-=[ The fics paradise ]=-

Des fics à volonté
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Harry Potter Et Le Cercle Maudit

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 4:45

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIV : L’interrogatoire (2e Partie)


- UN ÉLÈVE EN LIBERTÉ !!!! UN ÉLÈVE EN LIBERTÉ !!!! hurlait-il à plein poumon. Il se mit ensuite à tourner autour de la tête de Harry à une vitesse folle, tel un vautour autour de sa proie.

- Peeves, tais-toi bon sang !

Peeves fonça à nouveau vers Harry. Ce dernier s’écarta à temps, avant de recevoir la main de Peeves de plein fouet à la figure.

- Peeves va te mettre le nez tout noir. Tu vas voir. Puis Peeves fonça à nouveau vers Harry. Ce dernier se rendit compte que l’Esprit Frappeur avait sur les mains une sorte de pâte visqueuse et noirâtre très dégoutante. Harry réussit à éviter Peeves et prit ses jambes à son cou, mais celui-ci revint à la charge.

- Tu veux que Rusard mette la main sur toi ? demanda Harry d’un ton furieux, tout en courant à travers le corridor du troisième étage.

À cette menace, Peeves se calma. Harry arrêta sa course. Peeves se posta près de Harry quelques instants.

- C’est vrai que si ….que si…Que si je t’attrape, ça sera beaucoup plus amusant! s’exclama Peeves. Cette fois-ci, l’Esprit Frappeur s’élança sur Harry plus vite que ce dernier ne l’avait prévu. Peeves lui estampa carrément la main sur le visage. Harry porta ensuite sa main droite à son visage, sous les rires de Peeves, fou de joie, et sentit quelque chose de gluant se coller à ses doigts. La sensation était écœurante. On aurait dit de la vaseline mélangée à de la farine et de l’eau .

- Peeves ! s’écria Harry, fou de rage. Tu vas me le payer!! Comment allait-il faire partir ça maintenant ?

- Suis-moi. On va aller voir le chef-d’œuvre. Puis Peeves attrapa Harry par le collet de sa chemise et le tira vers le fond du corridor. Harry tira de toutes ses forces dans le sens inverse. Vers quoi Peeves le menait-il ? Quoi que cela fut, Harry ne tenait pas à le savoir. Peeves passa par un mur, qui était en fait une tapisserie déguisée en mur de pierres ( on se souvient que l’Halloween était la veille…il y en a toujours qui sont plus fêtards que d’autres…). C’est alors que Harry se retrouva dans une pièce avec de grandes poutres de pierre. Elles affichaient chacune l’emblème d’une des maisons de Poudlard. Il y avait aussi de très grandes fenêtres. Cette pièce était immense et magnifique. On aurait dit une salle de Cérémonie. Cela devait faire longtemps que quelqu’un n’était pas entré dans cet endroit par contre. Il y avait tellement de poussière. Peeves traîna Harry jusque dans le fond de la pièce, dans une partie plus sombre. Il y avait visiblement des gens qui étaient passés par là. Non pas que les traces sur le plancher soient fraîches, mais il y avait un peu moins d’accumulation de poussière à cet endroit.

- Regarde. Tu n’es pas joli comme ça ? demanda Peeves, l’Esprit Frappeur.

Devant Harry, se trouvait sa propre image dans un grand miroir. Il avait effectivement la grande main de Peeves estampée sur le visage. On aurait pu croire à cet instant que Harry faisait parti d’une tribu indigène. Mais cela ne préoccupa pas Harry. Ce qui le marqua, c’est la présence de personnes derrière son propre reflet dans la glace. Et il les connaissait très bien ces personnes. C’était sa propre famille. Celle qu’il n’avait jamais eue. Son père et sa mère, derrière lui et qui lui souriaient. Ainsi que d’autres personnes qui se tenaient plus à l’écart, mais qui lui envoyaient un signe de la main et un sourire bienveillant. Harry se trouvait devant le Miroir du Riséd.
Ce miroir a la capacité de nous montrer le désir le plus précieux et le plus enfuit que nous ayons au fond de notre cœur. Harry avait déjà vu ce miroir et en était devenu accro. Il ne pouvait s’empêcher de vouloir voir et revoir encore toutes ces personnes qui constituaient sa famille. Sa vraie famille, et non ces personnes qu’il appelait « son oncle et sa tante ».
Harry aurait souhaité pouvoir demeurer un peu plus longtemps devant le Miroir du Riséd, mais ses yeux en décidèrent autrement. Non pas que Harry se mit à pleurer (il est plus fort que ça, notre petit Harry tout de même) C’est seulement que des points noirs se formaient tranquillement devant ses yeux. Il paniqua quelques instants. Que se passait-il? Harry se retourna vers Peeves, mais ce dernier avait disparu (étrangement…) Ça devait être cette colle qui réagissait. Il devait se rendre au plus vite à l’infirmerie. Mrs Pomfresh saurait quoi faire.
Ce n’est pas sans difficulté qu’il se dirigea vers les escaliers et se rendit au premier étage. Il voyait de moins en moins. En chemin, certains portraits tentèrent de le rassurer.

- Ça va partir avec de l’eau, disait l’un.

- Si ta vue ne revient pas d’ici quatre minutes, tu seras aveugle, dit une autre bonne femme sur les portraits.

- Avez-vous besoin d’aide cher compagnon de chevalerie ? dit la voix tonitruante du Chevalier de Catogan. Harry avait fait la rencontre de ce valeureux chevalier trois ans plus tôt, lorsque lui et Ron s’étaient perdus dans le château à force de chercher la Salle de classe du Professeur Trelawney. Harry devait maintenant s’agripper à deux mains à la rampe de l’escalier pour ne pas risquer de tomber. Mais s’il tombait dans un trou laissé par ces escaliers qui se déplaçaient toujours ?

Le Chevalier de Catogan n’attendit pas la réponse et fonça immédiatement vers l’infirmerie en traversant un nombre impressionnant de tableaux. Plus les secondes passaient, plus Harry devenait aveugle. À peine quelques minutes plus tard, des pas provenant d’un étage inférieur, se firent entendre. Harry ne voyait plus rien à présent. Pourvu que cela ne soit pas Rogue, se disait-il. Prions pour que cela ne soit pas Ro…

- Tu as des ennuis mon petit ? demanda une voix aimante et un peu amusée. C’était le Professeur Chang. Elle le prit par le bras et aida Harry à descendre le reste des escaliers. En chemin, Harry lui raconta ce qui lui était arrivé avec Peeves et le Miroir du Riséd. Harry n’avait pas l’impression qu’il pouvait cacher quelque chose à cette femme. Et n’avait pas l’impression qu’il devait le faire également.

Ils rencontrèrent Mrs Pomfresh qui s’approchait à grand pas. C’est du moins ce que Harry entendit, car il ne voyait plus à présent.
Cela ne prit pas grand temps, pour que Mrs Pomfresh redonne la vue à Harry, avec une lotion à base de Napel et de poils de Mangore ailé ( petit rappel : le Mangore ailé est une sorte de petit écureuil volant de couleur rouge, dont les poils servent dans plusieurs talismans de protection magique). Harry apprit que Peeves l’avait badigeonné avec de la Ménaline, crème dont se servent les dresseurs de bêtes magiques pour que les animaux ne puissent voir durant les transports d’un endroit à un autre, afin d’éviter que ceux-ci ne paniquent. (Vous avez déjà essayé de mettre des œillères à un dragon par exemple ? Ce n’est pas très évident…)

- Attend-moi ici Harry. Je dois aller demander des feuilles de Raares à leur syndicat, soupira Mrs Pomfresh. C’est la quatrième fois aujourd’hui…Voudriez-vous venir avec moi Professeur Chang ? Avec une sorcière d’expérience comme vous, ils ne pourront pas me le refuser.

Le Professeur Chang dit au revoir à Harry et suivit Mrs Pomfresh. Où devaient-elles aller ? Qu’était le syndicat ?

- Les feuilles de Raares sont tellement rares que ces arbres ont décidé de mettre en place un syndicat pour se protéger des envahisseurs. La sève de ces plantes est une très grande protection magique, et empêche les effets de revenir, dit une voix derrière un des panneaux de l’infirmerie. Harry avait dû penser à voix haute.

- Nëmy ? demanda Harry.

- J’arrive, répondit celle-ci. Donne-moi deux petites minutes.


Harry s’approcha tranquillement du lit qui se trouvait au fond. Il ne vit pas Nëmy. Sur une table de chevet, il y avait des objets appartenant à la demoiselle, et Harry, curieux de nature, ne put s’empêcher de vouloir voir tout cela de plus près. Il y avait cinq tiges. Cinq tiges d’argent pratiquement de la même grandeur. Et cinq petites boules de la même couleur. Qu’est-ce que c’était ? Il y avait aussi cinq bagues avec des griffes métalliques (très sympathique cette fille, non ?). Le regard de Harry fut attiré par deux pendentifs qui se trouvaient sur la table. Le plus gros était de couleur argentée, avec de petites marques noires incrustées. Il ne représentait pas ni personne, ni encore un animal. On aurait plutôt dit un symbole tribal. Et le second était une pierre de couleur violet très foncé, de rouge feu et de noir. Cette pierre était très plate, pas plus épaisse qu’un parchemin, et elle brillait tellement au soleil, que Harry se demanda s’il n’y avait pas un peu de magie là dessous. Sans demander la permission, Harry prit ce second collier, et le fit bouger devant lui. Les couleurs changeaient comme lorsque l’on souffle sur une bulle de savon. C’était magnifique.

- C’est une pierre astrale. Elle réagit au rayonnement des planètes et des astres, dit Nëmy qui sortait de derrière un panneau. Elle semblait habillée et pourtant…elle était loin de l’être. En fait, Nëmy était couverte de bandages de la taille aux épaules. Harry en fut atrocement gêné, et se tourna pour regarder cette pierre obstinément.

- Cette pierre brille comme le soleil lorsque je suis à l’extérieur, et devient blanc opaque, lorsque je sors par soir de pleine lune, c’est génial, non? dit-elle en passant une chemise de nuit par-dessus sa tête. Puis elle marcha en titubant légèrement et alla s’asseoir sur un lit qui était couvert de parchemins et de vieux livres plus jaunis les uns que les autres.

- Qu’est-ce que tu fais ? lui demanda Harry, lorsque celui-ci fut remis de ses émotions. Il s’approcha du lit, observa les livres et n’en reconnut aucun. Il n’était même pas certain que ces livres étaient écrits en anglais.

- Ma punition, soupira Nëmy.

- Ta punition ? Quelle punition ?

- Pour les vols, Harry ! s’exclama Nëmy, déconcertée par une telle question. Le Professeur Dumbledore veut que je traduise ces vieux manuscrits bulgares poussiéreux en anglais, pour qu’il soit en mesure de les lire. Il dit qu’il sait parler la langue, mais non l’écrire et la lire. Si tu veux mon avis, si cet homme ne connait pas toutes les langues parlées dans ce monde et ce, sous toutes leurs formes, et bien moi je suis Satan en personne.

- C’est peut-être vrai, qui sait ? s’exclama Harry en riant. Nëmy ne l’entendait pas de cette façon. D’accord, dit-il, c’était une blague stupide de ma part.

Nëmy se contenta de lui lancer un regard noir, avant de se replonger dans ses manuscrits. Harry l’observa un peu. Son visage était très aminci, comparé au souvenir que Harry avait d’elle. Elle avait un certain air ressemblant à Sirius. À moins que ça soit avec Rogue ? Au moins, elle avait perdu l’air de zombi qu’elle avait eu la nuit dernière. Et elle portait encore ses fameux gants noirs aux doigts coupés.

- Nëmy…il y certaines questions que j’aimerais te poser. Je peux ?

Elle l’observa quelques secondes par-dessus ses lunettes noires.

- Que veux-tu savoir ? dit-elle finalement.

Harry prit une petite inspiration. Il sentait que cela n’allait pas être facile de soutirer des informations de cette fille. Il en était certain, mais il devait savoir.

- Au village moldu ( Harry n’avait jamais su le nom de l’endroit où vivait la vieille dame) c’est bien toi qui avait commis le vol du manteau et du porte-monnaie?

Nëmy hocha la tête en signe d’approbation.

- Pourquoi m’as-tu menti ? demanda-t-il.

- Quoi ! Je ne t’ai jamais menti! s’indigna Nëmy.

- Dans le bus, tu m’as dis que c’était la fille qui était montée après moi qui avait commis ces vols. Tu as dis…

- Je t’ai seulement laissé croire ce que tu voulais, l’interrompit Nëmy en s’approchant tranquillement de Harry, un petit sourire aux lèvres. Si tu es assez innocent pour croire qu’une personne qui est pourchassée depuis des jours, se risquerait à passer aux côtés de ceux qui la recherchent, c’est ton problème, et non le mien.

- Mais tu as dit « qu’elle partait enfin », je m’en souviens tout de même! dit Harry en colère. Il n’avait pas particulièrement apprécié de se faire traiter d’innocent. (non mais !)

- Cela faisait quatre nuits que je la voyais monter dans le bus et en redescendre. Alors tu conviendras avec moi qu’il était temps qu’elle se décide, non?

D’accord, d’accord, un point pour elle. Mais il restait tellement de questions sans réponse dans la tête de Harry qu’il se demandait laquelle poser.

- Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas dit que tu étais une sorcière ?

- Hein ? … Quand m’as …quand m’as-tu posé la question ?

- Pourquoi croyais-tu que je te montrais ma cicatrice ? demanda Harry.

- Parce que tu as parlé de mes gants et que je t’ai montré mes mains, c’est tout, dit -elle, d’un ton qui montrait bien son combien elle était déconcertée.

- Mais tu n’as même pas réagi lorsque je te l’ai montrée, s’exclama Harry. Décidément Nëmy n’était pas comme les autres personnes. D’abord elle ne se souvenait pas du nom de Harry et ensuite, elle n’avait même pas bougé le petit doigt lorsque ce dernier lui avait montré sa cicatrice en forme d’éclair.

- Quoi? Tu as l’habitude de te promener avec ton fan club ? C’est la manière dont tu abordes les gens : Bonjour, je m’appelle Harry Potter, je suis célèbre. Voulez-vous voir ma cicatrice ? dit-elle d’une voix un peu enfantine.

- Là n’est pas la question! s’exclama Harry. Cette fille lui semblait de plus en plus détestable. J’avais besoin d’aide et je cherchais des gens provenant de notre monde. C’est pourquoi…

- Et comment étais-je supposée comprendre que tu étais perdu, Potter ? demanda Nëmy en fixant Harry droit dans les yeux. (Harry bouillait présentement) Écoute, Potter, la prochaine fois, soit plus explicite.

Harry n’en pouvait plus. Il était à bout de nerfs. Il tourna les talons et voulut partir, lorsqu’il sentit la main gantée de Nëmy se refermer sur son bras. Nëmy s’était levée pour le rattraper, et se tenait difficilement devant lui à présent.

- Écoute Harry…je peux vraiment être détestable lorsque je m’y met…Je te demande de me pardonner…Je suis plutôt perdue…Et je suis plutôt du genre soupe-au-lait… Cette nuit là, dans le bus…ça faisait…enfin…je …je n’aurais pas pu t’aider, même si je l’avais voulu, ou bien si j’avais compris ton message, dit-elle avec un petit sourire, parce que j’étais aussi perdue que toi, sinon plus. Alors, tu me pardonnes ?

Harry garda le silence quelques instants. Après réflexion il pensa qu’elle avait un peu raison de réagir ainsi. Harry se dit que s’il avait passé des semaines cachées entre les murs de l’école, et qu’une fois sorti, on l’accuserait de tous les maux de la terre, il réagirait de la même manière.
Puis Nëmy se remit le nez dans ses manuscrits. Elle semblait déprimée.

- Qu’est-ce qu’il y a? demanda Harry.

- Rien…je suis fatiguée, c’est tout, dit-elle. Et ces manuscrits sont tellement durs à lire.

- Ils parlent de quoi ?

- C’est ça le pire, je n'en sais rien! s’exclama-t-elle. Lorsque je crois avoir compris le sens d’un paragraphe, les phrases suivantes viennent tout contredire. Du genre : Faire le bien pour le bien est la plus grande des magies et blablabla. Ensuite, il est écrit que Bien et le Mal se dévoileront à nouveau, lorsque les Éléments seront réunis. Quels éléments ? Tu comprends quelque chose toi ? Pfffffff… soupira-t-elle. Nëmy ferma le livre et en prit un autre.

- Nëmy…J’aimerais savoir pourquoi tu n’as pas d’accent lorsque tu parles ?


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 4:46

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIV : L’interrogatoire (3e Partie)



La jeune fille fronça les sourcils. Elle n’était pas sûre de comprendre la question.

- Tu connais beaucoup de Bulgares ? dit-elle finalement en riant un peu. Ma langue maternelle est l’Anglais. Je suis née ici… J’y ai vécu plusieurs années en fait. Lorsque… ma mère à … est morte… j’ai été adoptée par de la famille, et ensuite, nous sommes déménagés en Bulgarie, là où ma Grand-mère vivait. Elle est bulgare et tenait à ce que l’on parle sa langue sous son toit.

- Je comprends, répondit Harry. Je m’excuse de t’avoir posé la question.

- Ce n’est rien, répondit Nëmy, je ne m’en souviens que très vaguement. J’étais très jeune lorsqu’elle est morte.

- Je te demandais cela, dit Harry qui voulait changer de sujet, parce que je connais quelques élèves de Durmstang qui sont venus ici l’an dernier, et ils parlaient tous avec un petit accent. Tu ne le savais pas ?

- Enfin… disons que… que je n’ai pas été très en contact avec ce monde au cours des dernières années… dit finalement Nëmy en se replongeant dans le livre devant elle.

- Pourquoi ?

- Parce que, Harry…

Harry sentait qu’il avait mis le pied au-delà de la limite permise. Il s’était aventuré sur un terrain miné. Il décida de ne pas pousser trop loin. Ce n’était pas de ses affaires après tout.
Harry regarda à nouveau Nëmy. Il pensa que cela faisait bien loin à voyager pour une seule personne. Il allait justement lui poser la question, lorsqu’il se rendit compte qu’une des plaies dans le bas du dos de la jeune fille s’était remise à saigner. Harry lui dit aussitôt. À deux, ils retirèrent quelques pansements, et en mirent de nouveaux. C’est là que Harry vit les feuilles de Raares dont avait parlé Mrs Pomfresh.

- Comment t’es-tu blessée ? demanda-t-il ensuite.

- En rendant de nombreuses visites au Saule-Cogneur, répondit Nëmy qui reprenait place sur son lit couvert de manuscrits.

Harry se souvint alors qu’il y avait quelques nuits, il avait entendu un grand bruit sourd. C’était elle ?

- Mais pourquoi as-tu voulu passer devant lui ? s’exclama Harry

Nëmy se tourna vers lui et le regarda intensément quelques instants. Elle semblait prise dans un certain combat intérieur.

- Et bien… te souviens-tu de la nuit où tu es arrivé avec ton amie…celle qui répond toujours aux questions…

- Hermione.

- C’est ça. Te souviens-tu de cette nuit?

- Bien sûr. J’étais avec Hermione, et Mr et Mrs Figg lorsque le Saule…

- Lorsque le Saule-Cogneur s’est écrasé sur le sol…fini de dire la jeune fille.

Harry tenta de se souvenir de tout ce qui s’était passé à ce moment-là…Le Saule qui se redressait…Mrs Figg partie en éclaireur…Et Mr Figg, Hermione et lui qui s’étaient dirigés vers le château…Mais il y avait aussi une ombre…ombre qui s’était dirigée vers la Forêt Interdite. Harry avait toujours crû qu’il s’était agit de Golph, le gars lunatique.

- Non Harry, c’était bien moi, répondit Nëmy lorsque ce dernier lui posa la question. Je me trouvais près de la maison de… du… de ce grand homme qui donne le cours de Soins aux Animaux Magiques, dit-elle en mimant les dimensions de Hagrid. Tu vois de qui je veux parler ? Puis j’ai entendu des voix. Je me suis approchée rapidement, en demeurant près de la lisière de la Forêt. C’est là que j’ai vu sortir de sous le Saule-Cogneur trois personnes qui se dirigeaient vers le château. Je voulais partir d’ici. Je me suis dis que ce passage menait bien quelque part hors de l’enceinte de ce château. Je me suis donc approchée du Saule. J’étais très près, et je vis ensuite les racines de l’arbre s’écarter. Je croyais pouvoir m’échapper, lorsque je suis tombée sur un petit homme aux cheveux blancs, qui sembla aussi surpris que moi de se retrouver face à quelqu’un. Nous sommes restés figés sur place. Et avant que nous ne nous en soyons rendu compte, le Saule-Cogneur s’abattit sur nous. J’ai reçu les branches de l’arbre en pleine figure. Je suis tombée par terre, et j’étais sûre de mourir écrasée sous le poids de l’arbre, mais j’ai heureusement eu le temps de me lever. L’homme, lui, a été assommé, mais étant donné qu’il était encore sous les racines de ce fou d’arbre, il n’était pas si mal en point. J’aurais aimé pouvoir le tirer de là, mais j’avais peur que l’arbre ne revienne à la charge, et m’achève, ou bien qu'une personne arrive, alors je me suis sauvée, soupira-t-elle enfin.

Tout était clair maintenant dans la tête de Harry (ou presque). Nëmy avait pris les bandages dans la valise d’Alicia pour ses propres blessures… Ginny avait fabriqué cette potion contre les infections pour Nëmy… Pour l’aider…

- Pourquoi les montres ?

- Pour savoir vos horaires. À quelle heure je pouvais sortir. Et savoir enfin quel jour on était.

- Pourquoi autant ? Pourquoi les rendre au bout de deux jours ? Tu aurais pu en prendre une et la garder, non ? demanda Harry.

- Sans doute par habitude…

- Et les uniformes ?

- Pour pouvoir pénétrer dans les dortoirs plus facilement.

- Les vêtements de fille ?

- Pour me changer quelquefois, quelle question !

- Et les vêtements de garçon alors !?

- Pour deux raisons : Tout d’abord pour que ce ne soit pas seulement les filles qui soient soupçonnées. Et Secondo, parce que les vêtements de garçon sont tellement plus confortables…

- Et les livres de la bibliothèque ?

- Sais-tu que c’est vraiment long d’avoir à attendre que tout le monde soit couché avant de sortir de sa cachette. Je m’occupais comme je pouvais. J’ai appris plein de choses très pratiques et intéressantes dans ces bouquins…

Harry n’était pas sûr s’il devait être réjoui ou non…

- Et les livres de magie noire ? Ce sont les premiers que tu as pris, je te signale.

- Ah! …Ceux-là… et bien, je me souviens seulement d'une chose que mon père disait toujours : Connais tes ennemis mieux que toi-même, et tu connaîtras la liberté…C’est ce que j’ai tenté de faire, c’est tout…Connaître les armes de mes ennemis…

- Et le livre de Justin ?

- Justin ?

- Le livre de Géographie moldu.

- Ah oui ! Ce livre…Les livres de magie sur lesquels j’ai pu mettre la main ne montraient que des secteurs magiques, et non pas l’endroit où nous sommes. J’ai pris le livre de ce garçon pour savoir dans quel pays je me trouvais au moins, répondit Nëmy.

- Tu veux dire que tu n’en savais rien! Comment es-tu arrivée ici alors ? demanda Harry.

- Je l’ignore, Harry.

- Tu l’ignores, ou bien alors tu ne veux pas me le dire ? demanda-t-il, soupçonneux.

- Je n’en sais strictement rien, je le jure, soupira-t-elle.


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 5:16

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XV : Griffes et Griflons


Harry et Nëmy furent rejoints par Mrs Pomfresh qui revenait avec des feuilles de Raares, durement cueillies à ce qu’il semblait. Elle les réduisit en poudre et les mélangea à une potion violacée, qu’elle fit ensuite décanter, avant de la donner à boire à Harry, qui se mit immédiatement à pleurer comme un enfant. Les derniers restes de Ménaline, ( crème ayant la propriété de rendre aveugle momentanément. Contre-indiqué pour les Sorciers et les Moldus) venaient de disparaître. Harry dit au revoir à l’infirmière et à Nëmy, et se rendit dans la Grande Salle, où il fut rejoint par Ron et Hermione, qui semblaient fort heureux de le retrouver. Durant le petit-déjeuner, Harry leur répéta tout ce que Nëmy lui avait raconté. En se rendant à leur premier cours du mercredi, c’est-à-dire Botanique, ils continuèrent de se poser des questions au sujet de la jeune voleuse.

- Vous croyez que c’est elle qui aurait pris l’épée ? demanda Ron.

Harry ne savait pas quoi répondre. Peut-être que c’est elle ? Comment le savoir ? Elle n’allait quand même pas le leur dire s’ils allaient lui poser la question. Harry se contenta de hausser les épaules.

- Moi je dis que non, dit finalement Hermione.

-Pourquoi? demandèrent Harry et Ron d’une même voix.

- Parce qu’elle semble être une honnête fille. Elle ne t’avait pas menti Harry.

- Oui, mais elle n’avait pas tout dit non plus, répondit celui-ci. Et je te signale qu’elle a volé et qu’elle s’est cachée durant des semaines dans le Château. Tu trouves que c’est le comportement d’une personne qui n’a absolument rien à se reprocher ? conclut Harry avant d’entrer dans la serre numéro 4.


La journée passa sans incident de quelque nature que ce soit. Les élèves de Griffondor et de Poufsouffle observèrent durant toute la période les progrès que Cédric avait fait depuis quelques semaines. Diggory devait s’entraîner très fort, car à la mi-novembre, il devait passer son permis probatoire pour la Fantômatisation. Il était très nerveux.
Dans le cours du Professeur Trelawney, c’était toujours du pareil au même. Cette fois-ci, elle battit son propre record personnel, en annonçant à Harry sa mort prochaine trois fois dans la même période de cours… Le Professeur Trelawney s’exécuta la première fois lorsque Harry se planta une aiguille dans le pouce droit… En effet, les élèves devaient prédire l’avenir grâce à la vision de l’Aiguillologie( l’art de prédire l’avenir avec des aiguilles à coudre, rien de moins.) Ils devaient simplement laisser tomber les aiguilles sur une plate-forme, et avec les différents motifs ainsi « dessinés », les élèves étaient en mesure de lever le voile de l’avenir.


Le soir, Harry, Ron, Hermione et Ginny décidèrent de rendre visite à Nëmy à l’infirmerie, mais trouvèrent cette dernière profondément endormie, ses lunettes encore sur le nez. Ils rebroussèrent donc chemin.
Retournant donc à leur Salle Commune, tous les quatre tombèrent sur quelques Serpentard, dont Malefoy, Crabbe et Goyle, qui semblaient très pris par la conversation. Harry et les autres ne réussirent malheureusement pas à entendre le moindre mot, car les Serpentards se retinrent de parler en leur présence, se contentant de dévisager les nouveaux venus.

- Toujours à te trouver là où tu ne devrais pas être, Potter, dit Malefoy.

- Ce commentaire vaut aussi pour vous, Serpentard, dit Hermione, avec un sourire.

Ce souvenant probablement de ce qui s’était passé la dernière fois avec la Préfète, Malefoy fit un signe aux autres pour que ceux-ci le suivent ailleurs.
Harry eut un mauvais pressentiment. Il ne savait pas pourquoi, mais il savait que ceci était un mauvais présage…un très mauvais présage…


C’est donc avec une certaine angoisse dissimulée que Harry attaqua ses cours de la journée, le lendemain matin. Mais finalement rien ne se produisit. Il se surprit même à être plus en mesure de contrôler les Sorts Primaires, même celui de Ferris, avec une certaine retenue par contre. Lorsqu’il arrêta de s’exercer quelques instants, il eut un pincement au cœur.
Il observa autour de lui. Il avait fait tellement de dégâts dans cette classe. C’était le deuxième cours de Défense Contre les Forces du Mal qu’il avait depuis l’accident, mais il ne s’était toujours pas habitué au « nouveau décor «. Le bureau du Professeur Chang était totalement noir à présent. Il avait au moins résisté aux flammes de Harry. Certaines toiles (notamment de Monet…) sur le mur droit de la classe, n’avaient malheureusement pas eu la même chance. Ces toiles montraient à présent d’anciens Merisiers dévastés et carbonisés. Le sol peint sur les toiles était gris et sans vie. Et le ciel était maintenant nuageux. Le tableau d’Ardoise noir (au moins il était déjà noir…) sur lequel le Professeur Chang écrivait les notes de cours avait été partiellement réparé, mais on pouvait encore voir des fissures dans le haut, près du cadrage. Les premiers bureaux des deux rangées à droite étaient noircis. Les dessus de tous les autres bureaux étaient également brûlés. La bibliothèque qui se trouvait à côté de ces bureaux, en dessous des toiles, n’avait pas survécu. Elle avait reçu le Sort de plein fouet, et elle avait flambée jusqu’au plafond. Ce que Harry ignorait jusqu’à aujourd’hui, c’était qu’il y avait un petit pallier secondaire qui surplombait la classe de ce côté. Malheureusement Harry n’aurait jamais l’occasion d’observer la classe de ce point de vue, car on dit que le feu était monté jusqu’à ce deuxième pallier de la classe et que, désormais, cette partie était condamnée à cause des ravages fait par le Sort de Ferris…Au moins l’odeur de fumée avait disparu…


C’est un peu avec la mort dans l’âme que Harry continua le reste de la journée. Le soir venu, il se rendit à la bibliothèque, question de rattraper le retard qu’il avait pris lorsqu’il avait dû passer deux jours à l’infirmerie. Lorsqu’il fut de retour à la Salle Commune, il retrouva ses deux amis. Hermione semblait dans tous cses états.

- Nous avons vu Malefoy sortir de l’infirmerie, expliqua-t-elle à Harry.

- Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre, si Nëmy reste ici, se contenta de dire Ron.

- Vous avez parlé à Nëmy ? demanda Harry.

Les deux autres firent signe que non. Elle dormait encore à ce qu’il semblait. Harry demeura pensif quelques instants. Puis il se leva sans dire un mot et se rendit dans le dortoir des garçons, d’où il revint à peine quelques secondes plus tard. Il semblait dissimuler quelque chose sous sa robe de sorcier. Harry alla rejoindre Ron et Hermione et leur fit signe de le suivre. Ils sortirent de la Salle et se dirigèrent vers les escaliers (ils durent attendre un peu, il y en avait un qui était parti au loin). Ils se cachèrent tous les trois dans un coin sombre. Harry sortit ce qu’il avait caché des yeux curieux : sa Cape d’Invisibilité. Harry, Ron et Hermione se blottirent en dessous et descendirent les escaliers. Dès qu’ils eurent mis les pieds sur le premier étage, ils se dirigèrent immédiatement vers l’infirmerie.
Arrivé devant la porte en question Harry, qui était en tête, l’ouvrit tranquillement. Comme il se faisait tard, si Nëmy dormait, il ne voulait pas la réveiller. C’est alors qu’il sentit deux mains l’empoigner solidement et le tirer à l’intérieur. Harry perdit l’équilibre et ne réussit pas à s’agripper à quoi que ce soit.
Il paniqua.
On l’avait trouvé!
Même sous sa cape!
On le plaqua contre le mur. Sous l’impact, Harry eut le souffle coupé. Il n’arrivait plus à le reprendre. Harry reçu un coup dans l’abdomen. Ses genoux fléchirent. Il sentit une main se refermer férocement sur sa gorge. Quelque chose de froid se planta légèrement dans son cou.
Harry n’arrivait plus à respirer.
Il ne voyait plus rien.
Dans un grand effort, il tira sur la Cape pour que celle-ci tombe.
Cela lui sembla durer des heures. Mais aussitôt eut-il cette pensée, qu’il sentit le poids de la main assassine se faire moins pesante sur sa gorge.
On l’avait relâché.
On l’avait libéré.
Harry se recroquevilla sur lui-même, appuyé contre le mur. Il porta ses mains à sa gorge. Il reprenait ses esprits.

- Tu es malade ou quoi ! Te rends-tu compte que j’aurais pu te tuer ! Ne me refait jamais ce coup-là, compris !

- 5 … sur 5…répondit Harry en reprenant son souffle.

- C’est toi qui es folle, s’exclama Hermione qui était sortie de sous la cape d’invisibilité. Ça t’arrive souvent de t’attaquer aux gens comme ça, Nëmy?

- Et vous, ça vous arrive souvent de débarquer sans prévenir ? Hey, attendez une minute ! Mais d’où est-ce que vous sortez tous les trois ?! dit-elle lorsqu’elle vit Ron sortit également de sous la cape.

Un peu à contre-cœur, Hermione et Ron montrèrent la cape à Nëmy. Voyant qu’elle ne semblait pas comprendre, ils lui expliquèrent comment elle fonctionnait et comment elle était en possession de Harry.
Puis Ron et Nëmy aidèrent Harry à s’étendre sur un des lit pendant que Hermione alla ouvrir une fenêtre pour l’aider à respirer.

- Tu es en furie ce soir ? demanda Harry, lorsque l’atmosphère fut un peu plus détendue.

- Ne m’en parle pas… Quelqu’un est venu pendant que j’étais allée prendre une douche, et m’a pris tout mon travail! s’exclama-t-elle en marchant de long et en large dans la pièce.

- La voleuse qui se fait voler, que c’est ironique! s’exclama Ron avec un sourire en coin.

Nëmy n’entendait pas à rire. Elle croisa les bras, de manière à mettre bien en évidence les griffes métalliques qu’elle avait risqué de planter dans le cou de Harry quelques minutes auparavant. Ron avala difficilement sa salive…

- Dumbledore t’avait dit de ne pas sortir d’ici, dit Harry.

- C’est lui qui me donna la permission de sortir, dit-elle avec un petit sourire qui voulait dire « Tu ne m’auras pas sur ce coup-là mon grand… »

- Tu t’es fait prendre des manuscrits ? demanda Hermione.

Nëmy lança aussitôt un regard à Harry, du genre : « comment est-elle au courant celle-là ? ! » Il dû lui expliquer qu’il leur avait tout raconté.

- Non, seulement les traductions, finit-elle par dire. Maintenant, il faut que je recommence du début, soupira-t-elle.

Harry se demandait si cela pouvait être Malefoy… Il était venu à l’infirmerie la veille…Non, Nëmy s’en serait rendue compte bien avant alors, si on lui avait pris ses parchemins. Mais qui alors ?
Comme ils ne pouvaient pas le savoir pour l’instant, nos trois amis discutèrent avec la voleuse de ce qui s’était passé depuis le début de l’année. L’Attaque sur le Chemin de Traverse (même si cela s’était produit durant l’été, c’était tout de même un des gros événements de cette époque…) et des disparitions. Harry, Ron, et Hermione croyaient que Nëmy pourrait leur donner quelques nouvelles à ce propos. Question de savoir ce qui se passait dans son pays. Étrangement, elle se contenta de hausser les épaules ou bien de répondre par oui ou bien par non. Elle semblait penser à bien d’autres choses.

Ron tenta aussi de connaître des trucs pour être en mesure de se faufiler dans la Salle commune des Serpentard pour piquer tous les vêtements de Malefoy par exemple…mais en vain.

- On ferait un sacré duo, dit-il pour convaincre Nëmy de parler.

- Ce n’est pas de gaîté de cœur que je fais des vols, Ron. Je le fais seulement lorsque je n’ai pas d’autres choix. Et de toute façon, je travaille toujours seule.

- Pourquoi ? demanda Ron.

- Si cela devait tourner mal, je ne voudrais pas que d’autres se fassent prendre à ma place…

Les trois autres se regardèrent. Est-ce que cela avait déjà mal tourné pour elle ? Elle qui avait peut-être volé l’épée dans le bureau même de Dumbledore. Harry voulu connaître la réponse lorsque Hermione prit de nouveau la parole :

- Pourquoi est-ce que tu n’as pas mentionné ton nom de famille la première fois que tu as rencontré Harry ?

- Est-ce que cela aurait changé quelque chose ? demanda Nëmy, appuyée contre le mur à bonne distance d’eux. Elle observa longuement ses trois interlocuteurs.

- Je l’ai fait par respect pour ma famille, dit-elle finalement.

- Je ne comprends pas, dit Ron

- Je l’ai dit, je ne travaille pas en équipe. Si je me fais prendre, je ne veux pas que ma famille en paie le prix en voyant leur nom sali par ma faute.

À partir de ce moment, Harry fut pris dans un combat intérieur. Nëmy avait l’air d’une gentille fille (même si elle avait risqué de le tuer dix minutes auparavant) Et honnête aussi. Mais pouvait-il lui faire confiance? C’était une voleuse après tout. Mais depuis le début elle n’avait, semblait-il, pas menti. Non, c’était impossible! Une voleuse honnête et puis quoi encore…Par contre, elle avait tout redonné aux propriétaires concernés…Mais pourtant, elle semblait cacher quelque chose. Elle savait comment elle était arrivée ici, mais ne voulait pas en parler, Harry en était persuadé. Ça ne pouvait être que ça. Et si… et si elle savait pour l’épée ?
Harry ne se rendit jamais compte que le sujet de conversation avait passablement divergé. Hermione et Ron racontaient maintenant à Nëmy, qui ne semblait pas au courant, les Tâches que Harry avait dû faire durant le Tournoi des Trois Sorciers : Affronter un Magnar à Pointe, secourir Ron au fond du lac, et traverser le labyrinthe pour atteindre le trophée du Tournoi.

- Il a même dû inviter une fille pour le bal de Noël, dit Ron en riant un peu de Harry. Malheureusement, ce n’était pas celle qu’il voulait…

Harry, qui était assis à côté de Ron, lui donna une bonne claque sur l’épaule.

- La ferme, Ron! s’écria Harry, rouge comme une pivoine.

- Et qui est la mystérieuse demoiselle… ? demanda Nëmy, avec un petit sourire en coin.

- C’est Ch…
-Non, Ron ! s’écria à nouveau Harry en s’élançant sur lui. Tous les deux tombèrent à la renverse sur le lit et Harry risqua de passer par-dessus bord.

- C’est Cho Chang.

- Hermione!!!!!!!

Nëmy n’en pouvait plus, elle était à présent pliée en deux tellement elle riait de les voir se chamailler ainsi.

- Et toi, on ne parle pas de ton Viktor ! s’exclamèrent Harry et Ron.

- Qui est Viktor ? demanda Nëmy, qui riait aux larmes.

