nouveaux bulbes. Seamus alla porter la plante mourante près de la fenêtre. Après quelques minutes de nettoyage, tout fut terminé. Le professeur Chourave vint examiner leur travail. Tout semblait en ordre. Ils auraient une bonne note.

- Voulez-vous un bandage pour votre main, Mr Potter ?

- Non merci, professeur, je vous en remercie. La lame n’a fait qu’effleurer la peau. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

En sortant de la serre, Hermione regarda le ciel d’un œil critique. Il neigeait abondamment et un vent sec soufflait constamment.

- Décidément, la nature ne nous fait pas de cadeaux ces jours-ci. Hier, la grêle, cette nuit le verglas et maintenant les rafales de vent. Et il paraît que c’est à cause de la tour qui a explosé.

- Qu’est-ce que tu racontes ? lui demanda Ron.

- Si, je vous le jure. J’ai entendu le professeur McGonagall en parler avec le professeur Chang. Elle disait que pour reconstruire la tour, il faut une grande quantité d’énergie magique, car toutes les pierres doivent être à nouveau soumises à toutes les protections que l’école possède depuis plus de 500 ans. Et que par conséquent, cela affectait l’espace environnant tout autour de l’école.

- L’autre soir, j’ai vu de petites lumières dans les ruines, et le professeur Chang m’a dit que c’était le bouclier qui tombait en morceaux.

- Quand cela ? demanda Ron.

- Euh… Dimanche, je crois. Juste avant que je tombe sur Nëmy.

- Hum… Je vois, se contenta de dire Ron. Harry leur avait raconté ce qui s’était passé cette nuit-là et Ron avait alors dit qu’il ne le croyait pas, que c’était impossible, ce qui avait déclenché une énorme dispute entre lui et Hermione. Depuis, lorsque le sujet était abordé, Ron se contentait de regarder ailleurs et de marmonner.

Hermione le foudroya du regard, mais ne dit rien. Harry était frustré que Ron ne le croit pas, mais après tout, c’était vraiment insensé… et il n’avait pas revu Nëmy depuis.
Puis ils se dirigèrent vers l’école pour le cours de Divination. Hermione leur dit au revoir au quatrième palier, tandis que les garçons continuèrent leur chemin.

- Je me demande si elle va encore dire que « quelque chose de terrible va se produire » comme lors du dernier cours, plaisanta Harry. Je commence à en avoir assez…

Ron sourit et ses yeux brillaient d’amusement.

- Et me dire que je ne suis pas « en harrmonie avec mon karrma. »

Harry se tourna vers Ron.

- C’est quoi cet accent ?

- Je blague, c’est tout…

Harry et lui se mirent à rire.

- Je la trouve encore plus bizarre que d’habitude… continua Harry.

- Est-ce possible ? lui répondit son ami en arrivant à l’échelle menant à la classe de Divination.

Plus tard cette journée-là, Harry se rendit à la bibliothèque pour faire ses devoirs de fin de trimestre. Hermione était encore là. Elle faisait son travail d’Enchantement. Harry s’installa pour travailler. Tous deux demeurèrent silencieux, voulant bien faire les choses et surtout finir enfin. Ils y passèrent beaucoup de temps. Ron vint les rejoindre un peu plus tard. L’atmosphère était encore lourde et électrisée par leurs dernières discussions.

- Ginny te cherchait tout à l’heure, lui dit Hermione.

- Qui ?

- Ron ? Réveille-toi ! Ginny ! Ta sœur, voyons !

- Oh oui oui, je sais. Pardon, j’avais compris Jimmy.

- Je ne croyais pas que je parlais si mal que ça…

- Je t’ai dit que je m’excusais, qu’est-ce que tu veux de plus ?

- Rien…

- Si c’est comme ça…soupira Ron.

Il se leva pour partir, mais ne bougea pas. Il fixait quelque chose derrière l’épaule de Harry.

- Vous avez vu ?

Lorsque Harry se retourna pour regarder, il vit que de nouvelles lumières étaient apparues dans un des rayons de la bibliothèque. C’était étrange étant donné que le professeur Chang lui avait dit que c’étaient des parties du bouclier du château. Pourquoi y en avait-il à l’intérieur ? Et, fait encore plus surprenant, ces lumières se limitaient à une section bien précise. Curieux, Ron se dirigea vers elles. Harry fit de même.

- Ron, fais attention ! s’exclama Hermione. Elle s’était levée à son tour et avait suivi Ron.

Ce dernier avait tendu la main vers l’une d’elles. Malgré l’avis contraire d’Hermione, il y toucha.

- C’est rigide, dit-il alors qu’il en tenait une dans sa main. Harry en prit une aussi et la regarda. La lumière que cette petite sphère émettait n’était pas aveuglante et changeait de couleur. Après qu’il l’eût tenue quelques instants, Harry sentit une grande chaleur parcourir sa main, son bras et le reste de son corps. Il avait l’impression de ressentir plus de choses. Il n’avait pas le sentiment d’être plus fort, mais quelque chose était différent. Puis la lumière disparut.

- Je crois qu’il vaudrait mieux s’éloigner, leur dit Hermione, qui n’avait pas touché aux sphères flottantes.

- Allez viens, Ron, dit Harry en le tirant par le bras. Ils retournèrent à leurs places et continuèrent leur travail, mais Harry eut de la difficulté à se concentrer, pensant à ces petites lumières. Pourquoi étaient-elles dans le château ? Se pouvait-il qu’il y ait un bouclier à l’intérieur également ? Harry finit par chasser ces pensées de son esprit et retourna aux enchantements. Vers vingt et une heure, Ron décida d’aller se coucher. Peu de temps après, Harry décida qu’il en avait assez également, et proposa à Hermione de retourner dans la salle commune. Proposition qu’elle s’empressa d’accepter. Mais alors que Harry s’apprêtait à ranger ses choses dans son sac, il constata que ce dernier contenait un livre. Un livre rouge, vieux, sans titre visible. Harry ne l’avait jamais vu. Qui avait bien pu mettre ce livre dans son sac ? Est-ce qu’on l’avait fait exprès ? Harry regarda autour de lui, incertain.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Hermione.

- Rien…je…je pensais avoir égaré quelque chose, mentit-il.

Pourquoi n’avait-il encore rien dit ? Harry ne pouvait même pas se l’expliquer, mais il voulait d’abord examiner ce livre avant d’en parler. Harry voulait en avoir le cœur net.

Lorsqu’ils furent arrivés dans la salle commune, Harry feignit une fatigue soudaine et souhaita bonne nuit à Hermione. Il savait que cette dernière ne le croyait pas, mais elle ne dit rien, et Harry lui en fût reconnaissant. En quatrième vitesse, il monta se coucher, se dirigea vers son lit, puis sortit le livre de son sac d’école. Ce livre avait l’air très ancien et semblait renfermer de nombreux secrets. Il feuilleta rapidement les pages et y vit des images saisissantes de créatures magiques que Harry n’avait encore jamais vues. Il y avait également d’anciens textes qui semblaient receler de puissantes incantations. Puis soudain, Harry découvrit dans le livre une note écrite sur un bout de parchemin. Le cœur battant à tout rompre, Harry mit la main sur la note et lu :

« Puisse ceci te donner les réponses que tu cherches »

D’un mouvement sec, Harry referma le livre. Cela ne pouvait pas être vrai. On avait voulu lui jouer un tour. « Était-ce possible que Ron ait voulu… » Mais une pensée ne cessait de hanter Harry. Ce n’était pas un tour. Mais comment était-ce possible ? Quelqu’un savait… Quelqu’un savait ses plus grandes peurs. Les doigts tremblants, Harry inspira profondément et rouvrit le livre rouge.

« Les démons purs, Youkai ou Oni, sont des créatures maléfiques, avides de pouvoir. Les liens qui les unissent à la race auxquelles ils sont apparentés sont très puissants. L’apparence des Oni provient de leur nature bestiale, mais ils peuvent aussi être de nature humaine. Certains types de Youkai, les démons d’apparence humaine, sont cruels et dangereux, car ils sont traîtres, vils et n’ont pas de conscience. Leur puissance magique leur confère des aptitudes, des habiletés hors du commun et une longévité impressionnante. Ils sont presque immortels »

Harry referma le livre. Serait-ce possible que ses propres habilités à faire de la Magie ne soient pas dues à ses parents, mais à autre chose ? Agissait-il parfois avec violence et égoïsme ? Oui… On le lui avait reproché… Les pouvoirs qu’il avait reçus de Voldemort alors qu’il n’était qu’un enfant auraient-ils changé sa nature ? Était-ce si insensé de croire que lui, Harry Potter, était en quelque sorte devenu une créature semblable à celle contenue dans ce livre ? Le professeur Chang n’avait-elle pas dit qu’on pouvait les créer ? Les mains toujours tremblantes, Harry rouvrit le livre et le parcourut rapidement, souhaitant vite trouver les réponses à ses questions.