Nëmy n’eut jamais la réponse, car à ce moment Mrs Pomfresh arriva à l’infirmerie et chassa carrément Harry, Ron et Hermione de la pièce. Ils s’en retournèrent donc, chacun en voulant aux autres de s’être moqué de sa propre personne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 5:17

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XV : Griffes et Griflons (2e Partie)


La semaine suivante, les jours se succédèrent sans grand changement. Durant le week-end, Harry et les jumeaux Weasley se rendirent au terrain de Quidditch avec les aspirant Gardiens, soit Dennis Crivey, Seamus Finnigan, et Neville Longdubat. Les joueurs avaient mystérieusement eu le droit de reprendre les balais, à la demande de Dumbledore. Harry et les jumeaux riaient un peu… Ces mesures avaient été prises contre le mystérieux voleur. Depuis que les vols avaient cessé, il n’y avait plus rien à craindre. Après tout, pourquoi Nëmy aurait-elle ensorcelé les balais…
Les joueurs de Griffondor devaient se dépêcher de choisir leur nouveau Gardien, car le match les opposant à Serdaigle était prévu pour la première semaine du mois de Décembre. La sélection se ferait dans deux semaines.


En ce vendredi matin de mi-Novembre, il faisait vraiment froid dans le cachot Nord, là où avait lieu le cours de Potion avec les Serpentard. Aujourd’hui, les élèves devaient trouver un antidote contre les engelures et la tester sur des plantes.

- Si vous ratez votre potion, Mr Longdubat, je me ferai un plaisir de la tester directement sur vous, avait dit le Professeur Rogue dès le début du cours. Le Professeur avait aussi pris soin de placer Neville à l’écart d’Hermione pour empêcher cette dernière de lui venir en aide.

Le cours avait débuté depuis près de vingt minutes, lorsqu’on frappa à la porte. Rogue demanda à Blaise Zabini d’aller ouvrir la porte. Il laissa entrer une jeune fille aux cheveux rouge feu. La nouvelle venue se dirigea vers Rogue et lui montra un parchemin que celui-ci parcourut rapidement. C’était Nëmy. Il échangea quelques mots avec elle, tout en ne pouvant s’empêcher de regarder d’un œil plus que critique ses cheveux rouges.
Rogue lui désigna une place dans le fond de la classe, avec Harry et les autres. Nëmy alla les rejoindre. Sur son passage, les Serpentard la regardèrent. Certains en riant, d’autres plutôt étrangement.

- Tu es habillée en fille ! s’exclama Ron.

- Ouais… grogna-t-elle. Nëmy ne semblait pas enjouée par la révélation.

- Qu’est-ce que tu as fait à tes cheveux ? demanda sévèrement Harry, lorsque Nëmy eut pris place aux cotés d’Hermione.

-Ah ça… dit-elle en prenant une de ses mèches entre ses doigts, c’est l’un des nombreux tests que j’ai effectués sur ma propre personne….

- C’est-à-dire ? demanda Ron.

- Il fait froid ici, dit-elle.

- Ne change pas de sujet ! dit Harry

- Je ne change pas de sujet de conversation, Harry. Mes cheveux changent vraiment de couleurs avec la température… soupira-t-elle.

C’était quoi cette histoire !
Elle lui dit qu’elle allait tout leur expliquer plus tard, en faisait un signe de tête vers Dean Thomas et Seamus Finnigan qui étaient tout près. Elle ne voulait pas parler devant eux.
Tous continuèrent leur travail. Au bout de quelques minutes, Harry regarda du côté de Nëmy, question de voir ce qu’elle fabriquait, car elle ne semblait pas faire la même chose que les autres. Il vit dans le fond de son chaudron, une potion noire comme de l’encre (alors que la sienne était rouge, on précise…) Mais qu’est-ce qu’elle faisait ?!

- Que faites-vous Miss Weasley ? s’exclama le Professeur Rogue.
Harry ne s’était pas rendu compte que le Professeur de Potion était maintenant à côté de leur table.

À ces mots, toute la classe se retourna vers le fond de la classe. Hermione dut donner un petit coup de coude à Nëmy pour que celle-ci réagisse.


- Comme je ne peux pas rattraper mon retard sur les autres, je me suis dit que je pourrais préparer une potion dont j’ai besoin, Professeur, expliqua Nëmy, les yeux rivés sur son chaudron.

- Voyez-vous cela…Vous perdez votre temps à faire une potion …d’Éveil !?

- Je crois effectivement qu’il est de mon devoir d’être en mesure de demeurer éveillée durant mes cours, Professeur.

- Cette potion ne fait pas partie du registre présenté dans le programme scolaire, Miss Weasley, dit le Professeur Rogue avec un rictus.

- Je le sais bien, Professeur…Mais j’en ai appris beaucoup…

Le Professeur Rogue ne supportait pas qu’on lui réponde. Encore moins que l’on fabrique des potions dans son propre cours, sans son consentement. Nëmy en payerait le prix…

- Si vos connaissances sont si élevées en matière de potion, jeune fille, vous n’auriez donc aucun problème à corriger la potion de notre ami Mr Longdubat, dit Rogue sur un ton de défi contenu.

Nëmy leva les yeux vers le Professeur Rogue. Elle n’afficha aucune colère, mais seulement de la soumission. Elle se leva sous les yeux des autres élèves qui observaient la scène et alla prendre place aux côtés de Neville.
Harry, lui, était en colère contre Rogue. Ce dernier n’aimait pas les grands connaisseurs, ni les ignorants d’ailleurs (donc il n’aimait personne…) Le Professeur de Potion avait voulu humilier Nëmy, et avait réussi.
Harry vit Drago Malefoy regarder intensément du côté de Nëmy. Les Serpentard semblaient ravis par la situation.
Le cours continua, chaque élève jetant des coups d’œil du côté de la table où prenaient place Neville et Nëmy.

À peine dix minutes plus tard, Nëmy revint à la table. Elle avait l’air peiné.

- Qu’est ce que vous faites là Miss Weasley ? demanda le Professeur Rogue, toujours son rictus aux lèvres.

- Je n’ai fait que ce que vous m’aviez demandé Professeur, répondit-elle, mal à l’aise.

À partir de cet instant l’atmosphère se fit pesante. Rogue alla voir la potion de Neville, et son sourire s’effaça. Nëmy avait dit vrai. Elle avait réussi à corriger la potion de Londubat.

- Vous allez demeurer ici à la fin du cours, Miss Weasley, dit-il sévèrement.

Étrangement, Rogue ne retira aucun point à Griffondor pour cet « affront » Lorsque le cours finit, Harry, Ron et Hermione attendirent Nëmy à l’extérieur.

- Vous avez vu la tête qu’il a fait, s’exclama Ron, enchanté. Mais ce n’est pas correct pour Nëmy…

- Je me demande ce qu’il lui veut ? dit Hermione. Vous croyez qu’il pourrait la renvoyer pour ça ?

- On va bientôt le savoir, répondit Harry. La voilà.

Finalement Rogue ne l’avait pas punie. Il n’avait pas fait de crise. Il lui avait seulement demandé où elle avait appris ces choses, et pourquoi Dumbledore l’avait mise en cinquième avec ce qu’elle savait. Nëmy leur dit aussi que Rogue avait même proposé de lui préparer une potion beaucoup plus forte qu’une simple potion d’Éveil, dont l’effet ne durait que deux heures.

- Vous pourriez m’attendre avant d’aller manger ? Je ne connais pas le chemin jusqu’à la Grande Salle et je dois aller chercher mes manuscrits. Je vais continuer de travailler sur l’heure du dîner.

- Alors, à ce que je vois, votre famille a décidé de nous faire le malheureux honneur de nous encombrer d’un autre membre du Clan Weasley, dit la voix traînante de Malefoy. Vous n’avez donc pas compris que votre présence empoisonne notre existence, Weasley. Mais au moins elle n’est pas une Granger, une Sang-de-Bourbe, ça fait déjà ça…

Ron voulu sauter au cou de Drago, mais Harry et Hermione le retinrent.

Nëmy, elle, s’avança vers le Serpentard, et lui tendit sa main gauche.

- Je m’appelle Nëmy Weasley. Vous êtes ?

Non !!!!!!Pourquoi Nëmy avait-elle dit son prénom ????!!!!!!!!!!!!!

- Je suis Drago Malefoy, dit ce dernier. Il hésita quelques secondes, puis présenta aussi sa main. Pourquoi ces griffes ? demanda-t-il en riant, mal à l’aise.

- Pourquoi cette question ? dit-elle en le regardant intensément dans les yeux.

- J’espère pour toi que tu n’es pas aussi rapace que ton…ton…

- Mon cousin…Vous verrez cela avec le temps Mr Malefoy…

À ces mots, Malefoy stoppa son étreinte, et tourna les talons, tout en continuant à regarder Nëmy d’un œil mauvais.

- Pourquoi tu as fais ça ? s’écria Harry. Pourquoi lui as-tu dit ton nom ?!

- Les gens de chez nous m’appelaient Nephlite, et non Nëmyria. Seule ma famille connaît mon prénom en fait et certains autres.

- Tu aurais dû te défendre, s’exclama Ron. Il a insulté ma famille ! Je sais que ce n’est pas vraiment la tienne, mais tu aurais pu aider au lieu de lui serrer la main.

- Ron, tu apprendras avec le temps que la vengeance est un plat qui se mange froid. Ma grand-mère disait toujours que lorsqu’on joue les démons pour les autres, nos propres démons prennent vie… Et ce jour arrivera…

Harry et les autres se regardèrent quelques instants. Que voulait-elle dire par-là ?

Dans la Grande Salle, Harry, Ron, Hermione et Nëmy prirent place aux côtés de Fred et George Weasley. Lorsqu’ils virent la jeune voleuse, tous les deux se levèrent pour présenter leur cousine bulgare à tous les Griffondor ( et à tout le reste de l’école du même coup), en parlant presqu’aussi fort qu’une Beuglante.
Fred et George se demandaient bien ce que la nouvelle venue avait fait à sa tête, car ses cheveux passaient maintenant au bleu marine très foncé, avec encore quelques mèches rouge près de la nuque. Nëmy dû leur expliquer, un peu à contrecœur, que lorsqu’elle était cachée dans les tours secondaires, elle avait fait une potion pour voir à travers les murs au besoin. Question de voir si quelqu’un venait. Par contre, elle avait oublié de lire les effets secondaires de cette potion…

- J’ai dû faire une erreur en la préparant, car il était écrit que c’étaient les yeux qui pouvaient changer de couleur, et non les cheveux…

- Et il n’y a pas d’antidote, demanda Hermione.

- Si, je l’ai fait une fois, mais il ne m’en reste plus depuis deux jours. Et elle est tellement longue à faire que je préfère dormir, plutôt que de passer la moitié de la nuit à la préparer. Moi qui espérais passer inaperçue, c’est raté…soupira-t-elle.

- Tu ne vas pas demeurer ainsi tout le reste de ta vie, quand même ? s’exclama Ron.


- Non, seulement jusqu’en…dit Nëmy en comptant sur ses doigts, …en Février.

Le déjeuner continua tranquillement. Hermione lisait la Gazette du Sorcier, et Nëmy travaillait sur les manuscrits. Ron et Harry écoutaient les jumeaux raconter comment ils avaient réussi à introduire un de leurs livres de Délecture dans le cours de Métamorphose, et comment le Professeur McGonagall en fut très fâchée. Son livre était maintenant écrit en chinois…

- Ils parlent de Viktor dans le journal ! s’exclama Hermione. Écoutez : « Le jeune Viktor Krum, qui a l’an dernier participé au Tournoi des Trois Sorciers, s’est vu attribué hier la Médaille de l’ordre de Merlin, pour avoir sauvé la vie d’un sorcier d’une mort quasi-certaine. On le voit ici avec sa mère et son père, Aurélia et Oleg Krum, ainsi que son oncle Igor…

- ATTENTION !

C’était George qui avait dit ça. Nëmy, qui avait été trop prise par le contenu d’un manuscrit, avait accidentellement renversé le contenu de son verre de jus de citrouille en voulant le prendre d’un geste rapide de la main, sans regarder. Le contenu du verre s’était répandu sur toute la table, sur la robe d’Hermione, et légèrement sur le journal. Nëmy était dans tous ses états.

- Je suis vraiment désolée, Hermione, dit-elle en mettant le pied sur la table pour passer du coté d’Hermione. J’étais distraite. Ce que je peux avoir les mains pleines de pouces…Ce n’est pas ma journée… Je vais tout réparer…Je vais tout nettoyer…Je vais aller te chercher un autre journal…

- Arrête, Nëmy, dit Hermione en prenant les mains de la jeune fille qui était maintenant agenouillée aux pieds d’Hermione. Cette dernière riait presque aux larmes de voir Nëmy dans un tel état pour une robe tachée. Tu n’as pas fais exprès. Je vais aller me changer. C’est tout. Ne t’inquiète pas.

Hermione partit donc. Sans un mot, Nëmy partit également, sous les yeux surpris de Harry et de Ron. Ils ignoraient où elle se rendait comme ça, mais elle semblait pressée.


En ce vendredi après-midi de début Novembre, le soleil brillait de mille feux, et il faisait bon être dehors, quoique c’était un peu frais par moment. Il n’y avait pas un nuage à l’horizon. Les élèves de Griffondor (et les Serpentard aussi…) allaient avoir une belle journée pour leur cours de Soins aux Créatures Magiques.
Harry et Ron se rendirent à la cabane de Hagrid avec les autres élèves de leur maison. Il furent bientôt rejoints par Hermione.
Nëmy par contre, semblait s’être volatilisée. Elle n’était toujours pas là lorsque Hagrid fit l’appel des élèves.
Le cours commença.

- Aujourd’hui, dit Hagrid, nous allons voir les Griflons. Je sais que ce cours n’était pas prévu avant le printemps, mais j’ai eu la chance d’en attraper un avant leur départ pour le grand Nord. Je vais aller le chercher.

Il fut absent quelques instants. Hagrid se rendit dans l’enclos à côté de sa cabane, puis il revint avec une corde à la main. Au bout de cette corde se trouvait un magnifique animal. Un tigre argenté. De ses courbes fines et élégantes, on pouvait très bien voir que ce spécimen était un jeune tigre, encore plein de vie. De belles rayures d’un noir brillant se découpaient très finement sur son magnifique pelage lustré aux couleurs argentées. Les pattes de l’animal étaient plus pâles que le reste de son corps, signe important qui démontre le jeune âge de ce Griflon.
Lorsque les Griflons ont perdu la totalité de leurs poils blancs, ceci est le signe de leur maturité (Voir le livre : Les Créatures Sauvages d’Angleterre par Yvon Tremblay, chapitre 19: Les Félins de Grande Taille, page 113)
À la vue de l’animal, Harry eut un mouvement de recul. Le souvenir encore récent de cet été, était toujours gravé dans sa mémoire. Jamais il n’oublierait la nuit où il s’était éveillé sur une table en bois lugubre chez le professeur Cho, et où il avait dû être brûlé pour permettre aux plaies qu’il avait de se cicatriser.
Durant le cours, chaque élève eut la permission de s’approcher de l’enclos. Les élèves devaient tenter de trouver les carences dont l’animal avait pu souffrir au cours de sa croissance on observant ses signes vitaux. Ils devaient aussi donner le régime alimentaire que l’animal devrait suivre pour bien grandir.


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 5:18

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XV : Griffes et Griflons (3e Partie)


À la fin du cours, les élèves semblaient presque peinés de voir le jeune animal retourner dans la forêt, là où il rejoindrait les siens pour ce long périple vers les montagnes enneigées au Nord.
Sur le chemin du retour, Harry, Ron et Hermione eurent une curieuse vision. Nëmy se trouvait sur la pelouse de Poudlard, accroupie, la tête appuyée sur le sol.

- On peut savoir ce que tu fabriques ? demanda Ron.

- Chut ! murmura Nëmy.

Le silence se fit. Personne ne parlait. Les autres Griffondor et les Serpentard, qui observaient ce spectacle de loin, n’osèrent pas prononcer une parole.

-Alors, demanda enfin Harry lorsque ce dernier s’accroupit également près de Nëmy, sans écouter le sol par contre.

- Quelque chose approche. Ils sont plusieurs. Des centaines, dit Nëmy en se redressant. Tu n’entends pas ?

Elle regarda vers la Forêt à l’ouest. Le soleil finissait sa course dans le ciel et la Forêt interdite semblait plus dense et dangereuse au crépuscule. Harry regarda dans la même direction. Il ne voyait rien.
C’est alors qu’il entendit un bruit…très loin… au creux de la Forêt…Des cris d’oiseaux…des bruit de pas…Étaient-ce vraiment des pas ?

Il sentit aussi un vibration dans le sol…ce n’était pas normal.

- De qui parles-tu ? demanda Hermione.

- De créatures avec des sabots.

Nëmy pointa un point vers l’obscurité et à peine quelques instants plus tard, Harry vit deux centaures sortir de la Forêt Interdite et se diriger vers Hagrid. Par nature, Harry ne put s’empêcher de vouloir savoir pourquoi des centaures étaient sortis de la Forêt. Il courut donc rejoindre Hagrid. Les autres le suivirent.

- Dumbledore doit savoir, disait l’un des deux centaures.

Harry reconnu aussitôt ces deux yeux bleu délavé. C’était Firenze, un centaure qui avait sauvé la vie de Harry quatre ans auparavant.

- Nous devons nous dépêcher avant que Bane ne se rende compte que nous nous sommes absentés, dit l’autre créature au Garde-Chasse. Nous sommes plusieurs à avoir senti la même chose, continua-t-il, avec une pointe de regret dans sa voix mystérieuse. C’était Ronan, un autre centaure que Harry et les autres avaient rencontré alors qu’une nuit, comme punition, ils avaient été envoyés avec le Garde-Chasse dans la sombre Forêt Interdite.

Hagrid ne dit pas un mot et partit quérir le Directeur de l’école.

- Bane ne nous le pardonnera jamais, s’il apprend… Les hommes ne devraient pas savoir… continua Ronan, en soupirant.

Puis comme s’ils avaient senti leur présence (ce qui était probablement le cas en fait), les deux centaures se retournèrent vers nos quatre amis.

- Bonsoir les enfants, comment allez-vous ? demanda Firenze.

- Bien…et…et vous ? demanda Harry, surpris par la question.

- Ca va bien, si on oublie Pluton, répondit franchement Firenze avec un sourire bienveillant à Harry. Mais ne vous en faites pas fils Potter, le temps n’est pas encore arrivé.

Un frisson parcoura le corps de Harry. Qu’est-ce que ça voulait dire?! Qu’allait-il arriver ? Pourquoi Firenze était-il inquiet à propos de la position de Pluton ?

- Mars brille ce soir, dit Ronan d’une voix triste, en levant ses grands yeux vers le ciel, plus à lui-même qu’aux autres.

On aurait dit qu’il voulait éviter de répondre aux questions de Harry (Quelles soient sous la forme verbale ou bien seulement mentale…)
À ce moment, on vit au loin dans les escaliers du Château, le Professeur Dumbledore qui arrivait à grands pas avec Hagrid.

- Bonsoir Monsieur le Directeur. Nous sommes vraiment navrés de vous avoir dérangé, dit Firenze.

- Ce n’est pas grave. Qui a-t-il ? demanda Dumbledore, les sourcils légèrement froncés. Il avait l’air soucieux. Une sortie publique de centaures n’augurait rien de bon.

- Des bêtes approchent au loin, Monsieur le Directeur. Certains ne devraient pas être là. Et Pluton a interchangé sa place avec Neptune.

- Et Mars et Saturne s’opposent, soupira Ronan.

- Ils s’aligneront tous les trois pour faire opposition à Jupiter, continua Firenze. Sa voix était grave. On aurait dit qu’il avait annoncé la mort de quelqu’un.

- Montrez-moi, ordonna Dumbledore. Il avait l’air inquiet.

Les deux centaures dirent au revoir à Harry, à Ron et à Hermione. Le directeur de Poudlard suivit les deux créatures dans les noirceurs de la Forêt Interdite.
Le soleil dardait maintenant ses derniers rayons. Hagrid accompagna nos amis jusqu’à l’école. Les jeunes sorciers lui demandèrent tout ce que ceci signifiait, mais malheureusement Hagrid n’y comprenait rien. Il ne croyait pas au pouvoir des planètes. Mais lui aussi avait l’air inquiet.

- Je les ai entendues aussi, dit Hagrid. Ces maudites Harpies…


- Moi, je crains plus les loups que les Harpies, intervient Nëmy. Hagrid se tourna vers elle. Il ne sembla aucunement surpris de la voir là. Harry fit tout de même les présentations :

- Hagrid, je te présente Nëmy, la cousine de Ron. Nëmy je te présente mon grand ami Rubeus Hagrid, Gardien des clés et des lieux à Poudlard. Et aussi le Professeur de Soins Aux Créatures Magiques.

- Je vois ce que tu veux dire par « grand ami », répondit Nëmy avec un petit sourire en coin lorsqu’elle serra la main de Hagrid. C’est à peine si elle lui arrivait à la taille.

- Oh, mais je savais déjà qui elle était Harry, répondit Hagrid en regardant celle dont on parlait avec une petite lueur dans ses yeux noirs de demi-géant. Tous les Professeurs de l’école sont au courant de son histoire…enfin de ce qu’elle a fait depuis la fin d’août.

Hagrid adressa à Nëmy un sourire bienveillant. Elle fit de même, mais sembla légèrement mal à l’aise.

- Alors vous avez entendu les loups aussi? demanda Hagrid.

- Non… je les ai vu…plus d’une fois…

- Il ne faut pas vous inquiéter, continua Hagrid, à l’adresse de nos quatre amis, les loups sont de notre côté. Ils connaissent Remus.

Harry se retourna vers Nëmy. Elle n’avait pas l’air convaincue et semblait nerveuse. Elle fermait les poings de manière convulsive.

- Vous êtes certain qu’ils le sont tous ?

- Je suis certain que si un de ces loup vous attaque, c’est que vous êtes un Mangemort au service de Vous-savez-Qui, répondit sombrement le Garde-Chasse.

Arrivés dans le Hall d’entrée, Harry, Ron, Hermione et Nëmy dirent au revoir à Hagrid et se rendirent dans la Grande Salle pour le repas. Elle était pratiquement vide. Ils avaient passé plus de temps à l’extérieur qu’ils ne l’avaient crû au départ. La voûte du plafond de la Grande Salle affichait un beau ciel étoilé sans nuage. Nëmy regarda vers le ciel avec un sourire enfantin. Elle prit la pierre astrale qu’elle portait au cou et la leva dans les airs. Aussitôt la pierre devint noire, parsemée de petits points minuscules, mais très brillants. On aurait dit qu’elle avait enfermé le ciel dans le creux de sa main. Mais Nëmy sembla davantage fascinée par la grandeur et la splendeur de la Grande Salle, qui ressemblait à une grande cathédrale, que par le spectacle que lui offrait sa pierre.

- Comment est l’école de Durmstrang ? demanda Ron.

- C’est un château, répondit simplement la jeune bulgare au bout d’un moment.

- Mais encore…

- Ron, intervient Hermione, Nëmy n’a pas le droit de parler de son autre école, c’est un règlement ministériel.

Évidemment, Ron semblait bien se moquer des règlements concernant la privatisation des lieux scolaires. Il harcela Nëmy jusqu’à ce que celle-ci cède :

- Très bien…Si tu y tiens… C’est sombre comme endroit. Et…et petit. Le château …est caché dans le flan d’une montagne…Entre deux montagnes je veux dire… Il y a un grand lac à coté…Et une chute qui entoure le château…Il y a un bâtiment principal pour les cours. Et il y a des tourelles pour chaque année d’étude. C’est là où se trouvent les dortoirs…voilà.

- Les plus jeunes ne côtoient pas les plus vieux ? demanda Hermione (elle-même ne put résister à l’envie d’enfreindre la loi…)

- Non… pas à ce que je me souvienne…répondit-elle.

- Pourquoi ? demanda Harry.

- Par crainte de recevoir un sort de magie noire sans doute…

Cela semblait lui prendre un effort considérable pour se souvenir de l’endroit où elle avait étudié. Nëmy semblait peinée par toutes ces questions. Comme si le fait d’avoir étudié à Durmstrang était une honte et laissait une marque indélébile que tout le monde fuyait… La Marque des Ténèbres peut-être…


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 5:58

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVI : Des Cris Dans La Nuit


Deux autres semaines passèrent. Nëmy s’intégra rapidement à la classe de cinquième de Griffondor. Comme à toutes les autres d’ailleurs !
Dumbledore avertit Harry, Ron et Hermione que, étant donné son avance dans certaines matières comme en Métamorphose, en Enchantement, en Défense Contre les Forces Du Mal et en Potion, et vu son retard dans les autres, comme en Botanique, en Soin aux Créatures Magiques et en Histoire de la Magie(le climat froid, avait expliqué Dumbledore, ne permet pas d’avoir de la végétation potentiellement magique dans la région où se trouve le château et la vie animal y est quasi-inexistante, mis-à part les dragons. La Bulgarie se trouve en effet près de la Roumanie. Et pour ce qui était de l’aspect historique, la jeune fille connaissait l’histoire de Bulgarie, mais non celle de Grande-Bretagne) Nëmy avait donc la permission de la direction de suivre des cours de 5e à 7e année, sous la tutelle du Professeur McGonagall et ce, dans toutes les maisons si nécessaire. Officiellement par contre, Nëmy fut placée à Griffondor.

- Je ne comprends pas ! s’était exclamé Hermione.

- Je ne crois pas que je serai ici toute l’année, avait alors expliqué Nëmy, alors Dumbledore veut probablement que j’en apprenne le plus possible, en peu de temps… avait-elle expliqué sur un ton évasif.

Ainsi les cours se succédèrent, jour après jour. Est-il nécessaire de dire que la voleuse se lia rapidement d’amitié avec Fred et George… Ils avaient trouvé en elle une alliée…
Les entraînements de Quidditch continuaient en vue du Match contre Serdaigle dans moins de deux semaine. Le choix pour le nouveau Gardien se ferait durant la fin de semaine. Harry avait une boule dans l’estomac lorsqu’il pensait au choix déchirant qu’il devrait faire entre Neville et Seamus, deux très bons amis à lui. À cause de la petite taille de Dennis, ce dernier s’était retiré de la course, mais les joueurs de Griffondor l’acceptaient tout de même sur le terrain, car il mettait de la vie dans l’équipe :
« Hey George, imagine que le Cognard est la figure de Rogue lorsque tu le frapperas…Il ne reviendra plus jamais… »
« Continue Neville…un jour tu ne vas plus arrêter le Souafle avec ta tête… »
« Hey Alicia, dis-toi que le Cognard est Flitwick qui te pourchasse pour t’embrasser…Tu vas vouloir te sauver je crois, non ? »
« Harry, fais comme si le Vif d’or était la main de celle que tu aimes…tu vas l’attraper beaucoup plus vite… C’est qui est passant ? »
Tels étaient les mots d’encouragement de Dennis alors que celui-ci virevoltait dans tous les sens sur le terrain de Quidditch.


En ce venteux jeudi matin 23 novembre, il faisait froid à l’extérieur, mais au moins il faisait soleil. Il n’y avait pas le moindre nuage dans le ciel.
Mais cela importait pu puisque les élèves s’étaient réfugiés dans la serre numéro 4. Ils venaient en effet de terminer leur cours de Botanique. Les Poufsouffle avaient de quoi se réjouir. Cédric avait passé son permis de Fantômatisation avec grand succès, et avait même était promu « Fantôme première classe » pour avoir obtenu les meilleurs résultats pour son examen d’entrée et pour les six tâches qu’il avait dû accomplir pour obtenir son fameux permis.
1-Passer à travers vitres, vitraux et miroirs.
2-Savoir traverser les murs avec priorité aux vivants( certains fantômes de
Poudlard devraient revoir leur code de la route fantômière)
3- La transparence.
4- Savoir hanter correctement une pièce
5- Savoir hanter un objet sans en perdre le contrôle.
6-Savoir flotter par très grands vents.
Cédric accompagna donc ses compagnons de Poufsouffle vers le château pour aller annoncer la bonne nouvelle.

Sur le chemin de retour, Hermione semblait pensive.

- Qu’est ce qu’il y a ? lui demanda Ron, inquiète.

- Je pense à Cho Chang.

- Pourquoi ? s’interrogea Harry, mal à l’aise d’entendre le nom de sa douce prononcé par quelqu’un d’autre. Il avait toujours peur de se faire agacer.


- À ce que j’ai entendu, elle n’aurait pas reparlé à Cédric depuis le début de l’année, sauf quelques fois au cours de Botanique. Elle refuserait de lui parler. Maintenant qu’il est libre d’aller où il veut…Elle devra le côtoyer, dit Hermione avec un peu de peine.

Harry pensa à Cho. Sa belle Cho. Cela ne devait pas être facile pour elle. Ça ne l’était pour personne. Seul Cédric semblait s’être vraiment habitué à la situation. Mais il arrivait parfois, lorsqu’on lui parlait du Tournoi, que l’on voit de la haine prendre rapidement forme dans les yeux de Diggory, puis disparaître tout aussi rapidement. Une haine qui ne devrait jamais vraiment s’effacer.


Assis sur un banc de pierre à l’extérieur de l’école, Harry, Ron et Hermione venaient de rejoindre Nëmy qui les avait attendus, avec toujours ses manuscrits entre les mains. Cette dernière n’avait pas assisté au cours de Botanique. Ils ne savaient pas pourquoi d’ailleurs.

- Oh, le vent se lève à ce que je vois, avait dit Drago Malefoy, accompagné de ses gorilles, à l’adresse de la jeune bulgare.

Effectivement, le vent s’était levé davantage. Résultat : la chevelure noire de Nëmy devenait de plus en plus blanche au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient. On aurait dit qu’elle vieillissait à vue d’œil.

- La prochaine fois que tu te demanderas quoi porter, viens me voir. Je te dirai avec plaisir les prévisions météorologiques de la soirée, mon cher Drago… avait répondu celle-ci avec un petit sourire innocent.

Harry et les autres ne purent s’empêcher de rire de Drago. Qui est pris qui croyait prendre !
Quelqu’un interpella Malefoy au loin, dans la cour intérieure de l’école. Lucius Malefoy était venu voir son fils. Aussitôt, Drago tourna les talons, non sans envoyer un regard incendiaire à Nëmy. Le jeune Serpentard et ses amis allèrent rejoindre docilement le père de ce dernier.
C’est avec colère que Harry observa le père de Malefoy. Un Mangemort ici !!! Ron et Hermione semblaient penser la même chose. Mais que pouvaient-ils faire contre lui en ce moment ? …Rien, sauf attendre.
Harry, Ron, Nëmy et Hermione décidèrent de renter. Le temps avait changé rapidement et les vents s’étaient mis à souffler davantage. Les nuages recouvraient le ciel à une vitesse folle. La pluie se mit à tomber tranquillement pendant qu’ils marchaient vers Poudlard.


- Qui…qui parle avec Malefoy ? demanda Nëmy à Harry lorsqu’ils décidèrent de rentrer. Harry l’observa un instant. Elle fixait Lucius Malefoy de façon très intense. Elle semblait chercher quelque chose… Comme un signe… Non, c’était ridicule. Comment Nëmy le connaîtrait ? Pourtant, elle avait prononcé ces mots avec difficulté. Sa voix était étrange.

Et Lucius Malefoy observait la jeune fille également…

- C’est Lucius Malefoy, le père de Drago, lui dit Harry sombrement. Pourquoi me demandes-tu cela ?

Une bourrasque de vent vint leur gifler le visage. La pluie tomba plus fort. Tous se réfugièrent en vitesse vers le Château.

- Je l’ai vu dans le bureau de Dumbledore, avec un autre homme tout à l’heure, expliqua-t-elle, en ne dérobant pas son regard de Lucius Malefoy.

- Tu étais dans le bureau ?

- Non…J’ai regardé à travers le mur…

Ah oui…Harry avait oublié la fameuse potion que Nëmy avait fabriquée…et passablement ratée…

- Et de quoi est-ce qu’ils parlaient ? demanda Harry, inquiet. La présence de Malefoy était toujours un mauvais présage, tel la présence d’un vautour dans les environs.

- Je n’en sais rien. Je n’ai rien entendu. Mais le père de Drago semblait vraiment en colère. Je me suis cachée lorsque lui et l’autre homme sont sortis du bureau. Je crois que l’autre était votre Ministre de la Magie. Dumbledore faisait les cents pas dans son bureau lorsque je suis entrée ensuite. Ça m’inquiète.

- Et ce n’est pas la première fois que Malefoy vient à l’école cette année, intervint Hermione qui avait passivement écouté la conversation. Vous vous souvenez ? Nous l’avions vu lorsque les vols ont débuté. Mais c’est du passé maintenant. Pourquoi est-il encore là ?

Voilà la question que tous se posaient.
Les vents soufflaient maintenant en rafale. C’était le déluge. Et pourtant il y avait quelques minutes à peine, le soleil froid de Novembre brillait encore. Que les éléments peuvent changer rapidement parfois...



- Si je peux te donner un conseil, Nëmy, dit Harry en lui posant une main sur l’épaule, une fois qu’ils furent tous les deux sur le point d’entrer dans le Hall, c’est de rester à distance de cet homme. Il est dangereux. C’est un Man…

- POUSSEZ-VOUS !!!!

C’était Ron qui avait crié. Il poussa Nëmy, Harry et Hermione à l’intérieur. Un orage venait éclater. Le tonnerre gronda.
Durant un instant, Harry et les autres furent foudroyés (c’est le cas de le dire…) par la peur. La foudre tombait comme la pluie sur le sol. Ces éclairs vinrent même jusqu’à risquer d’entrer dans le Hall. Le choc fractionna les escaliers de marbre au sommet du palier extérieur. Un des sangliers ailés à l’entrée du château éclata en morceaux.
Nëmy agrippa le bras de Harry, et le serra si fort, qu’elle risqua de lui enfoncer ses griffes de métal dans les côtés. Par peur (ou bien peut-être pour d’autres raisons que le cœur n’ignore pas…) Hermione et Ron se rapprochèrent l’un de l’autre. Heureusement personne, parmi les élèves qui se trouvaient à l’extérieur lorsque l’orage éclata, ne fut touché.
Lucius Malefoy, suivit de son fils, Crabbe et Goyle, fit son entrée dans le Hall. Eux aussi avaient visiblement été pris au dépourvu et étaient trempés. Il n’en restait pas moins que Lucius Malefoy affichait une allure de conquérant. C’est avec un sourire glacial qu’il s’approcha des jeunes sorciers.

- Bonjour les enfants, dit-il en les regardant l’un après l’autre. Comment allez-vous ?

Personne ne répondit.

- Comment se porte votre cousine, Miss Granger ? demanda-t-il à Hermione en lui tendant mollement la main.

Elle eut un haut-le-cœur. Les yeux d’Hermione s’emplirent de larmes. Puis elle s’enfuit en direction des escaliers. Mr Malefoy en sembla fort heureux… Ron tenta de la rattrapper, mais en vain. Ils allaient la rejoindre lorsque…

- Mr Potter…Je tenais à vous féliciter pour votre victoire au Tournoi des Trois Sorciers. Vous devez être fier de vous, non ? demanda-t-il d’une voix doucereuse.

Harry revint sur ses pas.

- Me féliciter pour avoir fait revivre votre Maître ne serait-ce pas les mots plus justes, Mr Malefoy ? s’exclama Harry, les yeux assombris par la colère.

Il sentit une vague de furie monter en lui. Comment cet homme osait-il parler ainsi à Hermione ? Il savait qui était sa cousine …Ce qu’on lui avait fait…Comment osait-il le féliciter pour le Tournoi ? Pour Harry, c’était comme si on le félicitait d’être tombé dans le piège de Voldemort. C’était comme si on le félicitait pour la mort de Cédric…
Un nouvel éclair illumina le ciel. Le bruit du tonnerre résonna dans le Hall avec un bruit d’enfer.

- Vous n’avez aucune preuve de ce que vous avancez, répondit sèchement Lucius Malefoy, en se penchant vers Harry, de manière à ne se faire entendre que par lui.

- Un jour, j’en aurai, dit Harry en le regardant dans les yeux.

Le visage de Mr Malefoy se figea. Il observa Harry quelques instants. Si les regards pouvaient tuer… Puis sans dire un mot de plus, Lucius Malefoy se tourna vers Nëmy, qui était restée plus loin, avec un sourire étrange. Presque sadique.
Dehors, l’orage se déchaînait plus fort que jamais. C’est à peine si on entendit ce que Mr Malefoy dit à Nëmy.

- Vous êtes la nouvelle élève dont j’ai entendu parler, dit-il en se tournant vers son fils, qui se trouvait à la droite de son père.

Drago ne disait rien. Il ne réagissait pas.

- Vous vous habituez à ce nouveau monde Miss…

- Weasley, répondit-elle avec une voix glaciale. Si les mots pouvaient transpercer le cœur des hommes, les paroles de la jeune fille auraient fait bien des ravages…Les yeux vert brunâtre de Nëmy s’étaient voilés. On ne voyait plus de lumière dans ses yeux…on ne voyait plus son âme…Si la Mort pouvait prendre l’apparence des hommes, elle ressemblerait à Nëmy à ce moment…

- Vous saurez Mr Malefoy que changer de jungle pour une autre, c’est du pareil au même…On est toujours pourchassé, n’est-ce pas ?…Bonne journée Mr Malefoy, finit-elle par dire avant de lui adresser un bref signe de tête, et de se diriger à son tour vers les escaliers.
Harry frissonna sous la question de Nëmy. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il avait la certitude que quelque chose de terrible venait de se produire sous son nez…mais il n’en comprenait pas le sens.

Lui et Ron ne dirent pas un mot de plus à Malefoy et se rendirent eux aussi vers la Salle Commune, question de changer de vêtements.
Arrivés dans la Salle Commune, Harry et Ron trouvèrent Nëmy debout devant une fenêtre. Elle était en train de se peigner (ses cheveux étaient maintenant bleus à cause de l’eau de pluie,) tout en regardant vers le ciel gris et nuageux, l’air de ne rien voir. La pluie continuait de tomber.
Elle était vêtue d’une chemise blanche et d’un pantalon d’uniforme de garçon. Harry les reconnut. Ces vêtements lui appartenaient. Elle ne s’était pas gênée pour les lui prendre dans sa valise, on dirait.

- Nëmy, soupira Ron, pourquoi faut-il toujours que tu piques nos vêtements ? Pourquoi est-ce que tu ne demandes pas à Hermione pour une fois? s’exclama-t-il ensuite. C’est quoi cette manie de toujours nous prendre notre linge ?

Nëmy ne dit rien. Elle ne bougea pas. Elle regardait toujours vers la fenêtre lorsque Hermione descendit du dortoir.


- Dis-moi, Nëmy, pourquoi n’es-tu pas venue au cours tout à l’heure ? demanda Hermione lorsqu’ils descendaient tous les quatre les escaliers vers la Grande Salle, croisant un groupe d’élèves de Serdaigle en même temps.

- Ah…J’ai trouvé un passage dans un des livres qui parlait de la disparition du Malin par le feu…Je suis allée en parler immédiatement au Professeur Dumbledore. Je me suis dit que cela pourrait peut-être servir pour faire disparaître Voldemort une fois pour toute, dit-elle pensivement, en regardant par terre, les mains dans les poches.

Ron et Hermione, ainsi que les autres élèves présents dans les escaliers frissonnèrent. Harry s’arrêta et regarda fixement Nëmy. Elle avait osé dire son nom…Elle, une jeune fille de son âge…
De tout les sorciers que Harry connaissait, seulement quelque uns osaient prononcer le nom du Mage Noir, et ils étaient tous plus âgés, des adultes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:00

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVI : Des Cris Dans La Nuit ( 2e Partie)


- Tu as prononcé son nom.

- Et après ? dit-elle en fixant Harry. Elle ne semblait pas comprendre ce qu’elle avait fait de mal. Tu ne prononces pas son nom ? Vous voulez dire que vous le craignez ? Toi, Potter ? Tu le crains ? Jamais je ne l’aurais crû…

- Je ne dis pas que je le crains…C’est seulement que la majorité des sorciers ont peur de lui. Mais toi, Nëmy, ça ne semble pas être ton cas, et cela me surprend, c’est tout, continua de dire Harry.

- Je ne vois pas en quoi cet être est supérieur ou inférieur à moi… répondit Nëmy en le rejoignant.

- Il est un puissant Mage, Nëmy, n’oublie pas cela.

- Et toi, dit-elle en le tirant légèrement vers l’arrière, n’oublie pas qu’il n’est d’abord qu’un homme, Harry, un simple homme…un mortel…avec ses forces et ses faiblesses.

- Oui…Mais tu dois faire attention aux hommes qui ont plus de forces que de faiblesses, répondit sagement Harry en s’arrêtant sur l’une des marches.

Il ne comprenait pas. Rien ne semblait atteindre Nëmy. Cette fille n’était pas comme les autres. Mais en quoi était-elle différente ?

- Je ne vois pas pourquoi je devrais craindre un homme qui se cache derrière ses serviteurs pour que ceux-ci fassent le sale boulot à sa place, répondit Nëmy, qui faisait maintenant face à Harry. Car si tu te souviens bien, la seule fois où il a fait quelque chose par lui-même, ce fut lorsqu’il a tué tes parents, Harry. Et tu sais comme moi…même mieux que moi, ce qui s’est passé ensuite. Alors, tu trouves toujours qu’il est si dangereux que ça ?

- La défense de ma mère, je ne l’ai plus…il peut me toucher maintenant, soupira Harry.

- Se cacher derrière ses craintes, ne donne jamais rien de bon, dit Nëmy.

- Qui es-tu pour me dire quoi faire ? s’exclama Harry en colère.

Un silence pesant s’installa entre Nëmy et Harry. Un silence cruel. Qui était-elle pour le juger, pour lui donner des conseils ? Elle ne connaissait pas la moitié de son histoire…Personne ne la connaissait…Lui-même n’en savait qu’une partie. Et elle, la Voleuse, se permettait de passer des commentaires…Les mains de Harry se mirent à trembler. Il empoigna sa baguette dans sa poche. Un mot de plus et…

- C’est vrai Harry, excuse-moi… J’avais oublié que je ne suis qu’une voleuse, et que par conséquent, cela veut dire que mes paroles n’ont pas de valeur à vos yeux dans ce monde, dit Nëmy sous un ton de défi. Elle se détourna rapidement. Elle passa à côté de Ron et d’Hermione et disparut dans le tournant de l’escalier.

- Reviens Nëmy ! s’écria Harry. Il ne comprenait pas…pourquoi y avait-il tant de rage dans les yeux de la jeune bulgare ? Pourquoi Harry s’était-il emporté contre elle ? Elle n’avait fait qu’émettre son opinion, rien de plus. Harry se sentit mal.

Et ce mal ne disparu pas avant la nuit…

***
- Qu’est ce qui ce passe ?

Telle fut la question que Harry se posa au sommet de la tour ouest. Il s’y était réfugié une fois de plus. Il avait besoin de sortir… sortir du château…sortir de lui-même s’il le pouvait…. Harry se sentait toujours mal…malade même. Il avait crû au départ que cela pouvait être dû à Voldemort lui-même. Harry ressentait toujours la présence du Mage noir lorsque celui-ci était près de lui. Sa cicatrice au front se mettait alors à le faire atrocement souffrir.
Pourtant, ce n’était pas ce mal. C’était un mal plus profond…un mal de peur…Il s’en rendait compte maintenant…Il avait atrocement peur…mais ignorait pourquoi…
Harry bougeait difficilement. On aurait dit que ses membres étaient maintenant faits de pierre et de marbre. Sa main droite tremblait légèrement.
Harry se souvint de ce jour d’octobre où il avait perdu le contrôle de son esprit…En fait, était-ce vraiment cela qui s’était passé ? Harry n’en savait rien…Il n’avait pas cherché de réponse…Il n’avait pas cherché à savoir…Mais maintenant que cela recommençait…maintenant que cela faisait un mois que l’épée de Griffondor avait été volée, Harry souhaita avoir parlé avec le Professeur Dumbledore…souhaita avoir posé ces questions qui lui rongeaient l’esprit depuis des semaines…Qui était le Maître Du Sortilège ? Que voulaient dire les Centaures ? Pourquoi vouloir cacher Nëmy ? Qui était mort, il y a quinze ans cette fameuse nuit où Remus quitta le Clan des Loups ? Que s’était-il produit entre le Professeur Lupin et ce Sayter? Pourquoi toutes ces disparitions dans le monde Moldu ? Et dans le monde Sorcier ? Pourquoi Mondingus Fletcher n’était-il pas venu au rendez-vous avec Mrs Figg ce soir d’août ? Pourquoi Lucius Malefoy est-il venu si souvent depuis le début de l’année ? Que signifiaient tous ces animaux dans la Forêt Interdite ? Et le sol qui vibrait ? Que ce passait-il à l’extérieur des murs du Château ?
Sous le poids de toutes ces questions sans réponses, Harry s’assis par terre, la tête appuyée contre le petit muret de pierre au bord de la tour. Il repassa dans sa tête tout ce que Nëmy lui avait dit à propos de Voldemort et comment elle le percevait. Avait-elle raison de penser ainsi ? Avait-elle raison de ne pas le craindre, de le dénigrer en public? Harry devait-il se sentir en sécurité parcequ’il était celui qui avait battu Voldemort ? Non, cela n’avait plus aucun sens, puisque Harry et Voldemort partageaient définitivement le même sang…ils avaient la même protection…
Seul au sommet de la tour ouest, Harry fléchi légèrement les épaules.

- Avoue que tu le crains finalement, Potter, se dit-il à haute voix. Avoue que tu as peur de ce qui s’en vient.

Harry leva les yeux vers le ciel. La voûte céleste était couverte de nuages. Mais la lune était toujours visible, voilée. Ce soir était un soir de pleine lune. Les loups seront actifs cette nuit…Remus devait être dans la Cabane Hurlante en ce moment même. Où se trouve Sirius ce soir? Cela faisait des semaines qu’Harry n’avait pas eu de ses nouvelles. Il se trouvait peut-être avec Remus, sous sa forme de chien, ou bien à la montagne, près de Pré-au-lard.
Même si les minutes se succédaient, le mal que ressentait Harry n’avait toujours pas disparu dans son corps… de son esprit. Il tremblait de plus en plus. Quelque chose allait se produire…quelque chose était sur le point d’arriver. Harry le sentait…Harry le savait…
Sa main tremblante, il sortit sa baguette de sa poche intérieure. Harry pensa aux Sorts Primaires. Comme guidé par une main invisible, il pointa sa baguette vers le mur du château. Et s’il réessayait ? Pourquoi le refaire ? Pourquoi prendre le risque ? Pourquoi ne pas le prendre ? Et s’il mettait le feu comme la dernière fois ? Et s’il ne se passait rien ? Il ne risquait pas de blesser personne mis à part lui-même, après tout…
Le dos toujours appuyé contre le muet de pierre, Harry se leva, mais non sans difficultés. Sous son poids, ses genoux se mirent à protester en ne tenant plus en place.
Il faisait froid tout à coup. Il sentit une présence… comme en ce jour d’Octobre. Était-ce la même ?
Harry sentit le vent lui ébouriffer les cheveux. Les vents tournaient dans tous les sens…comme cet après-midi… Il leva sa baguette et prit une grande inspiration.

- Ferris Primarius Incantatum !

Harry eut un haut-le-cœur. C’était comme si tout son être avait pris feu. Il avait mal. Sous la douleur, il ferma les yeux. Sa tête se mit à tourner. Sa main droite trembla comme jamais. Des étincelles rouges, orange et or furent expulsées de sa baguette. Il y eut une explosion. Sous le choc, Harry tomba à genoux sur le sol et fut projeté contre le mur. Harry réussit de peine et de misère à entrouvrir légèrement les yeux. Il y avait devant lui un mur. Le mur de l’école. Harry crû que le sort n’avait pas fonctionné. Lorsqu’il ouvrit plus grand ses yeux, il se rendit compte que le mur qui se trouvait devant lui n’était pas fait de pierres, mais de flammes. Harry resta figé. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Pourquoi avait-il fait ça ? Il avait vraiment été stupide.

Heureusement les flammes, n’ayant pas de combustible, se calmèrent rapidement. Seule la porte en bois continua de flamber. Harry fit jaillir une chute d’eau de sa baguette et toute trace de feu disparut. Mais le mur extérieur était noirci et carbonisé à présent. Rusard allait être en furie… Avant de se faire prendre, Harry rentra dans le château et retourna en vitesse vers la Salle Commune de Griffondor.
Un fois dans le dortoir, Harry était épuisé. Il marchait en zigzaguant. Il ne prit même pas la peine de se changer. Il tomba à plat ventre sur son lit.
Enfin il pouvait dormir. S’il dormait un peu, peut-être que ce mal qu’il ressentait depuis le début de la soirée allait disparaître…
Un bruit se fit entendre dans la Salle Commune. Quelqu’un semblait fouiller un peu partout. Le bruit était agaçant. Maugréant, Harry se leva pour aller dire à la personne en question d’aller se recoucher, que ce n’était pas une heure pour chercher quelque chose, et que ça pouvait attendre à demain.
Harry se dirigea vers la porte du dortoir et descendit maladroitement les escaliers. Arrivé dans la Salle commune, il se changea en statut.

- Qu’est ce que tu fais là, Malefoy ? tempêta Harry.

Malefoy, debout près de la cheminée, se retourna vers Harry. Il lui adressa même un sourire. Il n’avait pas l’air surpris de voir Harry là. Sans dire un mot Malefoy se dirigea vers le trou de l’entrée de la Salle Commune et disparut. Harry se lança à sa poursuite. Qu’est-ce qu’il était venu faire là ? Comment était-il entré ?
Harry suivit Malefoy dans les escaliers. Ce dernier se dirigeait en vitesse vers le Hall et sortit. Harry hésita à le suivre. Il l’amenait peut-être dans un piège ?
Harry décida d’en avoir le cœur net. Malefoy était entré chez les Griffondor pour une raison et il voulait savoir laquelle.
Une fois dehors, Harry vit une ombre se diriger directement vers la Forêt Interdite. Malefoy voulait vraiment que Harry le suive. Et c’est ce qu’il fit. Sa baguette magique à la main, Harry s’engouffra donc dans la Forêt. Il faisait atrocement noir. Harry décida de faire de la lumière. Il ne vit personne. Il n’entendit rien. Pas de loups, ni d’Harpies dont Hagrid avait parlé. Il ne vit aucun centaure non plus.

Il marcha prudemment durant un bon bout de temps. Où Malefoy était-il passé ?



C’est alors que Harry entendit une voix. Une voix d’enfant…au loin, très faiblement. Harry courut vers cette voix. Il l’entendait de plus en plus fort, mais ne comprenait pas ce que l’enfant, s’il s’agissait bien d’un enfant, disait.
Harry finit par déboucher sur une clairière. Il faisait à peine plus clair dans cet endroit. Le ciel était couvert. Harry s’avança tranquillement. Il avait l’impression que ses pas résonnaient à des kilomètres à la ronde. À un moment, Harry sentit le sol bouger, vibrer. Il avait l’impression que le sol allait s’ouvrir sous lui. Harry s’écroula par terre, à genoux. Ce qui se passa ensuite resta un mystère pour Harry. Il vit, autour de lui, les arbres qui se balançaient à grande vitesse, jusqu’à ce que Harry se rendit compte qu’ils ne se balançaient pas, mais tournaient. Tout tournait. Le sol… les arbres… les nuages… Harry ferma les yeux… Il avait mal eu cœur… Il avait l’impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine…
Puis tout arrêta d’un coup. Tout le mal que Harry ressentait disparut. Tout était noir à présent. Il n’y avait plus rien autour de Harry. Que le néant. Même le sol avait changé. Harry se trouvait maintenant sur une surface dure, lisse et noire. Il était seul. Mais il voyait très bien…

- Tu veux jouer avec moi ?

Harry figea. Il n’était pas seul finalement. Qui pouvait être dans cet endroit avec lui ? Avec précautions, Harry se retourna tranquillement, et vit derrière lui un enfant. Un enfant d’environ quatre ou cinq ans qui semblait se demander autant que Harry ce qu’il faisait là. L’enfant s’approcha un peu de Harry et le regarda longuement, puis encore davantage et le tira par une manche.

- Tu veux jouer avec moi ? redemanda l’enfant.

- Je n’ai pas vraiment le temps. Je dois trouver quelqu’un …

Harry se rendit vite compte que l’enfant avait demandé cela par politesse, car en fait, ce dernier était bien décidé à ce que Harry joue avec lui. Il ne demandait pas la permission, mais donnait un ordre. A contrecœur Harry suivit l’enfant plus loin.
Pendant qu’ils marchaient, Harry regarda autour de lui, et eut une impression de déjà-vu. Pourtant il était certain de n’avoir jamais vu cet enfant avant. Ce dernier avait des cheveux courts très noirs, des yeux d’un vert étrange, et de petites mains menues. Harry était certain d’avoir entendu cette voix quelque part mais où ? Mais oui ! C’était clair ! C’était cette voix que Harry avait entendue lorsqu’il cherchait Malefoy dans la Forêt.

- Tu es seul ici ? demanda Harry, une fois qu’ils furent arrivés à quelques jeux de constructions et des peluches.

- Oui, répondit l’enfant.

- Tu n’aurais pas vu un grand garçon passer ?

L’enfant fit signe que non.

« Comment vais-je faire pour sortir d’ici et trouver Drago alors ?»se dit Harry.

- Où sont tes parents ?


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:02

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVI : Des Cris Dans La Nuit (3e Partie)


L’enfant haussa les épaules et donna un lion en peluche à Harry.

- Papa et Maman sont partis, expliqua simplement l’enfant. Toi tu es Griffondor et moi Serpentard, dit ensuite l’enfant en prenant un boa en peluche dans ses mains.

- Je ne peux pas jouer avec toi. Je dois vraiment rentrer chez moi. Mais Harry se dit qu’il ne pouvait pas laisser cet enfant seul dans un endroit pareil. Un endroit sombre et sinistre.

- Ce n’est pas drôle d’être ici tout seul, dit Harry en se levant. Viens avec moi, continua-t-il en lui tendant la main.

- Papa ne veut pas que je suive les étrangers.

- Mais tu vas devoir rester ici tout seul…eh …comment t’appelles-tu mon grand ?

À cet instant Harry entendit un sifflement au loin. À cet « appel » l’enfant se leva d’un bond et courut vers le néant.

- Papa !!!!!

- Attend, tu vas te perdre ! s’écria Harry qui partit à la poursuite de l’enfant.

Celui-ci avait disparu sans laisser de traces. Harry, toujours sa baguette à la main, courut longtemps dans la noirceur, sans jamais croiser personne. Mais où était cet enfant ?
C’est alors qu’il y eut comme un flash. Un grand flash qui éblouit Harry. Il cessa de courir et mit ses mains devant ses yeux, mais ce ne fut pas suffisant. Harry ne voyait plus rien. Harry était entouré de lumière blanche.
Puis plus rien.
Harry regarda autour de lui. Il était de retour sur un sentier de la Forêt.
Harry n’était pas rassuré. Il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où il se trouvait exactement. Il était vraiment perdu et s’inquiétait pour l’enfant. Il devait être perdu lui aussi.
Harry percevait des bruits de pas provenant d’un peu partout à la fois. Des murmures. Il entendit un hurlement. Un hurlement en vous glacer le sang dans les veines. On aurait dit des douzaines de loups. « Oh non ! j’avais oublié la pleine lune » se dit Harry. « Triple idiot, tu es dans de beaux draps maintenant ! Pas de panique, pas de panique… »
Harry perçut des voix dans un sentier tout près…des voix d’hommes. Elles lui semblaient familières. Il tenta de s’en approcher.

- On doit le faire maintenant, Sirius.

- Oubliettes ! dit la voix de Sirius.

Sirius ? Qu’est-ce que Sirius faisait là ?!

- Ne pleure pas …ça ne sera pas long, avait dit tout bas la même voix qui avait parlé à Sirius. Un enfant pleurait…

- Sine Mnèsis !

Harry connaissait cette voix … Mais c’était impossible ! … C’était la voix de son père !
Harry marcha rapidement en direction de ce qui semblait être la voix de James Potter. Mais il ne voyait rien…Il faisait trop noir…
Les vents se levèrent à nouveau…
Harry entendit alors des bruits de pas dans un autre sentier. Quelqu’un courait dans la Forêt. On entendait le bruit des feuilles mortes écrasées sous le poids de cette personne. Elle semblait perdue et désespérée.

- Vous ne partirez pas avec mon enfant !!! s’écria alors une femme

Elle se trouvait près de Harry, mais il ne pouvait pas la voir.

- Laisse-nous passer Sarah ! ordonna la voix de Sirius.

Sarah ? Qui est Sarah ? Harry ne comprenait plus rien.
Harry se sentit faiblir à nouveau. Ses jambes ne voulaient plus avancer. Il faisait plus noir encore tout à coup.

Le rire de Voldemort se fit entendre…
Tout cela était-il vrai, ou bien seulement dans la tête de Harry ?
Des sueurs froides coulaient sur son front…

« C’est lui ! Va-t’en ! Cours ! » disait la voix de James. Cette voix semblait provenir du fond de l’esprit de Harry…

- C’est lui ! James décampe ! Grouille-toi ! s’écria Sirius.

Les cris de l’enfant déchirèrent à nouveau la nuit…
Harry se prit la tête dans les mains… Tout tournait… Il se sentait malade à présent…
C’est alors qu’il sentit alors un froid. Un froid qui vous pénètre jusque dans la moelle des os. Les Détraqueurs étaient là…Harry en était certain. Il le sentait. Où étaient-ils ? Où Harry pourrait-il se cacher d’eux ?
L’esprit de Harry se brouillait tranquillement. Se brouillait d’un épais voile blanc… ce voile qui vous paralyse.
La cicatrice de Harry se mit à lui brûler.
Il entendait des cris…des cris dans sa tête…

« Lily ! Prend Harry et va-t’en !… » La voix de James Potter résonna dans la tête de Harry. « C’est lui ! Va-t’en ! Cours ! Je vais le retenir…»

Harry était confu. Quelles voix provenaient de la Forêt ? Quelles voix provenaient de ses souvenirs ? Pourquoi entendait-il ces voix de son passé?

- On doit les semer… James, attention ! s’écria Sirius.

Des étincelles rouges jaillirent tout près…
La voix de son parrain semblait proche…à quelques mètres à peine…à moins que ce ne soit que dans l’esprit de Harry.

- Sirius…où es-tu ? cria Harry.

Ce dernier dut s’appuyer contre un arbre, car ses jambes ne le portaient plus.

Harry tomba sur le sol. Tous ces mots semblaient résonner dans sa tête comme à l’extérieur de celle-ci.

« Prenez-moi à la place, mais ne faites pas de mal à Harry » cria la voix de sa mère.

Le rire cruel et sans vie du Mage noir résonna à nouveau dans la tête de Harry.
Qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui ne l’était pas…

- Attention… derrière toi ! cria James

Cet avertissement était-il pour Harry?
L’esprit embrouillé, Harry se retourna et son cœur cessa de battre. Trois loups étaient sortis des sentiers et s’étaient élancés à sa poursuite. D’un mouvement rapide Harry sortit sa baguette :

- Murus Incatatum !!!!!!

Des étincelles argent jaillirent de sa baguette et un grand mur se forma devant les loups. Ceux-ci s’y percutèrent durement. Harry n’attendit pas de voir le résultat et prit ses jambes à son cou. Il courut sans se retourner.
Harry s’enfonça dans la nuit…
Des cris déchirants résonnaient au loin…Des cris de panique…
Harry entendit à nouveau des cris…toujours des cris…des cris de jeunes filles…des cris d’hommes…des cris de garçons …des cris de loups derrière lui…devant lui…autour de lui. Plus il s’enfonçait dans la Forêt, plus Harry entendait des voix près de lui. Des gens hurlaient…Des gens riaient…Des gens se battaient…
Des sorts jaillirent de tout côté.

- Sarah !!! cria la voix de Remus.

Remus était aussi ici… à moins que tout ceci ne soit qu’un rêve ?
Harry eut un haut-le-cœur tellement il était perdu entre la réalité et les cris qu’il entendait dans sa tête. Des dizaines de cris…Mais il continua à courir.

Les sorts continuèrent de pleuvoir de partout…

- On doit l’avoir avant le ministère!

« Aidez-moi !!!!! »

Qui était cette personne qui criait ? Harry aurait voulu l’aider…

- Où est-elle ?

- Elle ne doit pas s’échapper avec l’enfant…

« Harry !!!!!!! »

- Sarah !!!

Harry trébucha sur le sentier. Il n’avait plus la force de se lever. Les Détraqueurs et les loups arrivaient… Il se prit la tête dans les mains…Il voulait que ces cris cessent…arrêtent…disparaissent de son esprit…
Le brouillard blanc dans son esprit se fit plus épais. Harry était confus. Il bâtit des paupières pour tenter de voir plus clair. Pour effacer ce brouillard qui grandissait dans son esprit. Il n’arrivait plus à bouger.

« Non, pas Harry! Je vous en supplie…Je ferai ce que vous voudrez. »

Harry alors entendit des cris de loups qui s’approchaient…

« Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi »

Tout était mêlé dans l’esprit de Harry.

« Ne les laissez pas m’amener !!! »

Harry, dans le brouillard de son esprit, vit se dessiner l’image d’un loup noir…noir et balafré…un loup qui fonçait sur lui, la gueule grande ouverte…

« Pitié ! Aidez-moi !!!!»

Harry lança des sorts à l’aveuglette, mais le loup les esquiva. Il n’était plus qu’à quelques mètres. Harry crut voir des hommes avec des cagoules…les Mangemorts étaient là.

« Harry !!! »

Tous ces mots résonnaient dans la tête de Harry….
Il ressentait ce même mal qu’il avait eu durant la soirée…
La voix de la mère de Harry résonnait encore dans sa tête…
Ce serait les derniers mots qu’il n’aurait jamais entendus…
Il serait dévoré par les loups…par le balafré…
Sa fin était proche…Il était tombé dans un piège…
Dans un dernier effort, Harry se défendit comme il pu, se protégeant le visage de ses mains et lançant des sorts dans tous les sens.
Harry sentit alors le poids du loup sur son dos…
Harry n’arrivait plus à respirer…
Il sentit les crocs de l’animal lui déchirer la peau…
La douleur le prit directement au cœur…

- Non…Pitié ! cria Harry. Quelqu’un allait bien l’entendre…

« À l’aide !!! » Ces mots résonnèrent dans la tête de Harry. Harry connaissait cette voix…

Le balafré enfonça ses longues griffes tranchantes dans les épaules de Harry…
Harry pleurait de douleur…

- Sirius !

Le loup se débattait pour lui arracher ses membres…
Harry sentait son sang couler le long de son bras…
Un autre le mordit à la cuisse gauche…
La douleur…que la douleur…
Harry tenta de le frapper d’un coup de pied, mais en vain…
Il était à bout de force…
Son esprit était perdu… ne sentant que des crocs le mordre…le mordre jusqu’aux os… atrocement…n’entendant que des cris… des cris près de lui…loin de lui…les cris perçants de sa mère…

- Papa !

Ces mots semblèrent se perdre dans la nuit…se perdre entre les hurlements des loups qui approchaient…
Ca ne pouvait pas être vrai…
Harry sentit les crocs des loups s’enfoncer de plus en plus profondément dans sa chair.
Il sentait leurs mâchoires lui déchirer la peau…lui dévorer les côtes avec force…
Harry hurlait de douleur.
Harry hurlait comme jamais il n’avait hurlé…
Il hurla contre la Mort…
Il hurla contre les loups…
Il hurla contre les Mangemorts…
Il hurla contre les Détaqueurs…
Il hurla contre Voldemort…
Il hurla contre Malefoy…
Il hurla contre lui-même…
Contre lui-même pour avoir suivit Drago…
Avoir suivit Drago vers sa perte…

***

« Harry, réveille-toi !!!!! »
Harry ouvrit les yeux, le corps couvert de sueur et le cœur battant à tut rompre. Il était au château…il était dans son lit…toujours couché sur le ventre… en un morceau.
Ron, Hermione, Dean, Seamus et Neville étaient à côté de lui…ainsi que d’autres filles de la première à la cinquième année, qui s’étaient réfugiées dans les dortoirs. Ils avaient tous l’air paniqués.

Dès que Harry se redressa, il se sentit comme s’il avait avalé une chaudière de glaçons…son esprit était toujours embrouillé. Harry battit des paupières pour voir ses amis…Qu’est-ce qui se passait ?
On criait dans la Salle Commune. C’était la cohue. Les gens couraient dans tous les sens.
« Quelqu’un… » criait un garçon.
« N’importe qui… »
« Accio tableaux »
« Nëmy ! Derrière toi ! »
« Allez chercher Dumbledore !» hurla Angelina Johnson.
« À l’aide !!!! »
« Murus Incatatum ! »
« On n’y arrive pas ! Ça ne marche pas ! » cria George.
« Vous allez le regretter !!! »
Il y eut un bruit de pas de course…et ensuite quelque chose sembla être propulsé vers le mur avec une force telle qu’elle causa un grand fracas.
« Ginny !!!!!!! »
« Vous êtes malades ou quoi !!!! » cria Fred. « C’est une gamine !!! »
« Ils vont la tuer ! » hurla une fille hystérique.
« Peut-être que si on attaque en même temps ? » cria Lee Jordan.
« Lâchez-moi maudites bestioles !! … Faites le sort du Patronus…c’est le seul moyen… » C’était la voix de Nëmy…mais elle semblait faiblir…


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:03

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVI : Des Cris Dans La Nuit ( 4e Partie)


Ces cris résonnaient dans la Salle Commune de Griffondor

- Les Détaqueurs sont ici Harry ! s’écria Ron.

- Ils sont dans le dortoir des filles ! Ils veulent prendre Nëmy ! s’écria Hermione. On doit l’aider !

Harry se leva d’un bond vers la porte du dortoir. À l’extérieur, il entendit des cris venant d’en bas. Il dévala les escaliers, suivit de Ron, d’Hermione et des autres garçons du dortoir et ils furent horrifiés par le spectacle qui s’offrait devant leurs yeux.
Nëmy, se débattant comme un chat enragé, et maudissant les quatre Détraqueurs qui étaient là dans sa langue seconde, était maintenue dans les airs, par les épaules, par l’un d’eux, alors qu’un second s’avançait tranquillement vers elle pour lui donner le Baiser du Détraqueur.
Les deux autres poussaient les élèves de Griffondor plus loin…
Plusieurs élèves de Griffondor formaient un demi-cercle autours des intrus, qui se trouvaient près de la cheminée. Les jumeaux étaient tout près des Détraqueurs et se servaient de tableaux comme bouclier. Ginny était par terre. Un des Détraqueurs l’avait assommée. Les élèves de Septième qui étaient là tentaient, mais en vain, de chasser les Monstres. Ils semblaient immunisés contre leurs attaques.
Harry vit le Détraqueur avancer ses mains osseuses et galeuses vers le cou de Nëmy. Plus les secondes passaient moins elle ne bougeait…

- Pitié…non…je n’ai rien fait… murmura-t-elle.

Harry, Ron et Hermione s’avancèrent devant les Détraqueurs. Harry tenta de combattre les voix qu’il entendait dans sa tête. Ses jambes flanchèrent. Il fut retenu par Ron et Hermione.

- Pensez à quelque chose d’heureux ! cria Harry à Ron et Hermione. Spero patronum !

Sans trop savoir ce qu’ils faisaient, Ron et Hermione levèrent leur baguette et crièrent : « Spero patronum ! » Des formes incertaines de couleur argent prirent forme devant leurs baguettes. Ces formes flottaient entre Ron, Hermione, et les Détraqueurs.
De la baguette de Harry, une immense ombre de couleur argentée jaillit. Cette ombre prit la forme d’un grand cerf d’apparence majestueuse. Le cerf galopa entre les élèves de Griffondor qui avaient tenté d’aider Nëmy et s’approcha des Détraqueurs. Celui qui était sur le point d’étrangler Nëmy poussa un cri horrible et s’enfuit, suivit de près par les trois autres. Le cerf les prit en chasse. Puis il revint vers Nëmy et les deux autres formes argentées qui disparaissaient tranquillement et observa la jeune fille quelques instants, avant de se tourner vers Harry. Ce dernier lui sourit. Le Patronus lui fit un clin d’œil et disparut ensuite.

Assise par terre, Nëmy avait mis ses mains autour de sa gorge, comme pour être certaine que les mains du Détraqueurs ne s’y trouvaient plus.
Harry, Ron et Hermione s’étaient élancés vers elle.

- Ça va ? demandèrent-ils d’une même voix.

- Oui…ça va…merci Harry, répondit Nëmy d’une voix étrange. Puis elle regarda quelqu’un au-dessus de l’épaule de Harry.

Albus Dumbledore venait de faire son entrée dans la salle commune, suivit du Professeur McGonagall et de deux autres hommes vêtus de bleu marine.
Harry se sentait mieux. Le Directeur était maintenant là…Tout allait bien…On allait mener Nëmy à l’infirmerie… Mais quelque chose dans le regard du Directeur troubla Harry

- Je suis vraiment désolé Nëmy…Venez avec moi, dit sombrement le Directeur. Dumbledore aida la jeune fille à se lever. Une fois debout, Nëmy prit les mains du directeur et le regarda longuement. Elle lui sourit et le serra dans ses bras. Puis elle se tourna vers Harry.

- Ton Patronus était magnifique Harry…C’était la première fois que j’en voyais un…C’est dommage… Je ne serai sans doute pas là, la prochaine fois pour l’admirer encore…

- Pourquoi dis-tu ça ? demanda Harry, inquiet. Il avait de la difficulté à contrôler sa voix…Non, ce n’était pas vrai…Harry était toujours dans son cauchemar…

- Quelqu’un a parlé Harry…Quelqu’un a parlé au Ministère…Quelqu’un a dit que c’était moi qui avais fait ces vols dans l’école

- Mais ce n’est pas nous !

- Je le sais bien Harry…Il faut croire que quelqu’un savait que je me trouvais ici… peut-être bien avant vous…Mais maintenant, le Ministère croit que je suis une Mangemort…

- Ils ne vont quand même pas te mener à Azkaban ! s’exclama Harry, incrédule.

Nëmy lui sourit tristement.

- C’est là qu’ils m’amènent… cette nuit…

Dans la Salle commune, tout le monde baissa la tête.

- NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ginny, que George tenait par la taille se précipita vers Nëmy. Elle se jeta sur elle. Nëmy la serra sur son cœur…

- Petite Ginny… je n’oublierai jamais ce que tu as fait…C’était très courageux…

- Je ne veux pas que tu partes…s’écria la voix de Ginny, entrecoupée de sanglots.

- Plus vite je pars, plus vite de reviendrai…

- Et si tu ne reviens pas…

- Quoi ? Tu me crois coupable ? dit Nëmy avec un petit rire nerveux.

- Non !!!!…bien sûr que non…

- Je sais…murmura Nëmy. Elle embrassa Ginny sur le front et se défit doucement de son étreinte.

- Au revoir, dit simplement Nëmy aux trois frères Weasley, Hermione et Harry.

Puis Nëmy marcha en direction de la sortie, escortée par Albus Dumbledore, le Professeur McGonagall et les deux autres hommes.
Les dernières secondes avaient semblées sortir tout droit d’un rêve pour Harry. Il eut un poids dans l’estomac. Non, Nëmy n’était pas coupable…Elle n’avait rien fait… Ils ne pouvaient pas la condamner…Oh si, ils le pouvaient…ils avaient fait la même chose à Sirius…
Pourquoi Dumbledore ne faisait-il rien pour l’aider ? Harry le savait…Dumbledore ne pouvait rien faire contre le Ministère…
Harry courut vers la sortie.

- On va se battre pour te libérer, Nëmy !

La jeune fille s’arrêta de marcher. Elle regarda Harry dans les yeux. Les yeux de la jeune fille brillaient. Elle ne semblait pas avoir peur. Elle s’approcha de lui et posa délicatement sa main gauche sur sa joue. Nëmy lui sourit tristement.

- Bat-toi pour toi-même et je serai satisfaite…

- Mais ce n’est pas toi…

Nëmy s’approcha davantage et lui murmura :

- Trouve la main qui est blessée Harry…

Puis elle continua son chemin vers les escaliers…
Harry ne bougea pas…Il ne comprenait pas…

- Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? demanda Ron, inquiet de l’expression de son ami…Tu as l’air d’un mort. Sans dire un mot, Harry suivit le Directeur et les autres, Ron et Hermione sur ses talons. Ils ne purent s’en empêcher.

Arrivé dans le Hall d’entrée, Harry se rendit compte de la foule qui se trouvait là. La présence des Détraqueurs, mêlée aux cris des élèves de Griffondor qui s’étaient réfugiés hors de la Salle Commune avait réveillé toute l’école.
Les professeurs tentèrent de faire partir les élèves, mais en vain.
Il n’y avait personne qui parlait. Tous se contentèrent de regarder Nëmy. Plusieurs avaient une expression interdite. Personne ne semblait vraiment comprendre ce qui se passait.
Tous ceci semblait être un rêve. Un affreux rêve.
Plusieurs sorciers du Ministère étaient là, dans le Hall d’entrée.

- Je suppose que d’envoyer des Détraqueurs a été une mesure prise pour votre sécurité, Cornelius, dit le Directeur de Poudlard avec mépris et colère à l’homme au chapeau melon qui se trouvait à la porte principale du Château.

- Ne venez pas interférer avec la décision du Ministère, Albus, ou alors je me verrai dans l’obligation d’envoyer des inspecteurs dans cette école…

- Vous savez comme moi que cette jeune fille est innocente, Cornelius, dit froidement le Directeur par-dessus ses lunettes en demi-lune. Il était furieux.

- Alors vous n’aurez aucun problème pour la défendre, Albus, dit le Ministre de la Magie avec un petit ton plein de sous-entendus.

Cornelius Fudge fit signe aux deux hommes qui se trouvaient près de lui de s’avancer. Un menotta Nëmy, tandis que l’autre déroula un parchemin et lut :

- Miss Nëmyria V…

- Non, pas ici, dit le Professeur Dumbledore.

Le Ministre de la Magie et le Directeur se foudroyèrent du regard.

- Je connais déjà les charges qui pèsent contre moi, dit Nëmy.

Alors les gens du Ministère emmenèrent Nëmy à l’extérieur.
Tout le monde était silencieux…comme un silence de mort…

- Tout le monde retourne dans les dortoirs maintenant.

C’était Severus Rogue qui avait parlé. Lui aussi avait l’air sous le choc. Il observa le directeur quelques instants et retourna ensuite avec ses élèves vers le sous-sol.

- Venez Potter, dit la voix brisée du Professeur McGonagall.

- Attendez, dit-il au Professeur

Harry courut vers le Directeur.

- Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour elle ? demanda Harry. De quoi est ce qu’on l’accuse exactement ?

- De bien des choses Harry…de trop de choses…soupira le Directeur. Cornelius Fudge a su que Nëmyria avait fait certains vols dans l’école. Comment il l’a su, ça je l’ignore…Mais ce que je sais, c’est qu’il l’accuse pour le vol de l’épée dans mon bureau… et de bien d’autre chose…

- Mais il y a quelque chose que je ne comprends vraiment pas, dit Hermione, vraiment sous le choc, pourquoi l’amènent-ils à Azkaban pour un simple vol? Elle n’a tué personne. Et n’est-elle pas mineure ?

- C’est ce que les gens de Cornelius tenteront de faire croire aux autres gens du Ministère qui formeront le conseil. Et malheureusement pour nous, Miss Granger, Nëmy est effectivement majeure, soupira Albus Dumbledore. Elle a dix-neuf ans et sera malheureusement jugée comme adulte par le Conseil…

- Quand ? demanda nerveusement Harry.

- Cela peut se faire dans deux semaines…comme cela peut se passer dans plusieurs mois… Le Ministère va la laisser aux soins des Détraqueurs aussi longtemps que possible…pour qu’elle avoue ses crimes…qu’elle les ait commis ou non…


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:05

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVII : Lorsque Le Chat Parle


Le lendemain de l’arrestation de Nëmy, tout le monde chez les Griffondor semblait anéanti. Ginny était inconsolable. Elle pleura toute la nuit. Et des larmes étaient encore présentes dans ses yeux lorsqu’elle se rendit à ses cours.
Harry se sentait toujours mal. Pourtant ce n’était pas le même mal qu’il avait ressenti toute la soirée durant. C’était un mal de doutes et de craintes…Et si elle était reconnue coupable ? Et si elle était vraiment coupable ?
Harry pensait également à ce rêve étrange qu’il avait fait. Il avait semblé tellement réel…Comme s’il était retourné dans le passé.