Dernière édition par le Ven 1 Sep - 17:16, édité 1 fois
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 1 Sep - 17:15

Harry Potter Et Le Cercle Maudit
Chapitre XXV : Le Livre Rouge (3e partie)


« Les Reiumi s’apparentent à la sirène… Ces créatures ailées sont de redoutables prédateurs … Plusieurs générations… Les Hanyo, êtres hybrides, ont une longévité accrue … Les sorts conventionnels ne fonctionnent pas pour tuer ces créatures … On retrouve les Oni dans les régions éloignées et sauvages… Sorciers ayant reçu des pouvoirs d’une autre créature, humaine ou animale, les Akuma sont les pires créatures démoniaques, car ils s’apparentent aux hommes par leur apparence, mais leurs pouvoirs magiques sont tout autre. Possédant une grande source de magie, supérieurs aux Youkai, ils attirent les autres créatures et âmes noires à eux.»

Harry releva la tête. Était-ce cela ? Était-il un Akuma ?

« On ne peut pas distinguer les Akumas par un signe propre, hormis parfois quelques caractéristiques physiques, telles que les oreilles pointues, des cicatrices symboliques, des griffes ou autres particularités. Il s’agit par contre de cas isolés. Ces transferts de magie se font par morsures, griffures, transfusions sanguines ou sorts conventionnels. Les conséquences de ces transferts diffèrent par le degré de magie de ‘’l’émetteur ‘’. Plus ce transfert est puissant, plus le ‘’récepteur’’ perdra sa nature humaine et s’apparentera aux créatures de sa nouvelle famille. »

Harry referma le livre. Il ne pouvait en lire davantage. Ça ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas être un Akuma. Et pourtant… Harry avait des pouvoirs que les gens de son monde, n’avaient pas. Harry portait aussi une cicatrice au front, marque d’un lourd passé, un peu comme un symbole. Voldemort était un puissant sorcier et il lui avait transmis des pouvoirs qui avaient changé sa nature, Harry en était certain. Il se prit la tête à deux mains et réfléchit, le cœur battant durement contre ses côtes. Quelqu’un savait. Une personne dans ce château avait marquée la page pour que Harry découvre la vérité. Qui avait voulu faire ça ? Les Serpentard ? Ils auraient sans doute contacté le Ministère avant. À moins que le Ministère soit déjà au courant. Non, cela n’avait aucun sens. Un professeur ? Le professeur Chang ? Pourquoi aurait-elle fait tant de mystères? Ou bien était-ce la démontologue elle-même ? Impossible, elle ne parlait pas anglais, alors comment saurait-elle l’écrire ?
Harry ne dormit pas cette nuit-là, ou alors trop peu pour s’en rendre compte. Il se leva et s’habilla. Dans la salle commune, il croisa un Ron radieux près du babillard, préparant ses choses pour la journée.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Harry.

- Tu ne sais pas la nouvelle ? s’exclama Ron. L’école a organisé une exposition dimanche soir, la veille de Noël, pour l’arrivée de la démontologue et la fin des classes du trimestre. Toutes les armes, les documents et les sortilèges de Miss Mignère vont être présentés. C’est pas super, ça ?

En entendant le nom de la démontogue, le sang de Harry ne fit qu’un tour dans ses veines, mais il ne laissa rien paraître.

- Ça va être intéressant. Où est Hermione ? demanda Harry pour changer de sujet.

- Devine…

Tous deux se dirigèrent vers la salle de Ddéfense contre les forces du Mal. Hermione vint les rejoindre, de mauvaise humeur.

- Toujours rien ! À croire que la famille Corian n’existe pas.

- Tu as regardé dans les Archives Moldues ? demanda Ron.

- Il n’y a rien.

- Étrange…j’aurais parié que tu aurais pu trouver quelque chose.

- Silence s’il vous plaît, demanda le professeur Chang.