C’est donc avec la mort dans l’âme que Harry se rendit ce matin là dans la Grande-salle pour le petit-déjeuner. Les gens de sa table parlaient peu et lancèrent des regards curieux du côté de Harry, de Ron et d’Hermione. Après tout, ils étaient les personnes qui avaient côtoyé le plus longtemps Nëmy. Peut-être en savaient-ils plus que les autres.
Aux autres tables, tous semblaient bien tristes. Plusieurs avaient également côtoyé la jeune fille et étaient peinés de la situation.
Même certains Serpentard semblaient touchés par la situation (chose très très rare soit dit en passant). Cela n’empêcha pas Drago Malefoy de venir se pavaner devant Harry et les autres Griffondor.

- Elle était bien la première Weasley faisant honneur à notre profession. C’est dommage…elle était sans doute la plus futée d’entre vous…Elle avait compris que les Moldus ne sont rien et qu’il faut s’en débarrasser…dit le jeune Malefoy en s’appuyant sur la table des Griffondor à côté d’Hermione.

Harry se leva et fit face à Malefoy, la rage dans les yeux.

- Nëmy ne tombera jamais aussi bas que ta propre famille Malefoy. Entre-toi bien cela dans le crâne.

Les deux jeunes hommes se dévisagèrent férocement. Leur combat oculaire fut malheureusement interrompu par la venue du courrier. Plusieurs hiboux s’entrecroisèrent au-dessus de leurs têtes et plusieurs vinrent poser des lettres près d’eux.

- Nous verrons qui avait raison très bientôt, dit enfin Malefoy, avant de lancer un regard froid vers les autres Griffondor et de retourner vers sa table.

Harry regarda Drago quelques instants, puis regarda ce que les hiboux avaient laissé sur la table.
Ron avait reçu une lettre de son père. Elle était pour Dumbledore. Enfin, une partie était pour le Directeur. Pour ne pas éveiller de soupçons au Ministère, Arthur Weasley avait envoyé deux lettres sur un même parchemin…Ron servirait à nouveau de messager. Le père de Ron et sa mère s’inquiétaient pour leurs enfants et demandaient des nouvelles. Arthur Weasley disait aussi que rien n’était encore joué pour le dossier de Nëmy.

Dumbledore croit dur comme fer en son innocence. Ils la relâcheront, ne vous inquiétez pas. Mais n’allez pas mettre votre nez dans les affaires du Ministère, vous m’avez bien compris ?!

Harry aussi reçu une lettre. Elle était de Sirius.

Bonjour Harry
J’espère que tu te portes bien. J’ai su pour votre amie et je sais que mes paroles vont te sembler dures, mais garde tes distances de cette fille. On ne sait pas qui elle est. Dumbledore la croit innocente, je le sais, mais il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire, alors reste sur tes gardes. Mes salutations à Ron et Hermione.
Sirius


Qu’est-ce qui ne tournait pas rond ? Qu’est-ce que voulait dire Sirius ? D’accord, Nëmy était une fille étrange, mais pas tant que ça.
Harry, Ron et Hermione durent se rendre à leur cours de Potion dans les cachots. Hermione aussi avait reçu du courrier, mais n’avait pas pris le temps de le lire, car elle avait été plongée durant tout la période du repas dans un livre de loi. Elle voulait savoir ce qu’ils pouvaient faire pour aider Nëmy.

- Étrange…dit Hermione en lisant enfin sa première lettre.

- Qu’est ce qu’il y a ? demanda Harry lorsqu’il prirent place dans la classe de Rogue.

- C’est une liste de noms, avec des noms de villes, de villages et de dates inscrites à côté. Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Regarde, il y a le nom de Frank Moroz, et de Pete Leweek, répondit Harry en lisant par-dessus l’épaule d’Hermione.

- On dirait bien que c’est la liste des gens disparus depuis cet été, dit Ron en lisant par-dessus l’épaule de Harry.

- Mais pourquoi m’adresser cette liste ? demanda la jeune fille.

- Tu te trompes… Cette lettre était adressée à Nëmy, dit Ron en pointant le verso du parchemin. Pourquoi est-elle dans tes affaires ?

- Un hibou a dû la poser simplement sur la table et tu l’as prise en partant. Pourquoi cette liste ? Et pourquoi est-ce que le nom de Nëmy n’y figure pas ?

Harry et Hermione se regardèrent, mal à l’aise. Ils avaient tous pensé à la même chose : Et si le nom de la jeune fille n’y figurait pas parce qu’elle n’avait pas disparu, mais avait été envoyée à Poudlard par Lord Voldemort ?
Ron quant à lui, ne dit plus rien et se dirigea vers la classe. C’est avec ce doute à l’esprit que nos trois amis entamèrent le cours de Potions. Aujourd’hui, les élèves devaient concocter une potion de croissance pour les plantes du Professeur Chourave. Si Rogue avait semblé un peu ébranlé hier, cela n’avait pas duré longtemps. C’est avec la même antipathie que le Maître des potions donna son cours.

- Miss Weasley n’est plus là pour vous sauver la mise à ce qu’il me semble, Mr Longdubat. Vous avez encore fait fondre le fond de votre chaudron. Quand allez-vous apprendre ?

Tout au long de la période de classe, les élèves des maisons de Griffondor et de Serpentard semblaient sur leur garde. Même si tout le monde parlait à voix basse, il était évident que l’arrestation de la veille était sur toutes les lèvres.

- C’est évident qu’elle est coupable, dit Pansy Parkinson. C’est elle qui a pris les livres de la réserve non ? Et il parait même qu’elle aurait soumis les Elfes de Maison au Sortilège d’Imperium pour qu’ils continuent à travailler comme s’ils ne la voyaient pas voler la nuit.

- Moi ce que je trouve étrange, c’est que les vols ont eu lieux avant son arrivée, ajouta Lavande Brown. Et si ce n’était pas elle ?

- Ce qui est encore plus étrange, dit la voix traînante de Drago Malefoy, c’est l’accident de Potter au moment du vol dans le bureau de Dumbledore. Comme s’il s’était arrangé avec elle pour faire une diversion. Mais qu’est-ce qui a été pris dans le bureau ? Tu dois le savoir, n’est-ce pas Potter ?

- Demande à ton père, Malefoy, répondit Hermione. Il me semble qu’il est venu bien souvent depuis le début de l’année. N’est-il pas allé lui-même plusieurs fois dans le bureau de Dumbledore?

- Je n’aime pas tes insinuations Granger. Pour ton information, mon père avait été nommé par le conseil des Gouverneurs pour surveiller cette affaire de vol.

- Pourtant, il était bien ici hier, intervint Harry. Mais les vols ont cessé depuis des semaines déjà. Que faisait ton père ici hier, Drago ?

À cet instant, Rogue vint au fond de la classe et mit fin à la discussion. Le cours continua dans silence quasi-total. Malefoy regarda plusieurs fois du côté de nos trois amis, mais la discussion demeura close. À la fin du cours Harry laissa ses deux amis pour aller adresser une lettre à son parrain. Il tenait à en avoir le cœur net à propos de ce que Sirius voulait dire sur la jeune voleuse. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond ?
En chemin, Harry croisa Cho Chang avec sa grand-mère.

- Ça n’a pas l’air d’aller, mon petit Harry, dit le Professeur Chang. Entre un instant, dit-elle en désignant une classe vide. Un peu à contrecœur Harry entra. Il n’avait pas envie de raconter tous ses troubles à la vieille dame… et ne voulait pas passer pour un être perturbé devant Cho qui les avait suivis dans la classe.

La vieille dame alla s’asseoir et croisa les doigts sur le bureau de Professeur où elle avait pris place.

- Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour toi, mon cher Harry. Tu sembles noyé dans une mer de questions. Est-ce que je me trompe ?

- Comment savez-vous cela ?

- Je le vois dans tes yeux, mon petit. Ta mère avait la même expression lorsqu’elle était soucieuse.

Harry regarda la vieille dame aux petits yeux rieurs et se souvint de ses paroles dans la forêt : une aide sera toujours donnée à ceux qui la recherchent. Cette femme pourrait peut-être l’aider à y voir plus clair. Mais pour où commencer ?

- Vous qui êtes Professeur de Défense Contre Les Forces du Mal, pourriez-vous m’expliquer ce que signifie la présence des loups et des Harpies dans la forêt interdite ?

- Les femmes-oiseaux, appelées les Harpies, ne sont pas dangereuses. Plusieurs sorciers s’en servent même pour protéger leur domicile dans certains pays. Les loups ne sont pas une menace non plus, étant donné qu’ils ne se transforment qu’une seule fois par mois, au moment de la pleine lune. Ceux qui sont dangereux, se sont les loups de Pasenghorof …

- Les loups de où ?

- Les loups de Pasenghorof. Ce sont des hommes comme Remus Lupin, ayant le pouvoir de se transformer en loup-garou, mais qui se sont alliés aux Forces occultes et Noires. Ils ont vendu leur âme pour avoir la capacité de se transformer à volonté, de jour comme de nuit et être un loup ou bien un loup-garou lorsqu’ils le veulent. Leur Maîtresse n’est désormais plus la Lune, ma la Haine.

- Alors ce sont ces loups que Hermione à vu le jour de l’Attaque… dit Harry, plus à lui-même qu’au Professeur Chang.

Celle-ci hocha la tête.

- Le problème, c’est que nous ne savons pas combien ils sont et qui ils sont.

- Hagrid à dit l’autre jour que si un loup vous attaquait, c’était que vous étiez un serviteur de Vol…Vous-Savez-Qui. Pensez-vous la même chose Professeur ?

- Pourquoi me demandes-tu cela Harry ? répondit la Vieille Dame en lui lançant un de ces regards qui pénètrent jusqu’au fond de votre âme.

Harry n’osait dire ce à quoi il pensait à l’instant. Il se souvenait de ce jour où les centaures étaient sortis de la Forêt Interdite et où Nëmy disait craindre les loups. Était-ce parce qu’elle était vraiment une Mangemort qu’elle les craignait tant ?

- Pour rien Professeur, mentit Harry. Puis-je vous poser une autre question ? Pourquoi est-ce qu’il y a tant d’animaux dans la Forêt interdite ?

- Toi aussi tu as remarqué, intervient Cho. Harry sursauta. Il avait presque oublié sa présence (si c’est possible dans son cas). C’est ce que j’ai dit à ceux de ma maison, mais ils m’ont dit n’avoir rien remarqué. Ils disent même que j’ai sans doute eu des hallucinations…soupira Cho.

- Alors nous en avons tous eut, dit alors sa grand-mère. La raison est bien simple Harry. Lorsque quelque chose ne tourne pas rond dans la nature, les animaux le savent bien avant les hommes. Ils y sont beaucoup plus sensibles.

- Mais qu’est-ce qui ne va pas ? demanda Harry, inquiet. Ce n’était pas la première fois que Harry avait lui-même cette impression. L’impression que quelque chose n’allait pas.

- Je n’en suis pas certaine Harry, mais quelque chose se prépare au loin, mais ici également. Depuis l’Attaque de cet été, on dirait que quelque chose a été éveillé…et cette chose n’est pas bien…Mais je ne saurais dire ce que c’est. Malheureusement pour nous, depuis le vol de l’épée de Griffondor, l’école n’est plus aussi certaine qu’elle ne l’était avant.

- Qui était chargé de la protéger Professeur ? demanda Harry.

- Qui sait contrôler ses pouvoirs… murmura le Professeur Chang, mais Harry l’entendit.

Puis le Professeur Chang se leva et adressa un sourire à Harry. Elle s’approcha et le prit par le menton :

- Pour avoir des réponses à tes questions, tu sais déjà à qui t’adresser, non ? Mieux vaut avoir une réponse qu’on ne voulait pas entendre, que mille scénarios qui ne sont que du vent, n’est-ce pas ? dit-elle en lâchant Harry. Bon et bien moi j’ai un rendez-vous avec Hagrid. À la prochaine mes enfants, conclut-elle avant de sortir de la classe.
Harry ne bougea pas. Il demeura silencieux. Qu’allait‘il se passer maintenant ?

- Tu doutes de Nëmy n’est-ce pas ? demanda Cho en s’approchant de Harry.

Ce dernier était légèrement dérouté par la question. Il ne s’était pas préparé à une telle question. Il ne voulait pas mentir à sa belle, mais ne voulais pas non plus avouer qu’en effet, il doutait terriblement de l’innocence de la jeune bulgare.

- Moi aussi je doute et je m’en veux, continua-t-elle de dire.

- Tu la connaissais ? demanda Harry.

Cho lui sourit (Harry dut se retenir à un bureau pour éviter que ses genoux cessent de le supporter…)( c’est beau l’amour, non ?)

- Pas aussi bien que toi bien sûr… mais nous nous étions rencontrées dans mes cours d’histoire. Je devais commencer à l’aider plus sérieusement semaine prochaine.

- Pourquoi est-ce que tu doutes d’elle ?

- En fait, ce n’est pas que je crois qu’elle est coupable, répondit tranquillement Cho, mais Nëmy était parfois si distante dans ses réponses, que…que j’ai commencé à avoir des doutes. Tu vois, elle ne parle jamais de sa famille, ni de son passé. J’ai même eu l’impression que c’est moi qui lui ai appris le nom de son oncle Arthur…

Harry retint un éclat de rire…C’est vrai ! Ils avaient complètement oublié de discuter avec Nëmy au sujet de sa nouvelle « famille adoptive ». Question que son histoire ait l’air vraie…

- Mais il n’y a pas que cela, continua Cho Chang. Hier soir, je l’ai vue entrer dans la réserve. Je n’ai rien dit par contre, car j’avais peur qu’elle ne me lance un sort ou je ne sais pas quoi. Elle n’avait pas l’air de bien aller. On aurait dit un zombie. Mais elle semblait très bien savoir où chercher par contre…comme si elle connaissait la réserve comme le fond de sa poche.

- C’est exactement ça… murmura Harry.
Plus Harry y songeait maintenant, plus les éléments allaient dans le même sens, vers la culpabilité de la jeune fille. Nëmy était une élève de Durmstang. D’accord, les élèves de cette école ne sont pas tous voués au culte du mal, mais il y en a plusieurs…Nëmy avait aussi pris tous les livres de Magie Noire de la Bibliothèque. Elle connaissait un nombre incalculable de potions. Peut-être que cette potion d’Éveil qu’elle avait fait dans le cours de Rogue était en fait une potion de Magie Noire ? Harry se souvint aussi que la jeune bulgare n’avait pas voulu élaborer sur la question de son école… Et il y avait eu cette rencontre avec Lucius Malefoy. Cet instant qui avait semblé si crucial à Harry, même s’il n’en comprenait pas la raison. Était-cela ? Était-ce ce que Lucius Malefoy avait voulu dire par « nouveau monde » ? Comme si Nëmy avait été un pion placé dans l’école ?

- D’un autre côté, continua Cho, je me dis qu’il ne faut pas la condamner sans savoir. Elle doit tellement se sentir seule au monde là-bas… Cela doit être terrible de se sentir rejetée par tout le monde et d’être enfermée à Azkaban…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:08

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVII : Lorsque Le Chat Parle ( 2e Partie )


Harry eut alors comme un coup à l’estomac. Il était mal à l’aise. Des souvenirs de l’année dernière lui revinrent à l’esprit en un éclair. Lui aussi avait déjà été rejeté et condamné à tort… Il n’avait pas oublié le moment entre sa nomination comme quatrième champion et la première tâche, où toute l’école s’était retournée contre lui, sauf les Griffondor. On croyait que Harry avait voulu enlever la gloire de la maison Poufsouffle. Même Ron en était venu à en vouloir à Harry, car il était toujours celui qui attirait l’attention. Ron avait été jaloux.
Harry se souvint aussi de sa deuxième année d’étude, lorsque l’école entière se méfait de lui, car on le prenait pour l’héritier de Serpentard. Plusieurs croyaient que Harry était l’auteur des attaques faites aux sorciers de famille Moldues.
Harry se rendit alors compte qu’il s’apprêtait à faire la même chose que les autres élèves. Refaire ce qu’on lui avait déjà fait subir…
Non, il n’allait pas condamner Nëmy. Mais il devait comprendre…
Harry se tourna vers Cho et lui sourit.

- Merci Cho

- Pourquoi ? demanda celle-ci, incrédule.

- Tu m’as aidé à remettre mes idées en place.

Elle lui sourit à son tour.

- C’est à cela que servent les amis non ? Et bien moi aussi je dois filer. J’ai un cours de Métamorphose. Si je peux t’aider à quoi que ce soit pour aider Nëmy, dis-le-moi. Au revoir Harry.

- Au revoir.


Le soir venu, Harry, Ron et Hermione se trouvaient dans la Salle commune de Griffondor et attendaient, Pattenrond à leurs côtés. Ils attendaient que la pièce soit vide pour pouvoir discuter tranquillement avec ce dernier, c’est-à-dire Mr Figg. Harry et les autres voulaient s’entretenir avec lui à propos des disparitions.
Sur la liste, il y avait vingt et un noms. Les noms des personnes ne semblaient pas familiers au monde de la sorcellerie pour la plupart. Et les dates de disparitions allaient du 26 juin, avec Frank Moroz, au 7 août, avec Ani Steinberg. Hors Mr Fletcher avait bien dit à Harry dans le bus vers Embourg, qu’il y avait dix disparitions. Qui étaient les autres ? D’où venaient-ils ?
Bien que nos trois amis eurent très bien pu aborder le sujet bien avant avec Mr Figg, ils n’avaient pas vu l’intérêt de le faire était donné que Harry, Ron et Hermione n’étaient pas vraiment au courant de ce qui se passait hors des murs de Poudlard. Maintenant qu’ils avaient une liste de nom, cela les touchait plus semblait-il.
Vers minuit, dès que les derniers retardataires, c’est-à-dire Fred, George et leur ami Lee Jordan, quittèrent la Salle Commune, Pattenrond s’approcha de la cheminée, prit bien le temps de s’étirer et reprit sa forme originale. Henri Figg semblait heureux de pouvoir discuter avec Harry, Ron et Hermione à nouveau.

- Que puis-je faire pour vous les jeunos ? dit-il en affichant un large sourire.

- Nous aimerions que vous regardiez cette liste de noms et que vous nous disiez combien de personnes sont des sorciers ? demanda Hermione en lui montrant la lettre qu’ils avaient lue le matin même.
Mr Figg fronça les sourcils en prenant le parchemin. Il demeura quelques secondes silencieux. Puis il s’approcha d’une table et emprunta une plume et de l’encre à Hermione. Il gribouilla quelque chose sur le parchemin.

- Il vous manquait quelqu’un, dit-il en rendant le parchemin à Hermione. Cette dernière sourit.

- Vous devez parler de Miss Van Tchev. Nous nous posions des questions ce matin lorsque nous n’avons pas vu son nom sur la…

Le sourire d’Hermione disparu. Elle tendit la liste à Harry sans dire un mot, les yeux fixés dans le vide.
Harry regarda le parchemin avec Ron et vit des crochets écrits à côté de sept noms. Dans le bas de la liste, un nom avait été rajouté par Mr Figg: Mondingus Fletcher, Kent, 18 Août.

- Mr Fletcher est porté disparu ?! s’exclama Harry, sous le choc.

- C’est insensé…murmura Hermione…Cela veut dire que nous serions peut-être les dernières personnes à l’avoir vu avant qu’il ne disparaisse…

- Et c’est pour cela qu’il n’était pas venu au rendez-vous avec Mrs Figg, continua Harry.

- Exactement…avoua Henri Figg. Mais nous l’ignorions à ce moment. Il a été porté disparu peu de temps après votre rencontre avec lui dans l’autobus. Nous ne savons pas pourquoi. Tout comme pour les autres d’ailleurs. Toutes ces disparitions demeurent un mystère.

- Ah oui ? On l’a retrouvé alors ? demanda Ron, visiblement très surpris. Qui l’a retrouvé ?

- Avez-vous lu l’article dans la Gazette Du Sorcier parue il y a près de deux semaines ? demanda Mr Figg. Celui à propos de Viktor Krum?

- Oui… dit vaguement Ron, l’article disait que Krum avait sauvé la vie d’un sorcier d’une mort certaine…Oh ! Était-ce de Mr Fletcher dont il s’agissait ?
Henri Figg hocha tristement la tête.

- Et Nëm… je veux dire Miss Van Tchev ? demanda Harry, qui lança à Hermione un regard incendiaire pour le coup qu’elle lui avait flanqué dans les côtés.
Henri Figg regarda Harry quelques instants, l’air de chercher loin dans sa mémoire.

- Van Tchev Jamais entendu parler…

Harry, Ron et Hermione se regardèrent. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Nëmy devait avoir été portée disparu à un moment donné… Il fallait qu’elle le soit…

***

Avec tous les événements et les discussions des derniers jours, Harry avait grandement besoin de se changer les idées. Et rien de mieux qu’un peu de Quidditch pour se clarifier l’esprit.
Aujourd’hui était le jour décisif pour les Griffondor. Et heureusement il n’y avait pas beaucoup de nuages dans le ciel. L’équipe allait choisir son nouveau Gardien avec un match amical. Pour la sélection, Angelina proposa de séparer l’équipe en deux, pour que tout le monde puisse se pratiquer pour le Match qui les opposerait aux Serdaigle la semaine prochaine.
Le match de sélection allait durer quarante-cinq minutes et le gardien de l’équipe gagnante serait celui choisi dans l’équipe. ( les joueurs s’arrangeant pour tirer à peu près le même nombre de coups…)
L’équipe A fut constituée de Angelina Johnson, Fred Weasley, Katie Bell et Seamus Finnigan. L’équipe B fut constituée pour sa part d’Alicia Spinnet, George Weasley et Neville Longdubat. Comme Harry avait également besoin d’entraînement pour ce match, on demanda à Ron de jouer comme deuxième poursuiveur et à Denis Crivey, qui était toujours présent lors des entraînements, d’arbitrer le match, sous les flashs d’appareil photo de son frère aîné, Colin.
Hermione quant à elle avait préféré se rendre à la Bibliothèque pour faire de la recherche pour son cours d’Arythmétique, disait-elle. Harry et Ron savaient bien qu'en fait, elle allait lire et relire tous les articles parus dans les journaux au cours de l’été pour trouver quelque chose pouvant innocenter Nëmy.
Tous se mirent donc en position. Au signal de Colin, Harry donna un bon coup sur le sol et s’envola en un éclair (c’est le cas de le dire avec un Éclair de Feu) Harry était dans les airs et il était heureux. Il sentait le vent lui ébouriffer les cheveux et Harry en fut empli de joie. Il se sentait libre. Sans contraintes, ni loi. Puis un Cognard lui passa très près de la figure.

- Ne rêvasse pas ! lui ordonna George avec un sourire. Tu sais que je blague voyons… Fais bien ce que tu veux…

Harry regarda le déroulement du match du haut du terrain de Quidditch. Alicia avait le Souafle et fonçait vers Seamus Finnigan. Elle n’était plus qu’à quelques mètres à peine. Elle tira…et Seamus l’intercepta sans problème. Il donna le Souafle à Angelina, qui partit en flèche vers Neville. Katie et elle se lancèrent le Souafle sans arrêt. Arrivée près des buts, Angelina risqua de recevoir un Cognard de la part de George, et dut changer sa trajectoire. Angelina lança donc le Souafle à Katie Bell qui se trouvait juste derrière elle…Mais il fut intercepté par Ron qui fila dans le sens inverse. Ce dernier prit bien le temps, cependant, de faire une grimace à Angelina…Le Souafle était entre les mains de Ron…d’Alicia…de Ron à nouveau. Arrivé près des buts de Seamus, Ron prit son élan… tira…Le Souafle passa de justesse au-dessus des bras étirés de Finnigan…Et Ron marqua son premier but.
Pour l’encourager, Harry se mis à faire des loopings dans les airs.

- Hey Harry, tu fraternises avec l’ennemi ?! plaisanta Fred.

- Je ne fais pas parti de vos équipes, alors je ne trahis personne Fred…

- Ils disent tous ça… répondit ce dernier en riant.

Puis le match continua, Angelina marqua deux buts. Alicia aussi. Harry scrutait le ciel à la recherche du Vif d’or. Il fallait bien qu’il fasse quelque chose. Harry fit trois fois le tour du terrain lorsqu’il le vit enfin. Le Vif D’or se trouvait plus bas, vers le milieu du terrain. Harry descendit donc en flèche vers lui.

- Les filles, devant vous ! cria Ron.

Harry vit à sa droite les poursuiveurs des deux équipes, c’est-à-dire Katie et Alicia, foncer sur lui. Katie, qui avait le Souafle, fut la première à le voir. Elle tira brusquement sur le manche de son balai et s’envola vers le ciel. Alicia n’eut pas cette chance. Avant même que Harry n’ait le temps de réagir, Alicia heurta le manche de son Éclair de Feu et Harry se mit à tournoyer dans tous les sens. Harry voyait le ciel, la terre, le ciel et le joueurs, la terre, le ciel, la terre et encore le ciel. Tout tournait à grande vitesse. Harry se sentit tomber…Harry s’agrippa fermement à son balai et ferma les yeux. Cela semblait moins tourner ainsi. Lorsque tout sembla aller moins vite, Harry rouvrit les yeux. Il se trouvait maintenant près des Gradins Nord. Il tira son manche vers la gauche et retourna vers le terrain. Il était encore un peu sur le choc. Mais ce n’était rien comparé à Alicia qui avait fait une chute par-dessus son balai. Heureusement Ron l’avait rattrapée en plein vol (c’est le cas de la dire), donc elle ne s’était pas blessée. Katie, elle, n’avait pas arrêté. Elle avait continué sa route, malgré ce petit changement de trajectoire, vers les buts de Neville. Elle ne réussit cependant pas à compter. Neville était demeuré bien concentré sur son devoir : Garder ses buts.

- Katie, ça va ? demanda Harry. Je suis tellement désolé…

- Ne t’inquiète pas Harry…Je vais bien. C’est nous qui n’avons pas regardé… Ce n’est pas de ta faute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Jeu 3 Aoû - 6:08

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVII : Lorsque Le Chat Parle ( 3e Partie )


Après quelques minutes, question de permettre à Katie de se remette un peu, le Match repris. C’était maintenant 50 à 30 pour l’équipe A ( Angelina, Fred, Alicia et Seamus). Harry fit bien attention de demeurer à distance des autres joueurs. Il se sentait mal pour Katie.
Le match continua encore quinze autres minutes. Alicia marqua. Angelina marqua. Le Souafle à Katie…à Angelina, encore à Katie, reprit par Ron…Il évita un Cognard, mais perdit le Souafle.
Harry regard autour du terrain pour le Vif d’Or. Il se trouvait maintenant très haut dans les airs. Harry fonça directement vers lui, mais ce dernier se sauva. Harry se coucha sur son Éclair de Feu pour aller à la vitesse maximum. Le Vif d’Or était maintenant à porté de main de Harry. Il s’avança un peu sur son balai…Il le toucha du bout des doigts…Harry s’avança encore un peu…Le Vif d’or descendit alors en piqué, mais Harry fut plus rapide. Il referma sa main sur la petite boule dorée… Il l’avait encore eue…
Puis Harry regarda à nouveau le match. Le compte était maintenant de 70 à 50, toujours pour l’équipe de Seamus.
C’était Ron qui avait le Souafle. Il déjoua Katie, puis fonça vers Seamus, lorsque le Souafle lui fut ravi par Angelina qui disparut vers Neville. Malheureusement pour elle, elle fut attaquée par un Cognard de la part de George et échappa elle aussi le Souafle. Ron remit la main dessus. Il le lança à Alicia qui fonça vers les buts. Elle contourna Katie en passant près du sol et redonna le Souafle à Ron qui tira …et marqua un nouveau point.
Et c’est à ce moment que Dennis leur fit signe pour leur dire que le Match était fini.
Tous atterrirent et Neville s’avança pour serrer la main de Seamus.

- Félicitations…

- Tu as été excellent lui dit Seamus. Sans rancune, j’espère.

- Aucune…De toute façon, j’avais le vertige…soupira Neville

À ces mots tous se mirent à rire, surtout Neville…

Sacré Neville…

***

- Si seulement je pouvais avoir quelque chose de tous les Serpentard.

Telles furent les paroles d’Hermione en ce lundi après-midi 27 Novembre. Elle était été de mauvaise humeur toute la journée. Le fait était qu’elle avait cherché toute la fin de semaine différents articles de journaux parus dans la Gazette du Sorciers. Le problème était que tous les articles, rares soit dit en passant, concernant soit les disparitions, les Mangemorts ou bien même l’Attaque du mois de Juillet avaient été soit découpés, déchirés ou bien falsifiés. Et elle soupçonnait fortement les Serpentard. Ils ne voulaient pas que l’on comprenne ce qu’ils mijotaient, pensait-elle.
Les Griffondor étaient présentement dans le cours du Professeur Flitwick, le Professeur d’Enchantement. Aujourd’hui, ils allaient apprendre à jeter des sorts d’enchantement à distance. Comme ces sorts sont souvent liés aux sorts de Protection, ou bien contre une personne, le Professeur Chang était également présente.
Harry et Ron se lancèrent un coup d’œil. Ils savaient déjà quel sort ils aimeraient faire contre Malefoy. Le forcer à se taire à jamais, ou bien de dire toute la vérité sur les Mangemorts…

- Ce qui est le plus important lorsque vous voulez faire ce genre de Sorts de Réclusion ou de Libération, selon le cas, dit le Professeur Flitwick, c’est d’avoir en sa possession quelque chose qui appartienne seulement à la personne que notre sort vise. Oui Miss Patil ?

- Est-ce que cela fonctionne avec un vêtement ?

- Vous pouvez toujours essayer, mais je crains que cela ne fonctionne pas. Ce n’est pas assez propre à la personne. Si vous avez un morceau d’uniforme d’une personne quelconque par exemple, il y a de très fortes chances que le sort se retourne soit contre vous, ou bien contre la première personne qui croisera votre chemin, qui sait…

- De plus, ajouta le Professeur Chang, si le vêtement en question a déjà appartenu à quelqu’un d’autre avant, il y a de fortes chances que ce soit cette première personne qui reçoive le sort et non la personne véritablement visée.
Tous frissonnèrent en pensant aux vêtements dont ils s’étaient déjà débarrassés.

- Dans mon cas, je suis immunisé, dit Harry à Ron…Tous mes vêtements sont de Dudley…Si seulement quelqu’un voulait bien me lancer un de ces sorts…dit-il avec espoir…

Lavande Brown leva une main excité…

- Oui Miss Brown ?

- Est-ce que…Est-ce que nous pouvons …Est-ce que nous pouvons forcer quelqu’un à nous aimer ? s’exclama-t-elle, déjà folle de joie à cette idée…
Les garçons de la classe souhaitèrent pouvoir se cacher sous leur pupitre…
Le Professeur Chang sourit tristement…

- Oui…Mais il y a un gros « Mais » Cela n’est pas de l’amour véritable, mais de la dépendance affective, presque maladive. La personne soumise à ce genre de sortilège ne tombe pas amoureux de vous, mais vous vénère, et même si cela semble bien agréable sur le coup, cela peut vite devenir cauchemardesque.

- Comment ? demanda Lavande, soucieuse tout à coup.

- Dans le passé, j’ai déjà vu des élèves et des adultes s’enlever la vie, car la personne qui les avait d’abord ensorcelés avec un sortilège d’amour, s’était retournée contre eux, contre leur amour imposé. Et j’ai connu une jeune fille un jour qui se donna la mort parce que son compagnon, qu’elle avait ensorcelé, ne la laissait pas respirer, tellement ce dernier était épris d’elle… Je vous déconseille donc fortement d’y songer Miss Brown.

À voir l’expression qu’eut cette dernière, elle allait renoncer…
Durant ce cours, Harry prêta ses lunettes à Ron et le regretta amèrement. Il fut chatouillé, puis arrosé ( Ron ayant mis ses lunettes dans l’eau…) Et enfin Ron le força à tourner comme une toupie. Hermione fut plus gentille. Elle se contenta d’immobiliser Harry avec un ruban à cheveux qu’elle enroula autour de ses lunettes.
Harry, lui, força Ron à monter sur son pupitre et à chanter l’hymne national, à se prendre pour un chat et finalement à tricoter (Harry ayant fait apparaître à côté de Ron tout le matériel nécessaire)
Hermione, elle, à son grand regret, fut forcée d’admettre quel Professeur elle détestait le plus( elle était forcée par Ron de dire la vérité, toute la vérité) Réponse : Trelawney

- Ce ne compte pas ! s’indigna Ron. Elle ne t’enseigne même plus !

- Pourquoi crois-tu que je suis partie de son cours il y a deux ans?

- Seulement parce qu’elle t’avait dit que tu n’avais pas de talent pour la Divination, répondit alors Ron d’un ton hautain. Admet-le que c’est pour cette raison.

- D’accord, d’accord… c’est pour cela que je la déteste, tu es content maintenant ? s’exclama-t-elle. Libère-moi maintenant, je t’en prie.

À la fin du cours, tous furent impressionnés de voir tout ce que l’on pouvait faire à distance. Autant il était possible de faire trébucher quelqu’un à loisir, autant on pouvait l’aider à se concentrer ou bien faire apparaître devant lui de la nourriture.
Harry et Ron se rendirent compte que ce cours avait (enfin) calmé les nerfs d’Hermione. À croire que la Magie avait retrouvé sa noblesse dans son cœur.

- Tiens Hermione, cette lettre est arrivée pendant que tu étais dans ton cours d’Enchantement, dit Angelina Johnson. Qui envoie des messages avec un aigle ?

Harry regarda du côté d’Hermione avec un sourire. Harry ne connaissait qu’une seule personne envoyant des messages avec un aigle : Viktor Krum.
Et à voir l’expression qu’Hermione eut lorsqu’elle vit le nom de l’expéditeur, Harry se dit qu’il était dans le vrai.
Ron, pour sa part, se contenta de grogner. Lui aussi avait compris.

- Krum…Qu’est-ce que t’écrit ?

Hermione fronça les sourcils en ouvrant la lettre.

- On se revoit le 7 décembre … Juste ça…répondit à voix basse Hermione, comme si elle se parlait à elle-même. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce qu’il y a le 7 décembre ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:00

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVIII : Le Maître Du Sortilège


Il neigeait dehors. C’étaient les premières neiges. Il faisait froid à l’extérieur du Château de Poudlard. Harry, Ron, et Hermione s’étaient réfugiés dans la Salle Commune de Griffondor.
Le Match contre Serdaigle était chose du passé. Les Griffondor avaient quand même remporté le Match, bien que cela ait été difficile, car le nouveau Gardien de Griffondor, en l’occurrence Seamus Finnigan, était particulièrement nerveux. Il avait donc commis certaines petites erreurs qui auraient pu faire perdre les Griffondor (par exemple : prendre un Cognard pour le Souafle).
Harry, Ron et Hermione avaient tenté, mais en vain, de savoir par le Professeur McGonagall ce qui devait se passer le 7 décembre, mais ne réussirent pas à obtenir la moindre information.

- Ce qui se passe en dehors de l’école ne vous regarde en rien les enfants, s’était-elle contentée de dire.

Alors nos trois amis n’eurent d’autre choix que de se préparer docilement pour les examens de fin de trimestre. Ils étaient tous un peu nerveux en pensant à ces examens. Qui aime les examens de toutes façons ?
Assise à une table, Hermione lisait la traduction des vieux manuscrits bulgares que Nëmy avait laissée.

- Si vous voulez mon avis, dit-elle à Harry et à Ron ensuite, je ne regarderai plus un élève de Durmstang de la même façon. Nëmy était peut-être en retard dans certaines matières, mais certainement pas en Magie Noire. C’est un vrai lavage de cerveau ces livres.

- Qu’est-ce que tu veux dire ? lui demanda Ron en prenant un des parchemins devant Hermione.

- Regarde ici par exemple…Non là, en bas de ce paragraphe… En gros ce que ce texte dit, c’est qu’il existe un équilibre entre les magies. Il est écrit sur une autre page qu’il existerait près d’une douzaine de magies différentes. Le texte parle même de Mages qui auraient la capacité de créer leur propre magie, tu imagines ? Bon et bien lis cette phrase et dis-moi ce que tu en penses ?

- La véritable magie est celle à laquelle on s’abandonne totalement, lut Ron à voix haute. Pour connaître la vraie Magie, il faut être prêt à se…Euh…Nëmy a laissé un espace. Il est écrit ensuite : …laisser une partie de soi… à déverser une partie de son être au service du Malin… Où est la suite ? Pourquoi manque-t-il des mots ?


- Nëmy n’a pas eu le temps de finir. Elle m’a dit que ces manuscrits étaient écrits dans de l’ancien bulgare et qu’elle ne connaissait pas le sens de tous les mots utilisés. Ces textes me font froid dans le dos. Pas vous ?

Harry et Ron approuvèrent. Harry se demandait bien où Dumbledore avait trouvé ces manuscrits.

- Ce n’est pas la première fois qu’ils parlent du Malin dans ces livres, dit Harry, pensif, le menton appuyé dans le creux de sa main. Vous vous souvenez dans l’escalier ? Nëmy disait avoir trouvé un passage parlant de la destruction du Malin par le Feu. Elle croyait que cela parlait de Voldemort… Peut-être qu’il s’agit plutôt d’un Mal plus grand ? Si cela est possible.

Ron et Hermione frissonnèrent.

- Harry je t’en prie, cesse de dire son nom à toutes les quinze minutes, le supplia Ron. Et tu…tu crois vraiment qu’il existe quelqu’un de plus malin que Tu-Sais-Qui ?

Harry haussa les épaules…Comment savoir ce qui se passe vraiment à l’extérieur des murs du Château ? Qui sait qui est le vrai ennemi ?
Le soir venu, alors que nos amis étaient en train de finaliser leurs devoirs pour le cours d’Enchantement, prévu pour le lendemain après-midi, à une table de leur Salle commune, le Professeur McGonagall vint les voir.

- Le Professeur Dumbledore voudrait avoir un entretien avec chacun d’entre vous dans son bureau, leur dit-elle. Nos trois amis la suivirent donc. Le Professeur McGonagall se dirigea ensuite vers Ginny, Fred et George. Elle leur fit le même message. Tous la suivirent à l’extérieur de la Salle commune en direction des quartiers du Directeur de Poudlard.
Celui-ci les accueillit avec un sourire. Dès que Harry entra dans le bureau du Directeur, il remarqua aussitôt à sa droite, une vitrine qui avait été brisée. Il s’agissait du présentoir contenant l’Épée de Griffondor. Le meuble était aussi complètement carbonisé. Près de la moitié du plancher était aussi brûlé. Harry aurait aimé savoir ce qui s’était passé exactement, mais se retint de parler de l’Épée devant la famille de Ron.

- Vous devez vous douter de la raison pour laquelle je voulais vous voir, dit Dumbledore en refermant la porte derrière George.

- Vous avez des nouvelles de Nëmy ! s’exclama Ginny, les yeux brillants.

- Oui et non. Tout ce que je sais de nouveau, c’est que la date de son procès a été fixée. Cela se déroulera le 27 décembre, répondit Dumbledore en s’assoyant derrière son bureau.

- Pourquoi aussi loin ? demanda Hermione.

- Pour donner la chance à tout le monde ayant un lien avec cette affaire d’être entendu au procès préliminaire.

- Qu’est-ce…qu’est-ce qu’un « procès préliminaire » Professeur? demanda Ron.

- Tout témoin doit d’abord être entendu par les représentants de l’accusé, du conseil et du peuple. Et c’est la raison de votre venue ici. Comme vous êtes les personnes qui ont trouvé Nëmy, j’aimerais que vous témoigniez aux préliminaires.

- Vous ne craignez pas que nos témoignages nuisent à Nëmy Professeur ? demanda Harry. Après tous, ils confirmeraient le fait que Nëmy était bel et bien le voleur de l’école.

- Et cela est bien la seule chose dont elle soit coupable. Avec l’emprunt des livres de la réserve. Ce que des centaines d’étudiants ont déjà fait au moins une fois dans leur vie d’ailleurs, moi le premier. Elle n’a jamais fait de Magie Noire entre les murs de cette école.

- Vous en êtes sûr Professeur Dumbledore ?

Le Directeur hocha la tête.

- Si je me trompe sur ce fait, cela signifiera que je suis bon pour la retraite…dit le Directeur en riant. Je suis encore apte à savoir lorsque l’école se défend…Et tu le saurais aussi…Bon alors si vous acceptez, nous prendrons le Poudlard Express ce soir même pour nous rendre jusqu’aux bureaux du Ministère.

Harry en était certain…C’était bien Dumbledore qui devait protéger l’école…Était-ce cela le Sortilège gouverné par le Maître ?…Dumbledore était-il le fameux Maître du Sortilège ? Remus et Sirius avaient bien dit que le vol de l’épée était de la simple provocation à l’égard de cette personne…Tout ceci avait du sens…Voldemort voulait voir Dumbledore sortir du Château pour rechercher l’Épée…et pendant ce temps le Mage Noir pourrait entrer facilement dans l’école, laissée sans protection…
Harry avala difficilement à toutes ces pensées.

- Est-ce que nous pourrons voir Nëmy ? demanda Ginny.

- Je ne crois pas, avoua Dumbledore. Elle demeurera à Azkaban jusqu’à la date de son procès.

Harry était peiné. Il aurait souhaité pouvoir lui parler. Savoir comment elle allait. Si elle tenait le coup.

- Soyez donc dans le Hall d’Entrée à 9 heures ce soir. À plus tard.
En sortant du bureau du Directeur, Harry se tourna vers ce dernier :

- Professeur, vous croyez sincèrement que Nëmy a une chance de s’en sortir ?

Tous regardèrent le Directeur gravement.

- Si elle ne tombe pas dans les pièges que Mr Lucius Malefoy lui tendra, oui, répondit Dumbledore.

- Mr Malefoy ? Pourquoi parlez-vous de lui ? demanda Ron.

- Il est celui qui a été nommé par le Grand Conseil pour les représenter. Nëmy devra répondre à ses questions. Et vous aussi.


Harry, Ron et Hermione et les autres allèrent se préparer. Hermione disait qu’elle s’en voulait de manquer des cours importants, mais elle ne disait cela que pour cacher son angoisse à l’idée de devoir répondre aux questions de Malefoy…
A neuf heures, Harry, Ron, Hermione, Fred, George et Ginny, accompagnés du Professeur McGonagall, attendaient dans un silence un peu inquiet les diligences qui allaient les mener jusqu’à Pré-Au-Lard.
Au bout de quelques minutes, celles-ci arrivèrent enfin. Les six passagers y montèrent. Fred, George et Ginny dans une, Harry, Ron et Hermione dans l’autre. En chemin, nos trois amis parlèrent peu. S’ils le faisaient, c’était pour parler de tout et de rien. Personne ne voulait que les autres voient leur angoisse. Par contre, chacun montrait des signes évidents de nervosité. Hermione tournait inlassablement une de ses mèches de cheveux entre ses doigts. Ron rongeait convulsivement ses ongles et Harry ne cessait de regarder sa montre ( alors qu’elle ne fonctionnait plus depuis un an déjà. Ce n’était qu’un accessoire maintenant)
Arrivés au quai du Poudlard Express à Pré-au-Lard, Harry et les autres virent Dumbledore qui les attendait patiemment. Deux compartiments avaient été transformés en dortoir. Il y avait de grands lits pour tout le monde. Il y avait également une garde-robe et des meubles de rangement pour chacun d’entre eux. Il y en avait même trop. Les filles allèrent ranger leurs affaires dans un des deux compartiments puis revinrent pour tenir compagnie aux Messieurs. Le Professeur Dumbledore, lui, disparut dans un autre compartiment après leur avoir dit bonne nuit.
Vers dix heures, tous allèrent au lit. Harry ne réussit malheureusement pas à dormir. Il ne pouvait s’empêcher de penser au conseil…Et s’il disait une bêtise…Et si par sa faute, Nëmy était condamnée…
Harry se leva et alla dans un autre compartiment pour ne pas réveiller les autres. Il s’assit sur le bord de la fenêtre et regarda le noir paysage qui défilait devant ses yeux. Cela lui fit penser à la nuit où il avait quitté la Vieille Dame.

- On dit que la nuit porte conseil…T’en atelle donné un ? demanda doucement une voix à côté de Harry.

C’était le Directeur. Harry était tellement prit par ses pensées qu’il n’avait pas remarqué l’arrivée de Professeur Dumbledore…À moins que celui-ci soit tout simplement apparu à côté de lui…Comment savoir ?

Harry fit signe que non.

- Je dirais plutôt que la nuit m’a apporté encore plus de questions….

- Je crois que qu’il y a dans ta tête, des questions que tu portes depuis bien plus longtemps que cette nuit, non ? Qu’est-ce qui te tracasse, Harry ? demanda Dumbledore avec un sourire.

- Le fait de passer devant le conseil m’effraie beaucoup pour être honnête. J’ai peur des questions et des réponses que je donnerai…car depuis quelques temps…tout ce que je fais me semble incorrect…J’ai mis le feu à la bibliothèque de Professeur Chang…et du même coup j’ai condamné le deuxième étage de la classe…Je me suis ensuite disputé avec Nëmy…et j’ai même douté d’elle, soupira Harry. Je m’en veux. Si je n’avais pas perdu mon calme contre elle, nous ne nous serions pas disputés avant le dîner, et peut-être…peut-être qu’elle…peut-être qu’elle ne serait pas…

- Harry, arrête, ordonna le Directeur. Celui-ci le regarda droit dans les yeux. Écoute-moi, son arrestation n’a rien à voir avec ce qui s’est produit avec toi. Si tu avais su garder ton calme comme tu l’as dit, la seule chose qui aurait changé dans l’histoire, est le fait que Nëmy serait descendue dîner avec vous. Tu m’as bien compris ? Prendre ses propres responsabilités est bien suffisant. Et tu en as de très grandes…Maintenant explique-moi pourquoi tu t’es disputé avec elle ? demanda Dumbledore par-dessus ses lunettes.

Harry lui relata la discussion entre Nëmy et lui au sujet de Voldemort.

- Cette fille m’a mis hors de moi. Cela ne faisait que trois semaines qu’elle était à l’école…enfin que nous l’avions trouvée… et nous nous sommes disputés plus de fois dans cette période que Ron, Hermione et moi en cinq ans. Et elle a presque réussi à me tuer l’autre jouer en m’étranglant… Je ne la comprends pas. Qui est-elle ? Pourquoi est-ce que vous cherchez tant à la protéger ?

- Nëmy est le pire cauchemar de tous les Ministères d’Europe, dit mystérieusement le Directeur. Pour être honnête, je ne sais pas comment elle a fait pour être ici moi-même… Elle est un mystère…

- Pourquoi ? Que voulez-vous dire par « comment elle a fait pour être ici » ? Nëmy n’avait pas le droit de se trouver dans le château ?

- C’est exact, et pour bien des raisons…comme tu le sais Harry, Nëmy est une voleuse. Une redoutable voleuse. Et ce depuis longtemps. Elle a maintenu les corps policiers Bulgare et Roumain en haleine durant quatre ans avant de se faire prendre. Pour y arriver les Ministères de la Magie Bulgare, Roumain et Turc durent travailler de pairs avec les policiers Moldus. Enfin bref, Nëmy causa bien des problèmes aux autorités. Une fois capturée, le Ministère Bulgare a soumis Nëmy à plusieurs sorts de Réclusion, la contraignant à demeurer dans son pays.

- Que fait-elle ici, alors ? demanda Harry.

- C’est là tout le mystère de l’histoire. Voilà qu’à la minute où Nëmy fut libre à nouveau, elle brisa en un mois plus de défenses magiques que tous les Mangemorts réunis depuis treize ans. Et personne ne comprend comment elle a fait. Je crois cependant qu’elle-même l’ignore…Elle ne sait sans doute même pas qu’il y avait de telles défenses contre elle…Je pensais avoir le temps d’élucider le mystère qui l’entoure pendant son séjour ici, mais voilà que le Ministère Britannique l’a retrouvée… et l’a jetée dans la gueule du loup…

- Il y a quelque chose que je ne saisi pas Professeur… dit Harry. Pourquoi vous voulez la protéger si elle est si dangereuse. Pourquoi ne pas dire son vrai nom ?

Le Directeur s’arrêta et regarda Harry quelques instants.

- La raison est simple : de toutes les personnes disparues au cours de l’été, seules deux personnes ont été retrouvées vivantes : Mondingus Fletcher et Nëmy.

- J’étais au courant pour Mr Fletcher. C’est Mr Figg qui nous l’a dit. Mais Nëmy n’est pas disparue et vous le savez aussi bien que moi, Professeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:01

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVIII : Le Maître Du Sortilège (2e Partie)


- Mondingus a été transféré à St-Mangouste, continua le Professeur Dumbledore. Il est dans un été stationnaire, mais malheureusement pour nous, il est dans le coma. On ne sait pas ce qui s’est passé. Pour le cas de Nëmy, ce n’est pas parce que personne ne signale votre disparition que vous n’êtes pas disparu…Comme le jadinier de la famille Jedusor l’an dernier et pourtant… Il est vrai que personne n’a déclaré la disparition de Miss Van Tchev, mais comme tu le sais, c’est une fille très cachottière, et elle n’a plus de contacts avec sa famille depuis longtemps…Tu comprends mieux maintenant Harry, pourquoi Nëmy est si précieuse à notre cause. Elle est la seule personne ayant disparu étant en mesure de nous dire ce qu’elle a vécu. Et révéler son nom serait la condamner d’avance pour un vol qu’elle n’a pas commis.

- Mais pourquoi elle et Mr Fletcher ? Qu’ont-ils en commun ?

- Rien. Les gens disparus ne semblent pas avoir de lien entre eux. Mais qui sait, peut-être en retrouverons-nous d’autres vivant au cours des semaines et des mois à venir, soupira le Directeur…En ce qui concerne Nëmy, ce qui est encore plus étrange, est le fait que presque tout ce qui s’est passé entre sa disparition et son arrivée ici a été effacé de sa mémoire. Pourquoi l’envoyer ici, si elle ne sait pas quoi faire ? se demanda le Professeur Dumbledore à haute voix. Harry savait bien que le Directeur s’adressait à lui-même et non à lui directement..

- N’y a-t-il pas un moyen pour que Nëmy retrouve la mémoire Professeur ? demanda Harry. Il comprenait maintenant pourquoi Nëmy ne savait pas dans quel pays elle se trouvait au moment de son arrivé.

- Si les sorts pratiqués sur elle étaient de simples sortilèges d’Oubliettes, alors cela serait possible rapidement. Mais si, comme je le crois, les sorts sont plus puissants, alors je ne peux rien faire qui ne risque de lui faire perdre ses facultés mentales ou bien même de la tuer carrément.

Harry s’imaginait Nëmy devenant légume à cause d’un sortilège. Il frissonna à cette idée.
Harry se tourna vers son Directeur d’école et le regarda gravement.

- Lorsque j’ai rencontré Nëmy dans le bus, était-elle déjà "portée disparue" ? demanda-t-il.

- Je crois que oui. C’est pourquoi ton témoignage est très important. Nëmy se trouvait loin de chez elle, et pourtant elle n’était pas avec les Mangemorts. Donc j’en conclus qu’ils ont tout fait pour la faire sortir de son pays. Ce que je me demande, c’est pourquoi ?

- Lorsque les vols ont commencé, saviez-vous que c’était elle?

- J’ai reconnu ses méthodes de travail. Mais comme je te l’ai dit, elle ne devait pas pouvoir sortir de la Bulgarie, donc cela ne pouvait pas être elle. C’est ce qui m’inquiétait. Puis plus le temps a passé, plus j’ai eu un doute et je me suis dit : Et pourquoi ne serait-ce pas Miss Van Tchev ? Je me suis alors mis à la chercher, mais le vol de l’épée est arrivé, et je n’ai pas pu la chercher plus longtemps. Et vous l’avez trouvée avant moi… Félicitations… finit de dire le Directeur avec un sourire amusé.

- Mais pourquoi ne pas avoir prévenu le Ministère avant ? J’ai vraiment l’impression que vous avez voulu garder Mr Malefoy et Mr le Premier Ministre hors de cet affaire, dit Harry avec un petit sourire en coin. Il s’imaginait toutes les choses que Dumbledore devait cacher en réalité à leur fameux Ministre de la Magie…

- Pour que Nëmy ne soit pas amenée là-bas. Cornelius Fudge est prêt à envoyer en pâture aux Détraqueurs n’importe qui pour calmer les esprits échauffés des gens, répondit sombrement Dumbledore.

- Voilà une autre chose qui me semble illogique Professeur. Il me semblait que les Détraqueurs étaient maintenant du côté de Voldemort. Pourquoi y en avait-il quatre dans le château l’autre nuit alors ?

- Certains sont demeurés à la Prison car leur nourriture…enfin les souvenirs heureux des prisonniers sont garantis. Alors que dans la forêt, les Détraqueurs peuvent demeurer plusieurs semaines sans victimes…et alors ils s’énervent et deviennent meurtriers…ce que Voldemort désire…soupira le Directeur. Mais peut-être que ceux qui sont entrés dans l’école travaillaient justement pour Voldemort… murmura Dumbledore comme s’il venait d’en avoir l’idée…

- Vous voulez dire que Voldemort voulait tuer Nëmy ? Mais pourquoi cela ? s’exclama Harry, indigné.

- Tout est possible, Harry, dit Dumbledore d’un ton évasif. Le Directeur semblait fort pensif. Harry ne voulut pas l’interrompre dans ses pensées, et garda le silence. Il savait que Dumbledore n’avait pas plus d’information concernant la jeune bulgare. « Elle est tellement renfermée sur elle-même de toute façon » pensa Harry. Elle ne parlait jamais de sa famille, ni de son passé.

Puis le Directeur soupira et adressa un sourire à Harry. Le Professeur avait toujours l’air aussi soucieux, mais au moins il souriait…

- Je voudrais que nous fassions un test Harry, si tu le veux bien, dit Dumbledore en se tournant vers lui.

Harry fit signe que oui.

- Je voudrais que tu lances à nouveaux le Sortilège de Ferris.

- Ici ? Maintenant ? dit Harry en regardant autour de lui pour voir si personne n’était à proximité. Je vous en prie, Professeur Dumbledore, je ferai tout ce que vous voudrez, mais par pitié ne me demandez pas de jeter ce sort. Vous savez mieux que quiconque ce qui s’est passé la dernière fois…

- Justement, répondit le Directeur de l’école. Je comprends que tu aies peur, Harry, mais le pire qui puisse arriver, c’est que tu brûles le tapis. Le train est protégé par un sort d’anti-combustion. Il ne peut pas prendre feu. Alors, je ne crois pas qu’il y ait un grand danger, lui répondit-il en souriant.

Harry leva à contrecœur sa baguette et prit une grande inspiration.

- Ferris Priorium Incantatem !

Une flamme sortit de la baguette de Harry, mais s’éteignit avant même d’avoir atteint le sol. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Une journée, ce sort risquait de tuer Neville en le brûlant et le lendemain, c’est à peine s’il réussissait à mettre le feu à un morceau de parchemin.

- Recommence en pointant ta baguette vers moi maintenant.

Harry s’exécuta, non sans craintes, et la même chose se produisit.

- Qu’est-ce que ça veut dire Professeur ? demanda Harry qui était incapable de ne pas poser la question.

- Une chose à la fois Harry. Une chose à la fois, dit-il en levant la main. Tout d’abord, dis-moi ce qui s’est passé au sommet de la tour ouest l’autre nuit Harry ?

Un peu interloqué par cette question directe, Harry tenta d’expliquer au Professeur Dumbledore ce qui s’était produit lorsqu’il avait à nouveau perdu le contrôle du Sortilège de Ferris. Harry tenta de le lui rapporter le plus en détails possible, comment il avait eu des vertiges et comment il sentait un poids peser parfois sur ses épaules. Et comment aussi il se sentait suivi et surveillé dans les corridors de l’école. Mais comment le Directeur était-il au courant ?

- Quand as-tu ressenti ce mal pour la première fois? demanda celui-ci.

- La première fois, ce fut lors de mon évaluation dans la classe du Professeur Chang…au moment du vol de l’épée…La seconde fois, ce fut dans la nuit avant l’arrestation de Nëmy, juste après ma dispute avec elle, mais cela a continué très longtemps.

- Alors tu as ressenti une présence.

- Plus d’une fois. Mais depuis quelques semaines je ne l’avais pas ressentie. Cela arrivait parfois lorsque je me rendais à mes cours. D’autres fois c’était dans mes cours eux-mêmes, ou bien dans la Salle Commune. La toute première fois fut lors de mon arrivée avec Hermione et Mr Figg. Nous nous dirigions avec les Weasley vers la Salle commune, et j’avais l’impression qu’il y avait quelque chose dans les murs de Poudlard. Quelque chose qui ne devait pas être là. Quelque chose qui nous suivait. Je n’en ai pas parlé à ce moment, car je me disais que cela devait être mon imagination. Ce n’est pas normal, n’est-ce pas Professeur?

- Dans ton cas… peut-être…répondit tranquillement le Professeur Dumbledore, qui semblait pensif.

- Je ne comprends pas.

- Par où commencer ? soupira Dumbledore

Le directeur de l’école se leva et se mit à faire les cents pas dans le compartiment.

- Harry, as-tu déjà entendu parler de la rivalité qui opposait Goderic Griffondor à Salazard Serpentard?

- Oui. Serpentard a été chassé par Griffondor lui-même parce qu’il croyait en la supériorité des sorciers au sang pur. Et avant de partir Serpentard a construit la Chambre des Secrets pour le retour de son héritier, Tom Jedusor.

- Le problème était surtout que Serpentard enseignait la Magie Noire aux élèves, ce qui était inacceptable aux yeux des autres fondateurs. Griffondor jeta donc un sort de répulsion sur tous les Êtres de Magie Noire pour que ceux-ci ne puissent plus jamais pénétrer dans les murs de l’école.

- D’accord… Il y a un sort qui protège l’école contre Voldemort,dit Harry incertain. Mais quel est le rapport avec moi ?

- Durant tous ces siècles, répondit Albus Dumbledore, les descendants de Griffondor ont eut comme tâche de garder la baguette qui avait servi à jeter le fameux sort de répulsion, car elle ne doit pas être brisée, soit quoi le Sortilège s’évanouira. Évidemment avec les siècles cela est devenu une simple tradition, mais tous les descendants connaissent l’histoire de la baguette de Griffondor.

Dumbledore fit une pause qui sembla durer mille ans. Il regarda Harry dans les yeux avant de continuer.

- Nous les appelions les Maîtres du Sortilège… Et le dernier à avoir tenu cette tâche fut James…

- James ? Mon père ? Vous … Vous voulez vraiment dire que mon père est un descendant de Goderic Griffondor ? demanda Harry, les yeux exorbités et le cœur battant.

Le Directeur de Poudlard fit signe que oui, en souriant devant l’expression interdite de Harry.
Harry fut foudroyé. Lui, Harry Potter, était descendant de Griffondor par son père. Lui, était le Maître du Sortilège…Il n’arrivait pas à y croire. Comment avait-on pu ne rien lui dire durant tout ce temps ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:02

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XVIII : Le Maître Du Sortilège (3e Partie)


- Heureusement, continua le Directeur, lorsque Tom Elvis Jedusor est revenu en Angleterre sous les traits et le nom de Voldemort, ton père, qui était le nouveau Maître, a eut la présence d’esprit d’utiliser l’épée et la baguette de Goderic Griffondor pour faire un Puissant Maléfice en les combinant. L’épée fut donc reforgée pour contenir la baguette de Griffondor. Ainsi la baguette serait toujours sous scellés et protégée. L’épée fut ensuite cachée entre les murs de l’école, là où elle sert toujours, enfin servait de bouclier contre le Mage Noir et ses aliers. L’Épée est en fait une sorte de Malédiction contre Voldemort. S’il s’approche de l’enceinte de l’école, il sera consumé par les flammes…

- Mais le Professeur Quirrell ? s’exclama Harry. N’était-il pas un serviteur de Voldemort dans l’enceinte même du château Professeur Dumbledore ? Il aurait du etre consume alors non ?

- Tu as bien raison Harry. Cependant, tu dois savoir que dans ses jeunes années, le Professeur Quirell avait fait beaucoup de chose pour moi et Poudlard, et qu’il avait toute la confiance. Je n’ai pas été assez vigilant. Une autre erreurs d’un homme qui se fait vieux Harry… Les évenements entourant la mort du Professeur Quirell nous ont cependant permis de constater une chose.

- Laquelle ? demanda Harry.

- Le sort de Protection que renferme l’épée n’affecte que le corps et non l’esprit. Depuis la mort du Professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal, ma plus grande crainte était de voir Voldemort posséder un autre esprit. Mais aujourd’hui, nous savons tous deux que ce danger est écarté, car il a retrouvé un corps.

- Mais peut-être cherchera-t-il a posséder quelqu’un autre, même maintenant ?

- Il ne commettra pas la même erreur deux fois…

Harry avait de la difficulté à enregistrer tout ce que Dumbledore venait de lui dire. L’épée dont Harry s’était servi pour combattre le Basilic de Tom Jedusor était la même épée qui protégeait l’école contre cette même personne.

- Mais, Professeur, pour jeter un tel sort, ne faut-il pas quelque chose de la personne que l’on veut rejeter ? Nous avons appris cela avec le Professeur Flitwick.

Dumbledore sourit. Il sortit quelque chose de volumineux de sa poche droite et alla ensuite s’asseoir à côté de Harry.

- C’est exact Harry. Et ton père utilisa ceci, répondit le Directeur, en lui montrant le livre Sans Âge. C’était le livre dans lequel Hermione avait inscrit son nom à l’intérieur lorsqu’elle avait été nommée préfète.

- J’aurai peut-être l’air de me répéter, mais je ne comprends toujours pas, dit Harry, incrédule. Que venait faire ce livre dans toute cette histoire ?

- Je vais te montrer.

Dumbledore leva la main et fit un petit geste brusque. Les pages du livre se mirent à tourner à grande vitesse jusqu’à l’année 1951. Harry vit que la page avait été déchirée au milieu. Pourquoi ?

- Ici était inscrit le nom de Tom Jedusor lorsqu’il fut nommé préfet pour la maison de Serpentard. Lui aussi signa son nom dans le Livre Sans Âge. Ton père a donc utilisé ce bout de papier pour appliquer la Malédiction.

- Mais Voldemort a renié son nom…

- Nous ne pouvons jamais effacer notre passé Harry. Nous serons toujours rattrapés par celui-ci, que nous le voulions ou non. Ce qui diffère d’une personne à l’autre, c’est la manière dont nous y faisons face.

Dumbledore referma le livre et le posa à côté de lui.

- Je ne peux que faire que des suppositions, mais je crois que ce qui s’est passé dans le cours de Défense Contre Les Forces Du Mal et l’autre nuit au sommet de la tour ouest, n’était qu’une simple réaction de défense de ta part, Harry.

- De défense contre quoi ?

- Tu es toi aussi un descendant de Griffondor, Harry. Tu as voulu défendre l’épée, mais tu as perdu le contrôle. Et l’autre nuit, tu as sans doute voulu protéger l’école contre ces Détraqueurs qui arrivaient.

- Alors si j’ai bien compris, j’ai senti que l’épée était sur le point d’être volée, même si je n’ai pas pu me l’expliquer. Et je me suis senti mal à cause de cela ? Et j’ai alors voulu la protéger, c’est bien ça ? lui demanda Harry, qui n’arrivait toujours pas à comprendre totalement. Cela semblait tellement étrange et irréel.

- Je vais être honnête avec toi, lui dit le Professeur Dumbledore par-dessus ses lunettes en demi-lune. Je ne suis certain de rien en ce moment. Je ne croyais pas que tu étais en mesure de protéger l’épée, Harry, car ton père n’a jamais pu te l’enseigner. Mais je crois que c’est quelque chose qui est en toi depuis toujours.

- Que pouvons-nous faire maintenant ?

- Rien Harry, rien. Sauf attendre…et tenter de prendre le voleur de cette épée…le vrai voleur… car sinon l’école tombera à la merci de Voldemort sous peu.

Harry demeura silencieux. Il comprenait maintenant que Remus et Sirius avaient hésité à lui parler du vol de l’épée. Il comprenait aussi ce que Dumbledore avait voulu dire par « Grandes responsabilités », mais Harry trouvait que cela faisait beaucoup d’un coup. Il devrait s’habituer tranquillement à ce fait : Il était le descendant de Goderic Griffondor.

- Professeur…tout à l’heure vous avez parlé des Êtres de Magie Noire ? Que sont ces êtres ? demanda finalement Harry.

- Toute personne ou créature s’étant alliée aux Forces de Mal, comme les Mangemorts, certains Détraqueurs, les Vampires, certains Géants ou bien encore les loups de Pasenghorof par exemple.

- Mais s’il existe un sort qui protège l’école contre Voldemort, les Mangemorts et compagnie, comment les Détraqueurs sont-ils entrés dans le Château l’autre nuit?

- Étant donné que les Détraqueurs travaillent pour le Ministère, ils ont malheureusement droit à une protection spéciale. Je me suis battu durant des années pour que cette faveur soit abolie, mais sans résultat.

- Et pourquoi Malefoy peut-il entrer dans l’école ? C’est bien un Mangemort ! Et Maugrey l’an dernier ?… Je veux dire le fils Croupton. Il était aussi un Mangemort et pourtant il est entré dans l’enceinte de l’école aussi ? Comment est-ce possible ?

- Pour ce qui est des Mangemorts, ils ne sont repoussés que lorsque leur marque est activée, lorsque Voldemort la touche.

- Mais l’an dernier, Voldemort l’avait activé au moment du Tournoi et Croupton est resté à l’école Professeur !

- Il n’était plus Croupton fils, mais Alastor Maugrey. Il n’avait plus la marque des Ténèbres comme les autres Mangemorts… C’est à mon tour de te poser une question Harry : Pourquoi crois-tu que Karkaroff s’est sauvé de Poudlard lors de la dernière épreuve l’année dernier, Harry ? demanda Dumbledore par-dessus ses lunettes en demi-lune.

Igor Karkaroff était l’ancien directeur de l’école Durmstrang, et également ancien Mangemort. Lorsqu’il fut attrapé par les Aurores, Karkaroff consentit à divulguer les noms d’autres Mangemorts. Il fut libéré. Ayant eu peur des représailles une fois que le Seigneur des Ténèbres fut ressurgit de ses cendres, le directeur de l’école de Durmstrang se sauva…

- Par crainte… répondit honnêtement Harry

- Disons que le sort lui a légèrement forcé la main, répondit Dumbledore en riant légèrement.

- Et Rogue ? oups …désolé, je n’aurais pas dû poser la question, dit Harry en baissant les yeux.

Harry n’en revenait toujours pas que le Directeur de l’école puisse faire confiance à cette personne, sachant qu’elle avait travaillé autrefois pour le compte de Voldemort.

- Tu as le droit de savoir…Tu dois savoir…Comme tu le sais, Severus Rogue est devenu un alier et mon espion avant la chute de Voldemort. Lorsqu’il a décidé de joindre nos rangs, disons que j’ai forcé légèrement les choses pour qu’il ne soit plus repoussé, répondit Dumbledore avec un sourire…et je crois que maintenant il serait temps d’aller dormir…La journée risque d’être très éprouvante demain…

Harry dit Bonne Nuit à son Directeur. Avant de refermer la porte du compartiment, Harry posa une dernière question :

- Que se passera-t-il le 7 décembre ?

- Les Transites Bulgares viennent au château pour s’entretenir avec moi au sujet du Procès. Pourquoi demandes-tu cela Harry ?

- Hermione a écrit à Viktor Krum pour lui parler de Nëmy. Elle voulait savoir s’il était au courant de quelque chose. Ou bien alors s’il la connaissait personnellement. « On se revoit le 7 décembre » fut sa seule réponse.

- Peut-être veut-il vous parler directement…

- Connait-il Nëmy ?

- Mieux que personne…Bonne nuit Harry.

Docilement, Harry retourna dans le compartiment des garçons, où Fred George et Ron ne se rendirent jamais compte de son retour tellement ils dormaient profondément. Harry les imita rapidement. « Ainsi ils se connaissent… » fut la dernière pensée de Harry avant le lendemain matin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:03

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIX : Le Monde Des Ombres


Harry se réveilla tôt le lendemain matin. Il demeura couché dans son lit, se demandant s’il n’avait pas rêvé sa discussion avec Dumbledore. Il se pinça pour être certain qu’il ne dormait plus. Il était le Maître du Sortilège dont avait parlé Remus et Sirius… Avait-il tout imaginé ?…Comment savoir ?…Mais pourquoi avaient-ils gardé le silence ? Peut-être l’ignoraient-ils eux-mêmes… Harry se dit qu’il devrait en parler à Ron et Hermione dès que cela serait possible.
Mais le moment ne se présenta pas de la journée. Dès que Ron fut levé, on aurait dit que ses frères avaient capté une sorte de signal les obligeant à se lever au même moment…
Ils s’habillèrent donc en entendant les plans que Fred et George avaient concoctés pour faire honte à Percy… Puis les garçons allèrent rejoindre Hermione et Ginny qui étaient avec le Professeur Dumbledore dans un wagon transformé en salle de séjour pour l’occasion. Ils prirent tous le petit-déjeuner. Harry mangea peu. Il avait un point dans l’estomac en pensant aux questions de Lucius Malefoy… Et il n’était pas le seul. Nos six amis étaient tous nerveux. Même Dumbledore sembla davantage prit dans ses pensées qu’à son habitude.
Vers 8h 30, le Poudlard Express s’immobilisa dans une gare que Harry n’avait encore jamais vue. Il y avait beaucoup de gens à l’extérieur. Des gens de tous les âges. Certains étaient en groupe et semblaient discuter très activement. D’autres se promenaient avec des piles immenses de parchemins (qui devaient sans aucun doute se maintenir en place par magie…) Tous semblaient avoir un endroit précis où ils devaient se rendre. Il n’y avait aucune âme perdue…Du moins le semblait-il.
Lorsqu’ils sortirent du train, Harry regarda vers sa droite et vit un grand parc boisé, comme un des parcs moldus. À la différence que des gens vêtus de capes vertes, bleues et mauves s’y promenaient, chargés parfois de paquets plus étranges les uns que les autres, parfois avec des elfes de maison, des gobelins ou bien alors d’autres créatures que Harry n’avait encore jamais vues.

- Ce sont de jeunes Mangores ailés, dit Dumbledore en pointant une petite créature de couleur rouge qui courait à grande vitesse de branche en branche des grands chênes et trembles dans le parc.

- Ceux de Hagrid étaient plus pâles, dit Harry tout en marchant avec Ginny et Dumbledore sur l’herbe gelée de décembre. La neige qui était tombée hier avait complètement disparue.

- Attention où vous mettez les pieds, jeunot ! s’exclama une petite voix près de Harry. Ce dernier eut beau regarder de tous les côtés, il ne vit absolument personne.

- Par ici joli cœur ! Par ici ! Non, plus bas. Voilà…Vous pourriez regarder où vous marchez la prochaine fois…Vous avez presqu‘écrabouillé ma compagne !

Harry observa son interlocuteur avec étonnement. Il s’agissait d’un petit être. C’est à peine s’il arrivait à la mi-cuisse de Harry. Sa peau était ridée, de couleur verte et grise. Elle ressemblait à de l’écorce d’arbre. Cet être avait de fins membres et de minuscules pieds. Et un nombre incalculable d’orteils. Les cheveux de ce dernier (même s’il lui en restait très peu) étaient identiques à des feuilles d’érable rouge. Sa compagne était à peu près de la même taille mais était davantage corpulente que son mari (enfin si l’on considère que le mariage existe au sein de cette communauté…) Elle avait aussi sur la tête de très grandes branches qu’elle avait peignées vers l’arrière. Ses feuilles étaient d’un orangé très sombre. Enfin bref, Harry avait devant lui un de ces fameux Raares dont il avait si souvent entendu parler.

- Je suis vraiment désolé, dit Harry avec empressement. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

Mais le Raare ne l’écoutait plus…À son expression ébahie Harry su que l’ « arbre »avait vu sa cicatrice.

- Mr Potter…C’est une grande joie pour moi de vous rencontrer. Ne vous préoccupez plus de moi, Monsieur. Vous avez sans aucun doute des choses beaucoup plus urgentes à régler…Mais si je puis me permettre de vous demander quelque chose, ce serait de rester à Poudlard…Vous y êtes en sécurité. Le Mal grandit…partout…

- De quel mal parlez-vous Éro, demanda Dumbledore (ils semblaient se connaître tous les deux)

- Le même…Le même, Professeur Dumbledore.

Le Directeur se tourna vers Harry et le fixa étrangement. Puis ils dirent au revoir à Éro et sa compagne. Harry regarda Dumbledore marcher en silence. Un silence cruel. Harry savait que le Professeur lui dirait quel était ce Mal s’il le lui demandait… Mais Harry ne voulait pas en parler devant Ginny.
Ginny aussi avait l’air inquiète…cela devait être davantage pour les questions préliminaires, pensa Harry. Ginny ne sait rien de cette histoire.
Après avoir passé le parc, nos amis virent plusieurs bâtiments. Les services postaux du Ministère. Les gardes du Ministère. Chaque département avait son bâtiment, et ces derniers étaient tous liés les uns aux autres. Harry vit aussi de l’autre côté de la rue Les Grandes Presses de la Gazette du Sorcier.

- Elles ne se trouvaient pas sur le chemin de Traverse ? demanda-t-il.

- Une partie a été transférée après l’Attaque en guise de protection, répondit Dumbledore.

Tout au bout du chemin se dressait une immense tour de couleur or et argent. Elle ressemblait à un phare au milieu d’un océan de bâtiments. Harry regarda vers le sommet mais n’arriva pas à le voir. Tout ce qu’il y vit, ce furent les hiboux qui arrivaient à destination ou bien qui s’envolaient vers d’autres lieux.
Les portes de la tour étaient gardées par des sorciers vêtus de bleu marine, comme ceux qui étaient venus au château la nuit où Nëmy avait été arrêtée. Ils avaient des visages sinistres et ne daignèrent même pas les regarder lorsqu’ils passèrent. Dès qu’ils eurent franchi la porte, Harry et les autres se retrouvèrent dans une pièce fermée, blanche comme neige. Il n’y avait qu’une porte, celle qu’ils venaient de franchir. Dans cette pièce il n’y avait qu’une table et quatre personnes, dont deux étaient également vêtues en bleu marine. Le premier se trouvait à côté d’Hermione et de Ginny et l’autre était au fond de la salle. Un homme d’un certain âge, penché sur des registres, leur demanda de sortir leurs baguettes. À tour de rôle, chacun remit sa baguette magique à une petite sorcière souriante. Lorsque le tour d’Harry arriva, cette dernière lui fit un clin d’œil. Elle observa la baguette de Harry quelques instants.

- Plume de Phénix. 27,5 centimètres. En bois de houx.

Le sorcier des registres assis à côté d’elle passa rapidement à travers ce qui semblait être une liste de noms.

- Ah! Mr Potter… C’est un honneur. Je me doutais bien que vous alliez finir par apparaître un de ces jours…Bienvenue au Ministère. Bonne journée, dit l’homme en lui remettant sa baguette.

Lorsque tout le monde fut passé, l’homme dans le fond de la pièce sortit sa baguette et prononça une formule que Harry n’entendit pas, mais une porte apparut immédiatement. Ils dirent au revoir aux quatre sorciers.
Une fois la porte franchie, le Clan Weasley, Harry, Hermione et Dumbledore se retrouvèrent devant cinq sombres corridors. Ils suivirent tous Dumbledore car il semblait savoir où se rendre.

- Le truc pour se souvenir de son chemin dans la tour du Ministère, c’est qu’il faut seulement se rappeler que plus vous tournez les coins plus vous risquez de vous retrouver dans les départements dangereux, tels les Sorts Expérimentaux ou biens celui des Créatures Dangereuse. La tour à été construite pour que seuls les gens des départements en questions connaissent le chemin exact. Il y a énormément de Portes de Déplacement ici. Et elles sont toutes sous surveillance depuis juin. Personne ne peut les franchir sans passer par les Transites.