Les derniers cours avant les vacances passèrent. La plupart des examens étant déjà passés, les professeurs de Poudlard ne leur firent faire que quelques petits exercices simples et amusants, sauf le professeur Rogue, qui lui leur fit passer un examen surprise sur les potions mortelles.

Le dimanche soir venu, tous les élèves se rendirent à la Grande Salle pour le dernier repas avant le départ par le Poudlard Express. Harry suivait le lot d’étudiants, accompagné d’Hermione, de Seamus et de Dean, mais il ne voulait pas être là. Ron s’était volatilisé après le cours pour envoyer un hibou, mais n’était toujours pas revenu. Harry voulait être seul. La simple idée de manger lui levait le cœur, car une masse lui pressait l’estomac depuis qu’il avait ouvert ce fameux livre.

- Je… je n’ai pas faim. Je vais monter au dortoir. On se rejoint plus tard ?

- D’accord, dit Hermione, un peu peinée. Harry savait qu’elle aurait voulu partager son dernier repas avant les vacances avec lui et Ron, mais il n’en avait pas le cœur. Et il ne voulait pas lui mentir encore une fois sur son humeur.

Harry se leva donc et se dirigea vers l’extérieur. Il monta les escaliers quatre à quatre et se rendit à la salle commune des Griffondors. Une fois à l’intérieur, Harry monta à son dortoir, prit le livre rouge, puis retourna dans la salle commune. Après s’être assuré qu’il n’y avait personne, Harry s’installa dans un fauteuil et relu le passage qu’il ne cessait de voir et revoir en pensée depuis l‘autre nuit. Il referma le livre et se leva. Cela l’obsédait. Un feu était encore allumé dans la cheminée. Harry s’en approcha appuyant son front contre son bras, fixant les flammes dansantes. Voulait-on lui faire comprendre qu’il était un de ces êtres démoniaques dont il fallait se méfier ? Il en était certain maintenant. Quelque chose ne tournait pas rond avec lui, mais personne n’avait eut le courage de le lui dire en face ! Harry était en colère, mais il ne pouvait dire contre qui ou contre quoi. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était en colère et que cela le soulageait. Puis il se demanda : « Est-ce qu’un homme normal réagirait ainsi ? » Il se mit alors à penser à toutes ces choses étranges qui lui était arrivées depuis qu’il avait connaissance de son appartenance au monde de la magie. Quirrell, les Détraqueurs, les Mangemorts, Voldemort. Tout ceci avait un sens. Il attirait les âmes noires à lui. C’est alors qu’un souvenir encore récent lui revint à l’esprit :

- C’est exactement ce que Drago m’a dit, soupira-t-il. Il a compris avant moi.

- Alors Drago ne sait pas de quoi il parle.

Harry se retourna. Il vit le visage amical de Nëmy à quelques pas de lui. Il ne l’avait pas remarquée. Comment avait-elle fait ? Son visage semblait triste, mais tout de même serein. En la voyant ainsi, Harry se détourna rapidement, mais ne s’éloigna pas du feu. Il avait quelque chose de rassurant. Elle s’approcha de lui.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il. Si ton but était de me faire passer pour un fou en te cachant dans le château, c’est réussi.

- Loin de moi cette idée.

- Alors pourquoi tant de mystères ?! s’exclama Harry en se tournant vers elle.

- C’est le professeur Dumbledore qui le veut ainsi, et je crois que c’est pour le mieux. Je ne dois pas sortir seule…Je ne suis pas assez remise…

Nëmy garda le silence quelques instants et Harry remarqua qu’elle semblait plus fatiguée que d’habitude, mais que cette lueur étrange qu’il avait vue à Azkaban, ne semblait plus être là.

- Bon… alors ? dit-elle.

- Alors quoi ?

- Es-tu un peu rassuré ?

- Rassuré pour quoi ?

Elle lui accorda un sourire que Harry connaissait trop bien.

- C’est toi qui as mis ce livre dans mon sac ? demanda-t-il, incrédule.

- Oui, c’est moi, affirma-t-elle.

- Pourquoi ?

- J’ai simplement deviné juste… Parce que je me reconnais en toi Harry…

Il fronça les sourcils, mais ne dit rien.

- Lorsque je suis arrivée ici, continua-t-elle, j’ai longtemps cru que je n’étais pas normale.

- Qu’est-ce qui te faisait croire ça ?

- Le fait que, comme toi, j’ai des pouvoirs que d’autres n’ont pas …

Harry la dévisagea.