- Est-ce que les Transites sont les hommes vêtus de bleu que nous venons juste de voir, Professeur ? demanda Hermione.

- Oui et il y en a dans tous les pays et dans les moyens de transport moldus.

- Comment font-ils pour ne pas être repérés par les Moldus? demanda Harry.

- Avec les mêmes systèmes de portes que nous vennons de franchir, Harry. Ces portes étaient des Portes de Déplacement. La pièce que nous venons de voir ne se trouve pas dans la tour du Ministère, mais plus au Nord. Par sécurité, finit de dire Dumbledore avant que Harry ne puisse poser la question.

Ils marchèrent quelques minutes. Harry tenta de voir des départements, des portes ouvertes, mais tout ce qu’il vit n’étaient que des corridors…toujours des corridors avec leurs torches en forme de soucoupe suspendues dans les airs. Ils tournèrent à gauche…encore à gauche… ensuite à droite. Il faisait de plus en plus sombre. Harry crut qu’ils devaient se trouver dans le sous-sol de la tour.
Puis enfin ils arrivèrent à une porte. Une vieille porte sombre et noire.
Lorsqu’ils entrèrent, nos amis virent plusieurs sorciers qui discutaient à voix basse. Harry y reconnut tout de suite Mr Weasley, ainsi que Percy et Bill Weasley. Dès qu’il les vit, ce dernier s’avança vers eux le sourire aux lèvres.

- Comme je suis content de vous voir ! Et tu as encore grandi, toi, dit-il à Ginny qui s’était précipitée sur lui. J’espère que vous avez fait un bon voyage.

- Avez-vous eu des nouvelles ? demanda Dumbledore.

- Oui, Professeur. La Famille de Nëmy est en route, mais ils étaient déjà au courant.

- Je sais. Miss Granger a eu une très bonne présence d’esprit à ce qu’il me semble, répondit Dumbledore en souriant.

- De quoi parlez-vous, Professeur ? demanda cette dernière.

Quelqu’un vêtu de bleu, à la démarche gauche et ayant l’air un peu gêné s’avança du fond de la salle.

- Bonjourrr Herrr-mion-neû. Je ne crrrroyiais pas te rrrevoirr aussi tôt.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Tu…Tu fais parti de sa famille ?

- Non…enfin si…mais de trrrrès loin…Mais je la connais bien…même si cela fait des années que nous ne nous sommes pas parrlés. Je voulais tout vous expliquer une fois à l’école, carrr nous n’avons pas le temps aujourrrrd’hui…Tout ce que je peux dirrre, c’est que je la connais, mais j’ai peurrr qu’elle ne me rrreconnaisse plus la prochaine fois que je la verrrrrai.

- Alors c’était pour cela le message ? demanda Hermione

Viktor fit signe que oui.
À ce moment, Cornelius Fudge et Mr Malefoy entrèrent dans la pièce.

- Nous avons à discuter, Dumbledore, dit simplement le Ministre.

- Certainement, répondit le Directeur. Sa voix était glaciale. Mais avant, je veux que vous autorisiez Mr Krum, qui est un Transite, à amener ces enfants à Azkaban.

- Mais vous êtes fou !!!!!!

- Peut-être, mais c’est ce qu’ils veulent. Qu’avez-vous à perdre Cornelius ? Vous savez qu’elle connait peut-être l’endroit où se cache Voldemort, si vous admettez qu’il est bel et bien revenu à la vie. Elle pourrait le leur révéler…Alors que si vous la laissez seule là-bas, vous savez ce qui arrivera…

Fudge semblait prit dans un combat intérieur. Même si Harry ignorait pourquoi, cela semblait réjouir Malefoy.

- Voyons, Monsieur le Ministre, dit-il au bout d’un moment, vous savez comme moi que ces enfants n’ont rien d’extraordinaire.

- Peut-être, mais s’il y a une chance qu’ils sachent lui faire entendre raison ou bien qu’ils puissent au moins la calmer, alors je veux bien prendre le risque, répondit finalement Fudge. Mais je vous avertis, Dumbledore, s’il leur arrive quoi que ce soit, je ne suis pas responsable.

Le Directeur se tourna vers Harry et les autres.

- Je leur fais confiance.

Alors Fudge remit à Viktor une autorisation. Puis Dumbledore sortit de la pièce avec le Ministre et Malefoy. Ce dernier foudroya Harry et les autres du regard avant de sortir.

Viktor fit signe aux autres de le suivre. Fred et George décidèrent de demeurer avec Bill et Percy.

- Mais les Détraqueurs d’Azkaban ne sont-ils pas avec Vous-savez qui ? demanda Ron.

- Les Détrrrraqueurs qui nous ont trrrrahis sont disparrrrus en forrrrêt, répondit Krum.

Ils reprirent donc les corridors. Ils tournèrent à gauche, à gauche, puis à droite. Ils arrivèrent alors à une porte en métal renforcé.

- Je vais voirrr si elle n’est pas utilisée, dit Viktor. Il s’avança vers elle et l’ouvrit. Harry fut ébahi. Ils étaient dans les nuages. Ils étaient en fait au-dessus des nuages. Harry ne comprenait pas…Ils n’avaient pas monté d’escaliers pourtant…Mais ils se trouvaient tout de même à une très grande hauteur. À force de regarder le cadrage de la porte, Harry finit même par avoir le vertige (lui qui est Attrapeur tout de même…)

- Elle n’est pas utilisée, dit Krum. Alors Viktor leva sa baguette vers les nuages et dit simplement « Azkaban » Dès qu’il prononça ce mot, les vents se mirent à souffler à l’extérieur comme à l’intérieur de la tour du Ministère. Le ciel devint noir comme cendre et un éclair fendit le ciel. Au loin, une grande tour pointue plus sombre encore que le ciel s’élevait vers les cieux. On aurait dit que la prison sortait carrément du sol. Puis des tours secondaires apparurent. En enfin, le bâtiment principal prit forme devant les yeux ébahis de Harry, Ron, Ginny et Hermione. Le sol se souleva encore un peu pour faire apparaître une île immense et noire. Puis nos amis entendirent le bruit de vagues et se rendirent compte que la mer était apparue devant eux, à quelques mètres.

- Bienvenue à Azkaban, dit Viktor. Bienvenue dans le Monde Des Ombrrrres… Nous allons descendrrrre la colline, puis emprrrrunter le pont. S’il vous arrive de vous sentirrrr mal, dites-le-moi immédiatement.

Krum traversa ensuite la porte, suivi de Ginny, d’Hermione, de Ron et de Harry.

Il y avait beaucoup de brouillard et le temps était orageux. Nos amis descendirent rapidement la colline et arrivèrent à un vieux pont en bois suspendu au-dessus de l’eau, moisi et grugé par le temps et les pluies. S’accrochant aux cordages, Harry et les autres avancèrent tranquillement. Par moments, les vents soufflaient tellement fort que nos cinq « voyageurs » durent s’accroupir sur le pont pour ne pas perdre pied. Après avoir marché pendant ce qui semblait être des heures, ils finirent par voir le bout de ce fameux pont. Lorsqu’ils mirent le pied sur le sol, un Détraqueur s’avança vers eux. Krum lui donna le parchemin de Fudge. Après y avoir touché, (car ils ne voient rien) le Détraqueur les laissa passer. Puis ils durent monter un nombre impressionnant de marches.

- Cent treize, soupira Ron lorsqu’ils furent arrivés en haut.

- Tu veux dire que tu les as comptées ?! demanda Hermione. Tu n’as vraiment rien à faire…

- Ça passe le temps et cela m’empêche de penser aux Détraqueurs.

De grandes portes sombres s’ouvrirent, laissant s’échapper une odeur de moisissure. Deux Détraqueurs se trouvaient devant eux. Harry eut un frisson, mais ne dit rien. Krum leur redonna l’autorisation. Ils les laissèrent passer. L'un d'eux les conduisit à travers un long corridor. Tout était noir et sombre. Il y avait très peu de torches. Ils entendirent des cris résonner dans une des cellules un peu plus loin. Harry n’osait pas regarder les prisonniers dans les cellules. Il avait l’impression de se promener dans un cimetière en pleine nuit. On y sent des présences, mais on ne sait pas si elles sont vraiment mortes ou bien vivantes…
Après avoir traversé quelques corridors le Détraqueurs s’immobilisa devant la dernière grille avant le passage et l’ouvrit. La cellule était petite. Il y avait un mur de pierre au fond, là où se trouvait un lit. Nëmy était étendue sur ce lit, regardant le plafond, les bras croisés sous sa tête, une jambe repliée sur l’autre.
D’un pas lent, Viktor entra le premier dans la cellule.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:05

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIX : Le Monde Des Ombres (2e Partie)


- Bonjourrr Nëmyrrria, c’est moi…

Nëmy ne se retourna pas.

- Nëmy ? Ça va ? demanda Ron qui était entré après Ginny et Hermione.

Aucune réponse.

Puis Harry entra aussi en faisant bien attention de demeurer à distance du Détraqueur demeuré à l’extérieur. Sa vue se brouillait tranquillement.
Viktor s’approcha de Nëmy.

- N’avance pas plus loin, dit-elle sans bouger du lit.

Ils la regardèrent tous, interloqués.

- Puis-je savoirrrr pourrrquoi ? demanda Viktor.

D’un geste vif, Nëmy donna un grand coup de pied à la chaise qui se trouvait à côté de son lit. La chaise s’envola dans les airs. Harry et les autres eurent un mouvement de recul. Mais alors que la chaise était sur le point de les atteindre, elle prit soudainement feu. On aurait dit qu’elle avait atteint une sorte de mur invisible dressé entre Nëmy et les autres. Viktor éteignit la chaise en feu d’un tour de baguette puis s’avança un peu vers le « mur » invisible. Il soupira en levant sa baguette.

- Qu’est-ce que tu as fait pourrrr avoirr une grrrille de rrrréclusion ? soupira-t-il en regardant sa cousine. Krum fit un autre geste avec sa baguette. Cela dû faire disparaître le mur, car il s’avança ensuite vers le lit où était étendue Nëmy. À cet instant elle se leva lentement. Lorsqu’il la vit, Viktor eut l’air choqué.

Nëmy s’était visiblement battue. Sa lèvre inférieure était fendue à plusieurs endroits. Elle avait une entaille sous l’œil gauche. Nëmy avait aussi plusieurs ecchymoses près de la bouche et sur le côté de la tête. Sur son cou, il y avait des marques de doigts. On aurait dit que quelqu’un avait tenté de l’étrangler. Et elle semblait avoir de la difficulté à se tenir debout. Mais malgré toutes ses blessures (car elle semblait en avoir beaucoup d’autres, dissimulées sous ses vêtements) elle ne semblait pas mal en point. Elle avait même l’air sereine…si cela n’avait pas été de son regard.
En la voyant ainsi, Harry eut un frisson. Non pas qu’il la prenait en pitié ou bien quelque chose comme cela. Non, c’était davantage un frisson de crainte. Nëmy avait une lueur dans les yeux…une lueur presque démoniaque… pire encore que ce fameux jour où elle avait rencontré Lucius Malefoy.

- Suis-je vraiment obligée de te répondre ? dit-elle en regardant Viktor.

- Nëmyrrrria, tu es enferrrrmée ici par ce qu’ils crrrroient que tu es une Mangemorrrt, répondit Krum en la prenant par un bras. Et toi pendant ce temps, tu t’amuses à te battrrre avec les autrrrres prrrisonniers ! Tu cherrrches à leurrr donner rrraison ou quoi ?!

- Ne me touche pas ! s’exclama-t-elle en le repoussant avec force. Cela n’a rien d’un jeu, Viktor, dit-elle en s’approchant de lui, le pointant du doigt. Je ne cherche qu’à survivre ! Tu ne sais pas comment cela se passe entre ces murs, alors ne me juge pas !

Puis Nëmy se détourna de son cousin, s’avança vers Hermione et lui sourit. Mais ses yeux ne souriaient pas.

- J’ai appris ce que tu faisais pour m’aider. Je t’en suis reconnaissante. Puis elle salua également Ginny et Ron et s’arrêta quelques instants devant Harry. Elle avait encore cette lueur dans les yeux.

- C’est drôle…même enfermée ici, j’entends tout de même parler de toi, Potter…Étrange non ?

- Et que t’a –t-on dit sur moi ? demanda Harry, un peu nerveux.

- Rien de vraiment important… se contenta de dire Nëmy avant de retourner s’asseoir sur son lit. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

- Nous voulions savoir si tu allais bien ? dit Ron. Il avait l’air inquiet.

En fait, ils l’étaient tous, car Nëmy semblait si différente. Elle n’avait rien d’une âme perdue comme il s’en trouvait probablement dans les autres cellules. Par contre, on aurait dit qu’une partie d’elle était morte…mais pourtant elle ne semblait pas affaiblie comme c’était le cas habituellement avec les autres prisonniers.

- Je vais aussi bien que cela est possible de l’être dans les circonstances. Je dois avouer que je ne dors pas beaucoup la nuit…avec tous ces cris, il est difficile de dormir profondément… Mais ça va…Les Détraqueurs ne me dérangent pas du tout… Il faut dire que je ne leur donne pas beaucoup de nourriture…Ma présence doit les énerver…

- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Harry. Le pouvoir des Détraqueurs ne te touche pas ?

Nëmy se tourna vers Harry.

- Et bien… sans vouloir être prise en pitié…disons que je n’ai pas eu beaucoup de moments heureux dans ma vie, dit-elle en jetant un coup d’œil vers Krum…Alors je ne peux pas leur donner mes souvenirs en nourriture… car je n’en ai plus de toute façon… Maintenant, dites-moi exactement pourquoi vous êtes venus me voir…

- Je m’inquiétais pour toi, dit Ginny.

- C’est très gentil à toi, mais il ne fallait pas…de toute façon je suis déjà condamnée…

- Ne dis pas cela !

- Tu n’as pas le droit de parler ainsi, intervint Harry. Dumbledore est là pour t’aider. Nous aussi, nous sommes venus pour t’aider. Ta famille est en route pour te soutenir, alors ne baisse pas les bras.

Nëmy regarda Harry quelques secondes. Elle semblait soudainement soucieuse.

- Même si je sors d’ici en un morceau, je serai toujours une criminelle aux yeux des autres. Les gens jugent et parlent dans le dos des autres. Je n’ai même pas le droit de dire mon propre nom sous peine d’être condamnée d’avance…Ouvre-toi les yeux Harry…Peu importe ce que Dumbledore dira ou fera, je serai reconnue coupable……je resterai ici…avec les Mangemorts…

- C’est à cause de cet endroit que tu ne vois que du noir autour de toi. Dès que tu seras sortie d’ici, tu y verras plus clair, j’en suis sûr.

- Et comment crois-tu que je pourrai me défendre si je ne me souviens de rien ? C’est vrai, Harry, avoue que tu as pensé au moins un instant… Avoue que tu as pensé que je pouvais être une Mangemort…

- Mais ce n’est pas vrai !

- Je n’en sais rien…je n’en sais absolument rien…Quand on y pense deux secondes, c’est fort possible. J’ai dû me cacher durant près d’un mois avant d’arriver à Poudlard…Ils ont suffisamment eu le temps de mettre la main sur moi et m’initier dans leur Cercle…Non ! Ne fais pas cela ! s’écria-t-elle en se levant d’un bond vers Ron qui s’apprêtait à s’appuyer contre la grille de la cellule. Elle tituba et Harry la rattrapa de justesse.

D’un œil surpris Ron s’éloigna des barreaux. Viktor s’avança vers l’endroit où se trouvait Ron quelques instants auparavant. Puis il se tourna vers Nëmy et la regarda d’un air découragé.

- Avec combien de perrrsonnes t’es-tu battue pourr avoirrr deux grrrrilles ?

- Quatre, pour être exact, répondit-elle en baissant la tête

- Quatrrrre ? Et tu veux dirrre que tu sais où elles sont ? demanda Viktor en se penchant vers elle. Il jeta sur sa cousine un œil sévère.

Elle désigna du doigt l’emplacement des deux autres Grilles et Viktor les fit aussi disparaître. En plus de celle près de la porte et celle près de la grille de la cellule, il y avait également une Grille au pied de son lit et une dernière, près de la porte à droite.

Harry aida ensuite Nëmy à se rassoir. Dès qu’il eut pris une de ses mains, Harry sentit une grande chaleur en émaner. Puis Nëmy eut un mouvement de recul, comme si on lui avait fait mal.

- Lorsque je me suis battue, je me suis ouvert une main sur un couteau et je crois que cela s’est infecté…

Viktor s’avança vers Nëmy et retira ses gants. À travers toutes les anciennes cicatrices que la jeune fille avait, on pouvait voir se dessiner une grande ligne oblique à l’opposé du pouce sur chacune de ses mains. Celle de la main gauche était plus grande et faisait une courbe vers le majeur. Les deux plaies étaient rouges et noires à cause de l’infection. Viktor pointa sa baguette vers les paumes ouvertes de sa cousine.

- Paumadis, dit-il. À cet instant, un léger voile argenté s’envola de sa baguette et se posa sur les mains de Nëmy. Viktor l’aida ensuite à remettre ses gants.

- Cela va t’aider je crrrrois.

Puis il se dirent quelques mots en Bulgare. Nëmy détourna son visage.
Harry, quant à lui, avait une question qui lui brûlait les lèvres depuis bien longtemps (le temps semble toujours long dans ces moments-là)

- Puis-je savoir ce que sont ces Grilles de Réclusions? demanda Harry.

- Ce sont des grrrrilles d’un feu transparrrrent. Elles sont placées dans les cellules des prisonniers à prrrroblèmes. Elles sont là pourrrr les punirrr. En temps norrrmal, les détenus ne sont pas capables de les trouver parrrce qu’ils sont rrapidement enferrrrmés dans leurrr prrroprrre tête. Lorsqu’ils y touchent, ils se blessent, évidemment…Cela les forrrce à êtrrrre davantage renferrrmés…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:06

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIX : Le Monde Des Ombres (3e Partie)


- C’est barbare ! s’exclama Hermione, hors d’elle. C’est inhumain ! Est-ce que le Ministère est au courant ?

Nëmy se leva de son lit et marcha vers Hermione. Elle souleva légèrement la tête de celle-ci avec sa main et s’approcha d’elle.

- Quand vas-tu te réveiller chérie… Bien sûr que le Ministère est au courant…Comment en serait-il autrement ? Le Ministère est l’endroit le plus corrompu de ce monde. Il grouille de vermine…murmura-t-elle. Son regard avait à nouveau changé… Elle s’appuya ensuite sur la grille.

Harry se tourna vers Ron et Hermione. Eux non plus ne semblaient pas comprendre. Un malaise s’installa dans la cellule.
Étant donné que Nëmy ne semblait pas vouloir élaborer sa réponse, Viktor changea de sujet.

- Nëmyrria… j’aimerais savoir comment tu as fait pour connaîtrrrre l’emplacement exact de tes grrrilles. Je ne comprrrends pas !

- Passe un mois à te cacher en forêt et crois-moi, tu seras capable de voir, de sentir et d’entendre bien plus de choses que la majorité des gens. répondit-elle avec une certaine rage dans la voix.

Harry se souvint alors de ce jour où les centaures étaient sortis de la Forêt Interdite. Il n’avait jamais compris comment Nëmy avait pu savoir d’où ils venaient…ni même qu’ils venaient.

- Remarque que les oiseaux s’envolent toujours sous le déplacement de masses et le sol propage le son des pas qui voyagent, dit-elle lorsque Harry lui parla des centaures.

- Ah ! C’est donc pour cela que tu as été en mesure d’attraper Harry, s’exclama Ron.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Mais oui, souviens-toi, lorsque nous sommes venus te voir sous… Enfin lorsque nous sommes venus te voir à l’infirmerie. ( Ron venait de se souvenir de la présence de Viktor dans la cellule…Il ne pouvait quand même pas parler de la cape devant lui…) Nous t’avions fait peur et tu as risqué d’étrangler Harry.

À cet instant, Nëmy marmonna quelque chose. Elle semblait avoir de la difficulté à se souvenir.

- Qu’est-ce que tu as dis ? demanda Ginny.

Nëmy regarda Ginny.

- Je… J’ai dit c’était le jour du vol.

- Non, le vol de l’épée s’est produit avant que nous ne t’ayons trouvée, dit Hermione.

- Je parle des manuscrits, dit Nëmy en jetant un vif coup d’œil vers Hermione.

C’est vrai…Harry avait oublié le vol des manuscrits à l’infirmerie. Serait-ce la même personne qui avait volé l’épée ?

- Maintenant tu vas m’expliquer ce que tu as fait exactement pourrr te rrretrrrouver ici, Nëmyrrria ? Comment fais-tu pourrr toujourrrs te mettrrre les pieds dans les plats comme cela ? soupira-t-il.

- Je n’en sais absolument rien. Je n’ai rien à voir dans ces histoires de Magie Noire et de Mangemort.

- Comment as-tu fait pour sortir ? Tu n’avais pas le droit de sortir du pays !

- Ouais, bien ce n’est pas comme si on m’avait demandé mon avis…dit-elle agressivement. Tout ce que je me souviens, c’est qu’à la minute où je fus dehors, j’ai vu un jet de lumière rouge passer à quelques centimètres de moi et atteindre les poubelles qui étaient tout près. Elles ont pris feu. Je me suis donc sauvé… et ensuite je me suis retrouvé à Poudlard, dieu seul sait comment…

- Alors je t’ai vue dans le Bus avant que tu sortes de chez toi ? Te souviens-tu de l’incendie ? Et je ne me souviens de pas de quel côté tu es partie…tu pourrais me rafraîchir la mémoire avant les questions préliminaires ?

Nëmy le regarda d’un air interdit.

- On s’est vu avant ?

- Tu as encore de la difficulté à te souvenir…Tu ne te rappelles pas ? Dans le bus vers Embourg ? Tu m’as dit d’appeler aux quatre vents et que tu apparaitrais… dit Harry en fronçant les sourcils. Nëmy ne pouvait tout de même pas avoir oublié à nouveau ! À croire que cette fille n’avait aucune mémoire pour autre chose que les potions…

- Désolée Potter, mais je ne me souviens pas.

- Mais…

- Arrête ! Je t’ai dit que je ne m’en souviens pas, ce n’est pas la peine d’insister !

- As-tu vu des Mangemorrrrts ? demanda Viktor.

- Je ne sais pas…Peut-être…mais c’est ainsi qu’ils me considèrent tous ici…Les autres disent que je suis une traîtresse qui a déshonoré le Seigneur des Ténèbres…

- Le Maître t’avait libérée de ton destin et toi tu lui as craché au visage, dit une voix sombre derrière Nëmy. Cette dernière se retourna d’un geste vif vers le passage.

Un homme s’avança hors des ombres. Cet homme était dans la quarantaine, avait les cheveux gris et les yeux marrons. Une grande plaie lui barrait le visage, de la tempe à la joue en passant par son œil droit. Son nez semblait cassé. Il lui manquait quelques dents. Il avait des marques sur tout le visage. Le lobe de son oreille gauche était partiellement arraché.

- La ferme, Dolohov ! Je n’ai rien à voir avec vous et encore moins avec Voldemort. Je préfère mourir plutôt que d’être enchaînée aux désirs de quelqu’un, fut-il l’homme le plus puissant, ou bien l’homme le plus dangereux de la terre.

- Ne te donne pas tant d’importance. Tu n’es rien à nos yeux. Dolohov regarda les autres. Vous n’êtes que des êtres infâmes pour nous…Notre maître a la puissance…Et en aura davantage sous peu…Et vous, vous n’êtes que du gibier pour nous…Oui, c’est cela…du gibier qu’il faut exterminer…

D’un geste vif, Nëmy passa son bras entre les barreaux de sa cellule, empoigna Dolohov par la gorge, le tira férocement vers elle et lui fracassa la tête contre les barres de fer. La haine se lisait sur son visage. Elle parla faiblement, n’ouvrit que très peu la bouche, et ne parla qu’entre ses dents.

- La prochaine fois que tu te regarderas dans un miroir, Dolohov, souviens-toi que c’est à cause de ce gibier, s’il te manque un œil aujourd’hui, tu as bien compris ? dit-elle avec rage. Nëmy le poussa ensuite plus loin.

- Tu peux me crever l’autre œil que cela ne changera rien…Les dés sont jetés…les jeux sont faits… Rien…absolument rien ne pourra plus entraver la route de mon vénéré Maître… Les éléments se mettent en place…Et toi, Potter… tu seras le premier … lorsqu'il sera enfin formé… comme il aurait dû l’être, il y a quinze ans de cela.

- Je te le jure, Dolohov, si je me retrouve à nouveau seule avec toi, tu iras brûler en enfer bien avant Voldemort.

À cet instant Dolohov se jeta à la gorge de Nëmy et l’empoigna avec force. Viktor voulut lancer un sort contre Dolohov, mais ce dernier se servait de Nëmy comme bouclier. Harry et les autres sortirent leurs baguettes, mais personne ne pouvait l’atteindre. Alors Krum se lança vers Nëmy et tenta de l’arracher à l’étreinte de l’autre prisonnier. Ginny se lança aussi à la rescousse de la jeune fille, en mordant la main Dolohov jusqu’au sang. Dolohov laissa tomber Nëmy sur le sol et attrapa Ginny par le pan de sa robe. Harry et Ron attrapèrent Ginny par un bras et la tirèrent vers eux. Puis il y eut une détonation et un éclair rouge fendit l’air pour atteindre Dolohov droit au cœur. Il s’effondra sur le sol

- Éloignez-vous de lui…

C’était le Professeur Dumbledore. Il avait une lueur presque meurtrière dans les yeux.
Viktor et Hermione aidèrent Nëmy à se lever. Harry s’approcha de Dumbledore.

- Avez-vous entendu ce qu’il a dit au sujet de Voldemort ? De quoi parlait-il, Professeur Dumbledore ?

- Je n’en suis pas certain, Harry, dit le Directeur.

- Nous voulons savoir, affirma Hermione. Qu’est-ce que ce Mal ?

- Ce n’est pas un Mal, mais une puissance. Une puissance qui peut devenir Mal si elle tombe entre de mauvaises mains. Je ne connais pas son nom. Personne ne le connait, omis Voldemort. Tout ce que je sais, c’est qu’il a failli l’avoir, il y a quinze ans. Et il la recherche à nouveau. Ce qui est mauvais. Très mauvais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:06

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XX : La Ronde Des Questions


Personne n’osait dire un mot dans la cellule d’Azkaban. Ginny était sous le choc, regardant le corps inerte de Dolohov. Ron tentait de la rassurer silencieusement. Viktor ne cessait de regarder sa cousine, l’air interdit. Hermione fixait un point entre les barreaux de métal. Harry observait gravement Dumbledore, mais ce dernier regardait Nëmy qui était simplement retournée sur son lit, l’air de rien. Quelle était cette Puissance dont il parlait ? Plusieurs semblaient la connaître. Où est-elle ? Peut-on empêcher Voldemort de mettre la main sur elle ? Comment faire alors ? Toutes ces questions se bousculaient dans la tête de Harry, alors qu’il ressentait au loin l’influence des Détraqueurs peser sur lui. Les voix qu’il avait entendues dans sa tête la nuit de l’arrestation de Nëmy revenaient le hanter tranquillement.

- C’est toi qui lui as fait cela ? demanda Viktor, d’un ton résigné. Je ne peux pas crroirre que c’est toi qui lui ait fait cela…

Nëmy figea sur place et le fusilla du regard.

- Quoi ! Tu aurais préféré que je me laisse étrangler peut-être ! C’est cela que tu aurais voulu ?

- Non, voyons…Nëmyrrrria…calme-toi… Je ne te reconnais plus…

- Ah oui… Et bien les choses peuvent changer en deux ans, Viktor Krum !

Le visage de Viktor pâlit. Ses mains se mirent à trembler. Il les cacha dans ses poches.

- Tu ne comprrrrendrrrrais pas…

- Bien sûr…évidemment… Je ne comprrrrendrrrais pas pourrrrquoi tu ne m’as pas donné signe de vie durant deux ans, en faisant une imitation haineuse de son accent Bulgare…Comme je n’étais pas en mesure de comprendre que vous…

- Nëmyria, calme-toi.

Dumbledore avait dit ces paroles. Sa voix se voulait apaisante, mais Nëmy réagit comme si le directeur avait hurlé contre elle. Elle le regarda avec crainte et haine à la fois.

- Calme-toi, je t’en pris.

- Vous, ne vous mêlez pas de cela ! s’écria Nëmy en reculant vers le mur. Il y avait à nouveau cette lueur inhabituelle dans ses yeux.

À entendre Nëmy parler ainsi à Dumbledore, une colère noire s’empara tranquillement de Harry.

- Je ne suis pas ici pour te juger. Je veux simplement que tu te calmes, car je ne te reconnais pas moi non plus.

- Oh ! parce que vous prétendez me connaître, répondit-elle sur un ton de défi.

À cet instant, Harry eut du mal à s’expliquer vraiment ce qui se produisit en lui. Il eut l’impression que quelque chose le poussa vers Nëmy. Comme s’il était monté sur roulettes, Harry fonça vers Nëmy et la plaqua au mur d’une seule main.

- Parle-lui sur un autre ton, tu m’entends !

La jeune bulgare le regarda dans les yeux. La lueur étrange dans ses yeux disparut. Elle sembla pétrifiée. Puis elle regarda les autres dans la cellule avant de fermer les yeux. Elle frissonna.

- Sors d’ici. Sortez tous.

- Je…commença Harry. Il ne réussit jamais à finir sa phrase. Qu’est-ce qu’il avait fait ?

- Fais ce que je te dis, dit-elle en se tournant vers le corps stupéfixé de Dolohov. Cela vaut mieux pour tous. Ce n’est pas un endroit sûr pour toi, ni pour personne, alors sors.

Sans dire un mot, Harry relâcha son étreinte et se dirigea vers l’entrée de la cellule. Hermione et Ron dirent au revoir à Nëmy. Viktor s’approcha d’elle, mais cette dernière se détourna. Ginny, voyant cela, n’osa pas s’approcher de Nëmy. Elle tenta d’avoir au moins un contact visuel, mais Nëmy ne détacha jamais son regard de Dolohov.

- On se revoit tout à l’heure, dit Dumbledore, avant de refermer la grille derrière lui.

En marchant dans les corridors d’Azkaban, Harry se rendit compte qu’il se sentait de plus en plus épuisé. Il ne pouvait plus empêcher la voix de sa mère de venir le hanter.

« Non, pas Harry! Je vous en supplie…Je ferai ce que vous voudrez. »

« Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi »

Dès qu’il eurent tous franchi la porte principale de la prison, Dumbledore leur donna à chacun au gros morceau de chocolat. Les voix disparurent. En mangeant son morceau, Harry observa le ciel d’un œil inquiet. Les nuages étaient d’un gris trop foncé à son goût, ce qui annonçait de la neige, ou bien même de la grêle. Ils devaient se dépêcher de retourner au Ministère avant d’être pris sur cette île morbide avec comme voisin les Détraqueurs. Dumbledore, suivit de Harry, Ron, Ginny, Hermione et Viktor, se dirigea vers les cordages du pont. D’un coup de baguette, Le Directeur les fortifia, donc personne ne risquait plus de tomber dans les eaux mouvementées. Harry fut tout de même heureux de sentir le sol rigide sous ses pieds lorsqu’il fut enfin de retour dans la salle de déplacement du Ministère.

- Il est temps, dit enfin Dumbledore en regardant sa montre (qui affichait un nombre incalculable de choses, mais non l’heure…) Ne vous inquiétez pas, je serai toujours avec vous dans la pièce lors des Auditions. Il n’y aura que moi, Mr Malefoy, Mr Fudge et Méridith Goodman, une gentille sorcière, qui sera la scripte de ces procédures préliminaires.

- Il y a quelque chose que je ne comprends pas, Professeur Dumbledore, dit Ron, alors qu’ils se dirigeaient tous vers la porte où ils avaient vu le père et les deux frères de Ron. À quoi servent vraiment ces procédures ? Il faudra tout répéter à nouveau devant le Grand Conseil, si j’ai bien compris, non ?

- Si votre témoignage n’apporte pas vraiment d’éléments importants au procès, alors vous ne serez pas forcés de revenir. Seule la mention de ce que vous avez dit au cours des procédures préliminaires sera nécessaire devant le conseil. Cela fait en sorte que le Procès est légèrement abrégé. Le détenu passe donc moins de temps à Azkaban s’il est reconnu innocent.

- Ou bien alors, il sera plus rapidement expédié à jamais dans cet endroit, continua Ginny en frissonnant.

Dumbledore sourit à Ginny.

- Ne vous inquiétez pas, Miss Weasley, Nëmy est plus dure qu’elle ne le laisse paraître, lui réponditil en lui accordant un clin d’œil.

De retour dans la salle, Harry passa un long moment dans une angoisse totale. Les jumeaux avaient déjà été appelés. Dumbledore partit les rejoindre. Au bout de quarante-cinq minutes, la porte de la pièce se rouvrit sur un Fred et un George quelque peu exténués et confus.

- Malefoy fait tout en son pouvoir pour nous faire croire que Nëmy est une Mangemort, expliqua George.


- Ou bien alors que nous avons tout mis en œuvre pour la cacher et faire un complot contre Poudlard et le Ministère, continua Fred.

Puis ce fut au tour de Ginny. Terrifiée, elle dit au revoir aux autres avant de suivre un vieux sorcier maigrichon, ayant une longue barbe grise et une démarche difficile.
Ne sachant trop quoi faire pour passer le temps et tenter d’effacer cette sensation de brûlure qu’il ressentait dans l’estomac, Harry tenta de comprendre le sujet de conversation entre Percy et Bill Weasley.

- Igor Van Tchev nous a confirmé qu’il serait présent, dit Percy. J’espère ne pas avoir fait une bêtise en l’informant.

- Quelqu’un a été envoyé chez elle ? demanda Bill.

- Oui, répondit Percy en fouillant une pile de parchemins. La confirmation est par ici. Ah ! La voilà ! Mais…Mais cela a pris des heures avant que le message ne soit livré ! Il faudra que je demande des explications à Conner.

- Ne cherrrche pas trrrop loin Perrrcy… C’est de Bénétite Van Tchev dont il est question ici, n’oublie pas, répondit Viktor avec un rire froid. Il était demeuré dans le fond de la pièce, le visage pointant vers la fenêtre de la tour.

- C’est tout de même de sa petite fille dont il est question, s’exclama Bill.

- Mon oncle Igorrrr est son fils aîné, et cela n’a pas empêché ma grande tante de le rrrrenier… Alors imagine ce qu’elle ressent face à sa petite fille adoptive …

Harry se redressa sur son siège.

- Qu’est-ce que tu as dis Viktor ?

Ce dernier se retourna et sembla tout à coup mal à l’aise et plus gauche.

- Elle ne vous l’avait pas rrraconter ça ? demanda Viktor, surpris.

- Non… insista Harry.

- Hum… et bien… Mon oncle Igorrr et ma tante Lara ne pouvaient pas avoirrr d’enfant….Donc…

Harry sourit.

- Ils ont adopté une petite sorcière. C’est mignon…

Viktor eut un sourire difficile et s’éclaircit la gorge.

- Cela n’a pas été une nouvelle accueillie à brrras ouverrts dans la famille. Mais chez moi, ils étaient les bienvenus.

- Pourquoi ai-je l’impression que ton oncle a été renié avant cela… demanda sutilement Harry.

Viktor lui sourit à son tour.

- Tu as rrraison. Mon Oncle Igorrr avait un don pour les métamorphoses…Et avait même un au stage d’été au Ministère… Brref, il était l’enfant chérrrit de sa mèrrre…Jusqu’à ce qu’il se détourrrne complètement de la magie... Pourrr des rrraisons qu’il n’a jamais expliquer… Cela fait très longtemps… Puis, lorrrsqu’il a adopté Nëmyrrria, il est rrrevenu au Déparrrtement des Mystèrrres, peu de temps avant de mourrrirrr.

- Avoir Nëmy l’a réconcilié avec la magie en quelque sorte.

- Oui, je crrrois…

- Vous croyez que Dobby va venir témoigner ? demanda Hermione qui semblait avoir enfin émergé de ses pensées. Elle n’avait visiblement pas suivi la conversation.
Bill Weasley se tourna vers elle, l’air de chercher la réponse.

- Je ne crois pas que cela soit nécessaire.

- Pourquoi donc ?

- Ce n’est qu’un simple Elfe de maison, Hermione…Et de toute façon, vous êtes déjà six personnes qui vont raconter passablement la même chose alors…

- C’est tout de même grâce à Dobby et Ginny si Nëmy est toujours en vie ! s’indigna Hermione.

- Hermione, crois-tu vraiment que Dobby serait en mesure de témoigner devant son ancien Maître ? lui demanda Harry.

Hermione ne dit plus rien.
C’est alors que la porte s’ouvrit à nouveau. Ginny entra. Le vieux sorcier fit signe à Hermione de le suivre. Le temps passa atrocement vite. À peine fut-elle dehors que Harry la vit entrer à nouveau dans le bureau. Pour Hermione par contre, cela avait semblé pénible et fort long.

- La prochaine fois que je le vois, je lui ferai avaler sa canne.
Telles furent les premières paroles d’Hermione lors de son entrée. Elle semblait passablement en colère. Ce fut ensuite au tour de Ron.

- Il a dit que je mentais lorsque j’ai dit que Nëmy était une élève très douée en magie, raconta Hermione aux autres. Il m’a aussi accusée d’avoir abusé de mon pouvoir de préfet pour trouver Nëmy dans les tours secondaires. Il disait que je n’avais aucun droit de me trouver dans les corridors du château la nuit, que je sois préfète ou non. Malefoy m’a ensuite dit que Fred et George lui avaient raconté avoir vu Nëmy près de la lisière de la forêt la nuit de son arrestation et que je devais leur dire toute la vérité sur ce sujet.

- Et qu’est-ce que Dumbledore a dit ? demanda Harry.

- Il a pris ma défense, bien sûr, disant qu’en ces temps d’incertitude, il valait mieux être vigilant. Il a dit que j’avais le droit et le devoir de patrouiller les corridors du château. Mais pour ce qui est de la forêt, le Professeur Dumbledore s’est contenté d’écouter, soupira-t-elle.

À ce moment Fred et George s’avancèrent, visiblement mal à l’aise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:07

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XX : La Ronde Des Questions (2e Partie)


- C’est vrai que nous avons dit à Malefoy que nous avons vu Nëmy près de la forêt. C’était la nuit de son arrestation. Elle n’y était pas restée longtemps.

- Il faut dire que c’était la pleine lune et que nous avons entendu des loups hurler, alors…

- Serait-elle amie avec les loups ? intervint à ce moment Mr Weasley.

- Elle nous a déjà dit les craindre, répondit Harry.

- Nëmy ne vous a pas dit quelle espèce de loup elle craignait ? demanda ensuite Arthur Weasley.

La porte s’ouvrit à nouveau. Ron et le vieux sorcier entrèrent. Ce dernier fit signe à Harry de le suivre. Il eut l’impression que ses entrailles étaient devenues de glace. Harry quitta la pièce sous les regards encourageant de Ron, Hermione, Ginny, Fred, George, Bill, Percy, et Arthur Weasley.
Harry suivit le vieil homme à travers les corridors. Il fut heureux de constater que ce sorcier n’était pas très bavard, car Harry n’avait pas envie de parler. Il sentait une boule prendre de l’expansion dans son estomac et il avait l’impression que cette dernière tenterait de sortir si jamais il s’aventurait à ouvrir la bouche pour discuter avec le vieil homme. Arrivés à une porte noire, le sorcier qui l’accompagnait l’ouvrit. Harry vit devant lui le seul escalier qu’il eut croisé jusqu’à maintenant. Cet escalier était fait en pierres massives et de couleur foncée. Il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de lumière dans cet escalier.

- Le bureau du Ministre se trouve au bout, mon garçon. Bonne journée.

Harry monta les escaliers d’un pas mal assuré. Arrivé sur le palier, il vit plusieurs portes avec des chiffes romains. Aucune n’était ouverte. À peine fit-il deux pas, que toutes les torches s’allumèrent d’un coup, dévoilant une porte en chêne foncé sur laquelle il était écrit : Bureaux Ministériels. Harry cogna à la porte et Dumbledore ouvrit la porte. Il adressa un sourire réconfortant à Harry et l’invita à entrer. Harry eut l’impression d’entrer dans une bibliothèque. Il y avait des dizaines d’étagères autour de lui et des centaines de registres, mais Harry n’arriva pas à lire les titres. Au centre de la pièce, il y avait une grande table ovale et douze chaises. Cornélius Fudge, qui était assis à l’extrémité de celle-ci, se leva pour serrer la main à Harry, froidement. Méridith Goodman, une jeune sorcière dans la vingtaine, les cheveux longs, blonds et le nez en trompette, fut très heureuse de rencontrer Harry. Ce dernier s’avança vers la table et Dumbledore lui désigna une chaise. Le Directeur s’assit à côté de lui. En face d’eux, se trouvait Lucius Malefoy. Il n’accorda même pas un regard à Harry, trop concentré sur le contenu des parchemins qui se trouvaient devant lui.

- Je crois que nous pouvons commencer, dit Fudge. Tout le monde est prêt ?

- Votre nom est bien Harry James Potter ? demanda la voix glacée de Lucius Malefoy.

Harry regarda du côté de Dumbledore pour une confirmation. Il n’avait jamais entendu parler de ce deuxième prénom. Dumbledore approuva.

- C’est exact, répondit Harry avec une voix qui ne lui semblait pas être la sienne.

- Vous êtes présentement élève en cinquième année à l’école de Sorcellerie de Grande-Bretagne connue sous le nom de Poudlard ?

- C’est exact.

- Vous êtes celui qui a trouvé l’accusée, dont le nom est protégé par un sort d’anti-diffusion, qui se trouve présentement enfermée à la prison d’Azkaban dans la cellule C-49 de l’aile 4.

- Euh…c’est exact.

- Racontez-nous en détail comment vous l’avez trouvée, ordonna Lucius Malefoy.

Harry prit une grande inspiration et débuta son récit. Il raconta au Ministre de la Magie, au Directeur, à Mr Malefoy ainsi qu’à la scripte comment il avait utilisé le sortilège de la vision nocturne, comment lui et Ron avaient mis la main sur Ginny et Dobby (dans ce passage, Harry remarqua que le visage de Lucius Malefoy devint plus blanc) et comment ces derniers les avaient menés à elle (Il était incapable de dire son nom, sans doute à cause du sort d’anti-diffusion), cachée au sommet du dôme d’une des tours secondaires.

- Où avez-vous eu accès à ce sortilège ? demanda Fudge.

- Nous…enfin Ron, Hermione et moi avons étudié ce sortilège dans un livre que Hermione a trouvé le jour de l’Attaque sur le Chemin de Traverse. Il parle des bases de la magie. Il y a plusieurs sorts que nous n’apprenons plus à l’école et…

- C’est bien, Mr Potter, je crois que nous avons compris le topo, l’interrompit Malefoy. Mais pourquoi utiliser ce sort dans votre dortoir ? dit-il avec un petit sourire.

- Je vous l’ai dit. Je n’arrivais pas à dormir et je me disais que je ne perdrais rien à pratiquer. Harry se demandait bien où Malefoy voulait en venir.

- Pourquoi aviez-vous besoin de vous pratiquer si ce sortilège n’est pas inscrit dans le programme de l’école ? À moins que vous l’ayez fait par crainte que le coupable des vols revienne dans votre dortoir. Mais dans ce cas, comment savoir quel jour cela se produirait ?

- Et bien, répondit Harry, je me suis dis que s’il s’agissait du même voleur, il reviendrait probablement la même nuit ou bien la nuit prochaine. Tous les objets empruntés revenaient toujours au bout de deux jours.

- Alors vous auriez pu vous tromper de nuit ? demanda Malefoy. Et dites- moi, Mr Potter, qu’est-ce qui vous a été volé ?

- Ce n’est pas l’accusée qui a volé dans le dortoir cette nuit-là, intervint Dumbledore. Vous avez entendu le témoignage de la jeune Ginny Weasley. Elle vous a dit que c’était bien elle qui avait volé dans ce dortoir et non l’accusée. Alors Harry n’a pas à divulguer cette information.

- Très bien, dit Malefoy en regardant un parchemin. Alors vous avez trouvé l’accusée le soir du 31 octobre vers 10h 20, une semaine exactement après le Vol de l’épée, alors que l’école avait été fouillée de fond en comble. Ne trouvez-vous pas cela étrange ?

- C’est vrai, mais cela ne me concerne pas. Je ne sais rien à ce sujet.

- Lors du vol de l’épée, où étiez-vous ?

- Dans le cours de Défense Contre Les Forces Du Mal avec le Professeur Chang.

- Quelqu’un peut-il confirmer votre présence dans la classe ?

- Écoutez, j’ai mis le feu à toute la classe ce jour-là, alors je crois qu’il s’agit d’une preuve suffisante, non ?

À cet instant, Harry eut l’impression d’avoir commis sa première bêtise. Il sentit une sorte de malaise de la part de Dumbledore. Harry n’avait pas réfléchi.

- Vous avez vraiment mis le feu à cette classe? demanda Malefoy avec un sourire étrange.

- Pourquoi ne m’en a-t-on pas informé, Dumbledore ? demanda Fudge.

- Parce qu’il s’agissait d’une simple évaluation sur les Sorts Primaires. Ce genre d’accident arrive fréquemment lors de ce genre de contrôle, Cornelius.

Malefoy regarda à nouveau d’autres parchemins, s’éclaircit la voix et reprit.

- Alors, le dernier vol survenu à l’école est celui de l’épée. Et lors de ce vol, vous avez fait une diversion dans le cours de Mrs Chang ?

- C’est faux ! s’exclama Harry. J’ignorais qu’il y avait eu un vol. C’est Ron et Hermione qui m’ont mis au courant.

- Savez-vous qui a commis ce vol ?

- Non !

- Croyez-vous que ce soit l’accusée qui a commis ces vols ?

- Attendez…vous parlez du vol de l’épée ou bien des autres ?

- Y a-t-il une différence ? demanda Lucius Malefoy avec un autre sourire. Harry savait qu’il venait de commettre une autre bêtise. Il venait de confirmer à Malefoy le fait que Nëmy avait bel et bien volé dans l’école. Que les gens de l’école soient au courant était une chose, mais que les gens du Ministère le soient, en était une autre.

- Lorsque vous l’avez trouvée, était-elle blessée ?

- euh…oui.

- Où exactement ?

- Sur son visage, ses épaules, son dos, ses avant-bras et sa jambe droite. Elle m’a dit s’être blessée en voulant passer près du Saule-Cogneur.

- Ses blessures semblaient-elles toutes infligées par ce Saule-Cogneur ?

- Je ne sais pas. Je n’ai pas prêté attention. En fait… je n’ai pas vraiment regardé.

- Parlez-nous maintenant de ce qu’elle fait dans vos cours ?

Tout ceci dura encore une bonne heure. Parfois Malefoy revenait sur le sujet de l’épée et reposait les mêmes questions. Puis il changeait brusquement de sujet, parlant des cours de potions, qui semblaient le déranger ou bien de ce qu’elle leur avait dit au cours de leur discussion. Dumbledore demeura passablement muet durant cette Audition, et Harry se demanda bien pourquoi. Le Directeur se contentait de prendre sa défense lorsque Malefoy insinuait certaines choses comme le fait que Harry ait pu faire un complot pour voler l’épée de Griffondor. Plus le temps passait, moins Harry était capable de garder son calme face à Malefoy.

- Lucius, si vous accusez Mr Potter de complot, vous l’accusez également de Mangemortisme, ce qui est insensé, intervint Dumbledore.

- Qui a dit que Celui-Dont-On–Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était présentement en possession de l’épée en question, Dumbledore ? Cela peut être n’importe qui. Ce vol a pu avoir lieu pour n’importe quelle raison. À moins que l’épée ait une valeur quelconque pour vous et l’école de Poudlard ? Et connaissant le besoin de Mr Potter ici présent pour la gloire comme nous l’avons vu avec le Tournoi des trois Sorciers et son dégoût de l’autorité…

Son discours fut interrompu par la venue du vieux sorcier barbu qui avait mené Harry jusqu’au bureau de Fudge. Il semblait gêné de cette intrusion.

- Pardonnez-moi messieurs, mais la jeune fille est là avec les Détraqueurs. Leur présence encombre un peu nos bureaux. Aucun sorcier n'a réussi à demeurer bien longtemps en leur présence. Dois-je les faire partir et demander aux Transites de monter la garde de l’accusée, Monsieur le Ministre?

- Oui, merci Arsène, répondit Fudge. Aviez-vous d’autres questions à poser à Mr Potter, Lucius ?

- Non, à moins que Mr Potter ait autre chose à ajouter, dit Malefoy, l’air un peu peiné de la situation. Il avait sans aucun doute l’intention de maintenir Harry encore quelques temps sous son « emprise ».

- Non, Monsieur le Ministre. Je n’ai plus rien à dire.

Cornelius Fudge se leva alors de son siège et regarda sa scripte.

- Alors notez que l’audition de Mr Harry James Potter a pris fin le 4 décembre 1995 à 13h 27. Voulez-vous faire une pause avant de voir l’accusée, Lucius ? Dumbledore, voulez-vous venir avec moi voir l’accusée ? Je veux savoir si elle est apte à comparaître.

- Je voudrais aller reconduire Harry auprès des autres…

- Arsène peut très bien le faire pour vous, l’interrompit Fudge. Arsène.

- Ça va aller, Professeur, dit alors Harry. Allez la voir. Elle a plus besoin de vous que moi.

Dumbledore sourit à Harry et quitta la pièce avec Fudge. Méridith Goodman était en train de ranger ses parchemins et en préparait d’autres pour le tour de Nëmy, tandis que Lucius Malefoy observait Harry avec des yeux qui disimulaient mal un certain amusement. En voyant cela, Harry sentit monter en lui toute la rage qu’il avait maintenue cachée pendant que Malefoy lui posait toutes ces questions qui ne rimaient à rien. Harry s’approcha de lui.

- La prochaine fois que vous voudrez me rendre non crédible, voire même vous débarrasser de moi, faites-le directement.

- Tant de rage dans un si jeune être, soupira Lucius Malefoy. Qui a dit que je voulais me débarrasser de vous, Potter ?

- Vous avez bien tenté de le faire l’an dernier lors de la Troisième Tâche.

- Les choses changent, Potter, dit Malefoy en le regardant dans les yeux, toujours son horrible sourire aux lèvres. Merci Arsène, pourriez-vous reconduire Mr Potter auprès de ses compagnons de Poudlard ?

Le vieil Arsène escorta Harry hors du Bureau de Fudge. Les paroles de Malefoy l’avaient complètement sonné. Comme une sorte de boulet invisible qu’il devait traîner. Comment les choses avaient-elles changé ? Harry se rappela ensuite le fait qu’il n’était tombé sur aucun Mangemort ou toute autre bête au service de Voldemort au cours de l’été, même lors de sa fuite de chez les Dursley, ce qui lui avait semblé passablement étrange.

De retour avec les autres, Harry garda les paroles de Malefoy pour lui. Il ne voulait pas en parler devant Ginny, Viktor, les jumeaux, et encore moins devant Mr Weasley. Pourquoi ? Il ne le savait pas vraiment, mais il se tut tout de même.

Tard en fin d’après-midi, Dumbledore réapparut. Il semblait soucieux et fatigué.

- J’ai eu la permission d’ouvrir une porte à Poudlard, dit Viktor à Dumbledore alors qu’ils s’apprêtaient tous à partir en direction de la gare.

- Merci Viktor, c’est très aimable à vous, répondit Dumbledore avec reconnaissance. Je préfère toujours prendre mes repas au Château, plutôt que dans un train.

Tous dirent au revoir à Bill, Percy, Mr Weasley et Viktor.

- Je viendrrrai jeudi, dit ce dernier à Hermione.


Assis près d’une des fenêtres de la salle commune de Griffondor, Harry repensait à ce que Malefoy lui avait dit avant qu’il ne quitte le bureau de Fudge. « Les choses changent » Plus il y pensait, plus Harry avait l’impression que cela avait un lien avec son rôle de Maître du Sortilège. Peut-être Voldemort tentait-il à nouveau de mettre la main sur lui ? Pourtant, les défenses de l’école étaient plus faibles que jamais, selon le Professeur Chang, alors il serait facile à un Mangemort de kidnapper Harry en pleine nuit, non ?

Harry n’en avait toujours pas parlé à Ron et Hermione et se demandait s’il devait vraiment le faire. Après tout, s’ils ne savaient rien, ils ne pourraient pas s’inquiéter pour lui.

Puis Harry se tourna vers la fenêtre et regarda à l’extérieur. Le ciel, noir, commençait à se couvrir tranquillement. Il y aurait de la neige cette nuit. Harry regarda près de la lisière de la forêt. Il vit un chien très pâle se diriger vers la Forêt interdite. Etait-ce vraiment un chien ou bien une autre bête ?

- Vous savez qui est la Panthère ? demanda Hermione.

Elle était assise près de Harry, Pattenrond couché à côté d’elle. Elle lisait l’édition de la Gazette Du Sorcier parue le matin même.

- Non. Pourquoi ? demanda Ron, concentré sur son château de cartes explosives.

- Et bien, il est écrit que la Panthère a été de nouveau arrêtée, mais ils ne disent pas quand, ni où. Vous ne trouvez pas cela étrange ?

A cet instant, il y eut des cris derrière le portrait de la grosse dame. Des gens couraient. Puis le portrait pivota et Neville Longdubat entra en courant dans la salle commune, Rogue à ses trousses.

- Je vais vous avoir, Londubat !!!! hurla Rogue. Ce dernier le pourchassait avec un flacon d’une potion brunâtre, ayant une odeur de poisson mort. Neville continua sa course vers les escaliers et claqua la porte du dortoir des garçons. Les autres élèves de la salle entourèrent Rogue aussi vite qu’ils le purent. Peu importait ce que Neville avait fait, il ne méritait pas d’être pourchassé ainsi. Harry pensa que Rogue avait perdu la tête. C’est alors qu’il vit Rogue se tourner vers Colin Crivey et devint un grand homme barbu, l’air menaçant. Colin, pétrifié, recula devant cet homme. Ginny se plaça alors entre eux et l’homme barbu. Il y eut une sorte d’explosion et l’homme devint Tom Jedusor. Tom demeura devant Ginny, silencieux, la main tendue vers l’avant comme s’il voulait l’amener quelque part. Ginny, blanche comme neige, leva sa baguette et s’écria :

- Ridiculus !

Puis Tom Jedusor disparut en fumée.

- Encore un Épouvantard.

- C’est le troisième aujourd’hui, soupira l’un.

- Qui était ce jeune homme ? demanda une autre.

Ginny se tourna vers Ron, les yeux en larmes.

- J’ai crû qu’il allait à nouveau me posséder, dit-elle avant d’éclater en sanglot sur l’épaule de son frère.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:09

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium


Les victimes de l’épouvantard s’en remettaient petit à petit. Cela prit quelques jours à Ginny pour se reconnecter à la vie quotidienne de Poudlard. Neville, quant à lui, fuit Rogue et les Serpentard comme la peste. Et Colin, lui, se contenta de garder le silence devant les questions des autres élèves de Griffondor.
Alors les élèves de cinquième, les Griffondor en particulier, canalisèrent leur besoin de potins sur Harry, Ron et Hermione, car plusieurs avaient remarqué leur absence le lundi précédent.

- Moi, ce que je me demande, dit Drago Malefoy avant d’entrer dans la classe de potion le mardi après-midi, c’est pourquoi le Ministère ne condamne pas cette fille tout de suite ? Après tout, tous les éléments vont contre Nëmy Weasley…

- Tu ne connais pas tous les éléments, s’exclama alors Hermione.

- Parce que tu crois tout savoir, Sang-de Bourbe? répondit-il d’un air dédaigneux.

Ron et Harry s’approchèrent de Drago

- Qu’est-ce que tu sais, Malefoy ? intervint Harry avant que les paroles de Ron ne deviennent censurables.

Drago sourit.

- Pas grand-chose…mis à part le fait que ce qui s’est passé lors de son Audition sera retenu contre elle lors de son procès…

- Arrête de tourner autour du pot et réponds ! s’exclama Ron.

- Et bien… disons qu’il y a eut un léger… comment dire... échange... entre elle et mon père… Un vrai animal sauvage… Et cela…mon père ne le lui pardonnera pas de sitôt…Nëmy en paiera le prix…

- Suis-je obligé de retirer vingt points à Griffondor pour que vous preniez vos places dans ma salle de classe, Mr Potter, Mr Weasley et Miss Granger ? dit la voix glaciale du Professeur Rogue derrière eux.

Le cours commença. Drago se rendit à sa place avec les autres Serpentard, un sourire de conquérant surgissant sur son pâle visage.
Harry, Ron et Hermione se regardèrent quelques instants en sortant les instruments et ingrédients nécessaires pour le cours de la journée. Qu’avait fait Nëmy devant Dumbledore, Lucius Malefoy et Cornelius Fudge lors de son Audition ? Est-ce que Drago tentait seulement de mettre le doute dans leurs esprits, ou bien y avait-il bel et bien quelque chose de fondé dans tout ce flot de paroles envenimées ?


Harry assista à ses cours de la journée et du lendemain, mais son esprit était ailleurs. Il pensait sans cesse à cette Puissance dont Dumbledore avait parlé, et aux paroles de Lucius Malefoy : « Les choses changent » avait-il dit. Harry avait l’étrange impression que tout ce qui s’était produit depuis le début de l’année scolaire, voire même depuis le début de l’été, avait un lien quelconque avec cette Puissance, ce Mal que les autres semblaient tant craindre. Tous ceci semblait avoir une fin en soi : Cette Puissance. Tout commençait là…

***

Lorsqu’il entra dans la bibliothèque le mercredi soir, Harry trouva Hermione penchée à nouveau sur de vieux articles de journaux. Elle avait l’air fâchée.

- Qu’est-ce que tu lis? s’était alors risqué Harry en prenant place à ses côtés.

- L’article parut dans la Gazette du Sorcier lors de la remise de la médaille de Viktor.

- Mais tu as déjà lu l’article. Souviens-toi, tu nous en avais fait la lecture après le cours de Rogue. Nëmy avait fait une potion d’Éveil, tu t’en souviens pas ?

- C’est bien pour cela que je relis l’article. Te rappelles-tu qu’elle m’avait aussi complètement arrosée avec son jus de citrouille à ce moment… ? dit-elle d’un ton qui sous-entendait autre chose. Cette autre chose que Harry ne réussit pas à comprendre. Hermione soupira.

- Regarde ! s’exclama-t-elle en lui mettant l’article en question sous le nez.

Harry vit la photo de Viktor montrant sa médaille de Merlin, accompagné de ses parents et d’autres membres de sa famille. «Le jeune Viktor Krum … On le voit ici avec sa mère et son père, Aurélia et Oleg Krum, ainsi que son oncle Igor Van Tchev, fantôme de Durmstrang depuis treize ans, son parrain Yorgi, sa grand-mère, la grande Bénédite Van Tchev, et son cousin germain Ivan Porsokoff qui a l’an dernier tenté de participer au Tournoi Des Trois Sorciers… »

- Et alors ? demanda maladroitement Harry. Tu n’avais pas fini de lire l’article, et après ?

- Je n’ai pas fini de le lire parce que Nëmy m’en a empêchée ! Je n’ai pas fini de le lire, parce que si je l’avais fait, elle aurait dû répondre à mes questions ! Elle nous a caché sa famille…

- Elle ne voulait peut-être pas mêler sa famille à tout cela, Hermione. Pour qu’ils n’en paient pas le prix…

- Et à l’infirmerie ? Nous lui avons bien parlé de Viktor et elle n’a pas réagit !

- Qu’est-ce que tu cherches à prouver ? Qu’elle a plus de secrets que tu le pensais ? Qu’elle n’était pas aussi honnête que tu voulais bien le croire ?

- Non, ce n’est pas cela, soupira Hermione. J’essaie juste de la comprendre. Comprendre pourquoi elle ne nous a pas fait assez confiance pour nous le dire…

- Elle ne nous connait pas, Hermione…

- Nous ne la connaissons pas non plus…

Un silence de plomb s’abattit alors sur la table. Il est vrai qu’aucun d’entre eux ne connaissait vraiment Nëmy. Plus ils creusaient, plus ils découvraient des choses sombres et noires. Mais après tout, elle n’avait pas cherché à tout leur dire, peut-être justement pour ne pas les faire douter. Pour ne pas les embêter avec cela…

- Qu’est-ce que tu cherches d’autre ? demanda ensuite Harry pour changer de sujet. Ce ne sont tout de même pas tous des articles sur Viktor, j’espère.

- Non, dit Hermione en souriant faiblement. Je cherche des informations sur la Panthère.

- As-tu trouvé de qui il s’agissait ? demanda Harry.

- Non, c’est le néant, soupira-t-elle en mettant de côté ses articles pour travailler avec Harry. ( Ils avaient une dissertation à remettre sur le rôle de la magie dans les sociétés européennes aux XVIe siècle pour le professeur Binns) Pas le moindre petit article parut depuis les trois dernières années. C’est décourageant. Et j’ai pourtant l’impression que la réponse se trouve sous mes yeux, mais que je suis trop aveugle pour la voir ! Allez ! travaillons !

Ron vint les rejoindre plus tard dans la soirée. Il avait l’air soucieux.

- Je pense à Ginny et à Tom Jedusor, finit-il par leur expliquer alors qu’ils retournaient à leur dortoir, car il se faisait bien tard. Vous croyez que c’est possible que Vous-Savez-Qui tente de la posséder à nouveau ?

- Le livre a été détruit, Ron, répondit Hermione alors qu’ils passaient tous les trois devant les portraits poussiéreux de vieux sorciers ensommeillés dans les escaliers.


- Pas totalement, dit alors Harry d’un air pensif. Dans la Chambre, j’ai transpercé le livre avec l’un des crocs du serpent, mais le livre n’a pas été détruit. Il est toujours en possession de Lucius Malefoy. Je le lui ai redonné pour libérer Dobby. Mais je ne crois pas que ce livre soit une menace maintenant.

Harry eut alors un frisson.

- Qu’est-ce que tu as ? lui demanda Ron.

- Je ne sais pas… J’ai pensé à ce qui pourrait se passer si ta sœur était à nouveau possédée… et maintenant je…Je me suis senti nerveux un moment, mais c’est passé.

Sur ce, ils se dirent tous bonne nuit, car le lendemain il y avait examen avec le Professeur Chang.

- Tu es certain que tu vas bien ? Tu es pâle, dit Hermione.

- Oui, oui, c’est passé, répondit Harry en refermant la porte du dortoir.

Harry se sentait vide, épuisé et mal. Il se changea rapidement et se mit au lit.
Harry ouvrit les yeux. Il rêvait. Il le savait très bien. Harry se trouvait dans un endroit à la fois sombre et lumineux, entouré de brouillard et d’ombres. Après quelques secondes, Harry se rendit compte qu’il se trouvait à cet endroit qu’il avait vu, lorsqu’il avait pourchassé Malefoy vers la forêt, dans ce rêve qui lui avait semblé si réel. Dans celui-ci, Harry était assis. Assis sur une sorte de trône antique, froid, noir, dur et massif. Il regarda vers le ciel et vit un énorme symbole au-dessus de sa tête. En voyant ce signe, Harry eut peur. Ses mains se mirent à trembler. Il s’en dégageait une grande force. Regardant à ses pieds, Harry vit une fois de plus les signes dorés réapparaître sur le sol, tels des serpents qui sillonnent les contrées. Il regarda de nouveau vers la noirceur et le néant de cet endroit. C’est alors qu’il vit, marchant vers lui, une grande ombre qui semblait glisser sur le sol dans sa direction. En fait, Harry savait, sans comprendre pourquoi, qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une ombre, mais plutôt d’un être dissimulé sous une grande cape noire. Le sentiment de peur de Harry demeura. Il avait l’impression de connaître cette ombre. De rencontrer une vieille connaissance. Une seconde partie de lui-même...Par contre, plus elle s’approchait, plus Harry ressentait une sensation étrange qui l’envahissait. Sa raison lui disait de fuir, mais il n’en fit rien. Fuir ? Pourquoi ? Fuir cette ombre ? Non, il devait plutôt fuir cet endroit. Où était-il en fait, Harry l’ignorait… Tous ses sentiments étaient mêlés. Figé, il regardait l’ombre s’approcher doucement de lui. Lorsqu’elle fut à proximité, Harry vit que l’ombre avait à la main un grand sceptre de couleur argentée, qui était couvert d’épines, semblait-il. À l’extrémité de ce sceptre se trouvaient différents symboles qui semblaient être les mêmes que ceux inscrits sur le sol et sur le trône où Harry prenait place. L’ombre marcha encore plus près de Harry, puis s’arrêta à quelque deux mètres de lui. Avant d’avancer plus loin, elle le salua. Harry fit de même sans comprendre pourquoi. Puis elle passa devant lui pour aller prendre place à sa droite, sur une chaise au peu en retrait que Harry n’aurait jamais remarquée autrement. C’est alors que Harry pensa à regarder à sa gauche, pour vérifier s’il n’y avait pas quelqu’un d’autre de l’autre côté. Il y avait également une seconde chaise, identique à celle sur laquelle l’ombre venait de prendre place. Sur cette chaise cependant, Harry ne vit qu’une grande étoffe de tissu noir. Par curiosité, Harry se leva, s’en approcha et la déroula. Quelque chose tomba par terre. Harry se pencha pour le ramasser et trouva un serpent en peluche salit, rapiécé et déchiré. Le serpent du petit garçon… Harry était sur le point de mettre la main sur la peluche lorsqu’il sentit la cicatrice sur son front prendre feu. Il ferma les yeux sous la douleur déchirante. Il entendit des pas au loin. Était-ce l’ombre qui s’était levée ? Non, les pas semblaient plus loin encore. Une autre personne était entrée ? Entrée par où ? Harry ne savait même pas où il était ! Ce dernier regarda à sa gauche et ne vit pas l’ombre sur sa chaise. Elle s’était volatilisée. À moins qu’elle ne se soit enfuie ? Il vit plutôt une grande et mince silhouette venant du néant se diriger vers lui. Il connaissait aussi cette personne…
Sous la douleur incessante, Harry tomba à genoux par terre. Il se sentait mal…tellement mal… Il cligna des yeux… quelqu’un semblait vouloir écraser son crâne avec des pinces à glace.

- Ne reste pas là, fils Potter, chuchota une voix près de lui.

Il y eut un gigantesque flash de lumière blanche. Puis tout sembla se calmer. Harry ouvrit les yeux à nouveau. Il était étendu. Il se trouvait à nouveau dans le dortoir des cinquième année à l’école de Poudlard. Il tira les rideaux de son lit et entendit Ron ronfler. Il était vraiment de retour dans son monde. Harry se tourna de côté et se rendormit.
À son réveil, ce rêve était toujours dans son esprit, mais comme les autres fois, Harry décida de ne pas en parler aux autres. Il ne pouvait s’expliquer pourquoi, mais il devait le faire.
Harry s’habilla donc et descendit à la Grande Salle, comme à tous les matins…
Les Griffondor de cinquième année se préparaient à se rendre au cours de Défense Contre Les forces Du Mal de ce jeudi matin, où ils allaient avoir une épreuve écrite à propos des murs de Protection Magique.
Tout en lisant son journal du matin, Hermione n’arrêtait pas de regarder sa montre de manière presque compulsive.

- Hermione, tu connais déjà toutes les réponses aux questions pour tous les examens de l’année scolaire entière, alors arrête de t’énerver comme cela.

- Ce n’est pas pour cette épreuve que je m’inquiète, Ron, répondit-elle en regardant à nouveau sa montre. Je connais même tous les effets secondaires de la combinaison des murs de rappel et des murs rigides (précision : ces effets secondaires sont étudiés au cours de la sixième année d’étude) Je m’inquiète pour Viktor. Il devait venir nous voir et il est en retard.
Ron grogna, et se contenta de se venger sur le contenu de son assiette.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:10

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (2e Partie)


Harry avait complètement oublié. Leur rencontre avec Victor semblait avoir eut lieu il y a des lunes de cela et pourtant ce n’était qu’au début de la semaine. Il était vrai que celui-ci leur avait dit qu’il viendrait à l’école dans la journée. Quand allait-il venir les voir ? Et de quoi voulait-il leur parler ? De Nëmy, sans doute.

- Écoutez ça ! s’exclama Hermione, il y a eu une erreur de publication : La Gazette du sorcier tient à s’excuser auprès des lecteurs pour l’article parut dans l’édition du lundi matin et qui relatait l’arrestation de la Panthère. Selon un communiqué du Ministère, il ne s’agirait, en fait, que d’un jeune sorcier ayant voulu faire un canular à des membres de sa famille en imitant la signature de la Panthère. Le Ministère tient à préciser que la Panthère n’a pas été revue en Angleterre depuis…

Un éclair illumina alors le ciel magique de la Grande Salle. Les élèves eurent l’impression que la foudre venait de s’abattre dans le Hall d’Entrée. Une lumière vive émana de derrière les portes closes de la Grande Salle. Puis elles s’ouvrirent. Bill Weasley, accompagné de deux autres hommes, entra dans la salle, sous le regard intense des autres élèves présents. Il marcha à grands pas et traversa la salle, comme s’il était monté sur des roulettes. Bill se dirigea directement vers le Professeur Dumbledore, qui s’était levé de la table des professeurs.
Harry et les autres regardaient la scène sans trop savoir ce qui se passait. Les Serpentard s’étaient levés pour mieux voir. Même Malefoy faisait parti du lot.
Bill dit quelques mots au Directeur. Ce dernier échangea à son tour quelques mots avec les Professeurs McGonagall et Rogue, tous deux penchés vers Bill et Dumbledore. Rogue disparut aussitôt derrière une porte sur le côté de la salle. Le Directeur amena les deux hommes hors de la Grande Salle.
Le Professeur McGonagall et Bill s’approchèrent de la table des Griffondor où se trouvaient nos trois amis. Alors que le Professeur McGonagall avait le visage livide et que ses mains tremblaient Bill, lui, semblait épuisé et inquiet.

- Veuillez me suivre tous les trois. Et vous aussi Miss Weasley.

Docilement, Harry, Ron, Ginny et Hermione la suivirent, non sans jeter des coups d’œil un peu partout à la recherche d’une réponse. Que se passait-il ? Le Professeur de Métamorphose les mena au bureau de Dumbledore.

- Que se passe t-il? demanda Harry, inquiet.

- Le procès de Nëmy a été devancé, leur expliqua Bill en regardant derrière eux pour voir si le directeur les suivait.

- Mais pouquoi? demanda à son tour Hermione, incrédule.

À ce moment, le Directeur apparut derrière le Professeur McGonagall. Il semblait défait et soucieux plus que jamais. Il regarda gravement les élèves réunis quelques instants. Le Directeur portait quelque chose dans ses mains. Cela ressemblait à un vase antique, de couleur terreuse. Il s’approcha d’un meuble en Merisier à gauche de son bureau. Puis il s’adressa au Professeur McGonagall.

- Si vous recevez un hibou de Cornelius, dites-lui que je le reverrai seulement lorsque Nëmy sera hors de danger.

C’est alors que Harry remarqua à nouveau la présence des deux autres hommes. Ils étaient vêtus de cape de voyage d’un bleu marine très foncé. Tout semblait bien aller pour eux. La routine sans doute… Les Transites, enfin si Harry avait deviné juste, passèrent à côté d’eux, et l’un des deux hommes prit le vase des mains de Dumbledore, lui adressant un bref sourire. Le Directeur désigna une de ses armoires du doigt et l’homme portant le vase s’en approcha. Dans ce vase, il y avait une fine poudre de couleur mauve argenté très brillant. L’homme saupoudra toute la surface de l’armoire et le sol. Puis le deuxième s’approcha, sa baguette à la main, et dit : « Détentium 34-B, Ministère de la Magie »
Dès lors, une légère fumée émana de la poudre sur le sol. La couleur s’intensifia peu à peu. Un dense nuage de poussière se trouvait maintenant devant les yeux de Harry, Ron, Hermione et Ginny. Le nuage, qui était gris argenté au départ, se changea en or, avant de devenir d’une couleur bleu très pâle.

- Suivez-moi, ordonna Dumbledore.

En traversant l’armoire-cadre-de-porte, nos amis arrivèrent sur un énorme palier en pierres polies et froides. Harry regarda de tous les côtés et ne vit que des escaliers qui descendaient. Ils devaient se trouver au sommet de la Tour du Ministère.
Mené par Bill et les deux autres hommes, Dumbledore fit signe aux autres de le suivre. Ils les amenèrent dans une pièce claire et très longue, gardée par une quinzaine des sorciers postés tout autour de la pièce. Elle ressemblait à une salle de conseil. Il y avait des chaises en bois massif, recouvertes de velours pourpre. Au centre de cette pièce se trouvait un grand foyer qui devait servir au transport sorcier à travers le système des cheminées de Grande-Bretagne. Il y avait aussi d’autres moyens de communication, comme des portes de déplacement, de vieux Portoloins et même des boules de cristal. Bref, cette pièce était idéale pour quiconque voulait avoir des informations, ou bien parler à des gens rapidement. Dumbledore fit signe à Harry, Ron, Ginny et Hermione de s’asseoir et se dirigea vers un groupe de sorciers qui venaient de faire leur entrée par une porte au fond de la pièce, une porte ancienne en chêne, d’où Harry et les autres pouvaient entendre des gens discuter entre eux.

- Ce sont des Magico-mages, chuchota Ron à l’oreille de Harry. Qu’est-ce qu’ils font là ?
Tous deux se concentrèrent pour entendre le sujet sur lequel Dumbledore s’entretenait avec ces gens.

- Quelle est la situation maintenant ?demanda Dumbledore.

- Pire. Elle va mal, très mal, Professeur Dumbledore. Je n’ai jamais vu de cas pareil ! Elle résiste encore, mais ses forces vitales la quittent à chaque souffle. La jeune fille perd connaissance. Ses dires sont incompréhensibles.

- Et plus le temps passe, plus son pouls et sa respiration sont incertains, dit un autre Magico-mage plus jeune. Sa fièvre a monté subitement depuis hier soir et nous sommes incapables de la faire redescendre. Elle semble commencer à délirer par moments. Et elle a des vomissements et des étourdissements sans arrêt depuis trois jours et trois nuits…Depuis son retour de l’Audition…

- Depuis trois jours ? répéta Dumbledore.

Une porte dans le coin gauche de la pièce s’ouvrit à la volée et un sorcier entra. Harry reconnu celui qui entra. C’était Ivan Porsogoff , le cousin germain de Viktor. Le nouveau venu courut vers les Magico-Mages.

- Je crrrois qu’il vaudrrrait mieux que vous veniez tout de suite, dit-il le souffle coupé. Nëmyrrrria a cessé de rrrrespirrrrer.

Les Magico-mages se détournèrent de Dumbledore et suivirent Ivan. Les hommes qui étaient venus avec Bill à Poudlard, allèrent se poster près de la porte à l’extrémité gauche, muets comme des tombes.

- Je vous suis à l’instant. Je dois d’abord expliquer la situation à ces jeunes gens, qui sont venus avec moi.

Le directeur se tourna vers ses jeunes protégés, qui le regardaient avec des points d’interrogation dans les yeux.

- Le procès de Nëmy a été devancé de vingt jours. Vous devrez comparaître devant le Grand Conseil, aujourd’hui à dix heures. Vous n’aurez qu’à faire comme lors de votre Audition avec Mr Malefoy.

- Mais comment elle va ? demanda Ginny.

Dumbledore ne sembla pas avoir entendu la question de la jeune fille. Il disparut derrière la porte de gauche.
L’attente commença…
Le temps semblait s’être arrêté dans sa course tellement tout le monde dans la salle était plongé dans un silence de mort.

- Vous vous souvenez de ce que Drago a dit au cours de potion ? dit soudain Hermione. Que Nëmy en payerait le prix. Vous croyez que Lucius Malefoy lui a jeté un sort lors de son Audition?

- C’est possible, se contenta de répondre Harry. Il était pris dans ses propres pensés. Pourquoi la date du procès avait-elle été changée ? Pourquoi Nëmy était-elle malade ? Pourquoi toutes les choses inimaginables arrivaient toujours à cette fille ? Et s’il faisait les mêmes erreurs que lors de son Audition ? Et s’il faisait pire encore ?