- … et alors que j’étais dans la Réserve, j’ai lu des ouvrages sur les Onis et les Akuma. Et j’ai alors cru que j’en étais un, car tout concordait. Puis lorsque j’ai lu celui que j’ai mis dans ton sac, cela m’a rassurée.

- Rassurée ? Comment ce livre a pu te rassurer ?

- J’en déduis donc que tu ne l’as pas lu au complet…

- Cela ne te regarde pas… Mais dis-moi… de quels pouvoirs parles-tu Nëmy? demanda-t-il, incertain.

La jeune fille croisa les bras, s’appuya contre le bord de la cheminée et le regarda intensément.

- Ah…Soit !...Je pourrais très bien te répondre la même chose alors…

Puis elle détourna les yeux pour regarder par une fenêtre au fond de la salle commune.

- …mais je vais te le dire. Te souviens-tu de mon premier cours de Soins aux créatures magiques ? Te souviens-tu de ce qui s’est passé ?


- Euh… Les centaures sont sortis de la Forêt interdite ? dit Harry, se demandant où elle voulait en venir.

- Oui…Crois-tu qu’un sorcier de mon niveau aurait été capable de le dire ?

- Mais à Azkaban tu m’as dit que cela était dû au fait que tu avais passé beaucoup de temps dans la Forêt interdite. Tu as menti ?

- Je ne peux toujours pas mentir, Harry…

- Tu le pouvais à ce moment là !

Nëmy soupira,

- Je sais ce que je t’ai dit…Et je le croyais…Mais après avoir passé beaucoup de temps seule à penser, je me suis rendue compte que j’avais tord. Tu vois Harry, je suis capable de te dire où est chaque personne dans le château, dans le parc, ou bien même dans la Forêt interdite. Je vois mieux la nuit que le jour. Et la lune m’affecte comme…

- Comme les loups de la Forêt…

- Oui, murmura-t-elle. Je ne me transforme pas, mais c’est presque pire…

- Et tout ça parce que tu as été blessée en voulant retourner chez toi…

- Tu as tout compris, dit-elle en se tournant vers lui. Je réagis comme une créature magique parce que l’un d’eux a planté ses griffes dans ma chair et pourtant je ne suis pas un démon. Alors si ce n’est pas mon cas, tu n’as pas de craintes à avoir, Harry…

- Comment peux-tu en être certaine ?! s’exclama alors ce dernier. La dernière phrase de Nëmy le replongeait dans sa réalité remplie d’incompréhension. Tu n’en sais rien.

- Si tu avais continué à lire, tu le saurais ! Les Akuma sont des sorciers qui ont perdu leur esprit dans le processus, répondit-elle. Ils sont devenus des créatures magiques dotées de plus grands pouvoirs que ceux qui les ont transformés. Ce n’est pas notre cas.

- Il y au moins une douzaine de catégorie différentes!

- Tu n’es pas né avec les pouvoirs que tu crains Harry…

- Je suis peut-être un autre type, alors ?! s’exclama Harry en commençant à faire les cent pas dans la salle commune pour ne pas faire face à Nëmy. Ceux qui ne perdent pas leur âme, mais font des choses qui ne tournent pas rond!

À cette pensée, les mains de Harry se crispèrent. Et si le Ministère l’apprenait ? On l’étudierait jour après jour…Il devrait aussi quitter l’école à tout jamais… C’était au-dessus de ses forces.


Dernière édition par le Ven 1 Sep - 17:16, édité 1 fois
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit - Page 3 EmptyVen 1 Sep - 17:15

Harry Potter Et Le Cercle Maudit
Chapitre XXV : Le Livre Rouge (4e partie)


- Tu crois vraiment que Dumbledore te garderait ici si tu étais si dangereux ? demanda-t-elle d’un ton calme.

- Tu ne comprends pas! s'exclama Harry en se tournant vers elle. Je parle aux serpents !

Elle se mit à rire.

- Je parle bien à Drago Malefoy...

- Je ne vois pas le rapport entre les deux, répondit Harry.

- Et bien je crois qu'entre les serpents et lui, les serpents sont plus fréquentables... dit-elle en souriant.

- Ce n’est pas le temps de faire des blagues, Nëmy ! J’ai reçu des pouvoirs de Voldemort qui me permettent de parler aux serpents et de sentir sa présence. Ce n’est pas la même chose que toi… Et j’ai déjà été mordu par un basilic, n’est-ce pas suffisant? Mordu, tu te rends compte ? Et je suis même pyromane à mes heures !

Nëmy cessa de rire et le regarda droit dans les yeux.

- Et tu n’es pas mort alors de quoi tu te plains ?

- Je sais…Mais Neville a failli y passer… et les pouvoirs de Voldemort ne sont pas disparus…Enfin je n’ai pas réessayé depuis, mais…mais ma cicatrice est toujours là… soupira-t-il en se laissant tomber dans un des gros fauteuils près de la cheminée. Nëmy s’approcha alors de lui et s’accroupit pour être certaine qu’il la regarde.

- Tu penses vraiment que c’est ta cicatrice qui te rend différent ?

- Je l’ai reçue lorsque le sort de Voldemort m’a touché, alors oui je le pense !

- Ce que je veux dire, expliqua-t-elle, c’est que ce n’est peut-être pas cette cicatrice, donc les pouvoirs que tu as maintenant, qui font de toi une personne hors de l’ordinaire, mais tout simplement qui tu es … C’est vrai que tu as des pouvoirs que d’autres n’ont pas, et alors ? Cela ne te rend pas plus fou que les autres. Écoute…lorsque tu utilises ces pouvoirs, lorsque tu parles à ces serpents, est-ce que tu perds le contrôle ?

- Non.

- Est-ce que tu perds la notion du temps ?

- Non.

- Est-ce que tu as l’impression de devenir quelqu’un d’autre ?

- Non… Je leur parle, comme je te parle…En fait je ne m’en rends pas vraiment compte…Je le fais, c’est tout.

- Mais tu restes toujours conscient de ce que tu fais, non ? Tu sais ce que tu leur racontes.

- Oui…mais qu’est-ce que je suis alors, Nëmy? Je vois bien que je ne suis pas normal… soupira Harry.

- Je n’ai jamais dit que tu étais normal. J’ai seulement dit que tu n’étais pas une de ses créatures à dents pointues, finit-elle par dire en se relevant. Et crois-moi, c’est rare de l’être dans cet endroit… d’être normal, je veux dire…

Puis Nëmy se dirigea vers la fenêtre, l’ouvrit et inspira un bon coup. L’air frais réveilla l’esprit de Harry qui sentit alors que le poids qu’il ressentait sur ses épaules depuis quelque temps s’était soudainement volatilisé. Nëmy, quant à elle, demeura devant la fenêtre, pensive, les sourcils quelque peu froncés, comme si la noirceur de la nuit la tracassait à son tour.

- Comment vont les autres ? demanda-t-elle.

Et Harry lui fit un bref résumé des dernières semaines.

- Et Ron et Hermione n’arrêtent pas de se disputer.

- Plus ça change, plus c’est pareil…

- Oui mais là, c’est à cause de toi… Ron ne m’a pas cru lorsque je lui ai dit que je t’avais vue et cela a mis Hermione hors d’elle. Et il y a aussi l’article de journal de la semaine dernière. Hermione s’est enfermée dans la bibliothèque depuis et Ron est plus distant que jamais…

La jeune fille soupira.

- Ah oui…Ce fameux article… Je suis vraiment désolée de l’entendre, dit-elle sur un ton un peu vague, comme perdue vers le paysage sombre devant elle. Mais dis-moi, y avait-il autre chose dans cet article que mes « problèmes » avec la justice?

- Non…seulement ça….et ça faisait beaucoup…Et il y avait des photos de toi…Une avec ta famille, une prise dans une sorte de laboratoire je crois, et une… Quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ?

Nëmy s’était vivement retournée vers Harry et le fixait.

- Dans le lab? C’était écrit dans l’article ? demanda-t-elle.

Harry fut quelque peu dérouté par la question.

- Euh…Non…en fait c’est Ron qui… Euh non… C’est juste que…

La jeune fille lui sourit.

- Ça n’a pas d’importance…Alors tu viens ? dit-elle tout en se dirigeant vers la sortie de la salle commune

- Où ça ?

- Voir l’exposition.

- Tu m’as dit que tu ne pouvais …

- Potter… Est-ce que tu fais toujours ce que les autres disent ?

Puis elle poussa le portrait.

- Nëmy attends…
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