Derrière la porte où les Magico-mages avaient disparu, Harry pu discerner des cris perçants et des pleurs. Les pleurs de quelqu’un à bout de forces. C’étaient bel et bien les cris de Nëmy. Elle respirait à nouveau…Mais pour combien de temps ? Qu’avait-elle ? Harry se leva et se mit à faire les cents pas. Il se retourna vers Hermione, Ginny, Ron et Bill qui étaient restés à proximité. Ils avaient tous la même expression. Ils se sentaient tous mal. Mal de ne pas pouvoir l’aider. Mal de la voir souffrir. Ils entendaient aussi les murmures. Les murmures des Magico-mages qui semblaient pris au dépourvu.
Et le temps passa. Indéfiniment.
Inlassablement.
Éternellement.
Le tic-tac de l’horloge à l’autre bout de la salle vint à leur résonner aux oreilles. Elle donna les neufs coups de la nouvelle heure.

- Pourquoi Nëmy n’est-elle plus à Azkaban avec les Détraqueurs ? demanda tout d’un coup Ron. Ce n’est pas que je sois triste qu’elle ne soit plus entre leurs salles pattes, mais tu ne trouves pas cela étrange, Harry ? Après tout, elle est accusée de Mangemortisme…

C’est vrai que c’était étrange. Quelqu’un voulait-il la sauver ? En la rendant malade ? C’était insensé, se dit Harry.

- Ron, laisse le Ministère faire son travail, s’exclama Hermione.

- Et je te rappelle qu’ils ont placé quatre grilles de réclusion dans sa cellule et qu’ils ne l’ont pas protégée contre Dolohov, et pourtant c’était de leur devoir de la protéger, non ? s’exclama à son tour Ron.

- Oui, mais…

- Arrêtez, ce n’est pas le moment, dit Bill d’un ton outragé.

Les secondes et les minutes se succédèrent…
Une porte à droite s’ouvrit. Percy Weasley entra dans la pièce, l’air terrifié. Il était suivi d’un couple, que Harry reconnut les parents de Viktor. Entra à leur suite une vieille sorcière dans une chaise roulante poussée par un homme. C’était le parrain de Viktor. Harry ne se souvenait pas de son nom, par contre. Quant à cette femme en chaise roulante, je dis vieille, non pas à cause de son âge, même si elle ne semblait pas être une jeunesse, mais plutôt à cause de ce bagage de traditions qu’elle semblait transporter avec elle. C’est femme respirait l’autorité et le respect. Peut-être trop même.
Percy les fit tous entrer dans la pièce où se trouvait Nëmy, sous la surveillance des Transites.
Personne ne sortit de cette pièce de toute la demi-heure qui suivi. Nos quatre amis étaient laissés à eux-même dans une mer de questions auxquelles ils craignaient de ne pas avoir de réponses. Pourquoi ce changement de dernière minute ? Pourquoi les Magico-mages étaient-ils là ? Pourquoi Nëmy était-elle malade ? Pourquoi avaient-ils été convoqués devant le Grand Conseil ? N’avaient-ils pas dit tout ce que Lucius Malefoy devait savoir pour le procès de la jeune bulgare ?
Vers neuf heures trente, c’est un Dumbledore soucieux qui sortit de la pièce avec un Viktor défait et épuisé. Il ne semblait pas avoir dormi depuis des siècles.

- C’est l’heure pour vous, Messieurs Dames, dit-il sombrement.

- N’allez-vous pas demeurer à ses côtés, Professeur? demanda Ginny.

- Elle dort maintenant. Je dois admettre, les enfants, que je suis un peu dérouté par la situation. Mais je ne peux rien faire pour l’instant. Et ma place est avec vous. J’ai aussi des choses à révéler au Conseil… répondit Dumbledore avec un sourire triste.

Dumbledore ouvrit la marche, suivit de Bill, Percy, Ginny, Hermione, Ron et Harry. Ils descendirent les escaliers sombres que Harry avait remarqués lors de leur arrivée de Poudlard. Ils descendaient en spirales vers le centre de la terre, semblait-il. En fait, Harry et les autres descendirent la tour du Ministère au complet, rencontrant murs, portes et corridors innombrables, ce qui fut très long et pénible. Une fois arrivé au bout, le Professeur Dumbledore les conduisit à droite, vers un long corridor poussiéreux, encore plus sombre que les escaliers, et plus sinistre encore. Cette partie de la tour semblait plus ancienne que le château de Poudlard lui-même, si cela était possible. Des murs qui les entouraient se dégageait une odeur d’humidité et de pourriture depuis longtemps incrustée. Au bout du corridor, après plusieurs minutes de marche, Harry discerna une faible lueur au bout du tunnel. Une fois arrivés au bout, nos amis se retrouvèrent dans une salle immense. Le plafond était tellement haut, que les chandeliers qui l’éclairaient, étaient à peine visible. Tout autour de la salle, il semblait y avoir des peintures et des tapisseries qui montraient les faits marquants du monde de la magie au cours des siècles. Sur les quatre murs de la pièce se trouvaient des statues représentant un dragon, une licorne, un serpent et un Griffon.

- Regarde Harry, dit Hermione, elle est tout de même réussie, tu ne trouves pas ?

- Tu as raison, répondit ce dernier, sans trop prêter attention à ce qu’elle disait, tant il était fasciné par cette salle. Qu’est-ce qu’elle représente ?

- Bien voyons, c’est évident non ? Elle représente ta victoire sur Tu-Sais-Qui !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:11

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (3e Partie)


Harry se retourna et vit devant lui une tapisserie antique faite de fils d’or, de pourpre, de vert émeraude et d’argent. Devant lui se trouvait son portrait reproduit fidèlement sur le mur. Sur cette tapisserie, Harry affichait le blason de sa maison sur sa poitrine. Au-dessus de sa tête se trouvait l’image d’un magnifique Phénix doré. À gauche, l’image représentant l’âme arrachée du corps même du Seigneur Des Ténèbres. Au-dessus de sa tête se trouvait une sorte de serpent à plumes, comme on en retrouve chez les statues Maya dans les Andes.

- Elle évolue avec les années, dit Dumbledore. Au départ, tu n’étais qu’un bébé sur cette tapisserie.

Puis Dumbledore marcha jusqu’à la statue du Griffon qui se trouvait le plus loin, au fond de la salle. Harry regarda la statue d’un œil critique. Elle ne lui inspirait rien de bien. Les yeux du Griffon semblaient même bouger au rythme des pas de Dumbledore. D’un coup de baguette magique, le Directeur poussa la tête du Griffon de pierre de deux fois sa largeur vers la droite, puis vers le haut d’une fois sa hauteur. Bill fit la même chose avec la tête de la licorne en la déplaçant de trois fois ver la gauche et une fois vers le bas

- Puis-je vous demander, Miss Granger, de déplacer la tête du Dragon à l’extrémité gauche du mur. Et vous Mr Potter, j’aimerais que vous poussiez la tête du serpent dans le mur lorsque toutes les autres seront en place.

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider? demanda Ron.

- Bien sûr, dit Dumbledore. Lorsque toutes les têtes seront en place vous et Miss Weasley n’aurez qu’à vous placer sur les yeux des phénix sur le sol.

Ginny recula de quelques pas. C’est alors que Harry remarqua une immense gravure dans le plancher représentant à nouveau le même phénix et serpent à plumes qui se trouvaient sur la tapisserie montrant Harry victorieux. Tous deux étaient dos à dos.

- Maintenant, pouvez-vous pousser la tête du serpent, Mr Potter.

Et c’est ce qu’il fit. C’est alors que les yeux de pierre sur lesquels Ginny et Ron se trouvaient se mirent à briller de milles feux. La pièce fut totalement baignée dans la lumière. Puis Harry ressentit un petit tremblement sous ses pieds. Personne ne bougea. C’est alors que Harry remarqua que le sol entre les deux phénix s’était entrouvert. Ron et Ginny se dépêchèrent de reculer avant de tomber dans le trou nouvellement formé. Puis doucement le serpent à plumes s’enfonça dans le sol et disparut sous l’autre, dévoilant un escalier en pierre éclairé par des torches aux flammes bleues.

- Nous vous suivons, Mr Weasley, dit Dumbledore en s’adressant à Percy. Seuls les gens du Ministère peuvent ouvrir la Chambre de Vérité.

Percy descendit donc le premier les escaliers. Il était suivi par les ombres incertaines de quatre jeunes personnes qui ne l’étaient pas non plus…

- Que représentaient les gravures sur le sol, Professeur Dumbledore ? demanda Harry.

- Cela serait un peu long à t’expliquer, Harry, mais ces deux Phénix sont Lüvia et Slane, les deux entités représentants l’équilibre entre la magie Noire et la magie Blanche. Certains les considèrent comme les deux entités appelées Attila.

- Vous voulez dire que ces statues représentent les divinités invoquées pour les Sorts Primaires ? demanda à son tour Hermione.

Dumbledore approuva d’un signe de tête. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent à une autre porte noire et massive. Toute cette partie de la tour semblait avoir été construite à la même époque. Chaque mètre semblait imprégné du même esprit d’éternité, du même mystère.

- Nous y sommes. La Chambre de Vérité.

Arrivé devant la porte, Percy dit une incantation à voix basse et la grande porte s’ouvrit. Lorsqu’ils furent tous entrés dans la salle (toujours sous l’œil des Transites) Harry eut un coup à l’estomac. Pour deux raisons. La première était qu’il y avait beaucoup de gens présents dans la salle d’audience (si c’est ainsi que les sorciers l’appellent). La deuxième était qu’ils se trouvaient tous dans cette salle circulaire que Harry avait vue dans les pensées de Dumbledore lors de sa dernière année d’étude, alors qu’il s’était penché trop près de la Pensine.

- Venez de ce côté, leur dit doucement Dumbledore.

Il leur désigna des sièges de l’autre côté de la salle, au premier rang. Durant une seconde, Harry eut envie de disparaître dans le sol. Pourquoi à cet endroit ? Pourquoi ne pouvait-il pas se cacher dans les dernières rangées plus loin ?

- Notre amie aura besoin de notre soutien, répondit Dumbledore.

- Comment saviez-vous ce à quoi je pensais !????

- Votre mère avait cette même ombre dans les yeux lorsqu’elle était nerveuse…

Les portes se rouvrirent. Un groupe de douze sorciers fit son entrée, tous vêtus de cape rouges et de robes noires. Tous marchaient en rang vers une haute estrade située en face de nos amis. À leur arrivée, tous se levèrent pour les saluer. Lorsque les douze sorciers et sorcières furent assis, le silence retomba sur la salle.

- Vous pouvez vous asseoir, dit Méridith Goodman, la gentille sorcière qui avait transcrit toutes les Auditions. En ce jeudi 7 décembre 1996 à 10h04 s’ouvre le procès de l’accusée C-34, dont le nom, par ordre du Ministère, est protégé par un ordre d’anti-diffusion. Ce procès sera entendu et présidé par Monsieur Cornelius Fudge, Ministre de la Magie. Monsieur David Le Croc-Mort, représentant de la prison d’Azkaban.

- Il porte très bien son nom, si tu veux mon avis, murmura Ron à l’oreille de Harry. Il ressemble à un vampire…

- Monsieur Fabrice Golph, Département des déplacements britanniques.

- Harry ce ne serait pas lui l’homme lunatique dont avait parlé Mrs Figg au début de l’année ? demanda Hermione.

- Monsieur Amos Diggory, Département des Créatures Magiques, continua Mrs Goodman.

Harry eut un second coup à l’estomac en voyant le père de Cédric se lever en haut de l’estrade. Le visage de Mr Diggory semblait sombre et de pierre. Peut-être condamnait-il Nëmy d’avance.

- Monsieur Clovis Freebell Département des Relations Moldues, Madame Helen Cassou, Département des blessures magiques.

Harry sourit. Cette femme ne pouvait être que la sœur de Mrs Pomfresh, l’infirmière de Poudlard. Elles se ressemblaient trop. Les mêmes grands yeux. Les mêmes cheveux. La même grandeur.

- Anne Wright, Département des sorts de Hautes-Magies, Monsieur Joseph Cachetier, Département des Mystères. Monsieur Stalisias Govanov, Représentant du Ministère Bulgare. Monsieur Arnold Bondupois, Brigade de Réparations des Accidents Moldus.

- Il travaillait avec Pete Leweek, murmura à nouveau Ron.

- Chaque sorcier vient d’un département en cause dans le dossier, Ron, répondit Hermione. Qu’est-ce que tu as, Harry ?

Harry s’était changé en pierre. Un vieil homme et une veille femme venaient de se lever de leur siège.



- Monsieur Alastor Maugrey, continua Méridith Goodman, Aurore et Madame Yomei Lee Chang, pour le Professeur Albus Dumbledore, Professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal et représentante du Collège Poudlard.

Pourquoi le professeur Chang ne lui avait-elle rien dit ? N’était-elle pas supposée être à Poudlard en train de faire l’évaluation des Murs Magiques des élèves de Griffondor ? Pourquoi un Aurore était-il présent au procès de Nëmy ? Maugrey allait la condamner, c’était assuré…
Puis Cornelius Fudge se leva :

- Pour représenter le peuple lors de ce procès, Monsieur Lucius Malefoy. Et pour assurer la défense de l’accusée, Monsieur Albus Dumbledore, directeur de l’école de sorcellerie de Grande-Bretagne. Y a-t-il des éléments extérieurs dont le Grand Conseil n’a pas eu connaissance et qui, pour la justesse de ce procès, devrait entrer en ligne de compte avant que nous commencions ?

- Non, Monsieur le Ministre, répondit Lucius Malefoy, assis derrière sa table, toujours ses montagnes de rouleaux de parchemins autour de lui. En le voyant devant lui, Harry n’avait qu’une idée : Le foudroyer avec un sortilège de Stupéfiction pour qu’il ne puisse pas parler…

- Et vous, Professeur Dumbledore ? demanda-t-il en levant ses grands yeux pâles vers le Directeur.

- En effet, dit Dumbledore en se levant. Il y a un élément que le conseil a omis d’observer. Les faits sont que depuis trois jours et trois nuits l’accusée se bat pour sa survie et, malgré cela, le Département juridique a tenu à maintenir le procès en place et même à le devancer.

Lucius Malefoy se leva d’un bon.

- Nous avons tous eu connaissance de l’état de santé de l’accusée. Or il n’a été mentionné dans aucun des rapports médicaux que l’accusée était inapte à comparaître.

- N’espérez pas qu’elle vous dise ce que vous voulez savoir, avertit Dumbledore. Il s’adressait davantage au Grand Conseil qu’à Lucius Malefoy.

- Nous avons déjà entendu l’Audition de l’accusée, Professeur Dumbledore, dit le Ministre de la Magie. Nous sommes déjà en mesure de porter un jugement, si cela est nécessaire. N’oubliez pas que l’accusée a su démontrer elle-même la violence qui l’habite en portant envers Mr Malefoy ici présent des propos péjoratifs sur sa personne et sa famille. Alors le procès est maintenu.

Puis le silence retomba sur la salle. Alors voilà ce qu’elle avait fait… Harry regarda du côté d’Hermione, de Ron et de Ginny. Ils semblaient tous aussi nerveux que lui. Harry se demandait combien de temps cela prendrait avant que l’un d’eux soit appelé. Harry eut sa réponse plus vite qu’il ne l’avait espéré.

- Veuillez appeler votre premier témoin, Professeur Dumbledore, dit Fudge.

- Ginny Weasley, pourriez-vous vous approcher de l’estrade ?

Avec des gestes un peu raides, Ginny se leva en jetant à ses frères un regard désespéré. Ron lui répondit par un sourire bienveillant et un pouce dans les airs.

- Asseyez-vous, je vous en prie. Comment allez-vous ? lui demanda Dumbledore d’un ton calme et apaisant.

- Je…Je vais bien…Professeur.

- Je vais vous poser quelques questions. Tentez d’y répondre le plus clairement possible. Êtes-vous prête ?

Ginny hocha la tête.

- Je suis prête.

- Miss Weasley, êtes-vous actuellement élève à l’école Poudlard, l’école de sorcellerie de Grande-Bretagne ?

- C’est exact, répondit-elle avec une voix tremblante.

- Quel est votre niveau ?

- Quatrième, Professeur Dumbledore.

- Quand avez-vous eu connaissance de la présence de l’accusée dans notre école ?

- Lors du Banquet de début d’année. J’avais oublié de prendre une photographie que je voulais montrer à Richard Quinns, un garçon de ma classe, alors je suis allée la rechercher dans le dortoir. Et une fois dans la salle commune, et bien je l’ai vue, cherchant quelque chose dans des livres laissés par des élèves. Lorsqu’elle m’a vue, elle s’est sauvée et je n’ai pas réussi à la retrouver.

- Comment était-elle ? demanda Dumbledore en regardant un des parchemins sur sa table.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:13

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (3e Partie)


- Je ne suis pas certaine de comprendre la question. Si vous voulez savoir dans quel état elle était, je dirais qu’elle semblait perdue et désorientée. Elle n’avait pas bonne mine.

- Était-elle malade ?

- Non. Pas encore, mais elle avait de signes avant-coureurs.

- L’avez-vous revue par la suite ?

- Quelques fois. Je l’ai laissée aux soins de Dobby, l’Elfe de Maison. Elle était souvent dans les cuisines. Les Elfes lui avaient aménagé une petite place pour qu’elle puisse dormir en paix. Elle était toujours épuisée.

- Lors d’une de ces rencontres, vous a-t-elle demandé de faire des filtres anti-poisons et des potions contre les infections ?

- Oh non, Professeur ! Elle disait se contenter des bandages qu’elle avait trouvés. Elle ne m’a jamais rien demandé. Que ce soit des renseignements sur l’école ou bien sur les élèves. Une vraie tombe. Et elle ne se plaignait jamais, mais je voyais qu’elle souffrait. J’ai dû la forcer à prendre des médicaments en la stupéfixant…soupira Ginny. Elle m’en a voulu durant deux semaines après cela.

- Alors, si je comprends bien, dit Dumbledore, lorsque le Professeur Rogue, Maître des potions de Poudlard, vous a surprise en train de faire une potion contre les Infections Magiques, ce n’était pas la première fois que vous la faisiez.

- C’est exact. Mais ce n’était que la deuxième fois que je faisais cette potion. Lorsque j’ai fait ces potions, ses plaies s’étaient infectées. Elle a eu la fièvre durant deux jours. Dobby l’Elfe de maison s’est occupé d’elle avec d’autres elfes des cuisines. Je crois qu’ils l’ont mise dans un bain de glace à plusieurs reprises et ont utilisé des sorts que seuls les Elfes connaissent.

- Voilà un point qui me chagrine depuis notre dernière rencontre, Miss Weasley, dit Dumbledore avec un sourire. Si j’ai bien compris ce que vous nous avez raconté, vous avez rencontré l’accusée le soir du premier septembre, désorientée, blessée et meurtrie. Or, la nuit du 31 octobre au 1er novembre, messieurs Potter et Weasley, ainsi que Miss Granger ici présent ont rencontré l’accusée, soit deux mois plus tard, dans le même état. Pourquoi ?

À cette question, Ginny se permit de rire un peu.

- Parce qu’elle est une entêtée… Ce que je veux dire, c’est qu’elle a passé tout ce temps à trouver un moyen de sortir de l’enceinte du château. Elle et le Saule-Cogneur ne s’aiment pas beaucoup.

- Pourquoi voulait-elle sortir de l’enceinte du Château?

- Elle disait vouloir retourner chez elle.

- A-t-elle tenté de le faire après le vol de l’Épée ?

- Non. Enfin, pas sans nous.

- Nous ? répéta Dumbledore

- Moi et Dobby l’Elfe de Maison.

- Pourquoi ?

- Avec toute cette protection autour de l’école et dans le parc, elle craignait d'être prise et accusée à tort. Elle a attendu que la poussière retombe.

- Merci Miss Weasley, ce sera tout, merci.

Dumbledore retourna à sa table et regarda Mr Malefoy.

- Très bien, Miss Weasley, puis-je me permettre de vous poser quelques
questions ? demanda Lucius Malefoy en se levant de manière théâtrale devant la foule de sorciers rassemblés dans la salle. Comment l’accusée eut-elle connaissance du mot de passe donnant accès à la salle commune de Griffondor ?

- Je n’en sais rien, monsieur, répondit Ginny. Elle ne me l’a jamais dit.

- Comment eut-elle accès à tous ces vêtements et tous ces livres ? Vous devez être au courant ?

Ginny sembla nerveuse.

- Avec l’aide de Dobby, elle mit la main sur plusieurs uniformes, de différentes maisons. Il l’a cacha dans les cuisines durant des semaines.

- Alors elle aurait très bien pu cacher l’Épée dans les cuisines ?

- Peut-être… mais je ne crois pas. Elles ont été fouillées tout comme le reste du Château.

- Et les tours secondaires n’ont jamais été fouillées ?

- Les tours ont été le premier endroit après les dortoirs, Monsieur. Par les Professeurs Chourave et Trelawney, je crois.

Harry pensa que le Professeur de Divination n’avait pas réussi à « prédire » l’endroit où Nëmy était…comme d’habitude… Puis il se tourna vers Ron et Hermione. Ce dernier semblait avoir eu la même pensée que Harry. Et Hermione quant à elle était concentrée sur ce que Ginny racontait. Comme si les réponses qu’elle cherchait à propos de Nëmy se trouvaient là.

- Bien, dit Lucius Malefoy en fixant Ginny. Alors dans tout ceci, l’Elfe et l’accusée ont été complices ?

- Non ! s’exclama Ginny. Dobby a fait cela pour lui rendre service. Il n’y a rien de méchant en lui. Ginny était visiblement en colère. Dobby respecte le Professeur Dumbledore. Et il semblait très attaché à N… enfin à elle. Mais il ne pouvait pas toujours la surveiller. Elle sortait des cuisines à son insu, alors qu’il s’occupait des salles communes du Château.

- Et au moment du vol de l’épée, où se trouvait-elle ?

- Je n’en sais rien, monsieur, mais elle n’était pas dans les cuisines selon ce que Dobby m’a dit.

- Pensez-vous qu’elle ait été là où était cachée l’épée ?

- C’est possible…

- Changeons de sujet : n’avez-vous pas été surprise par Mr Potter et votre propre frère lorsque ceux-ci découvrirent l’existence de l’accusée ?

- Oui, c’est vrai…répondit Ginny, inquiète.

- Alors elle voulait toujours sortir de Château, non ?

- C’est vrai… Elle voulait sortir du Château cette nuit-là, mais il y avait trop de surveillance, alors nous avons abandonné le projet. Nous l’avons cachée dans les tours secondaires, car je savais que c’était le premier endroit que les professeurs avaient vérifié après les dortoirs, comme je viens juste de vous le dire.

Puis Ginny se tourna vers Harry et il comprit. Ginny et Dobby avaient voulu utiliser sa Cape pour faire sortir Nëmy du Château avant que les Professeurs ne la trouvent. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne réussissent.

Ginny fit de nouveau face à Malefoy.

- Et dites-moi, Miss Weasley, continua le père de Drago, pourquoi n’avez-vous jamais parlé de l’accusée au Professeur Dumbledore ici présent ou bien à vos camarades de classe?

Harry entendit Hermione retenir son souffle. Lui aussi s’était toujours demandé pourquoi…

- Elle me l’avait interdit, soupira Ginny. Elle disait ne pas faire confiance aux hommes. Je crois personnellement qu’elle ne m’a jamais fait confiance, en réalité…

- Et comment a-t-elle eu accès à tous ces livres de la Réserve qui ont été « empruntés » pour utiliser les mots du Professeur Dumbledore ? Ne sont t’ils pas protégés par des sorts ? demanda Lucius Malefoy à Dumbledore.

- C’est exact, répondit ce dernier.

- Tout comme le reste de l’école ? demanda Malefoy toujours au directeur de Poudlard

- C’est aussi un fait. Maintenant, pouvez-vous laisser la jeune Miss Weasley répondre ? dit le Directeur avec de la colère dans la voix. Continuez, je vous prie. Savez-vous comment l’accusée a eu accès aux livres de la Réserve ?

- Je n’en sais rien, Professeur. Je ne pouvais pas être avec elle à chaque instant.

Puis Lucius Malefoy se mit à faire les cent pas devant Ginny.

- J’aimerais également revenir sur un point que le Professeur Dumbledore a soulevé avec vous. Lorsque vous avez fait cette potion contre les infections, ses plaies s’étaient infectées, est-ce exact ?

- C’est exact. Et c’est ce que je viens de dire au Professeur Dumbledore, dit Ginny d’un ton où se mélangeaient nervosité et énervement.

- Quel genre de blessures était-ce ?

- Je ne sais pas, Monsieur.

- Si vous les avez guéries vous devez savoir de quelles sortes de blessures il s’agissait ? demanda Mr Malefoy d’un ton impatient.

- J’ai crû qu’il s’agissait de coups de griffes fait par une bête.

- Des griffes de loup ?

- Peut-être, je n’en sais rien.

- Ce sera tout, merci pour votre temps, Miss Weasley, dit Malefoy avec un sourire.

Ginny retourna auprès des autres. Elle n’était plus aussi nerveuse, mais semblait défaite.

- C’était très bien, lui dit Bill en la serrant dans ses bras doucement. Tu as fait
de ton mieux.

- Ce n’était pas assez…

Dumbledore regarda ses notes et se tourna ensuite vers nos amis.

- Appelez votre deuxième témoin, Dumbledore, ordonna Fudge.

- Est-ce que Miss Hermione Granger pourrait venir à l’avant ? demanda-t-il.

Hermione se leva et regarda ses amis. Elle semblait bien aller, quoiqu’elle était un peu pâle.

- Vous pouvez vous asseoir. Vous n’êtes pas trop nerveuse, j’espère ?

- Je n’ai pas à l’être, répondit-elle. Elle cachait mal sa crainte.

- Vous avez parfaitement raison, dit Dumbledore avec un sourire. Miss Granger, vous êtes élève en cinquième année à Poudlard, et vous y êtes Préfète, est-ce exact ?

- Oui, Professeur, répondit-elle comme si elle se trouvait dans une salle de classe.

- Lors de votre audition, vous nous avez mentionné que l’accusée avait remarqué la présence de différentes créatures magiques dans la Forêt Interdite. Vous savez ce que cela signifie ?

- Les loups et les Harpies, aussi dangereux qu’ils soient, protègent toute source de Magie. Leur présence annonce pourtant des problèmes à venir.

- Et l’accusée vous a avertie de leur présence. Croyez-vous que cela soit le comportement d’une personne soupçonnée de Mangemortisme ?

- Non. Mais en fait, elle nous a avertis de l’arrivée de Centaures, ce qui est pire encore que la présence des Harpies et des loups, car ils ne sortent jamais de la forêt, habituellement. Elle n’a jamais rien dit qui nous laissait croire qu’elle était une Mangemort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mahee

avatar

Nombre de messages : 305
Age : 34
Date d'inscription : 02/08/2006

MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Ven 4 Aoû - 1:14

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XXI : Le Détentium (4e Partie)


- En tant que Préfète, vous avez le droit et le devoir de patrouiller tous les corridors de l’école, n’est-ce pas ? Si vous aviez vu l’épée, auriez-vous été en mesure de la reconnaître ?

Hermione parut surprise par cette question mais y répondit tout de même.

- Oui, j’aurais été en mesure de la reconnaître. C’est une très vieille épée.

- Et pour finir, quand l’avez-vous vue pour la dernière fois ?

- Dans la vitrine de votre Bureau lors de ma nomination en tant que Préfète.

- Merci, Miss Granger. Le témoin est à vous, Mr Malefoy, dit Dumbledore en allant se rasseoir.

- L’accusée n’a jamais rien dit pouvant laisser croire que l’accusée était une Mangemort, dites-vous ? N’est-elle pas disparue sans laisser de traces ? Ne connaissait-elle pas beaucoup de choses en Magie Noire ? À savoir, elle a peut-être ensorcelé l’Elfe de Maison et la jeune Miss Weasley et vous lui faites toujours confiance ?

Dumbledore se leva calmement.

- Aussi brillante que cette jeune fille que je respecte soit, Miss Granger n’a pas les compétences pour répondre à ce genre de question, Mr Malefoy, dit-il.

- Mais je ne demande que son opinion d’adolescente de quinze ans, Messieurs et Mesdames du Grand Conseil ? J’ai cru remarquer que vous en aviez fait autant, cher Professeur Dumbledore…

Dumbledore regarda Lucius Malefoy par-dessus ses lunettes en demi-lune, mais ne dit rien et retourna à son siège.

- Répondez à la question, jeune fille, ordonna Cornelius Fudge.

- Non, je ne crois pas qu’elle ait réussi à ensorceler Dobby. Les elfes de Maison ont un grand potentiel Magique qui ne devrait pas être restreint par les lois de la Sorcellerie de Grande-Bretagne…

- Nous ne sommes pas là pour débattre du droit de ces créatures, l’interrompit Lucius Malefoy, mais bien pour le procès d’une criminelle qui s’est cachée durant près de quatre mois dans le Château de Poudlard, jeune fille.

- Très bien…, répondit Hermione. Vous savez, Mr Malefoy, contrairement à ce que bien de parents pensent, leurs enfants étudient et lisent les livres de la bibliothèque. Je pense que N… Enfin qu’elle a appris ces sorts non pas en fréquentant des Mangemorts, mais seulement dans les livres de la Réserve.

- Mais pourquoi ces livres plus que les autres ?

- Tous les élèves l’ont déjà fait, ce n’est pas exceptionnel…répondit Hermione d’un ton de mépris envers l’homme qui se trouvait devant elle.

- Un dernier point, Miss Granger, si vous le voulez bien. Lors de votre Audition, vous nous avez mentionné que lorsque vous avez assisté à l’Attaque des Détraqueurs sur le Chemin de traverse avec votre cousine Moldue, vous y aviez vu des loups, est-ce exact ?

Harry vit Ron crisper les poings sur son siège. Comment Lucius Malefoy osait-il parler de Isaanne à ce moment même ? Que tentait-il de faire ? Embrouiller Hermione… Harry rageait intérieurement.

- N’oubliez pas les Mangemorts, Mr Malefoy, dit Hermione en prononçant chacun de ses mots clairement. Hermione avait le teint livide, mais le regard déterminé. C’est exact, j’ai vu deux loups s’attaquer à Mr McCald.

- Elrik McCald ? Du Département des Relations Moldues ? Étrange, vous ne trouvez pas, que des loups, sans pleine lune, attaquent des gens ?

- Si vous voulez me traiter de menteuse, ne vous gênez surtout pas, mais je sais ce que j’ai vu. Et j’ajouterais que tous les loups ne sont pas des loups-garous, Mr Malefoy…

- Je dois admettre que vous avez raison sur ce point. Mais seuls des loups-garous peuvent s’attaquer à une personne en particulier, Miss Granger. Et seuls des loups de Pasenghorof peuvent le faire sans pleine lune, mais cela vous devez le savoir…

- Non… je l’ignorais, dit Hermione d’un ton honteux.

- Oh! cela me surprend de vous…Mais nous ne sommes pas là pour juger vos connaissances académiques…

Ron se leva d’un bond, mais Harry le retint. Tous deux bouillaient de rage contre le père de Drago. Lucius Malefoy ne voulait qu’humilier Hermione devant les autres sorciers. Les sorciers nobles et purs…

- Je veux seulement savoir, continua Mr Malefoy, si vous avez revu ces loups de Pasenghorof dans les bois de Poudlard depuis cette attaque ?

- Non, Mr Malefoy.

- Donc cela veut dire que les loups qui sont dans la Forêt Interdite ne sont pas méchants…Et pourtant, ils ont attaqué l’accusée…Mmmm…drôle de situation, non ? Serait-elle donc la méchante de cette histoire ?

- Je ne sais pas… dit Hermione dans un souffle.

- Ce sera tout, merci Miss Granger.

Hermione se leva et retourna à son siège. Elle ne regarda personne. Harry vit des larmes dans ses yeux bruns. Mais elle ne pleura pas. Une fois assise, elle fixa Lucius Malefoy du regard et ne le lâcha plus. Une flamme semblait s’être éveillée dans ses yeux. La flamme de la Haine.

Harry se tourna vers Dumbledore. Qui serait le prochain ?

Harry eut un poids dans l’estomac : Dumbledore lui souriait. « Alors voilà, c’est le moment » se dit Harry.

- Je demanderais maintenant à Mr Harry James Potter de bien vouloir venir à l’avant, dit Dumbledore.

Harry se leva et alla s’asseoir sur la chaise qui se trouvait sur l’estrade. Même dans ses pires cauchemars, il n’avait jamais pensé se retrouver assis à cet endroit. Assis à ce même endroit où il avait vu plusieurs Mangemorts être accusés. À cet endroit où il avait appris que la vie de Neville avait été détruite par l’un d’eux.

- Comment allez-vous, Mr Potter ?

Il aurait voulu dire bien, mais il fut incapable de le dire.

- J’ai déjà été mieux… répondit Harry. Il était pétrifié.

- Je ne vous poserai que peu de questions, Mr Potter, alors vous n’avez pas à être inquiet. Vous êtes aussi élève de cinquième année au collège Poudlard, avec Miss Granger, est-ce exact ?

- Oui.

- Vous souvenez-vous du premier cours auquel l’accusée a participé ?

- Oui. C’était un vendredi. Elle s’est présentée dans le cours de potions avec un mot de vous.

- Que s’est-il passé dans ce cours ?

- Elle a fait une autre potion que celle demandée par Rogue…euh…Je veux
dire Professeur Rogue, le Maître des Potions.

- Quelle était cette potion ?

- Je n’en suis pas certain. Elle était noire. Je crois qu’il s’agissais d’une potion d’Éveil.

- D’Éveil ? Rien à voir avec des Potions de Haute magie alors.

Malefoy se leva d’un bon.

- Cette jeune fille ne devrait pas avoir de telles connaissances, s’exclama Lucius Malefoy, alors retenez vos commentaires, Professeur Dumbledore.

- Vous n’êtes pas sans savoir que cette jeune fille a dix-neuf ans, et est donc parfaitement majeure, que ce soit ici ou ailleurs, dit Dumbledore. Continuons si vous le voulez bien, Mr Potter.

Malefoy retourna s’asseoir, vaincu.

- L’accusée vous a-t-elle déjà dit comment elle était venue à notre école ?

- Non, Professeur. Elle m’a dit qu’elle ne s’en souvenait pas. En fait, bien de choses ont été retirées de sa mémoire. Elle m’a même dit ignorer savoir dans quel pays elle était lorsqu’elle s’est retrouvée ici vers la mi-août.

Dumbledore lui sourit à nouveau.

- Merci Mr Potter pour votre temps. Puis le Directeur retourna à sa table.

Harry sentit son estomac se nouer. Le moment qu’il redoutait depuis des heures venait d’arriver…
Lucius Malefoy se leva et se mit de nouveau à faire les cent pas devant l’estrade.

-Alors racontez-nous, Mr Potter, votre première rencontre avec l’accusée, demanda Lucius Malefoy sans le regarder.

Harry se tourna vers Dumbledore et remarqua que ce dernier souriait. Pourquoi est-ce que le Directeur souriait ainsi ? Rien depuis le début du procès ne lui permettait de sourire.

- Et bien… c’était la nuit où j’ai quitté le Professeur Chang pour retrouver Hermione Granger, monsieur. Nous nous…


- Un instant ! s’exclama Lucius Malefoy. Vous avez dit lors de votre Audition que vous aviez découvert l’accusée dans les tours secondaires ouest du Château de Poudlard. Vous avez menti, Mr Potter !

À ces mots, un murmure de protestation s’éleva de la foule de sorciers présents dans la salle.

- Calmez-vous, Mr Malefoy, intervint Dumbledore. Vous aviez demandé à ce jeune homme de vous décrire comment il avait trouvé l’accusée la nuit du 31 octobre, non pas de vous raconter leur première rencontre.

- Ce sont des informations qui n’ont pas été transmises au Grand Conseil ! Vous avez caché des faits au Ministère, Dumbledore ! C’est un outrage !

Nouveaux murmures de protestation et de mécontentement. Harry vit plusieurs sorciers le dévisager, lui et le Professeur Dumbledore. Harry savait déjà ce que les gens pensaient : Dumbledore et son protégé avaient tout manigancé.

- C’est là où vous faites erreur, cher Mr Malefoy, dit Dumbledore, toujours assis sagement sur sa chaise, car la rencontre entre l’accusée et Mr Potter a bel et bien été relatée par Monsieur Weasley qui se trouve à ma gauche, dit-il en le désignant. Page 5, paragraphe 3, lignes 2 à 7. Peut-être n’avez-vous pas prêté attention…

Harry comprit le pourquoi de ce sourire…
Malefoy lança un regard noir vers le Directeur de l’école et se précipita sur les rouleaux de parchemins sur sa table. Puis son visage pâlit. Cela ne lui avait pris que quelques secondes à peine, mais il l’avait trouvé. Les gens du Grand Conseil avaient fait de même.

- Continuez alors, dit Lucius Malefoy d’un ton soumis et colérique.

- Quand était-ce, Mr Potter ? demanda Dumbledore.

- Je n’en suis pas certain étant donné que je ne sais pas combien de jours j’ai passé chez le Professeur Chang. Tout ce que je sais, c’est que je suis parti de chez moi tôt le 7 août.

- Professeur Chang, avez-vous souvenir d’une rencontre avec le jeune Harry Potter ? demanda Fudge à la Vieille Dame.

- Bien sûr…Le petit avait été attaqué par un Griflon. Mr Potter a passé cinq jours avec ma famille avant que nous nous séparions. Je lui ai donné les indications pour se rendre au centre de transport du village, où Mondingus Fletcher l’attendait.

- Est-ce que tout ceci est exact, Mr Potter ? demanda Dumbledore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   

Revenir en haut Aller en bas
 
Harry Potter Et Le Cercle Maudit
Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Harry Potter et l'enfant maudit
» Convention harry potter
» Quel est votre tome préféré de Harry Potter ?
» Quel est votre personnage préféré dans Harry Potter
» [Malone, Aubrey] Harry Potter de A à Z

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-=[ The fics paradise ]=- :: -=[ Fan-fics ]=- :: Fan-fics de Mahée-
Sauter vers: