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 Harry Potter Et Le Cercle Maudit

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Mahee

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MessageSujet: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 22:55

Note de l'auteur : Cette fic fut publiée pour la 1ere fois le 27 Janvier 2003. Il s'agit d'une suite du tome 4. Je l'avais commencé alors que j'attendais la parution de L'Ordre Du Phénix. Embarassed Embarassed Embarassed

Harry Potter et le Cercle Maudit


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Auteur : Mahée
Histoire : Basée sur la fantastique histoire de Harry Potter
Titre : Harry Potter Et Le Cercle Maudit.
Nombre de chapitres : Encore indéterminé (vingt-quatre chapitres sont écrits et corrigés jusqu’à maintenant. Vingt-neuf publiés au total)

Résumé : Harry est maintenant en cinquième année à l’école Poudlard, l’école de sorcellerie. Cette nouvelle année commence dans le doute et la crainte, mais elle ne sera pas très différente des autres après tout : Cours de Potion, d’Histoire de la Magie, de Défense Contre Les Forces Du Mal…etc.

Mais Harry n’a jamais eu d’année bien ordinaire direz-vous. Et je vous répondrai que vous avez parfaitement raison…

Harry, Ron et Hermione continuent leur étude le plus simplement possible, avec leurs nouveaux et anciens compagnons de classe. Tous un chacun continuent leur petit train-train quotidien. Harry ne fait pas exception à la règle, tout en sentant au fond de lui que quelque chose ne tourne pas rond. Une ombre grandit dans son esprit. Mais est-elle seulement dans son esprit ? Ou bien se trouve-t-elle dans l’enceinte même du château ?

Des rumeurs courent. Des rumeurs d’alliances, des rumeurs de trahison. On parle d’un mal qui plane sur le monde de la sorcellerie. On dit qu’une guerre ouverte se prépare, et que tous y seront confrontés.

Cette année, est l’année des vérités…

Cette année, est l’année des confrontations…

Cette année, c’est le retour du Mal…

Cette année, c’est le retour aux sources….


Dernière édition par le Jeu 17 Aoû - 21:36, édité 1 fois
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 22:59

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre I : Lettres d’amis


Dans les rues de Little Whinthon, tout était calme. Le vent soufflait doucement dans les arbres, et les petites étoiles qui surplombaient le ciel étaient à peine perceptibles. À l’horizon, le soleil succédait à la nuit, déployant lentement ses longs bras dorés. À l’extérieur, il n’y avait personne sur les trottoirs, aucun chat perché sur les murets, et aucune âme perdue à la recherche de son destin.

Assis sur le rebord de la fenêtre de sa maison du 4 Privet Drive, un jeune homme du nom de Harry Potter observait ce triste spectacle sans vraiment le voir. Il était perdu dans ses pensées, incapable de dormir. Son réveille-matin affichait 4h54. Depuis maintenant près de cinq heures, il avait 15 ans, mais ceci ne semblait pas l’emballer. En fait, Harry était trop préoccupé pour en être enchanté. En temps normal, le jour de son anniversaire, Harry recevait des cadeaux et des cartes de vœux de ses amis de son école. Cette fois-ci pourtant, il était resté les mains vides. Harry était inquiet. Il était maintenant 5h13, et il ne voyait toujours pas de signe d’oiseaux dans le ciel. Et cela faisait près de 3 semaines que Hedwige, sa chouette blanche, était partie livrer une lettre à Sirius, son parrain.

Envoyer des messages par hiboux n’était pas le seul fait étrange qui rendait ce jeune homme différent des autres. Une de ses plus grandes particularités dans ce monde qui est le nôtre, était que Harry allait bientôt entamer sa cinquième année au collège Poudlard, l’école de sorcellerie. Au cours des derniers mois, des événements funestes s’étaient produits un peu partout dans ce monde secret et Harry craignait à présent le pire pour ses amis. Peut-être que Sirius avait été attrapé par le Ministère de la Magie? Ou pire encore, attrapé par des Détraqueurs! Ces répugnantes créatures qui peuvent vous faire revivre les pires moments de votre vie ou aspirer votre âme… Peut-être que Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, avait dû s’enfuir suite à de quelconques représailles. Les Mangemorts avaient-ils déjà fait de nouvelles victimes ? Les Moldus, les gens qui n’ont pas de pouvoir magique, étaient-ils en sécurité? Et Hermione…une de ses deux meilleurs amis ? Étant fille de Moldus, peut-être…peut-être qu’elle avait été tuée! Peut-être que Ron et sa famille, les Weasley, étaient présentement en danger ?

Depuis qu’il était de retour chez son oncle et sa tante pour les vacances, Harry n’avait eu que de très bref échos de ce qui se passait dans le monde de la magie. Il espérait avoir de leurs nouvelles en ce jour d’anniversaire.

S’apercevant qu’il devenait ridicule à force de broyer du noir, Harry se leva et s’habilla, toujours en scrutant l’horizon du coin de l’œil. En se regardant dans la glace, il observa qu’il avait un peu grandit. À présent, les vêtements de son cousin Dudley lui faisaient presque. Pour la longueur du moins. Il observa longuement la mince cicatrice qu’il portait au front. Elle évoquait pour lui des souvenirs si douloureux, et récents, que ses grands yeux verts s’assombrirent momentanément.

Cette cicatrice lui a été faite par le plus grand mage noir de tous les temps, Lord Voldemort. Harry n’était encore qu’un bébé lorsque le Seigneur des Ténèbres pénétra dans Goderic’s Hollow, força la porte de sa maison, tua ses parents, Lily et James Potter, avant de tourner sa baguette vers le jeune garçon pour le tuer à son tour. Mais le sort ricocha sur Harry et toucha de plein fouet Voldemort, le réduisant à un esprit maléfique dépourvu de pouvoir. C’est ce qui fait de Harry Potter un garçon si différent des autres, même dans le monde de la sorcellerie.

Malheureusement pour lui et les siens, depuis quelques mois déjà, Lord Voldemort avait retrouvé son corps, et s’apprêtait à nouveau à plonger le monde dans les ténèbres.

Ne voulant pas prendre le risque de réveiller son oncle Vernon et sa tante Pétunia, Harry décida de demeurer dans sa chambre, car après tout, il s’agissait du seul endroit où il ne risquait pas de se faire accuser de tous les maux de la terre.

Les Dursley était la seule famille que Harry avait, mis à part son parrain, Sirius Black. Heureusement pour Harry, son parrain était un évadé de la prison d’Azkaban, la prison des sorciers. Sirius était toutefois innocent, mais Harry n’avait pas crû bon de mentionner ce petit détail aux Dursley. Il s’agissait de la seule défense qu’il avait contre cette famille. Les Dursley détestaient tout ce qui sortait le moindrement de l’ordinaire, ce qui incluait spécialement Harry.

En fouillant dans sa valise à la cherche de son nécessaire à balai, Harry entendit cogner à sa fenêtre. Relevant la tête, il vit volant dans les airs, un grand aigle à tête blanche. Il avait une lettre accrochée à une de ses pattes. Harry courut vers la fenêtre et l’ouvrit. Il se demandait bien qui pouvait utiliser ces oiseaux pour le courrier. Il ne reconnaissait pas l’écriture, mais c’était une lettre provenant de Bulgarie. Harry, curieux, ouvrit la lettre et sursauta. C’était une lettre de Viktor Krum!

Bonjour Harry,
j’espère que tu vas bien. Ici tout le monde est sur ses gardes, mais ça va. Je voulais savoir si tu n’avais pas eu des nouvelles d’Hermione dernièrement. Elle devait me rejoindre ici il y a une semaine, mais je n’ai pas reçu de lettre de sa part. Cela m’inquiète beaucoup. Ron non plus n’a pas eu de ses nouvelles depuis quelques semaines.
Au revoir. Tiens-moi un courant.
Viktor


Harry était bouche bée. Viktor Krum, le célèbre joueur de Quidditch de l’équipe Bulgare lui avait écrit une lettre. À propos d’Hermione! Et Krum avait reçu une lettre de Ron!

Krum avait été, l’année dernière, un des élèves des deux écoles de sorcellerie à venir à Poudlard pour disputer le Tournoi des Trois Sorciers. Il s’était beaucoup attaché à Hermione durant son séjour, et lui avait même proposé de venir passer les vacances avec lui, ce qui avait mis Ron dans tout ses états.

Harry relu la lettre une seconde fois pour être certain qu’il avait bien lu. Personne n’avait eu de nouvelles d’Hermione depuis plus d’une semaine. Où était-elle? Harry retourna dans sa valise pour y prendre du parchemin et de l’encre, lorsqu’il tomba sur une ancienne lettre d’Hermione.

Bonjour Harry
J’espère que tu te portes bien. De mon côté ça va, même si je suis un peu inquiète. Je reçois La Gazette Du Sorcier tous les jours, mais je ne vois aucun article concernant les Mangemorts. As-tu eu des nouvelles de Dumbledore? Ou de Hagrid? Vas-tu passer la fin de l’été chez Ron? On pourrait se voir là-bas. Viktor m’a redemandé de venir chez lui, mais je ne crois pas que je vais y aller. Je l’aime bien, mais s’il se passait quelque chose ici durant mon absence, je ne me le pardonnerais jamais.
Fais attention à toi. J’ai hâte de te revoir.
Hermione
p.s. J’ai relâché Rita Strecker.


Harry pouffa de rire en lisant ce nom. Rita Strecker était une journaliste sensationnaliste pour La Gazette Du Sorcier. Elle s’était transformée en scarabée toute l’année durant, pour espionner ses victimes. Sa plume avait presque causé plus de mal que tous les Mangemorts réunis au cours des treize dernières années, mais Hermione l’avait heureusement capturée.

Dans cette lettre, Hermione ne semblait pas très emballée à l’idée d’aller en Bulgarie. « Elle ne lui a peut-être pas répondu, pour ne pas le vexer, pensa Harry. Elle doit être chez Ron en ce moment même, pour être au courant de ce qui se passe. » Harry prit sa plume d’aigle et récrivit à Viktor que, malheureusement, il n’avait pas eu de nouvelles d’Hermione. Il accrocha sa lettre à la patte de l’aigle, qui attendait toujours, perché sur le bord de la fenêtre, et le regarda s’envoler.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:03

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre II : L’apparition


Harry regarda dans la rue la voiture qui s’arrêta devant chez lui. Une grosse femme vêtue d’une affreuse robe en taffetas bleu poudre sortie de la voiture, suivie d’un gros chien. Cette femme au regard froid et noir dévisagea Harry durant un bon moment, et ce dernier eu un haut-le-cœur. Il s’agissait de la tante Marge, la sœur de l’oncle Vernon. « Comment ai-je pu être assez bête pour l’oublier! » se dit-il à lui-même.

- Alors mon garçon, tu viens porter mes valises, ou bien tu attends qu’il neige?!

- Euh… Oui, oui, j’arrive.
À contrecœur, Harry alla prévenir sa tante et son oncle, qui venaient tout juste de se lever, descendit l’escalier et sortit accueillir la tante Marge.

- Bonjour tante Marge, comment allez-vous? dit-il d’un ton innocent

- Oh ! Tu n’as pas changé depuis la dernière fois que je t’ai vu, répondit-elle

- Marge! Comme je suis contente de te revoir, s’empressa de dire la tante Pétunia.

Pendant qu’Harry prenait les valises, le gros chien en profita pour tenter de lui mordre les mollets. Harry dû courir pour lui échapper. En pénétrant dans la maison, Harry trébucha dans le cadrage de la porte, et atterrit dans le dos de la tante Marge, qui perdit elle-même l’équilibre.

- Tu ne pourrais pas faire attention? Tu es toujours aussi turbulent que lorsque tu étais petit, s’écria la tante Marge

- Pardonnez-moi tante Marge, je n’ai vraiment pas fait exprès. Je me suis pris le pied dans la porte, expliqua-il.

La tante Marge, tout comme les Dursley, détestait Harry, disant devant lui que seul la bonté de cette famille lui avait permis de vivre, et que selon elle, l’oncle Vernon et la tante Pétunia auraient dû le laisser devant la porte, là où ils l’avaient trouvé.
Pour le moment, ce qui préoccupait l’esprit de Harry, n’était pas les propos d’indignation de la tante Marge. Il pensait que si elle demeurait à Privet Drive pour quelques jours, il devrait cacher tout ce qui se trouvait dans sa chambre. Harry ne pourrait pas recevoir de hiboux postaux. Pire encore, il ne pourrait pas partir chez les Weasley, car tel qu’il les connaissait, ils utiliseraient la magie, ce qui, évidemment, révèlerait à la tante Marge le fait que Harry était un sorcier.

- Alors mon garçon? demanda l’oncle Vernon.

- Qu…Quoi? s’exclama Harry, dérouté.

- J’espère que tu n’es pas en train de mijoter des plans contre Marge. Ou bien, en train de…, il semblait très difficile à l’oncle Vernon de ne pas hausser la voix, de… de penser à ce que tu pourrais écrire à ton parrain.

Harry eut un sourire triste en entendant mentionner le nom de Sirius, et se contenta de faire non de la tête.

- J’ai vu un aigle passer au-dessus de votre maison. C’est étrange. Il en a souvent par ici? demanda la tante Marge, lorsque tout le monde fut entré dans le salon. Les Dursley figèrent sur place et fixèrent Harry durement. Harry s’était changé en pierre. Et si la tante Marge avait vu l’aigle s’envoler de sa fenêtre? C’est alors que Dudley s’éclaircît la voix et répondit :

- C’est peut-être un des aigles qu’ils utilisent dans les aéroports contre les pigeons, dit-il bêtement. Heureusement pour les Dursley et Harry, cette réponse sembla suffisante pour la tante Marge. Harry était ébahi. Dudley avait dit quelque chose d’intelligent pour la première fois de sa vie. Toutes ces années d’études lui avaient enfin servi à quelque chose, même si cela ne devait arriver qu’une seule fois dans sa vie.

Le reste de la journée se passa sans trop de problèmes majeurs. Cependant, la tante Marge tenait à toujours avoir un œil sur Harry, ce qui au début le dérangea plus ou moins, car la majeure partie du temps il pensait à ses amis et à Sirius. Au bout d’un moment par contre, c’est bien connu, les sourds ont parfois des instants de lucidité dans les moments les moins opportuns, et la mention continuelle de son nom vint à l’agacer. C’était la société industrielle…et Harry…l’éducation et les écoles mixtes…et Harry, les bévues de la police et toujours Harry.
Au cours des jours qui suivirent, Harry garda toutefois son calme. Même s’il lui vint souvent en tête de faire exploser les ampoules pour changer de sujet, ou alors de briser l’une des pattes de chaise de la tante Marge, Harry n’en fit rien. Il savait que la pratique de la magie à l’extérieur de l’école lui vaudrait un congédiement immédiat. Harry voulait éviter cela à tout prix, c’est-à-dire endurer la tante Marge.
Durant le déjeuner, alors que son oncle et la tante Marge étaient en grande discussion au sujet de l’industrie de la perceuse, Dudley donna un bon coup de pied à Harry en dessous de la table. Celui-ci s’apprêtait à riposter, lorsqu’il vit un hibou s’effondrer devant la fenêtre.

- Errol! s’écria Harry, en se précipitant à l’extérieur. Arrivé devant lui, Harry le souleva doucement et le prit dans ses bras. Bien qu’il fut un peu secoué par sa chute, Errol, le hibou de la famille Weasley, était toujours en vie. Trop heureux de la venue de ce cher volatile, Harry ne s’était pas rendu compte que son oncle, beuglant de rage, s’était précipité sur lui. L’oncle Vernon l’attrapa par le collet, et le souleva de terre. Dans un mouvement rapide, Harry empoigna sa baguette magique, mais son oncle fut plus rapide que lui, et la lui arracha des mains. L’oncle Vernon le fit rentrer dans la maison de force et l’amena dans sa chambre.

- Écoute-moi bien, mon bonhomme, s’écria-t-il, je t’avais prévenu de ne pas révéler à Marge ton…

- Mon don pour la magie! dit Harry d’un ton ferme.

- Je te défend de dire un mot de plus, hurla l’oncle Vernon. Tu vas demeurer ici, jusqu’à ce que Marge s’en aille. Et je te le jure, après tu ne retourneras pas dans ce monde de fou!

- Très bien, répondit Harry. Je n’ai qu’à écrire à Sirius alors.

- Tu ne joueras pas ce jeu deux fois avec moi, mon bonhomme. Tu ne peux pas le rejoindre parce que ta satanée chouette est partie, et cet oiseau est mort, conclut-il en pointant Errol avec son gros index, fier de lui. Mr Dursley partit en claquant la porte, et la verrouilla. Harry se précipita vers la porte, mais cela ne servit à rien. Harry fouilla dans sa valise à la recherche de n’importe quoi qui pourrait lui servir. Mais sans baguette magique il ne pouvait rien faire. Il s’assit donc sur son lit, vaincu.
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-Ellana-
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:03

Super!!

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Quand tu as perdu ton âme , tu as perdu ton courage et quand tu n'as plus d'honneur , tu es mort....
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:05

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre II : Le Voyage


Harry se prit la tête dans les mains. Il était désemparé. Il ne savait pas quoi faire. Harry observa Errol qu’il avait déposé sur son lit. Il savait qu’Errol était toujours en vie, mais cela ne lui servait à rien. Harry regardait encore l’oiseau, lorsqu’il se rappela la lettre que lui avait envoyée les Weasley. Doucement, il détacha le parchemin de la patte de son envoyé, l’ouvrit, et reconnu l’écriture négligée de son ami Ron.

Salut Harry,
J’espère que tu vas bien. Chez moi, c’est un peu la cohue, tu dois t’en douter. Papa travaille presque jour et nuit, et Percy aussi. Les Mangemorts ont recommencé à s’adonner à leur jeu préféré : attaquer les Moldus avec des objets ensorcelés! Percy, lui, essaie de faire des alliances avec des sorciers d’autres pays d’Europe, et même certains d’Asie je crois. Et nous, Ginny, Fred, George et moi, nous attendons le retour à l’école. Et toi, comment ça va chez tes Moldus? Je pense que Dumbledore va bientôt t’autoriser à venir à la maison. En passant, je voulais m’excuser pour ne pas t’avoir envoyé ton cadeau d’anniversaire. On ne trouve pas beaucoup d’hibou libre ces temps-ci… Je voulais aussi te demander si tu n’avais pas reçu une lettre de la part d’Hermione. Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis 3 semaines. J’ai même écrit à Krum pour en avoir le cœur net! Il m’a dit attendre sa réponse pour qu’elle vienne le rejoindre chez lui!!! Peut-être qu’elle est là, mais ne veut pas que nous le sachions? Non, elle nous l’aurait dit, n’est-ce pas?
Réécris-moi le plus vite possible
Ron


Harry avait une boule dans l’estomac. Il avait pensé qu’Hermione était déjà chez Ron, mais ce n’était pas le cas. Elle n’avait pas donné signe de vie depuis des semaines maintenant. Harry ferma le poing sur la lettre de Ron. Où es-tu Hermione? Pourquoi n’écris-tu pas?
La nuit était à présent tombée, et Harry faisait les cents pas dans sa chambre. Il s’inquiétait vraiment pour Hermione. Si seulement il pouvait sortir de cette chambre. Il entendait des voix à la porte d’entrée. La tante Marge retournait sans doute chez elle, pensa Harry. Il savait qu’il ne pourrait pas sortir, même si elle était partie. Harry retourna à sa valise et lut et relut la dernière lettre qu’Hermione lui avait envoyée. À chaque fois, la colère et la peur montaient de plus en plus en lui. Il voyait Drago Malefoy et son père attaquer Hermione en plein milieu de la nuit et l’enlever. Pire, la tuer!
Les Malefoy étaient une des plus anciennes familles de sorciers, qui avait un réel dégoût pour ceux qu’ils appelaient les Sang-de-Bourbe, les sorciers issus de famille Moldus. De plus, Harry savait que Lucius Malefoy, le père de Drago, était un Mangemort, même s’il ne pouvait le prouver. L’année dernière, Harry s’était retrouvé confronté à Voldemort et à son cercle de serviteurs, et avait entendu la voix de Lucius Malefoy sous sa cagoule de Mangemort.
Une telle rage monta en lui, que Harry se mis à trembler de la tête aux pieds. Il s’approcha de la fenêtre pour prendre un peu d’air. Il remis la lettre d’Hermione dans sa poche. Si seulement il pouvait sauter de sa fenêtre sans que les Dursley le voient. Ou si seulement il pouvait avoir des ailes, il pourrait s’envoler, et se rendre chez Ron. Voler…Mais bien sûr! S’il était capable de se rétrécir, il pourrait monter sur le dos d’Errol, et partir d’ici!
En se tournant vers Errol, Harry se rappela qu’il n’avait plus sa baguette magique. Que faire alors?! Il retourna à sa valise, pour y remettre la lettre en place, lorsque Harry vit son livre de potions. Mais oui! Pourquoi n’y avait-il pas songé? Il devait bien y avoir une potion capable de l’aider. Il se mis alors à tourner et feuilleter les pages à grande vitesse. « La potion de Coupage permet aux membre du corps de se séparer momentanément, ce qui est très pratique pour passer dans les endroits plus restreints, lut Harry. Cette potion peut cependant causer des dommages irréparables lorsque toutes les parties du corps ne sont pas restituées à temps. » Harry y renonça. Il est vrai qu’elle aurait permis à Errol de le transporter plus facilement, mais Harry craignait de se retrouver avec un membre en moins, comme le Professeur Maugrey.
Ancien traqueur de Mangemort, Maugrey était venu, l’année dernière, enseigner à Poudlard la Défense Contre Les Forces Du Mal. Harry croyait que Maugrey avait dû perdre une de ses jambes lors de l’un de ses combats contre les serviteurs de Voldemort. En fait, le Maugrey que Harry avait côtoyé durant une année entière était un imposteur. Il s’agissait d’un Mangemort qui avait pris la place du vrai Aurore. C’est ainsi qu’on appelle les chasseurs de mage noir. L’imposteur avait la mission d’amener Harry auprès de son maître. C’est pourquoi Harry s’était retrouvé malgré lui, au cœur des événements reliés au retour de Voldemort.
Harry repris la lecture de son livre. Rien dans toutes les formules inscrites à l’intérieur ne lui permettait de se rétrécir suffisamment pour grimper sur le dos d’Errol. Il trouva cependant une potion le rendant aussi léger qu’une feuille. Le hibou pourrait le transporter sans problème alors. Harry regarda dans sa valise s’il avait tous les ingrédients dont il avait besoin. S’il ne faisait pas d’erreur, il avait assez de ventouses de pieuvre pour réussir la potion une seule fois. Par contre, Harry n’avait pas de plume de Cardinal des Andes, oiseau rare au plumage jaune et blanc vivant surtout dans les montagnes Suisse. Il décida donc de prendre une des plumes d’Errol, car il n’avait absolument rien à perdre. Après tout, Errol était un volatile tout comme un Cardinal.
Harry prépara sa potion durant une bonne partie de la nuit. Il expliqua ensuite à Errol ce qu’il devait faire, même si ce dernier semblait encore vexé que Harry lui ait pris une plume sans son consentement. À l’aube, lorsque tout fut prêt, Harry respira un bon coup, prit une longue gorgée de sa potion et se sentit tomber par terre très doucement. Il se sentait léger, même si la potion lui était tombée sur l’estomac. Harry vit Errol s’envoler près de lui et empoigner son épaule gauche avec force. Harry entendit quelqu’un frapper à la porte de la maison, au rez-de-chaussé. Les Dursleys allaient le voir! Il était trop tard maintenant. Errol l’avait déjà soulevé de terre et s’apprêtait à s’envoler par la fenêtre. C’est à ce moment que Harry compris qu’il n’était pas devenu léger comme une feuille, mais qu’il était bel et bien devenu une grande feuille, ayant son apparence!!! Et sortant de la maison, Harry aperçût Mrs Figgs, une voisine, à l’extérieur. L’avait-elle vu?
Errol et Harry survolèrent ensemble plusieurs villes environnantes, et Harry ne pouvait s’empêcher de prier pour que personne ne remarque un hibou volant vers le soleil levant, transportant avec lui la silhouette d’un garçon de 15 ans. Heureusement qu’il y avait encore du brouillard par endroit. Ils volèrent ainsi quelques heures durant. C’était merveilleux de voyager ainsi pensa Harry. Il voyait au loin des collines qu’il n’avait encore jamais vues. Il voyait aussi des gens faire leur petit train-train quotidien à l’extérieur de leur maison. Les rafales de vent par contre, étaient fort désagréables. Harry se voyait virevolter d’un côté comme de l’autre, au gré du vent, faisant ainsi des acrobaties qui, en temps normal, auraient été impossibles à en faire.
Ils surplombaient à présent un petit village éloigné, au bord d’une forêt. Errol commençait à éprouver des difficultés. Le vent soufflait plus fort dans ce coin de pays. La situation dégénéra rapidement. Errol volait en zigzaguant entre les arbres et les maisons. Harry baissa tête pour voir si des gens pouvaient les voir, mais il vit à sa grande frayeur que son pied droit et sa jambe retrouvaient lentement leur taille normale. La potion ne faisait plus effet. Harry avait oublié de regarder dans son livre combien de temps cette potion fonctionnait.
Se débattant pour ne pas tomber, Errol était maintenant à bout de force. Harry devenait de plus en plus lourd pour le pauvre animal. Maintenant ses deux jambes et sa main gauche étaient redevenues comme elles étaient. Harry lui criait de le laisser tomber, mais Errol fit le dur d’oreille. Puis vint le moment où le vent devint trop fort et où Harry fut arraché des pattes d’Errol. Harry s’envola dans les airs avant de redescendre. Il vit Errol s’effondrer dans des buissons, mais Harry continua sa course beaucoup plus loin. Au moins il allait revenir à son épaisseur réelle. Il tenta de voir où il allait atterrir, mais en fut incapable. Il savait qu’il allait bientôt toucher le sol. Il n’aurait qu’à attendre que la potion cesse de faire effet. Ses pieds touchèrent en premier le sol qui lui sembla humide, et il sentit sa tête être submergée dans l’eau. Il avait compris trop tard qu’il était tombé dans un petit cours d’eau dans la forêt. Harry ne réussissait pas à sortir sa tête de l’eau. Le débit était beaucoup trop fort. Il ne pouvait plus respirer, et il suffoquait. Il avait absorbé l’eau comme une feuille. Harry ne savait pas quoi faire pour se sortir de cette impasse. Sans voir ce qu’il faisait, Harry réussit de peine et de misère à s’agripper à un rocher avec sa main valide. Il tira de toutes ses forces. Il tremblait de tout son corps. Il sentait son bras droit revenir tranquillement à la vie. Si seulement la potion pouvait cesser de faire effet plus rapidement. Harry était à bout de force et de souffle. Il ne voulait pas lâcher le rocher. Il réussit néanmoins à sortir sa tête de l’eau. Appuyé sur le bord du cours d’eau, l’épaule meurtrie par les griffes d’Errol et manquant de souffle, Harry se traîna avec peine hors de l’eau avant de s’effondrer sur le sol, à demi conscient. Il sentit alors son visage reprendre ses dimensions normales. Mais à cet instant, il ne voulait pas le savoir.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:09

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre IV : La Sorcière


Harry ouvrit tranquillement les yeux. Il ne voyait pas très bien. Il était si épuisé que sa vue était embrouillée. En fait, ses lunettes étaient réellement embrumées. Harry s’était effondré sur le sol durant des heures. Il faisait à nouveau nuit à présent, et la forêt qui l’entourait ne le rassurait guère. Harry se releva, non sans peine, et regarda autour de lui. Tout n’était que noirceur et ombre. Harry frissonna. Tout ce temps passé avec des vêtements humides, en plus de la froideur de la nuit, l’avait rendu fiévreux. Il avait l’impression que son épaule gauche, ainsi que tout le reste de son bras était coupée par des lames de rasseoir. Harry décida de marcher dans ce qui lui semblait un sentier. Il marcha pendant un certain temps. Il ignorait combien de temps, en fait, mais cela lui sembla des heures. Harry n’avait pas parcouru une très grande distance, lorsqu’il se sentit faiblir de plus en plus. Chaque pas qu’il faisait lui résonnait dans la tête. Une fine pluie s’était mise à tomber entre les arbres. Harry aurait bien voulu grimper dans l’un d’entre eux, mais les arbres autour de lui étaient beaucoup trop grands. Ils lui rappelaient la Forêt Interdite. Il y était peut-être, pensa-il.
Harry entendit derrière lui des petits pas précipités, et des bruits de feuilles piétinées. Il voulut fuir, mais ses jambes en décidèrent autrement. Il s’effondra sur le sol, tremblant. Le mal qui le faisait tant souffrir s’était maintenant étendu partout dans son corps. Sa tête voulait se fendre en deux.
Les pas devenaient plus rapprochés. Harry entendait à présent des voix, mais ne pouvait en comprendre les paroles. Il vit au loin des points briller dans la noirceur. Il comprit très vite qu’il s’agissait en fait de lumières émises par des lampes de poche ou bien des torches. Harry ne pouvait pas le dire.

- Je l’ai vu par ici…

- … cette fois nous le tenons! Ha ha!

- Il ne doit pas nous échapper.

Harry avait la très nette impression que ces lumières se dirigeaient vers lui. Il s’appuya à un arbre et se releva. S’il s’agissait de Mangemorts, jamais ils ne le prendraient à plat ventre sur le sol, comme mort. Il se batterait même si ses forces ne le lui permettaient pas.
Harry vit alors une petite ombre foncer droit sur lui. Incapable de bouger, Harry ne pu malheureusement pas l’éviter. L’ombre le percuta avec grande force, et lui fit perdre l’équilibre. Harry se fracassa la tête contre un arbre. Il tomba couché sur le sol, inerte. Harry vit quatre ombres se pencher au-dessus de lui. Elles étaient vêtues de capes, mais Harry ne pouvait voir leurs visages, une ombre les cachait. Harry se débattit avec force pour les repousser du mieux qu’il le pouvait. Deux d’entre eux le soulevèrent et le portèrent plus loin dans la forêt. Harry n’entendait qu’un bourdonnement autour de lui. Il ne pouvait pas entendre ce que les ombres autour de lui disaient, mais elles semblaient fort heureuses d’avoir mis la main sur lui. Harry vit des points noirs apparaître dans sa vision. Sa tête lui faisait mal, et il avait des haut-le-cœur. Puis vint le moment où on le déposa sur une surface froide et dure. Il entendait toujours des voix autour de lui, mais elles étaient plus nombreuses. Il était étendu par terre, et Harry voyait se refermer sur lui un grand cercle. C’était le cercle des Mangemorts. Ils le regardaient à travers leur cagoule avec des yeux froids et moqueurs. Le silence s’installa parmi les Mangemorts. Harry sentit la cicatrice sur son front prendre feu. Il regarda droit devant lui, et vit penché au-dessus de lui Lord Voldemort.

- Tu vas venir à moi Harry, dit-il.

- Jamais, hurla Harry. J’aimerais mieux mourir!

- Comme tu veux…

Harry vit une lueur s’intensifier dans ses yeux rouges et meurtriers. Voldemort pointa son long index vers l’épaule meurtrie de Harry, y déposa sa main blanche et l’empoigna avec force. Harry sentit son crâne qui voulait se fractionner en morceaux. Il avait l’impression qu’il n’allait pas survivre s’il demeurait encore une seconde sous cette étreinte. Harry hurla de douleur et se débattit pour se redresser. Il réussit à s’asseoir, mais aussitôt il sentit plusieurs mains le forçant à se recoucher.

- Laissez-moi partir. Laisse-moi t’affronter en face…, criait Harry.

- Juste ciel, le petit est conscient.

- Meurtrier! hurla-t-il.

- Tu ne peux pas continuer Grand-mère, s’écria une petite voix aux pieds de Harry.

- Allons mon petit, calme-toi, dit une douce voix. Tu ne dois pas avoir peur de nous, voyons.

Harry ouvrit les yeux. Il était entouré de six personnes qui le regardaient avec curiosité et une étrange lumière dans le regard. Il était dans un endroit faiblement éclairé par des douzaines de chandelles. Harry tenta une fois de plus de se redresser, mais la main amicale d’une petite femme placée à sa droite le retint. Cette femme était très courbée, très ridée et semblait très âgée. Mais il émanait d’elle un tel calme et une telle force, que Harry eut tout de suite pleine confiance en elle. Il observa les autres gens autour de lui. Il pensa qu’il devait s’agir des membres d’une même famille, car ils avaient tous un air de ressemblance. Harry était très courbaturé, et il avait mal partout.
Harry se recoucha, et regarda la pièce dans laquelle il se trouvait. Elle lui sembla être une bibliothèque. Il y avait tant de livres autour de lui, que Harry crut qu’il était de retour à Poudlard. Mais s’il avait été vraiment là, il ne serait pas étendu de tout son long sur une table, mais à l’infirmerie. Harry regarda les autres gens près de lui. Deux hommes et deux femmes étaient concentrés sur le contenu d’un chaudron. Une des deux femmes tenait un grand livre dans ses mains, tandis que l’autre remuait tranquillement le contenu du chaudron. Harry vit la vieille dame poser des herbes sur son épaule meurtrie et le reste de son corps. C’est alors que Harry s’aperçu qu’il avait plusieurs plaies ouvertes! Il avait très peur à présent. La vieille dame s’approcha à nouveau de lui.

- Tu t’es éveillé un peu trop vite mon garçon, lui dit-elle.

- C’est vous qui m’avez fait ça? s’écria Harry, paniqué.

- Non, mon garçon. Nous t’avons trouvé dans la forêt en très mauvais état.

- Que s’est-t-il passé?, demanda-t-il.

- C’est à toi de nous le dire, mon petit, dit alors un des deux hommes.
Le visage de l’homme lui semblait familier.

- J’ai vu le cerc… j’ai vu des mauvaises personnes autour de moi, dit Harry. Il ne voulait pas parler du cercle des Mangemorts. Harry ignorait si ces gens faisaient vraiment parti du monde de la sorcellerie.

- Je croyais avoir le temps de guérir tes blessures avant que tu ne reprennes conscience, mais je me suis trompée.

- Vous allez me soigner? demanda Harry.

- Et guérir ta fièvre. C’est elle qui me cause le plus de problème Harry.

- Vous savez mon nom? Je…je suppose que vous avez vu ma cicatrice…

- Je dois avouer que je viens juste de la remarquer. Non, ce sont tes yeux qui m’ont rappelé une jeune fille que j’ai connue il y a bien des années… Tu as les yeux de ta mère mon garçon.

- Vous avez connu ma mère?

- Oui, alors qu’elle était étudiante, mais cela fait longtemps déjà…répondit la vieille dame, la gorge un peu serrée.

- Vous êtes une sorcière alors ? demanda Harry, un peu gêné que sa question semble stupide. Il voulait en être certain.

- Oui, mon garçon, je suis une vieille sorcière un peu folle, qui va maintenant te faire vivre un moment fort désagréable, mais c’est un mal nécessaire, Harry. Tu te porteras beaucoup mieux par la suite.

- Promis?

- Je te le jure.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:24

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Chapitre V : Le Retour


Harry dormit peu cette nuit-là. Il était s’en cesse entre le rêve et la réalité. Il se voyait parfois dans un cimetière, ce même cimetière dans lequel il avait vu Voldemort revenir à la vie, parfois dans une vaste forêt sur un terrain plat, d’où il pouvait entendre le son d’une rivière à proximité. Tout ceci entremêlé du bruit des conversations autour de la table où il prenait place. Harry se réveilla le corps couvert de sueur. Il se sentait moins fiévreux qu’avant, mais tout son être le faisait atrocement souffrir. Il sentait la douleur jusque dans la moelle de ses os. Il avait plus ou moins conscience de ce qui se passait près de lui. Il avait la fâcheuse impression qu’on lui faisait plus de mal que de bien. Parfois pris entre le rêve et la réalité, Harry voyait le cercle des Mangemorts se refermer à nouveau autour de lui. Ce traitement devait arrêter immédiatement, lui semblait-il. En un éclair, Harry ouvrit les yeux et prit entre ses doigts, un des chandeliers qui se trouvait au-dessus de sa tête à présent, et se leva. Un des deux hommes présents dans la salle attrapa Harry par le collet et le recoucha vivement sur le dos, une expression de surprise sur le visage.

- Pas étonnant que tu sois à Griffondor toi. Un vrai lion ce garçon!

- Laissez-moi partir, cria Harry, toujours incapable de faire la différence entre la fiction et la réalité.

- Pardonne-moi mon petit, je ne voulais pas t’effrayer. Je t’ai Stupéfixé pour que tu ne ressentes pas la douleur. Mais tu es plus robuste que je le croyais. Tu es plein de surprise Harry, dit la vieille dame en s’approchant de lui avec un petit sourire, un autre chandelier à la main.

- Je croyais que j’étais toujours avec les Mangemorts. Qu’avez-vous l’intention de me faire?, demanda un Harry anxieux et craintif.

- Te brûler.

- Quoi??!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, hurla-t-il, en se levant d’un bond, et se débattant. Il n’allait pas rester là pour le simple plaisir de devenir une torche humaine, ou il ne savait quoi d’autre. Il préférait mourir de ses blessures que de mourir brûlé.

- Mère, il faut que nous commencions sans plus tarder, dit l’autre homme venu aider le premier à forcer Harry à se recoucher. C’était l’homme que Harry avait déjà vu. Lui aussi semblait anxieux. Mais aucun d’entre eux ne semblaient vouloir expliquer à Harry ce qui se passait.

- Calme et patience sont les clés de la Magie, mon petit Shaoran, répondit la veille dame. Calme et patience. Et la croyance aussi.

- Nous devons faire baisser sa fièvre, dit la femme debout à côté du chaudron

- Qu’est ce que vous allez faire ?! demanda Harry, blanc de peur

- Applique les feuilles de lotus sur ses blessures, ordonna la vieille dame à Shaoran. Hikaru approche le chaudron de la table. Mmmm…rajoute deux gouttes de sang de dragon et met l’écorce de Bouleau blanc ensuite.

Shaoran s’approcha de la jambe droite de Harry et commença à y appliquer une sorte de pommade visqueuse et bleutée. Harry eu la sensation qu’il avait avalé une chaudière de glaçons entière et qu’ils se rendaient à l’endroit où l’homme avait mis de cette pommade, en passant pas tous ses organes internes. Après le premier choc, Harry se sentait si bien, qu’il aurait voulu que cet instant durant mille ans. Il se sentait mieux déjà. Ses idées étaient plus claires.

- Toi, mon grand, je te donne ceci, continua la vieille dame. Elle lui donna un épais morceau d’étoffe noire. Un petit garçon d’environ sept ou huit ans accourut à grand pas vers Harry. Il affichait un grand sourire et semblait très fier d’être celui qui était désigné pour bâillonner Harry.

- Moi mon nom est Kaho. Je sais déjà le tien. Je dois te mettre ça dans la bouche pour que tu puisses mordre dans quelque chose pendant l’incantation. Je ne sais si affronter Tu-Sais-Qui c’est douloureux, mais ça, ça l’est, à ce qu’il paraiît.

Harry regarda la vieille dame avec des yeux déconcertés. La crainte d’être brûlé n’avait pas fait long feu dans son esprit. Il avait crû à une blague de la part de la vieille dame. Il se jura de ne plus jamais faire confiance aux vieilles dames qui ont l’air sympathique. Harry paniquait vraiment à présent. Encore un fois, en la fixant du regard, Harry ressentit un grand calme, comme lorsqu’il était en présence du Professeur Dumbledore, le directeur de l’école Poudlard. Il comprit qu’il ne pouvait pas se soustraire à cette expérience.
Kaho mit l’étoffe en place, et alla près du chaudron. La situation ne pouvait pas sembler plus précaire pour Harry, mais pourtant elle revêtait quelque chose de familier.
À sa première année à Poudlard, Harry avait dû affronter un Troll et un chien à trois têtes avec Ron et Hermione. L’année suivante, il s’était battu avec un Basilic, un serpent redoutable aux yeux meurtriers qui avait maintenu l’école en émoi toute l'année. Par la suite, à la fin de sa troisième année d’étude, Harry réussit à repousser une centaine de Détraqueurs, se protégeant lui, Hermione et Sirius d’une mort certaine. Et enfin, il y a quelques mois à peine, Harry avait dû se battre à nouveau contre Lord Voldemort.
Et aujourd’hui, il était étendu sur une longue table de bois, entouré d’herbes aux propriétés magiques, dont il ne connaissait même pas le nom. La vieille dame s’affairait au chaudron en murmurant des paroles que Harry n’entendait pas en lisant le livre que l’autre femme tenait toujours dans ses mains. Elle aussi semblait familière à Harry. Shaoran étendait toujours de grandes feuilles sur les plaies de Harry. Ce dernier eu l’impression d’être devenu un gros cigare aux choux.
La vieille dame s’approcha de lui, appliqua la potion du chaudron directement sur les feuilles et y mis le feu. Harry sentit son sang ne faire qu’un tour dans son corps. Ses entrailles avaient pris feu, crût-il. Il criait si fort, que ses oreilles bourdonnaient. Il était persuadé que même avec l’étoffe dans la bouche, toutes les personnes à des kilomètres à la ronde l’entendaient. Peut-être quelqu’un viendrait-il le délivrer. Rien, pas même le Sortilège Doloris était comparable à cette douleur. Harry était persuadé qu’on lui arrachait ses membres centimètre par centimètre. Il sentait de la chaleur s’échapper de lui. Il pensait que ses yeux allaient fondre sous la chaleur. Lorsque la douleur s’apaisait légèrement, une autre plaie prenait feu. Harry aurait tout donné pour que cela arrête, même si pour cela, il aurait dû succomber de ses blessures ouvertes, ou bien délirer de fièvre. En fait, il était déjà fou à cause de la douleur, alors cela n’aurait pas changé grand chose. Puis vint le moment où ses forces le trahirent et où il s’évanouit pour la deuxième fois.
Lorsque Harry revint à lui, il était couché dans un grand lit bien moelleux et confortable. Il ne voulait pas ouvrir les yeux. Il avait peur de bouger, peur de s’éveiller, que tout ceci ne soit qu’un agréable rêve. Résolument, il ouvrit quand même un œil, trop curieux de savoir où il se trouvait. Il vit un ombre au bout de la pièce. Harry chercha ses lunettes à tâtons sur la table à côté de lui. Lorsqu’il les mis, il eut un choc.
Le petit Kaho était là assis devant lui, feuilletant l’écho-Sorcier « Pour tout savoir sur les vedettes du monde de la sorcellerie : Révélations, entrevues et faits vécus à l’intérieur. » Dès qu’il vit la revue entre les mains de Kaho, Harry eu un haut-le-cœur. L’année dernière, il avait été la cible de bien des articles de Rita Strecker, ce qui lui avait causé bien des ennuis au cours de l’année, et Harry se demandait bien si quelqu’un n’avait pas pris la relève, pour le plus grand de ses malheurs.
Le petit garçon releva la tête et lui sourit à belles dents.

- Seulement trois jours. Tu es rapide toi. Tu as bien dormi ?

- Euh…Oui merci. Pourquoi dis-tu « seulement trois jours »? demanda Harry. Kaho sembla très surpris de sa question.

- Parce que d’habitude, ça prend des semaines, répondit-il.

- Et tu aurais attendu tout ce temps pour moi?

- Bien sûr! Cela me fera quelque chose à raconter à mes copains lorsque je ferai mon entrée à Poudlard. J’ai veillé au chevet d’Harry Potter!

- Et quand viendras-tu à l’école Kaho?

- Cette année, s’exclama-t-il, des étoiles dans les yeux.

Harry était à nouveau sous le choc. Cet enfant qu’il lui arrivait en bas de l’épaule avait onze ans ?! Mais il ne put y penser plus longtemps, car le petit Kaho l’attrapa par le bras et l’amena doucement vers l’escalier et ils descendirent. Tous furent bien heureux de revoir Harry en pleine forme. Il prit son repas en leur compagnie. Il avait tellement faim qu’on aurait pu lui servir du rôti de Troll ou bien un gros Scout à Pétard, que cela n’aurait rien changé pour lui. Harry profita de ce moment pour poser quelques questions qui lui trottaient dans la tête.

- Où sont passés les Mangemorts qui étaient dans la forêt?

- Quoi? Il y avait des Mangemorts? Où ça ?! s’écria Kaho, la bouche remplis de patates chaudes.

- Ils ont poursuivi quelqu’un qui m’a heurté. Je me souviens m’être effondré par terre, d’avoir été transporté par certain d’entre eux, puis ensuite d’avoir été dans le cercle des Mangemorts. Voldemort était au-dessus de ma tête. Oups…
Harry venait de se souvenir un peu trop tard que la majorité des sorciers ne pouvaient supporter d’entendre le nom du Seigneur des Ténèbres.

- Ne t’en fait pas, pour ça. Mais il n’y a pas eu de Mangemorts ni de cercle dans les environs, répondit la vieille dame qui venait de faire son entré. Elle était vêtue d’une longue robe noire de jais.

- Mais les hommes que j’ai vu alors? Et mes blessures? Qui m’a fait ça?, s’exclama Harry déconcerté.

- Tu as dû rêver Harry. L’ombre que tu as vu était Kaho qui était poursuivi par les hommes du village, dit Shaoran.

- Mais je n’avais rien fait, s’écria le petit tout en s’attaquant à son morceau de bœuf.

- Il y a eu une disparition il y a deux mois. Et la même chose s’est produite dans le village voisin le mois passé. Le même scénario est arrivé dans différents endroits. En France, en Norvège, en Suisse, en Roumanie, et en Bulgarie. On nous soupçonne, dit tristement Hikaru en regardant par la fenêtre.

- Kaho nous a dit qu’il croyait avoir blessé un animal dans le bois, et nous sommes allés voir. C’est là que nous t’avons trouvé, continua l’autre homme assis à l’autre bout de la table.

- Et Shaoran et Yukioh t’ont ramené ici. Tu délirais de fièvre et tu disais des mots incompréhensibles, conclut la vieille dame.

- Je parlais Fourchelang je suppose, dit sombrement Harry. Avant d’entamer ses années d’étude à Poudlard, Harry avait découvert qu’il avait la faculté de parler avec les serpents, tout comme Salazar Serpentard, l’ancêtre de Lord Voldemort lui-même. En fait, la nuit où Voldemort attaqua Harry, celui-ci lui transmit une partie de ses pouvoirs, dont le don de converser avec les serpents.

- En effet mon petit, dit simplement la vieille dame.

- Et mes plaies ?

- Oh! Je crois que c’est un Griflon qui t’a fait cela. Un tigre argenté, expliqua-t-elle en voyant les yeux de Harry poser la question avant lui. Il n’aime pas ce qui brille, comme les bagues, les montres ou bien les montures de lunettes.

- Il porte très bien son nom, soupira Harry.

NOTE:
( Suspect Le site n'aime pas mon texte... Trop long... Je vais souvent m'amuser... Suite dans le prochain message )
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:26

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre V : Le Retour (2e Partie)



Dans la soirée, Harry s’était retiré dans la chambre pour penser à tout ce qui s’était passé depuis qu’il s’était enfuit de chez les Dursley. Il se demandait bien comment retourner à Poudlard, car il ignorait où il était. Puis il pensa à sa baguette magique que l’oncle Vernon avait dû brûler dans un feu de joie. Harry eut un noeud dans l’estomac. Sa baguette constituait son bien le plus précieux. Qu’allait-il faire sans bagages et sans livres à l’école ?

Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas Shaoran entrer dans la pièce. Celui-ci s’approcha doucement de Harry et lui toucha l’épaule.

- Nous devons partir à présent, suis-moi. Harry venait de remarquer que Shaoran était également vêtu de noir, tout comme la veille dame au dîner. C’était une cape de voyage rapiécée.

Harry le suivi en bas et fut surpris de voir tout le monde rassemblé dans le hall d’entré de la petite maison. La vieille dame s’approcha de lui et lui tendit un bout de parchemin. Il y était inscrit un itinéraire de voyage.

- Harry, nos routes se séparent ce soir, et ce n’est pas sans regret mon petit, je t’assure. Mais personne n’est en sécurité maintenant. Toi encore moins que les autres. Suis ce trajet et tu trouveras ton chemin.

- Merci pour tout, dit Harry, même s’il ne comprenait pas tout ce qui se passait.

- Ce n’est rien, allez, file maintenant. Et souviens-toi Harry, qu’une aide sera toujours apportée à ceux qui la recherche. Puis elle l’embrassa, avant de se détourner et partit dans le sens opposé.

Harry se sentait totalement dépourvu. Il avait espéré passer un peu plus de temps avec cette famille. Ils n’auront qu’attendu le moment qu’il revienne à lui, pour partir. Harry regarda le morceau de parchemin d’un mauvais œil. Rien ne lui indiquait où il se rendait. Et les dernières recommandations de la vieille dame lui faisaient froid dans le dos. Que devait-il se passer ? Le savait-elle ?
Harry se dirigea vers le village, comme il était écrit sur le parchemin. Il sillonna les rues à la recherche d’indications, mais il faisait trop noir pour voir quoi que ce soit. Il devait trouver l’arrêt de bus # 3. Heureusement pour lui la vieille dame lui avait laissé de l’argent. Harry lui en fut reconnaissant, bien qu’il se demanda pourquoi elle lui en avait donné. Après tout, ils ne se connaissaient même pas.
Les trottoirs étaient déserts. Par peur peut-être, pensa-t-il. Heureusement pour lui, il portait des vêtements de moldus, alors personne ne pourrait le soupçonner. Il vit au loin un groupe de gens se rassembler près du bois. Harry tenta de demeurer indifférent aux regards que ces gens lui lançaient. Il dû malheureusement s’arrêter lorsque deux d’entre eux l’interpellèrent en marchant vers lui.

- Hey toi, tu n’aurais pas vu la Sorcière par hasard ? demanda un jeune homme à la carrure imposante.

- Je vous demande pardon? répondit Harry, interloqué.

- La fille qui rôde dans le parc depuis six jours. Elle est à peu près de ta grandeur et porte des vêtements noirs, intervint l’autre, un garçon de seize ou dix-sept ans qui n’avait pas l’air sympathique du tout.

- Je n’ai croisé personne à part vous, dit honnêtement Harry. Mais pourquoi l’appelez-vous ainsi ? Qu’est-ce qu’elle a fait ?

- Elle est étrange et ne sort que la nuit, expliqua le grand.

- Et elle a volé mon manteau et mon porte-monnaie ! s’exclama l’autre. Et elle va le regretter si je lui mets la main dessus.

- Et pourquoi croyez-vous que se soit elle? demanda Harry plus vite qu’il ne s’en était rendu compte. Il aurait bien aimé avoir gardé sa question pour lui-même après avoir vu l’expression des deux visages qui le regardaient fixement.

- Tu ne serais pas de mèche avec elle par hasard ?

- C’est vrai, on ne t’a jamais vu par ici ?

- Euh…non, non, je…euh…je cherchais simplement mon chemin pour me rendre à l’arrêt d’autobus. C’est tout! répondit Harry.
Les deux autres le regardèrent longuement, puis se consultèrent quelques instants. Ils semblaient avoir eu la même idée. Le garçon de seize ans s’approcha de lui.

- Bien, nous avons décidé de t’accompagner jusque là-bas. Nous pourrons ainsi nous assurer que tu nous as dis la vérité. Allez, viens, c’est par-là.
Il pointa une ruelle à droite et fit signe à ses amis de le suivre. C’est ainsi que Harry se retrouva escorté par une douzaine de personnes qui le suivaient de loin. Il pensa qu’il avait le don de se mettre dans les situations les plus cocasses. Lui qui avait voulu se rendre simplement chez Ron en utilisant un peu de magie, s’était presque noyé, avait été attaqué par une bête, pour ensuite être brûlé vif. Et pour conclure le tout, il était maintenant accompagné par les anti-sorciers de village, à en juger par les discours qu’il entendait derrière lui. Qu’allait-il lui arriver à présent ? C’est alors qu’Harry se rappela la dernière phrase de la vieille dame : « Et souviens-toi Harry, qu’une aide sera toujours apportée à ceux qui la recherche. » Où était-elle, cette fameuse aide ?
Ils empruntèrent plusieurs rues très mal éclairées, et arrivèrent enfin à l’arrêt de bus. Harry alla acheter son billet, pendant que les autres se rendirent au bus.
Harry s’apprêtait à monter à bord, lorsque les deux jeunes le prirent à part.

- Nous ne pouvons pas monter à bord sans billet, il faut que tu regardes si elle est là.

- Mais je ne l’ai jamais vu ! s’exclama Harry.

- Elle est vraiment étrange, tu ne peux pas ne pas la remarquer.

Harry accepta à contrecœur. Il monta dans le bus et regarda les occupants. Il y avait seulement quatre personnes à l’intérieur, dont une jeune fille assise au milieu du véhicule. Elle n’avait cependant rien d’étrange aux yeux de Harry. Elle portait une tuque bleu marin et un manteau avec un grand col. Elle regardait le plafond, l’air de rêvasser. Il y avait aussi un homme âgé, qui avait pris place tout au fond. Il avait de grands cheveux gris qui lui tombaient dans la figure, ce qui lui donnait un air très sévère pensa Harry. Le troisième était un homme assez jeune, dans la vingtaine sans doute, qui semblait somnoler, la tête appuyée sur sa valise. Le dernier, était un autre homme, vêtu de drôle de façon. Il portait un grand foulard de laine gris et mauve pâle enroulé sur sa tête comme un turban. Son chandail était de couleur verte, orné de marguerites blanches, et son pantalon semblait être un vêtement de nuit d’un autre vert que son chandail. Harry pensa tout de suite qu’il s’agissait d’un sorcier. Peut-être pourrait-il l’aider à retourner à Poudlard ? Mais comment faire pour savoir s’il est un sorcier ou non, sans éveiller les soupçons?
Avec ces questions en tête, Harry retourna auprès des autres gens qui l’attendaient de pied ferme à l’extérieur.

- Alors? demanda le plus grand.

- Elle n’est pas là, dit Harry

- Tu en es sûr ? Il n’y a aucune fille à l’intérieur.

- Retourne voir, dit l’autre.

- Excusez-moi, dit une fille.

- Ca ne sert à rien. Je vous dis qu’elle n’est pas là, s’exclama Harry. Il commençait à perdre patience.

- Excusez-moi, répéta-t-elle un peu plus fort.

- La Sorcière doit bien être quelque part !

- Peut-être, mais elle n’est pas ici, répéta Harry.

- Moi je crois qu’il dit la vérité.

Harry se retourna et vit une fille qui s’était avancée près de lui. Elle était très grande, très élancée et avait de grands yeux bleus. Harry fut heureux que quelqu’un intervienne en sa faveur.

- Nous ne sommes pas allez voir du côté de la falaise. C’est là que nous l’avions vu la dernière fois. Laissons-le tranquille.

- Allons-y, dirent les deux autres d’une même voix. On va l’avoir. Tous suivirent le pas.

- Merci, dit Harry à la jeune fille. Elle lui sourit en retour et continua son chemin vers une ruelle à droite.

Il entra enfin dans le bus et s’assis dans le quatrième banc à l’avant. Il fouilla dans sa poche et prit le parchemin. Harry était en train de le lire, lorsque quelqu’un le lui prit des mains.

- Tu t’en vas à Embourg ? C’est là que j’habite. Tu vas voir, ce n’est pas trop compliqué. C’est le dernier arrêt, ricana une voix derrière lui.

Harry se retourna et vit la jeune fille rêvasseuse qui était maintenant bien éveillée. C’est alors qu’il remarqua une personne qu’il n’avait pas vue la première fois qu’il était entré dans l’autobus. C’était une autre fille, qui paraissait très épuisé. Ses cheveux étaient noirs et son visage blanc comme neige. Elle portait un très grand manteau noir, beaucoup trop long pour elle. Harry su qu’il s’agissait de la fille que les autres recherchaient ardemment.

- Depuis quand est-elle là ?

- Oh ! Euh…elle. Depuis que tu es descendu du bus pour aller parler aux autres, je crois. Elle est passée à côté de toi et tu ne l’as même pas vu ?! Tu as vraiment besoin d’une nouvelle prescription mon vieux. Et depuis quand connais-tu Travis et Coll ?

- Ils la cherchent, chuchota Harry.

- Ah! Je vois! Tu joues les porte-paniers, dit-elle simplement.

- Pas du tout! répondit Harry, vexé. Même si je l’avais vu, je ne l’aurais pas dis. Ce sont ses affaires à elle, et non les miennes.

- Mais tu y es mêlé maintenant, que tu le veuilles ou non ! Je plaisante. Ne t’en fais pas avec ça. Elle semble partir pour de bon ce coup-ci, dit-elle en regardant l’autre jeune fille. Bon alors dis-moi, pourquoi vas-tu à Embourg ?

- Je vais rejoindre mon parrain, mentit Harry. Il ne pouvait quand même pas lui dire qu’il était perdu et qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où il allait. Alors tu te rends au même village que moi ?

- Non. Moi je débarque au prochain arrêt parce que j’ai une sainte horreur de dormir dans les bus.

( Encore !!! Cool )


Dernière édition par le Jeu 3 Aoû - 6:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:28

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre V : Le Retour (3e Partie)



Les deux se turent. Harry regarda par la fenêtre et pensa à ses amis. Il s’inquiétait vraiment pour eux. Mais maintenant qu’il était parti de chez les Dursley, songea-t-il, peut-être ses amis s’inquièteraient-ils eux aussi et enverraient quelqu’un le chercher. Après tout, Dumbledore semblait toujours savoir où Harry se trouvait. Puis il se rappela la présence de l’homme au turban dans le bus. Comment lui faire savoir qui il était, sans risquer de se révéler complètement, s’il advenait qu’il n’était pas un sorcier.
Harry se retourna vers la jeune fille et l’observa longuement. Elle devait être un peu plus vieille que lui. Il remarqua aussi qu’elle portait des gants dont les doigts étaient coupés, et cela l’intrigua.

- Pourquoi portes-tu ces gants ?

- C’est pour cacher les marques que j’ai aux mains. Elle retira son gant droit pour lui montrer.

- Je suis tombée en bas d’un grand arbre lorsque j’étais jeune et je me suis brisée plusieurs os des mains. J’en garde ces cicatrices, conclut-elle avec un long soupir. Harry crût qu’il s’agissait d’une chance inespérée.

- Moi aussi j’en ai une. Regarde mon front, dit-il à haute voix. Harry leva une mèche de ses cheveux noirs pour la mettre bien en vu.

L’homme au turban ne réagit pas. Harry était déçu. La cicatrice de Harry Potter était aussi connue que son propriétaire. Il avait espéré que l’homme le reconnaîtrait ainsi. C’est alors qu’il eut une autre idée, beaucoup plus simple.

- En passant, mon nom est Harry. Harry Potter.

- Je suis vraiment enchantée de te rencontrer. Moi, c’est Nëmy Nephlite. C’est étrange, tu ne trouves pas?

- Euh…non, pas du tout.

Il n’avait pas prêté attention à la question. Il dévisageait l’homme à la recherche d’un signe quelconque qui lui indiquerait qu’il avait reconnu Harry. Mais rien ne se passa. Harry, déçu, se détourna à nouveau. Il regarda à nouveau par la fenêtre, observant le triste paysage noir qui défilait devant ses yeux. Le fait d’avoir mentionné son parrain lui rappela que Hedwige devait bien être de retour depuis le temps qu’elle était partie. Harry ne savait pas très bien combien de temps il avait passé chez la vieille dame, mais il espérait que sa chouette soit de retour maintenant. Elle saurait le trouver. Elle le trouvait toujours. Peut-être qu’ainsi il pourrait enfin avoir des nouvelles de son monde.
Le reste du voyage se fit dans le silence, chacun absorbé par ses propres pensées. Puis, lorsque le soleil pointa à peine à l’horizon, le bus fit son premier arrêt. Tous se levèrent pour sortir. Harry avait besoin de prendre l’air. Il sortit le premier, suivit de près par Nëmy et l’homme au turban.

- Salut Harry. J’ai été heureuse de te connaître, dit-elle en lui donnant une tape sur l’épaule. Si tu restes à Embourg quelque temps, viens me dire bonjour.

- Et comment suis-je supposé te retrouver ? demanda ce dernier en riant.

- Appelle aux quatre vents et j’apparaîtrai, dit-elle en riant à son tour.

Harry demeura figé sur place tandis que Nëmy s’éloignait en chantant. Que voulait-elle dire par-là ? C’était une blague ? Harry pensa fermement qu’elle était étrange. Attachante, mais étrange.
Maintenant qu’il s’était arrêté, Harry avait une heure à attendre que le bus continue son chemin et extrêmement faim, donc il décida d’aller voir s’il ne pouvait pas acheter quelque chose à manger, avec le peu d’argent qu’il lui restait. Il traversa la rue déserte, puis entra dans un petit restaurant miteux. Le service fut très long. Il réussit tout de même à acheter un sandwich à la viande qu’il dévora immédiatement. Il était déjà l’heure de remonter à bord. Dès qu’il sortit, Harry s’aperçu tout de suite que quelque chose s’était produit. Il entendit des alarmes de feu quelques rues plus loin, des gens crier et vit des patrouilles de police rouler à grande vitesse vers le lieu de ce qu’il crût être un incendie. Il y avait un tel vacarme autour de lui à présent, qu’il n’entendit pas l’appel du chauffeur d’autobus. Ce dernier vint le chercher pour le faire monter à bord.
Harry retourna s’asseoir dans son banc, et regarda par la fenêtre. Il vit bien des gens sortir dehors et regarder de chaque côté de la rue. Puis il se détourna et regarda au plafond. Tout ce bruit lui avait rappelé le jour où Harry avait dû affronter Voldemort en duel, et qu’il avait réussi à revenir à l’enceinte de Poudlard sain et sauf. Malheureusement, un de ses confrères d’école n’avait pas eu cette chance.
Tous ces souvenirs le submergeant à nouveau, Harry ne pu s’empêcher de ressentir un fort picotement au creux de ses yeux. Étant caché dans le noir, et n’ayant personne près de lui, Harry pu se le permettre.
Voulant retrouver ses esprits, il jeta un coup d’œil à l’intérieur du véhicule. Seuls la jeune fille et l’homme d’affaire était toujours là. Harry s’étira et entendit un bruit de feuille à côté de lui. Il regarda et vit un morceau de papier chiffonné à ses pieds. Il se pencha pour le ramasser et le déplia. Harry étouffa un rire en y voyant ce qui y était écrit : Nëmy Nephlite, Auberge Des Quatre Vents, Embourg.
Le reste du voyage se passa aussi lentement qu’il avait commencé. Le soleil était levé depuis longtemps lorsque l’autobus se vida des deux autres passagers. Harry était toujours en train de rêvasser lorsque le chauffeur de l’autobus lui adressa la parole.

- Alors c’est vrai que tu vas rejoindre Sirius ?
Harry s’était transformé en statue. Jamais, au grand jamais il ne se serait douté que cet homme fut un sorcier. Car il en était forcement un, s’il connaissait Sirius.

- Comment le savez-vous ? s’exclama-t-il.

- C’est toi-même qui l’a dit à cette jeune fille, non ? répondit-il.

- Je veux dire, comment savez-vous qu’il est mon parrain ? l’interrogea Harry, soupçonneux.

- Je suis désolé Harry, dit le chauffeur, je ne me suis pas présenté. Je suis Mondingus Fletcher et je…

- Vous êtes un des anciens de Poudlard que Dumbledore a appelé ? l’interrompit Harry.

- Hahaha…Oui. J’étais un des confrères de Sirius, de Remus et … euh… de ton père aussi, dit-il plus sombrement. Sans oublier le petit gros qui était toujours avec eux, ajouta-il amèrement. Harry approuva d’un signe de tête.

Peter Pettigrow avait été ami avec le père de Harry. Ce dernier l’avait toujours soutenu et protégé. Mais lorsque Peter dut choisir entre Voldemort ou demeurer fidèle à ses amis, Pettigrow, surnommé Queudver, se rangea du côté du mal pour échapper à la mort. Et il avait été pendant une année entière l’espion de Voldemort. Lorsqu’il vendit les Potter et perdit de ce fait son maître, Peter se fit passer pour mort pour échapper à Azkaban. Sirius fut accusé pour le crime de Peter et ne fut jamais innocenté. Seules quelques personnes, dont Harry, Ron et Hermione, connaissent la vérité sur l’histoire de Queudver. Mais même s’ils disaient la vérité, personne ne les croirait, car plusieurs personnes ont assisté à leur duel, et bien des gens en sont morts. Et comme vous le savez, il faut toujours un coupable, qu’il le soit ou non…
Harry regarda l’homme dans son miroir et lui demanda :

- Vous savez que je ne vais pas chez mon parrain. En fait, je ne sais pas où je vais. Alors dites-moi, où m’emmenez-vous monsieur ?

- J’en ai aucune idée, dit-il. Je veux dire, je ne sais pas chez qui je te mène, mais c’est une demande du Professeur Dumbledore.

Harry respira mieux. Il savait que tout irait bien maintenant. On l’avait retrouvé!

C’est ainsi qu’ils passèrent le reste du voyage à parler de ce qui s’était passé depuis que Harry avait quitté l’école et de Quidditch, le sport des sorciers par excellence! C’est comme cela que Harry appris que le ministère avait demandé à Maugrey Fol Œil de demeurer en service, que les Weasley aidaient Dumbledore le mieux qu’ils le pouvaient, Bill travaillant à présent avec Percy au Département de Coopérative Magique, et Mr Weasley travaillant des heures de fou pour être en mesure de contrer les attaques faites aux Moldus. Il apprit aussi que Remus et Sirius étaient parti en mission en Albanie, et que malheureusement, le Professeur Rogue enseignait toujours à Poudlard, et qu’il était toujours en charge des cours de potions. Harry comprit également, en lisant entre les lignes que les Mangemorts s’en donnaient à cœur joie depuis quelques semaines. Le nombre de disparitions était maintenant de sept moldus et de trois sorciers. De ce nombre, deux moldus et un sorcier du nom de Elrik McCald avaient été retrouvés mort et une jeune moldue était dans une situation magique critique. Le moment vint où le bus s’arrêta devant une grande demeure avec des poutres blanches. Sur la véranda, une petite ombre l’attendait debout près des escaliers. Harry remercia Mondingus Fletcher et descendit l’escalier. Aussitôt les portes furent-elles fermées que Harry vit une jeune fille à la tignasse volumineuse dévaler les marches quatre à quatre et lui sauter au cou.

- Oh Harry, j’étais si inquiète pour toi ! Je suis si contente que tu ailles bien, dit Hermione, un trémolo dans la gorge.

- Moi aussi, Hermione. Moi aussi, fut simplement sa réponse. Harry aurait voulu lui dire autre chose, mais il en était incapable. Le choc de retrouver son amie qu’il avait crue en danger était trop grand pour qu’il puisse prononcer un mot de plus.

- Où étais-tu passé ? demanda-t-elle, l’air à la fois sévère et heureuse.

- Je pourrais te poser la même question, répondit Harry. Comment pouvait-elle lui demander cela alors que c’est elle qui n’avait pas donné de nouvelles durant des semaines !

- Je t’expliquerai, dit-elle tristement. Mais avant, tu dois te reposer. Tu dois être exténué, non ?

Harry su à cet instant, que cette nuit, ou plutôt ce matin, il pourrait dormir sur ses deux oreilles sans crainte. Dumbledore savait où il était. Hermione était toujours en vie. Il savait aussi où était Sirius à présent, et que les Weasley se portaient bien. Tout allait rentrer dans l’ordre. La vieille dame avait dit vrai finalement.


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyMer 2 Aoû - 23:33

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Chapitre VI : La Sœur d’Hermione


Hermione l’amena dans sa chambre. Cette pièce ne pouvait présenter un plus fort contraste avec le reste de la maison. Bien qu’elle fût impeccablement rangée, elle renfermait tant de choses inattendues pour des yeux non avisés, que même Harry en fut un peu déconcerté. Il y avait des piles immenses de livres, tant de blocs-notes et de rouleaux de parchemin, qu’Harry se demanda où pouvait bien dormir Hermione. Sur le haut d’une de ces piles trônait un télescope tourné vers le ciel. Accrochées au mur, il y avait différentes photos. Certaines étaient fixes. Des photos de familles semblait-il. Les personnes sur les autres photos observaient Harry avec un grand sourire, et lui envoyaient la main. C’étaient des photos d’Hermione avec Ron et lui. Il y avait aussi une photo d’Hagrid et de Croc-Dur, son chien, une photo du professeur Dumbledore, du Professeur McGonagall et du Professeur Flitwick sur sa montagne de livres. Ainsi qu’une autre plus discrète de Viktor Krum sur son balai de Quidditch. Dans le coin de sa chambre, au pied de son garde-robe, était placée une boîte en bois également recouverte de livres. Harry pouvait entendre un grattement dans le fond de cette boîte. Il était persuadé qu’il s’agissait du Monstrueux Livres des Monstres, que Hagrid, chargé des cours de Soins aux Créatures Magiques, leur avait demandé d’acheter, deux ans auparavant. Sur cette boîte, il y avait semblait-il, les livres d’enchantements des années précédentes. Il y avait aussi des livres hors-sujet, tel « comment vaincre ses pires cauchemars en dix leçons », « Trouver le bon sortilège et s’en souvenir », « Comment être sûr et certain de se souvenir des sortilèges appris », et « Si vous l’avez finalement oublié, que faire? » ou bien encore « Les bases de la magie ». Harry ne comprenait pas très bien pourquoi elle avait ces livres en sa possession. Hermione était la meilleure élève de l’école. Elle se souvenait toujours de tout ce que les autres avaient oublié. Mais Harry était trop heureux de retrouver un lit douillet, que la question s’évanouit dans son esprit, comme un courant d’air. Après avoir enjambé sacs, robes de soricer, livres et valises, il s’effondra sur le matelas et dormit pendant des heures.
Le lendemain matin (car il dormit tout le reste de la journée et la nuit suivante), il s’éveilla frais et dispos. Il se sentait même prêt à conquérir le monde s’il avait fallu qu’il le fasse. Pour la première fois depuis longtemps, il ne s’était pas éveillé en plein milieu de la nuit, le corps couvert de sueur à cause d’un mauvais rêve qu’il n’arrivait jamais vraiment à se souvenir. Il avait la conviction que Voldemort était toujours dans ce rêve, mais ne pouvait en être sûr. Seule la désagréable sensation d’être épié était encore présente lorsqu’il sortait de son sommeil.
Harry regarda autour de lui et se sentit un peu mal à l’aise. Hermione était couchée à ses pieds, étendue directement par terre, dans un sac de couchage. Il avait envahi son lit sans lui demander, sans même dire un mot. Harry se dit que pour se faire pardonner, il devrait ranger les livres d’Hermione.
Le rangement ne fut pas aussi long qu’Harry l’avait anticipé. Au bout d’une heure et demie, il avait presque tout fini. Il ne comprenait toujours pas ce qu’elle faisait avec tous ces livres de débutant. Il ne restait plus que les livres dont Hermione s’était servie comme oreiller à remettre en place, lorsqu’elle ouvrit des petits yeux encore ensommeillés.

- Tu as bien dormi ? demanda-t-il.

- Euh…oui très bien. Harry, tu peux me dire ce que tu fabriques ?

- J’ai rangé un peu, parce que tu ne devais plus t’y retrouver toi-même. Et aussi pour me faire pardonner d’avoir accaparé ton lit, dit-il en finissant de ranger les derniers livres d’Hermione.

Cette dernière lui adressa un sourire et alla s’habiller. Puis ils descendirent ensemble dans la cuisine. Elle ressemblait en tout point à une cuisine typique de moldus. Il y avait une magnifique table en chêne foncé et les chaises étaient recouvertes de velours vert forêt. Le plancher était en cerisier, dans les mêmes tons que la table. Il y avait aussi une grande fenêtre qui donnait sur la cour et un petit sous-bois d’épinettes. Harry constata que le soleil brillait de pleins feux cette journée-là. Ils allaient avoir une journée splendide.
Après le petit déjeuner, Hermione lui demanda s’il voulait aller faire un tour à l’extérieur. Harry accepta en observant Hermione longuement. Elle était différente, mais Harry ne pouvait dire pourquoi. Dehors, ils traversèrent une petite allée tout près du sous-bois qui menait à une petit cours d’eau. Plus loin on pouvait voir, à travers les arbres, une autre demeure aux volets bleus. Près du cours d’eau, il y avait un banc en fer blanc. Ils s’y assirent et parlèrent de tout et de rien. Mais à chaque fois que Harry faisait allusion à Viktor, ou bien aux Mangemorts, Hermione se dépêchait de changer de sujet. Harry tenta à plusieurs reprises de revenir sur ces sujets, mais il n’y avait rien à faire, Hermione était fermée comme un coffre-fort.
Elle lui parla d’un livre qu’elle avait trouvé qui parlait de sortilèges élémentaires. Harry ne comprenait pas pourquoi elle perdait son temps avec ce genre de lecture, étant donné qu’ils en étaient bientôt à leur cinquième année d’étude. C’est alors qu’elle lui dit qu’elle y avait trouvé des sortilèges forts simples et très utiles qu’ils n’avaient jamais étudiés, et qu’elle aimerait que lui et Ron apprennent avec elle. Des sortilèges qui leur permettraient de voir dans le noir par exemple, ou bien de grimper aux murs.

- Et pourquoi as-tu ces autres livres, ceux qui ont pour titre « Comment se souvenir de ses sortilèges » ou quelque chose comme ça ? demanda Harry, très intéressé. Hermione le regarda quelques instants avant de se lever pour se diriger vers le cours d’eau.

- Harry …est-ce que je t’ai déjà parlé… de ma sœur ? demanda Hermione le regard fixé sur l’eau. Elle semblait voir des choses qu’elle seule percevait.

- Ta sœur ? Tu as une sœur ? dit Harry les yeux grands ouverts. Pourquoi n’en avait-elle jamais parlé ? Comment s’appelle-elle ?

- En fait… elle n’est pas ma vraie sœur. C’est ma cousine…Isaanne. Mais je la connais depuis que nous sommes nées alors…Et pour dire la vérité, nous n’avons qu’un jour de différence. Enfants, nous étions inséparables. Nous jouions ici. Elle habitait dans la maison que tu vois là-bas, répondit-elle en désignant la maison aux volets du doigt.

- Mais tu ne la vois plus depuis que tu es venue à Poudlard, c’est ça?

- Non…elle est partie vivre en France durant les vacances où j’ai été admise, alors nous n’aurions pas pu nous voir de toute façon. Depuis, nous nous sommes écrit et je suis même allée chez elle quelques fois au cours des trois dernières années. Et cet été, c’est elle qui est venue ici. J’étais tellement heureuse, car elle devait passer un mois complet à la maison.

Hermione se retourna vers Harry. Des larmes coulaient comme des rivières sur ses joues rosies. Elle tremblait comme une feuille sous le vent. Harry crût qu’elle allait s’effondrer.

- Hermione…

Harry se leva et s’approcha doucement d’elle. Hermione se détourna à nouveau pour regarder la maison.

- Je m’étais dit que je pourrais aller chez Viktor après, pour la fin des vacances et que je vous rejoindrais sur le Chemin de Traverse avant le retour à l’école. Mais je n’avais pas encore écrit ma réponse à la lettre de Viktor, continua-t-elle à raconter, toujours en larmes.

- Hermione…dis-moi ce qui s’est passé ? demanda Harry, inquiet.

- Nous étions allées voir des kiosques. Je me disais que je pourrais peut-être trouver ton cadeau d’anniversaire là-bas. Ou bien, j’allais peut-être trouver des objets magiques, …ou bien des livres. Elle regardait des bagues et j’étais à ses côtés. Elle est allée un peu plus loin, pendant que j’étais plongée dans un livre que j’avais trouvé. Lorsqu’elle…lorsqu’elle est revenue vers moi, je me suis retournée. C’est là que j’ai vu…que j’ai vu…les…les Mangemorts débarquer ! s’écria-t-elle.

- Hermione… dit Harry dans un souffle. Il la prit par les épaules et la serra contre lui. Elle était si froide. Et elle lui semblait si démunie, si petite et fragile à cet instant, que Harry eut peur de la briser.

La tête appuyée sur son épaule, Hermione continuait de pleurer.

- Je me suis précipitée sur elle. J’étais trop éloignée pour simplement la pousser plus loin. Alors j’ai invoqué un sortilège de protection. Mais il n’a pas complètement fonctionné, parce que…parce que j’ai oublié…j’ai oublié la fin de l’incantation !

Hermione éclata en sanglots. Harry eut une boule dans la gorge. Il ne savait que trop bien comment cette histoire s’était terminée.
Ils demeurèrent ainsi quelques instant. Aucun d’eux ne dit mot. Puis Harry se risqua à prendre la parole.

- Ce n’est pas de ta faute Hermione…Personne ne peut survivre au sortilège de la mort.

- Ce n’était pas Avada Kedavra que le Mangemort a invoqué, dit-elle en le repoussant tranquillement. C’était un sortilège de Stupéfixtion, ajoutat-elle en essuyant ses larmes.

- Alors elle n’est pas morte ! C’est une bonne nouvelle, non ?!

- Isaanne est dans un coma magique. Si j’ai bien compris ce que les gens du Département Des Blessures Magiques m’ont dit, elle serait sous stupéfixion en permanence à cause de mon sortilège ! C’est comme si c’était moi qui l’avais attaquée!

- Écoute-moi Hermione, dit Harry en la prenant à nouveau par les épaules, ce n’est pas toi et tu le sais très bien. Tu n’aurais jamais fait une chose pareil parce que tu as un cœur. Ce qu’un Mangemort n’a pas ! Ne t’abaisse pas à leur niveau, je t’en supplie. Tu as fais de ton mieux.

- Mais ça na pas été suffisant ! Harry, jamais…jamais je n’avais oublié un sortilège avant cette journée-là.

- Isaanne est toujours en vie, et c’est ça l’important. Les gens du Département t’ont-ils dit s’ils pouvaient la sauver ?

- Elle a été transférée à Sainte-Mangouste. Ils ont dit qu’ils n’avaient encore jamais vu ça. C’est comme s’il y avait un champ magique autour d’elle. Et pour le détruire, ils auraient besoin des baguettes qui ont lancé les sortilèges. Et ça, tu sais que c’est impossible.

- Celui qui l’a attaquée a-t-il dit quelque chose ?

- Il a seulement rit. Mais son rire était étouffé par sa cagoule.

Hermione frissonna et demanda à Harry si cela ne lui faisait rien de rentrer à la maison. Sur le chemin du retour, il parlèrent à nouveau des sortilèges qu’Hermione avait découverts dans son livre et décidèrent de commencer un entraînement le soir même. Et Harry se jura de tout faire pour trouver le Mangemort responsable de cet acte.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 0:19

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Chapitre VII : Des Nouvelles


Devant utiliser la même baguette pour s’exercer, Harry et Hermione ne purent pas apprendre les sortilèges aussi vite qu’ils l’auraient souhaité. Harry s’aperçu également très vite que même s’il s’agissait de sortilèges dit pour débutant, il éprouvait une grande difficulté à les mettre en œuvre. Il ne réussit pas à se déplacer sur les murs, mais seulement à y rester accroché, comme deux aimants qui s’attirent. Même Hermione éprouva des difficultés avec le Sortilège Imago. Elle demeura trois jours complets avec le teint grisâtre, telle une photo d’époque.
Cela faisait maintenant cinq jours que Harry logeait chez Hermione, lorsqu’enfin Hedwige fut de retour avec une lettre de Sirius. La pauvre chouette semblait exténuée. Elle était toute amaigrie et décharnée. Harry pensa qu’elle avait dû voyager longtemps avant de les retrouver l’un et l’autre. Elle se posa sur son épaule et lança un cri de bonheur. Harry décrocha la lettre de la patte d’Hedwige et Hermione lui donna de quoi manger. Harry lut à haute voix :

Cher Harry,
Je suis désolé d’avoir manqué ton anniversaire. J’espère que tu me pardonneras. Je ne te dirai pas où je suis, mais je vais être de retour bientôt. Il me reste encore quelques petites choses à vérifier avant d’avoir fini ma mission. Ne t’inquiètes pas pour moi. Toi, comment vas-tu ? J’espère que tu ne fais plus ces rêves que tu faisais l’an dernier. Tu sais quoi faire si cela se reproduit encore ?
On se revoit bientôt. Fais attention. Mes salutations à Hermione et à Ron. Sirius
P.S. Soit prêt à partir dans deux jours. On viendra te chercher.


Harry était tellement heureux. Il allait revoir Sirius bientôt. Il se demandait bien où il était maintenant.
Harry et Hermione passèrent les deux autres journées à s’entraîner, tout en faisait des suppositions sur la mission secrète de Sirius. Peut-être avait-il trouvé la cachette de Voldemort ? Harry se demandait aussi quand on viendrait le chercher. Il ne pouvait s’empêcher de regarder anxieusement la cheminée d’Hermione, ou bien des objets inanimés qui pourraient servir de Portoloin. Le soir venu, Harry était plus que nerveux. Était-il arrivé quelque chose à Sirius ? Où était-il passé ? Il est 23h passé, qu’est-ce que tu fais? Se dit-il intérieurement. Le Ministère avait dû mettre la main sur lui. Après tout, il était un criminel à leurs yeux, et en plus il était en mission pour Dumbledore. Il agissait contre la volonté de Cornelius Fudge, le Ministre de la Magie, qui tentait d’étouffer toute cette histoire sur le supposé retour de Voldemort.
On sonna à la porte. Harry émergea de ses sombres pensées. Il fut surpris de voir que quelques sorciers savaient utiliser les sonnettes. Dans les années précédentes, Harry avait eu quelques mésaventures très rigolotes avec les Weasley. Une année, Ron, avec l’aide des jumeaux, l’avait « enlevé » de chez les Dursley avec une voiture volante. Et deux ans plus tard, ils étaient venus à la maison par la cheminée et avaient dû la faire exploser pour en sortir… Harry sourit en repensant à ces moments. Lorsqu’il revint sur terre, il eut la surprise de sa vie en voyant devant lui nulle autre que Mrs Figg, sa voisine de Privet Drive.
Harry n’avait jamais vraiment aimé cette femme, car elle lui parlait sans cesse de ses maudits chats qu’elle avait gardés à la maison. C’était une vieille femme un peu folle et fort désagréable. Harry se demandait bien ce qu’elle fabriquait là. Il était impossible que les Dursleys l’aient envoyée chercher, alors pourquoi était-elle là ?

- Tu sais depuis combien de jours je suis à ta recherche. Un chose est sure, tu m’en auras fait parcourir des kilomètres.

- Vous êtes revenue me chercher ? Ici ? s’écria Harry. Il n’en revenait pas! Les Dursleys l’avaient fait ! Ils avaient envoyé quelqu’un pour le chercher.

- J’étais venue te chercher chez Vernon, mais étant donné que tu es aussi indépendant et tête de mule que James, tu t’es envolé avant que je t’attrape.

- Vous connaissiez mon père ! Vous voulez dire que vous êtes une sorcière! Et vous ne me l’avez jamais dit! Pourquoi ? demanda Harry, dérouté.

- Chaque chose en son temps. Présentement, il est temps de partir. Nous devons nous dépêcher. Allez chercher vos valises, nous partons à l’instant. Nous ne devons pas rester ici plus longtemps, s’empressa-t-elle de dire à l’adresse de tout le monde réuni, spécialement aux parents d’Hermione, qui semblaient anxieux.

- Je n’ai pas de valise, alors je suis déjà prêt.

- J’ai ramené ceci de Privet Drive…Elle lui montra la valise qu’elle avait laissée sur la véranda.

- Comment l’avez-vous eue ? demanda-t-il en l’ouvrant.

- J’ai persuadé ton oncle de me la laisser. Je lui ai dit qu’il valait mieux que ce soit moi qui la prenne, plutôt que ce soit votre ami Ronald Weasley qui vienne la chercher, n’est ce pas? répondit-elle en adressant un sourire bienveillant à Harry. Et ceci est à toi aussi je crois, ajouta-t-elle en lui montrant un paquet emballé dans du papier Kraft.
Harry se dépêcha de l’ouvrir et y découvrit une baguette. Sa baguette !!!
Harry n’eut pas le temps de demander à Mrs Figg comment elle avait réussi à prendre sa baguette des griffes, probablement longues, de l’oncle Vernon, car Hermione fut prête en un éclair, comme si elle avait préparée le coup depuis des semaines. Harry la regarda avec des yeux soupçonneux.
Harry s’apprêtait à sortir à l’extérieur, lorsque Mrs Figg lui mis une canette de boisson gazeuse sous le nez. Harry n’était pas trop sûr de comprendre. Habituellement, les Portoloins étaient des objets brisés et en mauvais état. Qu’est-ce que Mrs Figg voulait bien faire avec cette canette pleine ? Il se tourna vers Hermione, et décidément elle avait pensé la même chose que lui.

- Excusez–moi Mrs Figg, mais s’agit-il du Portoloin?

- Non…ce n’est pas le contenant, mais le contenu qui en est un. C’est Dumbledore qui a fait lui-même cette potion magique pour que nous puissions nous rendre à Poudlard en sécurité. C’est pourquoi je vous demanderais, dit-elle aux parents d’Hermione, de brûler cette canette après notre départ. Ajoutez-y de l’eau avant, car sinon il y aura une explosion dans votre cheminée, continua-t-elle, comme si c’était très normal de lancer de la potion magique dans une cheminée de Moldu.

- Pourquoi prendre toutes ces précautions ? Nous n’aurions pas pu nous rendre tout simplement chez Ron? demanda Harry.

- Je ne te cacherai pas la vérité Harry. Il y a eu une disparition signalée dans plusieurs endroits où tu es passé. Une fille a également été enlevée dans le village de Ron. . Cela me surprendrait que tout ceci soit l’œuvre du hasard. Sans oublier que la cousine de votre amie ici présente a été attaquée. Alors, non Harry, tu n’es pas en sécurité ailleurs qu’à Poudlard.

- Mais Mrs Figg, il est impossible de nous rendre dans l’enceinte de l’école par Portoloin ou en transplanant, vous le savez bien, non ? demanda Hermione anxieuse.

- C’est exact. C’est pourquoi nous allons nous rendre à Pré-au-Lard. Et en détruisant le reste de la potion, personne ne pourra nous suivre.

Hermione embrassa ses parents et Harry les remercia du fond du cœur de l’avoir accepté, même s’il s’était un peu imposé. Mrs Figg, Hermione et Harry prirent leur valise et une gorgée de la potion et aussitôt Harry se sentit encore une fois comme si une chaîne invisible le tenait par le nombril et le tirait inlassablement vers l’avant. Il sentait ses jambes ballotter d’un côté et de l’autre. Il sentait également la présence d’Hermione et de Mrs Figg à ses côtés. Quelques instants plus tard, tous les trois se retrouvèrent dans une rue de Pré-au-Lard, les passants ne se préoccupant même pas des nouveaux arrivants.
Il faut dire que Pré-au-Lard était le seul village Sorcier de toute l’Angleterre. Il était à proximité de Poudlard et les élèves de troisième à septième année, avec autorisation, le visitaient occasionnellement. On y trouvait un service postal, un magasin de confiserie et un Pub, Les Trois Balais, pour ne mentionner que ceux là.
Harry, Hermione et Mrs Figg se rendirent au Pub pour prendre de la Bièraubeurre, cette boisson magique qui fait chaud au cœur.

- Il n’est jamais à l’heure lorsqu’on a besoin de lui ce Fletcher. Si ça continue comme ça, il va devenir pire que Golph, c’est certain! dit Mrs Figg une fois à l’extérieur.

- Qui est Golph ?

- Le plus lunatique des sorciers ! s’exclama Mrs Figg. Pendant les sept années où il a été élève à l’école, je ne l’ai jamais vu remettre un devoir à temps. Et il se passe la même chose avec ses rapports maintenant. Mais j’imagine qu’il ne faut pas trop lui en demander. Même lorsqu’il est né, il était en retard alors…
C’était étrange d’entendre Mrs Figg parler d’autres choses que ses chats, pensa Harry. Et le fait que ces autres choses étaient à propos de la magie rendait son discours encore plus étrange à ses oreilles.

- Pourquoi ne pas aller à la Cabane Hurlante ? proposa Hermione.

- Pourquoi veux-tu aller dans cet endroit ? demanda Mrs Figg, interloquée.

- C’est vrai ! approuva Harry. J’avais oublié qu’il y a un passage qui mène à Poudlard. Ou bien on pourrait passer par chez Honey Dukes ? cela serait encore plus rapide.

- Ce tunnel a été condamné cet été. Nous allons passer par la Cabane, mais il faudra que vous m’expliquiez comment vous connaissez le passage sous le Saule Cogneur tous les deux ?

C’est comme ça que nos trois voyageurs partirent en direction de la Cabane. D’un petit coup de baguette magique, Mrs Figg fit disparaître les planches qui barricadaient une des fenêtres pour les laisser entrer. En route vers le Château, Harry et Hermione firent un résumé de l’histoire qui les avait menée à ce tunnel.
Un certain soir, deux ans auparavant, alors que Sirius Black s’était échappé de la prison d’Azkaban depuis quelques mois, Harry, Ron et Hermione revenaient au Château après avoir rendu visite à Hagrid. C’est alors qu’un chien noir s’était élancé sur eux, attrapant Ron par l’épaule, et l’amenant vers le Saule Cogneur, où ils disparurent tous les deux dans un tunnel. Tout le monde avait toujours cru que Sirius s’était évadé de la prison pour tuer Harry et venger son maître Voldemort. Sirius n’avait jamais travaillé pour le Mage Noir. En vérité, il était de retour à Poudlard dans l’unique but de mettre la main sur Peter Pettigrow, pour régler ses comptes avec lui. Ayant suivi Ron et le chien, Harry et Hermione découvrirent que le tunnel en question débouchait sur la Cabane Hurlante, que Sirius était un Animagus pouvant se transformer en chien et que Remus Lupin, ami de Sirius et Professeur de Défenses Contre Les Forces Du Mal à l’époque, était un Loup-Garou. Ils découvrirent également que Croûtard, le rat que Ron chérissait depuis des années, n’était nul autre que Peter. C’est aussi cette nuit là que Peter retourna vers son maître, et que Harry sauva la vie de Sirius et d’Hermione en repoussant un cercle de Détraqueurs.
Après une petite demi-heure de marche, Harry, Hermione et Mrs Figg arrivèrent à la sortie du tunnel. Ils étaient maintenant dans le parc de Poudlard. Harry pensa qu’il n’avait jamais été aussi heureux de revoir le château. Il était enveloppé par la brise du soir, ce qui lui donnait un aspect voilé et distant, et en même temps un aspect mystérieux, et donc très attirant.

Mrs Figg ralentit le pas et s’adressa à Hermione.

- Pourriez-vous faire sortir Pattenrond de sa cage, s’il vous plaît, Miss Granger ?

- Euh…oui bien sûr, dit-elle en déposant la cage sur le sol. Puis-je savoir pourquoi vous voulez que je libère mon chat à l’extérieur Mrs Figg ?

Pattenrond sortit tout doucement de la cage, et prit grand soin de tranquillement s’étirer.

- Je te le demande parce que je veux lui parler.

- Parler à qui ? Au chat ? demanda Harry, interloqué.

- Allez Henri, montre-toi. Je n’ai pas toute la soirée.

C’est alors que Pattenrond se tourna vers Mrs Figg et exprima son désaccord par un long miaulement. Il tourna les pattes et fila en direction du château. Mrs Figg ne cacha pas son découragement.

- Henri, pour l’amour du ciel, revient ! cria-t-elle au chat fuyant. Puis elle sortit à nouveau sa baguette en lança un sort de lévitation sur le chat. Celui-ci s’éleva dans les airs, et atterrit directement dans les bras de Mrs Figg.

- Ne me dit pas que tu m’en veux encore d’avoir brûlé ta deuxième meilleure robe de sorcier avec le fer à repasser moldu. Cela fait trois ans, écoute…Et je t’ai expliqué que Mrs Dursley est venue au même moment. Je ne pouvais quand même pas utiliser la magie devant elle.

- Tu aurais pu attendre qu’elle s’en aille, dit l’homme qui était à présent devant elle.

Harry et Hermione ne pouvaient en croire leurs yeux. Hermione surtout. Elle était devenue si pâle que son visage brillait presque à la lueur de la lune, puis Harry le vit passer à la couleur rouge brique.

- Vous…vous avez passé tout ce temps avec moi dans le dortoir des filles, et vous étiez un homme, s’écria Hermione, le doigt pointé vers lui.

- Hermione, je ne vois pas pourquoi tu t’emportes comme ça, dit Harry. Ça change quoi?

- Et toutes les fois où je me suis changée dans ce dortoir, ça n’est rien ça, je suppose?

Harry n’ajouta rien. C’est vrai qu’il n’avait pas pensé à ce (gros)détail.

- Hermione, calme-toi, dit Henri, les mains dans les airs pour la calmer. Je ne t’ai jamais regardée te changer. Ni toi, ni aucune fille de ton dortoir. J’ai même l’impression d’avoir passé la moitié de ma vie caché sous ton lit, pour ne pas vous voir, soupira-t-il, les joues en feux.

- Mais pourquoi avez-vous voulu être mon animal de compagnie ? Pourquoi pas celui d’Harry ?

- J’ai essayé, mais je n’ai pas réussi, répondit honnêtement l’homme.
Cet homme ressemblait beaucoup à Pattenrond. Il était de taille moyenne, et avait les cheveux roux parsemés de mèches grises et blanches. Il se tenait le dos et les jambes arqués devant une Mrs Figg en furie, les yeux brillants toutefois d’amusement. Avant que Harry et Hermione n’aient le temps de réaliser ce qui était en train de se passer, les deux adultes commençaient à discuter fort.

- Alors tu as passé ton temps dans le dortoir des filles! Je vois maintenant pourquoi tu étais toujours en retard Henri Figg !

( Suite dans le prochain message Razz )
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 0:22

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Chapitre VII : Des Nouvelles (2e Partie)



- C’est faux ! Voyons ma chérie, dit Henri Figg un peu mal à l’aise. J’ai fait des pieds et des mains pour toujours rester à l’écart. Tu sais comment je suis.

- Évidemment ! Et c’est exactement ça Henri, tu restes toujours à l’écart. Tu vois pourquoi je dis que je ne peux jamais compter sur toi, dit Mrs Figg les bras croisés.

- C’est absolument faux ! J’étais en mission, répondit l’autre, d’un ton hautain.

- Et tu n’es pas le seul. Mais je suis capable de faire plus d’une chose à la fois, ce qui n’est malheureusement pas ton cas, dit-elle tout aussi fièrement.

- Et c’est pour ça que tu as brûlé ma robe je suppose ! s’exclama-t-il.


Harry et Hermione échangèrent un regard et pouffèrent de rire. Décidément, ces deux personne en avaient gros sur le cœur. Ou bien il s’agissait de la manière qu’ils avaient trouvée pour se démontrer leur amour… Après quelques instants, Harry prit son courage à deux mains pour intervenir.

- Henri, je me suis déjà excusée, qu’est-ce que tu veux que je fasse de plus.

- Qui êtes-vous Monsieur ? demanda Harry, pour être certain qu’il avait bien comprit la situation.

- Hein ? Oh…désolé, je perd mes manières à force de ne plus côtoyer de gens civilisés. Je suis Henri Figg. L’époux de ma Arabella. Je suis enchanté d’enfin pouvoir te parler en face mon grand.

- Qu’est-ce que ça veux dire cela, « des gens civilisés » s’exclama Mrs Figg, visiblement vexée.

- Tu grimpes toujours aussi vite dans les rideaux, chérie ! répondit Mr Figg, très fier d’avoir réussi à faire perdre son sang froid à Mrs Figg. Harry pensa que ces deux personnes se ressemblaient beaucoup, pour le caractère du moins.

- Qu’est ce que vous voulez dire par vous « n’avez pas réussi » ? demanda Harry.

- Lorsque tu es venu à Poudlard, le Professeur Dumbledore m’avait demandé de demeurer avec toi. Mais c’est Hagrid qui est venu t’acheter ton animal, non ? Malheureusement il n’aime pas les chats, alors je n’ai pas pu te suivre. Dumbledore m’a donc dit de retourner à Privet Drive, pour surveiller les Moldus avec qui tu habites.

- Pourquoi les surveillez-vous ? demanda Hermione à haute voix.

- Avant sa chute, Voldemort était prêt à tout pour vous trouver, tes parents et toi. Il serait même allé jusqu’à attaquer la sœur de ta mère pour savoir où vous étiez caché, répondit Mr Figg. Et c’est encore plus le cas aujourd’hui.

Harry se sentit rougir. Plus il vieillissait, plus il se rendait compte que bien des gens étaient là pour le protéger, lui, au risque de leur propre vie. Harry leur en était très reconnaissant.

- Alors vous avez passé tout ce temps hors du monde de la magie pour moi, murmura Harry, les joues en feu.

- Nous devons admettre que nous avons un petit côté asocial, alors cela ne nous a pas vraiment affecté. Et si nous voulions te protéger, il fallait aussi protéger vos proches.

- Cela me surprend que Voldemort n’ait pas pensé à les attaquer auparavant, dit Harry en soupirant.

Harry s’imaginait bien Voldemort pénétrant dans le 4 Privet Drive pour tuer son oncle, sa tante et son cousin Dudley. Bien qu’Harry les détestait, jamais il n’avait souhaité leur mort. Il ne pouvait même pas s’imaginer que quelqu’un mérite de mourir ainsi. Personne ne mérite la mort. Personne.

- Il ne le peut pas, car ils sont protégés par un sortilège. Et c’est pour cela que je vis à Privet Drive.

- Je comprends, s’exclama Hermione. Vous êtes le Gardien de leur Secret Mrs Figg.

- Non, moi je suis la Gardienne du Secret de mon mari. C’est lui qui est ton Gardien Harry.

- Ainsi, si Voldemort trouvait ma femme, la seule chose qu’elle aurait pu lui révéler, s’il avait brisé le sort, c’était où se trouvait son vieux fou de mari ! s’exclama-t-il en riant de bon cœur. Et comme peu de gens savent que je suis un Animagus, Voldemort n’aurait pas pu me trouver. En plus, j’étais un Transite, et donc je ne passais jamais deux jours au même endroit à l’époque. Rare étaient les chances qu’il eut de mettre la main sur moi. Et maintenant que la plupart des sorciers me croient mort, les chances sont encore plus minces, conclut Mr Figg en bombant fièrement le torse.

On entendit au loin un bruit sourd, et le sol trembla légèrement. C’était comme si on avait laissé tomber quelque chose de vraiment lourd sur le sol. Tous se retournèrent vers le tunnel d’où ils étaient venus.

- Vous croyez que c’est le Saule Cogneur qui a fait ce bruit? demanda Harry.

- Regardez ! Il se redresse ! s’exclama Hermione en le pointant du doigt.

- Mais pourqu…Là ! Il y a une ombre ! dit Harry plus fort qu’il ne l’avait voulu.

- Henri, amène les petits dans le château, ordonna Mrs Figg en pointant sa baguette vers le Saule.

- Soit prudente Ma belle. C’est peut-être un Mangemort qui nous a suivi.
Mr Figg se transforma en chat et amena Harry et Hermione droit vers le château. Comment un Mangemort avait-t-il pu les suivre malgré le Portoloin? Se trouvait-il à Pré-au-Lard? Avait-il entendu ce que Harry et Hermione avaient dit à propos de Sirius ?

Dans le Hall d’entré éclairé par des torches, Harry reconnu le visage familier d’un grand garçon aux cheveux couleur de feu. Ron était accompagné de ses frères et de sa sœur, Fred et George, les jumeaux Weasley, et de la petite Ginny qui avait considérablement grandi depuis les vacances.

-Vous voilà enfin tous les deux ! s’exclama Ron. Le Professeur McGonagall nous a raconté ce que tu as fait chez les Dursley. C’est vraiment super. Il faudra que tu me racontes tous les détails.

-Ron, Harry aurait pu se faire prendre par des Mangemorts, s’indigna Hermione.

- Ouais ben c’est pas arrivé alors, il ne faut pas dramatiser, répondit celui-ci en amenant Harry et les autres vers la salle commune de Griffondor.

Le château semblait sans vie, et c’était en parti vrai. Ils étaient les seuls dans toute l’école, mis à part les professeurs. Harry avait l’habitude de se promener le soir dans les corridors déserts du château. Mais à cet instant, il avait l’impression qu’il manquait quelque chose. Ou plutôt qu’il y avait une présence. Une présence qui n’était pas désirée dans les murs de l’école. Il n’osa pas en parler sur le moment, parce que Harry n’était pas seul avec Ron et Hermione, et cela lui sortit complètement de la tête par la suite.
Avant qu’Hermione et Harry n’arrivent devant le portrait de la grosse dame qui cachait l’entrée de la salle, Ron leur dit qu’ils devaient se rendre au bureau de Dumbledore avant d’aller se coucher. Au même moment, le professeur McGonagall arriva pour les amener à cet endroit.
L’entrée du bureau de Dumbledore était cachée par une gargouille au deuxième étage. Dans cette pièce circulaire, on pouvait voir certains portraits des anciens directeurs de l’école qui somnolaient dans leur cadre. Un en particulier, dormait avec un bonnet de nuit et un masque de beauté. Hermione observa ce qu’il y avait dans les armoires d’un oeil intéressé et méfiant à la fois. C’était la première fois qu’elle mettait les pieds dans le bureau du directeur de l’école. Pour Harry, par contre, rien de tout ceci n’était nouveau. Il se rendit près de Fumseck, le Phénix de Dumbledore, et lui caressa doucement la tête. Ce dernier chanta quelques notes en guise de bonjour. De son côté, Ron se dirigea vers une grande étagère, là où se trouvait un chapeau, le Choixpeau Magique. Ce même chapeau qu’ils avaient tous les trois porté cinq ans auparavant, pour se voir désigner l‘une des quatre maisons de Poudlard. La Cérémonie de la Répartition faisait partie des rituels de l’école depuis sa fondation, il y a plus de mille ans de cela, par quatre des plus grands sorciers de l’époque.

- Vous croyez que le Choixpeau Magique va nous offrir une de ses dernières compositions encore cette année ? demanda Ron en ricanant.

- Mais bien sûr, mon cher, répondit celui-ci, ce qui fit faire le saut à un Ron qui ne s’attendait pas à le voir répondre.

- Ca m’apprendra à poser des questions pour ne rien dire !
Hermione s’approcha d’une armoire où se trouvaient bien des objets étranges.

- C’est la Pensine dont tu nous as parlé l’année dernière, n’est-ce pas Harry ? demanda-t-elle.

Harry ne répondit pas. Il observait étrangement son reflet dans une des vitrines du bureau. En fait, ce n’était absolument pas son reflet qu’il regardait, mais ce qu’il y avait à l’intérieur. Devant lui se trouvait l’épée de Goderic Griffondor. Harry l’avait utilisée pour tuer le Basilic que Tom Jedusor avait lancé contre les élèves. C’est après cet événement que Harry eut la certitude d’être un vrai Griffondor. Toute l’année durant, il avait eu un doute, car plusieurs croyaient qu’il était l’héritier de Salazard Serpentard. Harry lui-même eut longtemps un doute car lors de la Répartition, le Choixpeau Magique avait d’abord voulu l’envoyer à Serpentard.
Harry pensait à plein de choses à la fois. À ce qui s’était dit cette fois-là. À ce qui s’était passé l’année dernière. Harry dut cependant sortir de ses pensées lorsque la porte s’ouvrit sur le directeur de l’école. Il était suivi d’un gros chien noir et de Remus Lupin. Lorsque la porte fut refermée, Sirius reprit sa forme habituelle et Harry s’approcha pour lui faire l’accolade.

-Bonsoir à chacun de vous, mes amis, commença Dumbledore. En particulier à vous mon cher Henri.

- Excusez-moi Professeur, mais à qui parlez-vous ? l’interrompit Ron, qui lança un regard à Harry et à Hermione, qui ne pouvaient s’empêcher de rire.

- À ce monsieur qui se trouve derrière vous, Mr Weasley.

- D’accord, je vois… l’homme qui se trouve derrière mooooouuuuaaaa!

À ce grand cri, tous répondirent par un fou rire. Harry pensa qu’il s’en était fallu de peu pour que Ron ait une attaque cardiaque. Ron par contre, qui ne comprenait toujours pas la situation, ne rit pas du tout. Au contraire, il était presque vexé que tout le monde réuni dans le bureau se paie sa tête.

- Laissez-moi vous présenter Mr Henri Figg, Mr Weasley, continua Dumbledore.

Henri s’avança et offrit à Ron une bonne poignée de main.

- Je crois que tu me connais mieux sous le nom de Pattenrond par contre. Ron en resta bouche bée.

- Mais vous ne m’avez toujours pas dit pourquoi vous avez voulu être mon animal de compagnie Mr Figg, demanda Hermione. Car je me souviens que vous m’avez carrément sauté dans les bras sur le chemin de traverse.

- C’est moi qui lui ai demandé, répondit Dumbledore. Pour protéger Harry contre Sirius, continua-t-il en adressant un sourire à celui-ci.

- Vous pensiez qu’il était dangereux ? demanda Harry.

- Les éléments étaient contre moi Harry, dit Sirius en regardant Dumbledore.

- Je ne vous croyais pas coupable. Enfin pas totalement. Mais j’ai demandé les services de Mr Figg, car je ne croyais pas que Sirius avait agit seul pour s’évader de Azkaban. Si un Mangemort l’avait aidé, ce Mangemort serait probablement venu ici avec lui.

Il est vrai que cela aurait été plus plausible, étant donné que tout le monde ignorait que Sirius était un Animagus. Mais Mr Figg ne les avait pas protégés contre Sirius. Il l’avait même aidé à entrer dans le tunnel menant à la Cabane Hurlante.

- Mais Mr Figg, vous avez aidé Sirius à mettre la main sur Peter, non ? Pourquoi l’avoir fait alors ? demanda Ron, qui résumait toutes les questions que Harry et Hermione se posaient à l’instant même.

- En fait, c’est lorsque j’ai vu Sirius s’attaquer au petit Malefoy que j’ai compris qu’il ne vous voulait pas de mal.

- Qu’est-ce que tu as fait à Malefoy ? demanda Harry, une pointe de malice dans les yeux.

( C'est pas fini !!!! )


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 0:26

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Chapitre VII : Des Nouvelles (3e Partie)


- Un jour où vous étiez de retour au château après le cours de Hagrid, Malefoy a sorti sa baguette. Je ne sais pas s’il voulait vous attaquer ou non, mais une chose est sure, c’est qu’il s’est sauvé lorsqu’il m’a vu s’élancer vers lui.

Harry lui sourit et son parrain lui rendit son sourire en retour. Il semblait épuisé, mais fort content d’être de retour au château. Son visage était toujours aussi pâle et cireux que la dernière fois que Harry l’avait vu dans ce même bureau quelques mois auparavant. Et il paraissait toujours aussi soucieux.

- Maintenant, il est temps de parler de ce pourquoi je vous ai convoqué ici, dit le directeur après un long silence. Il alla s’asseoir à son bureau et croisa les doigts.
Harry se doutait bien qu’il devait y avoir une raison, mais laquelle ? Peut-être allait-il leur dire où se trouvait Voldemort ?

- Je n’irai pas par quatre chemins parce que le temps nous manque. J’ai quelque chose à demander à chacun d’entre vous. Pour commencer, j’aimerais que vous Henri, avec l’aide de Mondingus et d’Arabella, vous retourniez au Ministère et que vous vous renseigniez sur les disparitions. Je ne sais pas encore pourquoi, mais j’ai la ferme impression qu’elles sont liées d’une manière ou d’une autre.

- Ma femme est-elle revenue de la Forêt Interdite ? demanda Mr Figg, inquiet.

- Oui. Ne vous inquiétez pas. Elle se porte bien. C’est Golph qui vous avait suivi.

Harry pensa que si Golph était aussi lent que Mrs Figg le leur avait laissé croire, ce dernier avait dû être presque tué par le Saule Cogneur.

- Hagrid les a amenés vers l’infirmerie, continua Dumbledore.

- Puis-je me retirer maintenant ? demanda Mr Figg. Je voudrais aller la voir.

Albus Dumbledore approuva d’un signe de tête et lui sourit. Henri Figg tourna les talons et disparu sous sa forme de chat. Le directeur se leva et se tourna ensuite vers Remus Lupin.

- Deuxièmement, j’ai une grande faveur à vous demander Remus, dit le directeur par-dessus ses lunettes en demi-lune.

- Vous voulez que j’aille rencontrer Sayter, n’est ce pas ?

Sa voix était devenue très grave, et cachait une certaine détresse. Harry, Ron et Hermione le virent regarder vers le ciel, par la fenêtre du bureau. Il avait l’air pétrifié, comme cette fois où Harry et les autres l’avaient vu se transformer en loup. Harry crût que cela était en train de se reproduire.

- À moins que cela soit trop vous demander ? Je comprendrais, dit le directeur en s’approchant de lui.

- Laissez-moi y aller avec lui Professeur, demanda Sirius, l’œil brillant.

- C’est à Remus que revient la décision.

Puis le silence s’installa dans la pièce. Un silence lourd à porter. Un silence de plomb. Un silence éternel, semblait-il. Lupin ne répondit pas. Il continua à fixer le ciel, à la recherche d’une réponse peut-être. Il avait le teint livide. Sirius s’approcha de lui et posa sa main sur son épaule. Remus se retourna et l’on pu sentir dans le bureau une sorte de choc électrique, un courant passer entre les deux amis. Remus serra les poings et fit face à Dumbledore.

- J’irai. Tout de suite sera le mieux. Nous partirons cette nuit si vous le voulez Professeur.

- Non. Dormez ici cette nuit et partez le matin, car je crois que vous n’avez pas beaucoup dormi ces derniers temps. Vous pourrez faire une partie du voyage de jour. Mais avant que vous partiez, j’aimerais savoir si vous avez vu des choses en Albanie ? Des choses qui ne devraient pas être, dit-il d’un ton las.

- La seule chose que nous avons remarqué, c’est que le nombre de harpies a considérablement augmenté dans cette région, répondit Sirius.

- En Bulgarie par contre, il y a des rumeurs. Des gens parlent d’une ombre. D’un mal encré qui grandit lentement. Mais nous n’avons pas pu en savoir plus. Les gens sont méfiants, continua Remus.

- Il est étrange que le Ministère n’en ait pas entendu parler. À moins, comme je le crois, que ce manque de communication avec l’école soit une des mesures mises en place par Cornelius Fudge pour étouffer toutes rumeurs possibles, dit Dumbledore, plus à lui-même qu’à son assistance. Peut-être en saurons-nous plus à votre retour Messieurs. Bonne nuit et bonne chance.

Le Professeur Lupin et Sirius saluèrent le directeur. Sirius s’approcha de Harry et lui serra la main, l’œil toujours brillant.

- Je vous attend en bas, dit-il à nos trois amis.

Puis il suivit Lupin dans l’escalier et Dumbledore referma la porte sur leur passage.

- Bien, j’ai également une petite faveur à vous demander à tous les trois.

- Tous ce que vous voudrez, Monsieur le directeur, dirent-ils d’une même voix.

- J’aurais besoin de quelqu’un qui pourrait envoyer des messages à certains membres du Ministère le plus discrètement possible. Voyez-vous à qui j’ai songé, Mr Weasley ? dit le directeur les yeux brillant d’amusement face aux regards interdits que Ron lui lançait.

- Je voudrais que vous soyez mon messager pour votre père. N’envoyez pas de message au Ministère, mais seulement chez vous. Ainsi Fudge ne pourra pas les intercepter comme il l’a fait cet été.

- Je ferai tout pour vous aider Mr le directeur, répondit Ron les joues en feu.

- Merci. Alors pourriez-vous lui envoyer ceci demain, dit-il en lui tendant un court morceau de parchemin. Et vous, Miss Granger, je me demandais si vous acceptiez un poste de surveillance à l’école.

- Vous voulez dire que je serais préfète, s’exclama-t-elle, la main sur la bouche. C’est trop…je veux dire, c’est un très grand honneur pour moi.

- Et une lourde tâche, mais je suis certain que vous vous en tirerez très bien, Miss Granger.

Harry et Ron regardèrent Hermione, qui était presque au bord des larmes. Harry était très content pour elle, même si cela lui faisait un petit pincement au cœur. Non pas qu’il espérait devenir préfet, mais il se disait que maintenant, il serait beaucoup plus difficile pour lui et Ron de faire des sorties nocturnes comme ils avaient pris l’habitude de le faire depuis qu’ils étudiaient à Poudlard. Elle devrait les surveiller au lieu de les suivre. Mais Harry se dit que Hermione ferait une excellente préfète.
Hermione était la meilleure élève de cinquième année. Elle était aussi une des meilleures sorcières. Et elle n’avait plus besoin de faire ses preuves dans ce sens, même si parfois certaines personnes, spécialement les Serpentards, ce faisait un malin plaisir à lui rappeler qu’elle venait d’une famille de Moldus. Harry pensa que ceci allait les faire taire une bonne fois pour toute. Ron aussi avait l’air content pour elle, même s’il cachait mal son envie.
Ron était le sixième d’une famille de sept enfants. Ses frères aînés avaient tous, d’une manière ou d’un autre, apporté de la fierté à leurs parents. Bill et Percy par exemple, avaient tous les deux été préfet en chef à leurs dernières années d’étude au collège. Charlie, lui, avait été l’Attrapeur de l’équipe de Quidditch de Griffondor. Dans le cas de Fred et George, même si ces deux-là apportaient leur lot de craintes et parfois du souci à Mrs Weasley, ils avaient toujours bien réussi à l’école, même s’ils n’avaient pas obtenu autant de BUSE que Mrs Weasley l’aurait souhaité. Bref, Ron aurait aimé faire comme eux.
Dumbledore retourna derrière son bureau, ouvrit un des tiroirs et en sortit un insigne arborant une lettre P aux couleurs argentées. Il l’épingla à l’uniforme d’Hermione. Il fouilla à nouveau dans son bureau et déposa devant elle un vieux registre qui devait dater de l’époque de la fondation même de Poudlard. Sur le dessus de ce livre, on pouvait y voir les emblèmes des quatre maisons. Il y avait également une phrase inscrite sur le livre, mais Harry n’arrivait pas à la lire.

- Ceci est le livre Sans Âge. Tous les préfets depuis mille ans y ont inscrit leur nom, et de ce fait ont juré de faire respecter les règles, mais également de protéger ceux qui vivent dans cet endroit. Je sais ce que vous vous dites. Que pour un livre sans âge, il a l’air en très mauvais état, mais sa promesse est toujours la même. C’est une promesse éternelle.

- Quelle est t’elle Professeur ? demanda Harry, intrigué.

- Il est écrit : Reste fidèle à toi-même et à ceux qui t’aident et te protègent, tu auras ainsi leur bénédiction en retour, dit le directeur en lisant ce qu’il y avait sur le livre.

Harry observa le directeur pour comprendre où il voulait en venir, parce qu’il ne comprenait pas. Rester fidèle ? Mais à qui ? Et de quelle bénédiction parlait-il ?

Harry et Ron s’approchèrent d’Hermione pendant qu’elle inscrivait son nom. On pouvait y voir un peu plus haut les noms de Bill et de Percy Weasley.

- Maintenant, il me reste une dernière petite chose à vous demander. Demeurez toujours sur vos gardes, même ici. Je ne porte pas d’accusations, mais je sais que certains élèves de l’école font parti des familles partisanes de Voldemort, alors gardez vos distances, conseilla Dumbledore.

Nos trois amis approuvèrent d’un signe de tête et se dirigèrent vers la porte du bureau.

- Harry, dit le directeur lorsqu’il s’apprêtait à franchir la porte, Severus et Yomei vous attendent à l’infirmerie, pour finir de soigner vos blessures.

- Elles sont guéries mes blessures, Professeur, répondit Harry, surpris.

- Puis-je voir tes cicatrices, Harry ? demanda-t-il alors.

Harry releva sa chemise. On n’y voyait plus la moindre plaie de l’attaque du Grifflon. À dire vrai, il n’en portait même pas de cicatrices. Ceci sembla surprendre le directeur au plus au point.

- Je te demande de t’y rendre, question d’être certain qu’il n’y a plus aucun danger.

Harry sortit donc du bureau et se dirigea vers l’infirmerie avec ses amis, où Mrs Pomfresh s’occupait de Mrs Figg. Elle avait été frappée à la jambe droite par le Saule Cogneur et elle portait plusieurs éraflures sur les bras. Dans le fond de la pièce, Harry reconnu le Professeur Rogue avec sa grande robe de sorcier noire et son nez en bec d’aigle. Ce dernier lança à Harry un regard glacé, tel qu’il l’avait toujours fait. Ce n’est pas parce que le Seigneur des Ténèbres était de retour qu’il fallait changer ses habitudes, n’est-ce pas? À ses côtés, Harry vit une petite sorcière encapuchonnée dans une cape de voyage. Harry s’approcha d’eux et lorsque la sorcière se retourna, Harry fut très surpris de revoir cette personne.

- C’est vous…eh…eh…la dame de la Forêt.

Harry n’aurait jamais osé l’appeler la vieille dame devant elle. Mais il se sentit stupide de ne pas savoir son nom.

- Tu peux m’appeler Yomei, mon petit, répondit-elle en riant d’une toute petite voix. J’espère que tu n’as pas eu trop de problèmes à trouver ton bus.

- Je n’ai eu aucun problème, mentit Harry. Il ne voulait pas admettre devant Ron et encore moins devant Rogue qu’il s’était perdu dans cette ville.

- Viens t’étendre ici, mon petit. Cela ne sera pas douloureux comme la dernière fois. Ceci permettra à tes cicatrices de guérir complètement.

- Mais Madame, je n’ai plus de cicatrices depuis une semaine déjà, répondit Harry. Ce dernier se demandait bien pourquoi tout le monde pensait qu’il était encore blessé.

La vieille dame et le professeur Rogue se regardèrent quelques instants. Mais qu'est ce que cela voulait bien dire ?

- Tu es beaucoup plus fort que je ne le pensais mon petit Harry, dit-elle en constatant par elle-même qu’il avait dit la vérité. Tu as pourtant été attaqué par une femelle Griflon. C’est très surprenant que tu n’en gardes pas de marques.

- La femelle Griflon possède des griffes empoisonnées, n’est-ce pas ? dit Hermione qui semblait réciter un des ses livres de magies.

Yomei approuva d’un signe de tête. Puis elle commença à appliquer une sorte de pâte grisâtre.

- C’est du Florias, expliqua-t-elle. Une pâte que les êtres de l’eau fabriquent avec de la vase et du napel. Elle a la propriété d’extraire la moindre trace de poison dans le corps. Elle est très efficace, mais très rare, car les êtres de l’eau ne vivent que dans les endroits très froids d’Europe et que le napel ne pousse que dans les endroits chauds.

- Buvez ceci Potter, dit le Professeur Rogue en lui tendant un verre d’une potion d’une couleur jaune, ou bien verte. Harry n’arrivait pas à faire la différence. Ce dernier prit le verre à contrecœur, se demandant s’il ne s’agissait pas d’un poison. Mais Harry se révisa. Même si cela aurait été probable en temps normal, dans un de ses cours par exemple, Harry pensa que même s’il s’agissait d’un poison, ce dernier ne pourrait pas faire effet à cause de cette pâte que la vieille dame avait appliquée sur lui. Harry pensa aussi qu’il ressemblait à une tranche de pain ainsi badigeonné.
Lorsqu’il bu la potion, Harry eut d’énormes crampes durant quelques minutes puis il ne sentit plus rien. Peut-être s’agissait-il d’un poison finalement…


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:23

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Chapitre VIII : Surprises


Harry avait passé la nuit à l’infirmerie, par mesure de sécurité. Il fut très heureux lorsque Mrs Pomfresh, l’infirmière, lui donna son congé. Il se dirigea directement vers la salle commune de Griffondor, pour rejoindre Ron et Hermione. Il avait hâte de les voir et enfin pouvoir leur parler de ce qui s’était passé depuis deux semaines. Hermione savait déjà toute l’histoire, mais Ron n’en savait(presque) rien. Et ce dernier avait sans doute des nouvelles concernant les Mangemorts.

- Mot de passe ? demanda le portrait de la Grosse Dame

Harry se rappela que personne ne lui avait donné le nouveau mot de passe. Un des deux, Ron ou bien Hermione, allait bien venir pousser le portrait pour le laisser entrer. Après quelques minutes, Harry en eut assez d’attendre. Il s’approcha donc du portrait et cria aussi fort qu’il le pu. Quelqu’un allait bien l’entendre.

- Ce n’est pas en me criant après que je vais bouger pour autant, dit la Grosse Dame, vexée.

- Je suis vraiment désolé. Mais vous me reconnaissez, n’est ce pas ? C’est moi, Harry. J’ai déjà passé plusieurs fois par jour devant vous, dit-il.

- C’est bien pour ça que je ne veux pas te laisser entrer ! Tu crois que ça m’amuse de me faire réveiller par de petits aventuriers nocturnes comme toi et tes amis ?

- Nous ne sommes pas les seuls, s’indigna Harry. Il n’allait quand même pas payer pour les autres. Quelle injustice !

- Il faut que je donne l’exemple mon garçon, continua la Grosse Dame.

- À qui ! Il n’y a que vous et moi dans ce corridor, s’exclama Harry, bleu de colère.

- Tu te trompes. Regarde, dit-elle en pointant le bout du corridor. Une ombre s’éloignait tranquillement. Ce devait être un professeur, pensa Harry.

- S’il vous plaît, Madame. Il la suppliait à genoux maintenant.

- Non, c’est non.

Harry ne voulait pas s’avouer vaincu. Il devait bien y avoir quelqu’un à l’intérieur qui pourrait l’aider. Harry se rappela ensuite que seul les Weasley et Hermione étaient arrivés à l’école. Et Harry se demanda bien pourquoi ils étaient là au juste. Il s’approcha du portrait pour savoir si au moins il y avait quelqu’un à l’intérieur de la Salle Commune. Harry entendit deux personnes discuter. Ou plutôt se disputer. Mais Harry n’arrivait pas à entendre de quoi elles parlaient. Après un moment, Harry réussit à se concentrer assez pour comprendre les grandes lignes de la discussion. Ou bien peut-être était-ce à cause du fait que le ton avait passablement augmenté…

- Tu aurais pu au moins donner des nouvelles. On était tous morts de peur pour toi, dit un garçon, la voix légèrement rauque tout à coup. Pourquoi n’as-tu pas écrit ?

- Mes parents avaient peur que les Mangemorts me trouvent. Ils ne voulaient pas que j’envoie de message répondit la voix d’Hermione.

- Pourquoi les Mangemorts te voudraient ? Tu n’es pas indispensable.

- Merci beaucoup Ron, c’est très gentil à toi.

- Non, c’est pas ça…je…euh… je veux dire que tu ne sers à rien…euh…pour eux… soupira-t-il. Tu sais où je veux en venir, alors arrête de jouer sur les mots.

- Comprends-les. Ils ne connaissent pas vraiment le monde de la magie, et ce qu’ils en ont vu ce jour là, n’était pas …est dur…trop dur à oublier.

Harry pensa à ce qu’Hermione lui avait raconté près du cours d’eau. Elle n’avait pas tout expliqué en détail, mais Harry savait que ces évènements avaient troublé Hermione au plus haut point. Puis il pensait au Mangemort qui avait attaqué Isaanne. Peut-être que les parents d’Hermione avaient raison. Peut-être avait-il voulu s’en prendre à elle.
Harry, pris dans ses pensés, ne s’aperçut pas que Ron était maintenant dans le trou qui donnait accès à la Salle Commune de Griffondor. Ce dernier lui toucha le bras pour ne pas lui faire peur, mais sa tactique ne fonctionna pas très bien…Harry poussa un hurlement, et Ron évita de justesse le coup que Harry avait eu le réflexe de lui donner. Ses réflexes d’Attrapeur lui jouaient parfois des tours.

- Excuse-moi Ron, je ne voulais pas te frapper. Je ne t’ai pas fais mal ?

- Ca va, ça m’en prend beaucoup plus que ça pour me faire peur.

- Alors, dis-le à ton visage, dit Harry en souriant, avant d’entrer dans la Salle Commune.

Il s’agissait d’une pièce circulaire et accueillante, aux couleurs rouges. Il y avait une grande cheminée à droite et plusieurs fauteuils bien confortables tout près. Au fond, il y avait un grand escalier qui menait aux dortoirs des filles et des garçons.
Les trois amis s’assirent dans les fauteuils et parlèrent de ce qui s’était passé depuis quelques semaines. Harry raconta à Ron comment il avait fait pour se sauver de chez les Dursley sans baguette.

- Mais Harry, comment vas-tu la récupérer ? Elle est ton seul moyen de défense contre Tu-Sais-Qui.

Il est vrai que la baguette de Harry, unique comme toutes les autres baguettes dans le monde de la sorcellerie, avait la particularité d’être liée d’une manière ou d’une autre à celle de Voldemort. En fait, chacune de ces baguettes contenait une plume de Phénix. Du même Phénix.

- Mrs Figg l’a récupérée, mais j’ignore comment elle a fait parce que mon oncle me l’avait arrachée des mains, répondit Harry, pensif à nouveau.

Puis il leur raconta le passage dans la forêt jusqu’à son arrivée chez Hermione.

- Si tu veux mon avis, tu aurais mieux fait de demeurer dans le bus. Tu aurais pu te faire attaquer toi aussi, dit Hermione après un moment.

- C’est un simple incendie, rien de plus. Et je suis là maintenant, alors nous ne devons plus nous inquiéter, répondit Harry en lui souriant.

- Et maintenant, c’est l’heure des cadeaux ! s’exclama Ron en sortant une grosse boîte qu’il avait dissimulée sous son fauteuil.

Harry prit le paquet et le remercia. À l’intérieur, il y découvrit une multitude de bonbons de chez Honeyducks, comme des Chocogrenouilles, des Fondants au chaudron, des bonbons de lévitation et des Dragées Surprises. Il y avait aussi dans cette boîte, des bonbons pointus transparents que Harry n’avait jamais vu

- Qu’est ce que c’est ? Ça se mange ? demanda Harry en en prenant une dans sa main.

Ron se contenta d’afficher un grand sourire à son ami. Harry, trop curieux, prit le risque d’en manger une. C’est alors qu’il sentit dans sa bouche, de la fraîcheur, voire même du froid, comme lorsque l’on mange une gomme à la menthe. Au bout de quelques secondes par contre, cette sensation se dispersa dans la tête de Harry, puis dans son corps. Il baissa les yeux et tenta de bouger les bras, mais rien à faire. Il était maintenant paralysé. En fait, il se transformait tranquillement en glaçon devant les yeux d’un Ron mort de rire et d’une Hermione qui souriait d'amusement. Il était couvert de glace à présent. Tout ce que Harry pouvait faire, était de bouger les yeux. Combien de temps allait-il demeurer dans cette situation ?

- Je vais t’aider, ne t’inquiète pas, dit Ron en se levant de son siège. Avec l’aide d’Hermione, ils poussèrent le fauteuil de Harry devant le feu, et ce dernier pu commencer à bouger presque aussitôt.

- C’est quoi ce truc ? demanda-il en riant. Bien qu’au début, il ait paniqué un peu, Harry avait bien aimé l’expérience.

- C’est Fred et George qui ont inventé ça. Ils appellent ça du Gele-O. Ils disent qu’ils ont pris le nom d’une des collections d’objets Moldus de mon père. Ils ont inventé plein de trucs cet été. Des livres de délecture entre autres.

- Des livres de quoi ? demanda Hermione, intriguée.

- De délecture. Ce sont des livres dont le contenu change de langue une fois par jour. Fred et George disent qu’ils vont essayer d’échanger le livre de potion de Rogue avec un des leurs. J’espère qu’ils y arriveront, s’exclama-il, plein d’espoir.

Harry regarda à nouveau dans le fond de la boîte. Il y trouva un petit bout de ficelle et cela l’intrigua encore d’avantage que ces bonbons Gele-O.

- C’est encore une des inventions de tes frères, Ron ?

- Non, ça c’est du Polychaînon, dit-il simplement en prenant une Dragée Surprise.

- C’est-à-dire ?

- Tu n’as qu’à penser à quelle sorte de corde ou bien de chaîne tu as besoin, et le Polychaînon prendra la forme et la longueur voulue. Je me suis dis que cela pouvait avoir son utilité.

Harry observa le petit bout de ficelle blanche et le vit se transformer en lianes de la jungle amazonienne. Puis elle rétrécit, pour ensuite devenir une grosse chaîne en fer, avant de se transformer en soie dentaire. Ron avait raison. Ça pouvait être très pratique. C’est alors que Harry remarqua qu’Hermione revenait du dortoir des filles. Il n’avait même pas remarqué qu’elle s’était absentée.

- C’est à mon tour d’offrir mon cadeau d’anniversaire. En fait, ce n’est pas un cadeau très personnel. Et ce n’est pas magique non plus. Mais je tiens à ce que vous l’ayez. C’est important pour moi, dit-elle, la voix légèrement tremblante. Lorsque nous étions sur le Chemin de Traverse, ma cousine et moi, nous cherchions un cadeau pour toi Harry. Lorsque les Mangemorts ont débarqué, Isaanne avait ces pendentifs dans ses mains. Elle voulait vous rencontrer et vous les offrir. Quand elle a été transportée à Ste-Mangouste, j’ai eu la permission de les prendre. Je fais ce qu’elle avait espéré faire elle-même, conclut-elle en leur tendant les colliers.

Il s’agissait de pendentifs vraiment magnifiques. Ils étaient au nombre de trois. Trois dragons à la gueule ouverte qui, entremêlés, formaient un triangle parfait. Chaque dragon avait sa propre couleur. Celui que Harry choisi avait deux teintes de couleur verte, l’une pâle et l’autre foncée, avec un peu d’or sur le dessus de la tête et des pattes. Le dragon de Ron était de couleur rouge feu, avec certaines écailles or et argent. Le dernier était bleu océan, avec un peu de violet et d’argent sur le dos et la queue. Harry et Ron semblèrent très heureux et fiers de leur cadeau. Fiers surtout qu’Hermione tienne à partager ceci avec eux.
Le silence tomba dans la Salle Commune. Ron se risqua à tousser puis il enchaîna :

- Hermione…merci, c’est vraiment gentil de ta part. Et je te jure que Harry et moi, nous ferons tout en notre pouvoir pour t’aider. Celui qui a fait ça me le payera.

- Vous voulez savoir ce qui s’est passé ce jour-là ? demanda-t-elle au bout d’un moment.

Hermione observait le feu dans la cheminée. Harry remarqua que le reflet des flammes brûlait intensément dans ses yeux. Il était persuadé cependant, que même sans feu, il y aurait vu des flammes…

- Il était très tôt, lorsque nous sommes arrivés sur le Chemin de Traverse, car Isaanne voulait tout voir. Je lui avais révélé que j’appartenais au monde de la sorcellerie deux jours auparavant et elle était très emballée à l’idée de voir notre monde. Je me souviens que nous sommes allés chez Fleury et Botts et nous y avons passé beaucoup de temps parce que je lui parlais des livres que j’étudiais à Poudlard. Je lui ai aussi présenté Seamus et ses parents qui étaient là. Le plus drôle, c’est que le père de Seamus, qui est Moldu, est un ami de longue date du père d’Isaanne. Pendant que Isaanne parlait avec lui, j’ai fait la rencontre d’une gentille femme. C’est même elle qui m’a conseillé le livre que je t’ai montré, Harry. Celui qui parle des sortilèges de base. Nous avons ensuite parlé un peu de l’école. Elle était accompagnée d’un homme pas très bavard, entièrement vêtu de noir. Il semblait inquiet. Elle m’a dit qu’elle avait étudié à Beaux-Bâtons. En fait, je m’en doutais parce que je m’en souviendrais si une fille aux cheveux bleus comme ça était venue étudier à Poudlard…, dit Hermione, parlant plus à elle-même. Nous parlions de la Coupe de Feu et de Fleur Delacour, qu’elle a un peu connu, lorsque Isaanne est venue enfin nous rejoindre. J’ai dis au revoir à Alice et à son ami, c’est comme ça qu’elle s’appelait. Et Isaanne et moi avons continué notre visite. J’ai revu Alice plus tard, elle portait plusieurs paquets, alors nous sommes allées l’aider. Puis Isaanne voulait voir Gringotts et les magazins autour, donc nous y sommes allées.
À ce moment, Hermione fit une pause. Son histoire semblait de plus en plus dure à raconter.

- J’espère qu’il ne leur est rien arrivé… Je parle de Alice et de l’homme qui l’accompagnait, parce que peu de temps après … Tout s’est passé trop vite. Je crois qu’en dix minutes, tout était terminé. Si on peut appeler ça comme ça…C’était tellement irréel. Isaanne et moi étions à un kiosque de bijoux près de Gringotts. J’étais plongée dans le livre qu’Alice m’avait recommandé, lorsque j’ai entendu un cri au loin. Cela me semblait être un cri de loup… même peut-être un loup-garou… mais c’était impossible, nous étions en plein jour et non un jour de pleine lune. J’ai alors levé mes yeux et c’est là que mon sang s’est glacé. J’ai vu des masses noires se déplacer vers les gens… Je n’ai pas bougé parce que je ne comprenais pas ce qu’ils étaient.. Ce qu’ils voulaient… C’est à ce moment que j’ai vu deux d’entre eux sortir leur baguette et attaquer deux autres sorciers qui s’étaient mis sur leur route. Puis en une fraction de seconde, il y avait des Mangemorts et des Détraqueurs partout… Les gens s’enfuyaient…Des sortilèges parcouraient le ciel dans tout les sens. J’ai entendu des cris et des bruits de verre brisé. J’ai regardé derrière moi et …
Des larmes montèrent dans les yeux d’Hermione, mais elle continua

- C’est là que j’ai vu, à quelques mètres de ma cousine, un Mangemort qui pointait sa baguette vers elle. J’ai sorti ma baguette. Isaanne s'est redressée de la table où elle était, puis elle s’est tournée vers moi. Lorsque… lorsqu’elle a vu ma baguette…elle a eu peur…de moi. Je n’ai pas eu le temps de…de lui expliquer. C’est à peine si j’ai eu le temps de… d’invoquer un sortilège… Et je n’ai même pas réussit à le faire à temps. Correctement…

Elle s’était remise à trembler, de rage cette fois, plus que de peine

- Hermione, intervient Ron, ta cousine est la fille dans le coma ?

Hermione fit signe que oui.

- Je suis vraiment désolé Hermione, je n’en savais rien…vraiment…Mais ce n’est pas de ta faute.

- Si ça l’est, s’exclama-t-elle, pleurant de plus belle. Si j’avais dit le sortilège correctement, rien de tout ceci ne serait arrivé. Elle va croire que c’est moi qui lui ai fait ça. C’est déjà ce que ses parents croient, soupira Hermione.

- On lui expliquera lorsqu’elle reviendra à elle, la rassura Ron.

- C’est quasiment impossible, Ron…

Ron lui prit les mains.


- Je te jure sur…sur…sur la tête de Coq que s’il y a un moyen de faire revenir ta cousine à elle, on le trouvera.

- C’est facile à dire, répondit Hermione entre le rire et les larmes, tu espères déjà le voir mort alors…

- Je suis sérieux, s’exclama Ron, pouffant légèrement de rire à son tour.

( Surprised )
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:26

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre VIII : Surprises (2e Partie)


À ce moment, même Harry se mit à rire, mais c’était un rire mal à l’aise, un rire qui cachait sa peine pour Hermione.

- J’ai ensuite couru vers elle. Je l’ai serrée contre moi, mais elle ne bougeait plus. Je l’ai traînée sous la table en espérant que personne ne nous trouverait. Puis j’ai vu un loup, deux loups en fait. Le premier était un loup noir et gris et le second était plus pâle. Ils se lancèrent à la poursuite d’un homme… Ensuite je me rappelle que j’ai dû fuir parce qu’un sorcier fut projeté par un Détraqueur sur notre table qui se brisa. J’ai donc traîné Isaanne dans une boutique. sous une pile de robes de sorciers. J’espérais que les Détraqueurs ne nous aient pas senties… Cachée en dessous de ces robes lourdes, je ne voyais rien… mais j’y entendais des cris… des enfants qui pleuraient… Après quelques minutes, je suis sortie de ma cachette, je n’aurais pas dû, je le sais bien, mais je ne pouvais pas rester là sans rien faire… J’ai vu des gens du Ministère se diriger vers Gringotts. À ce que j’ai vu, les Mangemorts semblaient vouloir y pénétrer, mais les portes les repoussèrent. Elles crachaient des boules de feu. C’était presque beau à voir… Certains Mangemorts profitèrent de ces flammes pour allumer des torches qu’ils amenèrent à La Gazette Du Sorcier, et y mirent le feu. L’édifice brûla en un rien de temps. Puis, je vis un autre loup passer devant moi…J’avais tellement peur… Il m’observa longuement puis s’enfuit en hurlant. Les autres loups le suivirent. Les Mangemorts ne prirent pas de temps pour transplaner avec ceux qui avaient été blessés.
Hermione soupira, elle semblait épuisée, mais libérée. Elle se tourna ensuite vers ses deux amis et leur sourit. Harry par contre semblait plus soucieux. Pourquoi cette attaque ? Pourquoi y avait-il des loups ? Qu’allait-il se passer à présent ?

- Combien de personnes sont-elles mortes ?

- Pas beaucoup, mais le Ministère ne veux pas en parler, répondit Ron. Tout ce que l’on sait, c’est que Elrik McCald a disparu ce jour là. C’était un des amis de Bill, soupira-t-il. Au Ministère, ils ne comprennent pas cette disparition d’ailleurs, car il travaillait aux Relations Moldues. Rien à voir avec Vous-Savez-Qui.

- Ils l’ont retrouvé mort, je crois, dit Hermione.

Plus tard dans la journée, Harry revit Sirius à la lisière de la Forêt, là où personne ne pouvait les voir. Harry était peiné de voir Sirius partir encore une fois.

- Vous partez tout de suite. Pourquoi ne pas vous reposer encore un peu ?

- Nous devons le faire. Nous devons aider Dumbledore, Harry, répondit son parrain. Je reviens aussi vite que je le peux.

- Tu n’es pas obligé d’y aller, s’exclama-t-il. Il savait que c’était inutile de discuter, mais il ne comprenait pas pourquoi Sirius tenait à se rendre là-bas. Ce dernier lui sourit tristement.

- Je sais, mais je suis loyal à mes amis. Si Ron devait faire face à ce qui l’effraie le plus, l’abandonnerais-tu ?

Harry fit signe que non. Bien sûr qu’il n’abandonnerait pas Ron, même pour tout l’or de monde. Tout comme il savait que Ron ne le ferait pas non plus. Après tout, Ron avait suivit Harry dans la Forêt interdite trois ans auparavant, pour suivre des araignées, même s’il avait une peur bleue de ces bestioles.

- Pourquoi le Professeur Lupin doit-il aller voir ce Sayter ? Est-ce que cela à un lien avec l’attaque qu’il y a eu, il y a un mois ?

- Oui. Nous allons en reconnaissance pour Dumbledore. Essayer de comprendre, dit Sirius, pensif.

- Et pourquoi le Professeur Lupin craint-il Sayter ?

- Il ne le craint pas. Ou alors ils se craignent tous les deux.

Harry ne comprenait pas, et ses yeux durent le montrer à Sirius car celui-ci enchaîna :

- Remus faisait partit d’un clan de loups-garous et c’est Sayter qui en était le chef. Remus avait réussi à les allier à notre cause contre Voldemort. Ou du moins à leur faire jurer de ne pas se joindre à Voldemort. Mais l’année avant que tes parents ne meurent, Harry, un accident bête et tragique se produisit, et deux personnes en sont mortes, ce qui divisa le clan en deux. Sayter accusa Remus de ne pas avoir respecté les ordres et Remus accusa Sayter d’avoir gardé le silence sur des choses qu’il aurait dû révéler et de l’avoir ainsi trahi. Remus se jura de ne jamais retourner vers le Clan. Mais aujourd’hui, il le faut… Et je serai à ses côtés pour le soutenir, conclut Sirius, une flamme dans les yeux.
À ce moment, Remus Lupin vint les rejoindre. Harry aurait aimé en savoir plus, mais jugea que ce n’était plus le moment de poser des questions. Il dit au revoir à Sirius et Remus, puis fila au Château pour aller tout raconter à Ron et Hermione.
Une douzaine de jours passèrent sans rien de spécial, mis à part que Harry et Ron risquèrent de perdre des points avant même que l’école n’ait commencé lorsque le Professeur Rogue les surprit presque à faire de la magie dans le cachot Ouest, qui est plus sombre que les autres, pour tester le Sortilège d’Oculus, pour voir dans le noir.

Puis le Banquet de Début d’Année arriva. Le soir venu, Harry, Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux Weasley se rendirent à la table des Griffondors et prirent place aux côtés de leurs amis. Tous les élèves réunis aux quatre tables de la Grande Salle bavardaient en attendant le début de la Cérémonie de la Répartition, mais surtout le repas qui venait ensuite.Le plafond ensorcelé au-dessus de leurs têtes affichait un beau ciel étoilé sans le moindre nuage. Les gobelets et les coupes d’or étaient toujours aussi brillants et magnifiques qu’ils l’avaient toujours été. Harry avait hâte que la Cérémonie commence, pour pouvoir ensuite manger. Pour passer le temps, il observa la table des Professeurs qui faisait face aux élèves réunis. Au centre, il y avait le Professeur Dumbledore, avec ses grands cheveux et sa grande barbe blanche qui lui descendait jusqu’à la taille. À sa droite se trouvait la place vide du Professeur Minerva McGonagall, qui enseigne la Métamorphose. Elle était s’en doute allée chercher le Choixpeau magique. À sa droite, se trouvait également la place vide de Hagrid. C’était lui qui amenait les nouveaux élèves jusqu’au château, en leur faisant traverser le lac sur des barques, selon les coutumes de l’école. À côté de cette place se trouvait sans doute le nouveau Professeur De Défense Contre Les Forces Du Mal, pensa Harry, mais ses pensées furent interrompues par une voix dernière lui.

- Ca va Harry ?

Harry crût d’abord qu’il s’agissait malheureusement de Drago Malefoy, ou bien du petit Colin Crivey, mais il décida de se retourner avant de dire quoi que ce soit, et il s’en félicita longuement par la suite. C’était Cho Chang.
Cho Chang était une très belle jeune fille dont Harry était tombé amoureux deux ans auparavant. Elle faisait partie de la maison de Serdaigle et occupait le poste d’Attrapeur, tout comme Harry, dans son équipe de Quidditch. Elle avait un an de plus que lui. Au cours des dernières années, Harry ne lui avait parlé que quelques fois. Il se demandait bien pourquoi elle était venue lui parler en ce moment même, mais il en fut très heureux, peu importait la raison.

- Oui, ça va. Et toi ? dit-il nerveusement.

- Je vais bien. Je me suis fait du souci pour toi.

- Pourquoi ?

( Chu méchante de couper là hin Razz )


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:26

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre VIII : Surprises (3e Partie)


- Parce que Kaho m’a dit qu’on t’avait trouvé blessé dans la Forêt, répondit-elle, visiblement surprise de la question. Je me suis un peu inquiétée.

- Tu connais Kaho ? Alors tu dois connaître Yomei aussi ? demanda Harry.

- Euh…Bien sûr…Kaho est mon cousin et le Professeur Chang est ma grand-mère, on ne te l’avait pas dit ? dit Cho en riant.

Harry pensa qu’elle avait un rire magnifique…

- Je comprends maintenant…L’homme que j’ai vu avec Kaho et que je croyais connaître, c’était ton père, n’est ce pas ? Je l’avais vu à la coupe du Monde de Quidditch l’an dernier. Mais de qui parles-tu en parlant du Professeur Chang ?

- Du nouveau Professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal, dit-elle en pointant le doigt vers la personne qui se trouvait à côté du Professeur Rogue. Harry reconnu la vieille dame qui bavardait avec lui.

Le Professeur McGonagall fit son entré, suivit des nouveaux élèves, dont certains affichaient une mine défaite et prise de panique à l’idée de passer une épreuve. Peut-être s’imaginent t’ils devoir affronter une bête féroce, comme Harry ce l’était imaginé à l’époque de son entrée. Cho dit au revoir à Harry et retourna s’asseoir à la table de Serdaigle. Le Professeur McGonagall se dirigea vers le Choixpeau. Aussitôt que les élèves furent en rang, une ouverture dans le Choixpeau s’ouvrit et il se mit à chanter :

Vous êtes ici les bienvenus.
Que vous soyez grand, gros, petit ou joufflu.
Ce soir, vous êtes en ce lieu tous réunis,
Car en vous, se trouve le don de la magie ;

Et dans l’une des Quatre maisons,
Vous honorerez son blason,
Vous en connaîtrez son histoire, vous vivrez ses passions ;

Si dans votre cœur, le chant brûlant du courage se fait entendre,
C’est à bras ouverts que Griffondor voudra bien vous prendre ;

Si dans votre tête flotte le désir des connaissances,
À Serdaigle, vous vous ferez une place avec aisance ;

Si de vos mains, vous voulez toucher au travail bien accompli,
C’est à Poufsouffle que vous vous ferez le plus d’amis ;

Et si dans votre âme coule la rivière de l’ambition,
C’est à Serpentard que vous y vivrez le plus d’action ;

Mais qu’importe la maison qui sera vôtre ;
J’espère que dans votre esprit, le bien sera toujours votre hôte.


Lorsque le Choixpeau magique eut fini sa chanson, tous les élèves réunis l’applaudirent. Et le Choixpeau sembla fort satisfait de lui-même. Puis le Professeur McGonagall commença à faire l’appel des nouveaux élèves avec Apkins, Oleg qui fut envoyé à Serpentard. Cela commençait mal pensa Harry, car la majorité les sorciers convertis aux Forces du Mal appartenaient à cette maison.

La liste continuait tranquillement. Brandon, Ethan fut le premier à être admis à Griffondor. Harry vit le petit Kaho dans la file. Ce dernier lui envoya la main et se tourna ensuite vers Cho pour un petit encouragement. Kaho fut finalement envoyé à Serdaigle. Cho accueilli son cousin à bras ouverts et le présenta à tout le monde.

- Où est Ginny ? demanda Fred, qui était assis à côté de Ron. Harry, Ron et Hermione se regardèrent, incrédule.

- Nous n'avons même pas pensé à regarder si elle nous suivait, dit Ron, mal à l’aise.

- Elle nous suivait. Elle est sortie du dortoir avec moi, dit Hermione à son tour.

- Elle ne devrait pas tarder. Là où il y a Harry, Ginny n’est jamais bien loin, plaisanta George.

Harry fut gêné de ce commentaire, mais il était basé sur du vrai, en partie du moins. Ginny devenait effectivement écarlate lorsqu’elle se trouvait en présence de Harry. Le sentiment d’affection qu’elle éprouvait pour Harry était peut-être plus dû au fait qu’il lui avait sauvé la vie trois ans auparavant, que par sa propre personne. Peut-être se sentait-elle redevable.
Lors de son entrée au Collège, Ginny fut en possession d’un journal intime. Un journal très maléfique contenant les souvenirs d’un garçon de seize ans appelé Tom Elvis Jedusor, qui prit tranquillement possession d’elle. C’est Ginny qui tua les poulets de Hagrid. C’est elle qui écrivit sur les murs des messages d’avertissement. Et c’est elle qui lâcha le Basilic contre les élèves de famille Moldues. Enfin l’esprit à l’intérieur du journal la força à entrer dans La Chambre Des Secrets, et tenta de prendre totalement son esprit, pour revenir à la vie.
Le Professeur McGonagall était maintenant rendu à McConner, Sandy, qui fut envoyé à Poufsouffle, lorsque Harry sortit de ses pensées et se dit qu’il commençait à mourir de faim.

- Nichson, Nickolas.

- Griffondor ! s’exclama le Choipeaux magique.

- Petter, Megan.

- Serpentard.

Il ne restait maintenant qu’une dizaine d’élèves lorsque Nick Quasi-Sans-Tête et les autres fantômes de l’école arrivèrent en traversant les murs, ce qui effraya plus d’un nouveau et certains anciens qui ne pouvaient supporter la sensation d’être traversé par l’un d’eux. On aurait dit que l’on passait sous une chute d’eau en hiver. Puis enfin Willer, Andy fut envoyé à Poufsouffle et le Professeur McGonagall apporta le tabouret et le Choixpeau magique plus loin. Le Professeur Dumbledore se leva pour dire un discours de bienvenu aux nouveaux élèves.

- J’écourterai mon discours en ne disant que ceci : Bon appétit !

Il fit un léger signe de la main et les plats apparurent devant les convives. Il y avait de tout. Des salades, de la soupe, du poulet frit, du bœuf et du porc. Des sauces de toutes sortes et des légumes plus frais les uns que les autres. Le Banquet de Début d’Année était toujours un plaisir. Les Elfes de Maison faisaient toujours un aussi splendide travail. Même Hermione, farouche militante du sort réservé aux Elfes de Maison, ne se priva pas. Peu de temps après que les élèves aient commencé à manger, Ginny arriva le plus discrètement possible. Pas assez par contre, pour passer inaperçue devant les jumeaux.

- Où étais-tu passé ? demanda George qui était beaucoup plus inquiet qu’il ne l’avait semblé au départ.

- Je ne me sentais pas bien, alors je suis retournée dans le dortoir m’étendre en attendant que ça passe.

C’est vrai qu’elle n’avait pas l’air dans son assiette, pensa Harry. Il espérait qu’elle ne soit pas malade.

- Tu devrais peut-être aller voir Mrs Pomfresh, dit Hermione qui lui mis la main sur le front.

- Je vais bien, merci, répondit Ginny.

Lorsque la plupart des élèves eurent l’estomac bien remplis, les tables se vidèrent pour laisser la place aux desserts. Plusieurs se " sacrifièrent " à manger les tartes à la fraise, aux citrons, aux cerises, au chocolat noir, à l’orange et à la crème glacée. Sans oublier les gâteaux au fromage, aux carottes, à la vanille et au chocolat. Puis tous les restes disparurent comme par enchantement (c’est le cas de le dire)

- Où vas-tu encore ? demanda Fred en attrapant Ginny par l’avant-bras.

- Je vais aller voir l’infirmière finalement.

- Tu veux que j’y aille avec toi ?

- Ca va, merci. Je ne voudrais pas que tu manques la fête à cause de moi.

Puis elle partit aussitôt.

- Je me demande qui a présentement le plus de couleur entre elle et Nick Quasi sans tête ? dit George en la regardant partir.

Le Professeur Dumbledore se leva à nouveau, et le silence se fit dans la salle. Il observa durant un long moment tous les élèves réunis devant lui à chacune des tables, surtout celle de Poufsouffle.

- Une nouvelle année scolaire débutera demain matin. J’espère que les anciens de l’école se rendront aimables en aidant les nouveaux élèves à se sentir comme chez eux. Comme à chaque année la compétition pour la Coupe des Quatre Maisons est toujours en vigueur et j’espère que chacun d’entre vous y mettra du sien pour donner le plus de points possible à sa propre maison. Je vous annonce également que cette année, Poudlard fêtera son vingt-troisième véritable anniversaire et que pour cette occasion, tous les anciens élèves de l’école seront invités.

- Le vingt-troisième anniversaire de l’école ? L’école est beaucoup plus vieille que ça ! murmura Harry à Ron et Hermione.

- Chut ! dit celle-ci.

- Je vous rappelle que la Forêt qui entoure l’école est strictement interdite à tous les étudiants. Et en ces temps incertains, je vous demanderais de n’être jamais seul lorsque vous sortez du château. Je ne vous interdis pas de vous rendre à Pré-Au-Lard, pour ceux qui en ont l’autorisation. Je vous demande seulement d’être prudent. Merci d’avoir été assez patient pour écouter un vieillard raconter ses histoires. Je vous dis bonne nuit et à demain.

* note aux lecteurs. Le personnage d’Alice est le personnage principal de la fanfic de reveanne que vous pouvez lire sur fanfiction.net. L’Attaque y est décrite plus en détail dans le chapitre 23 de son histoire. Avis aux intéressés. Vous y apprendrez peut-être des choses très intéressantes…( deuxième partie après les pointillés)
Le Mystère De La Source : http://www.fanfiction.net/s/1677872/1/
Les histoires de Reveanne sur ffnet : http://www.fanfiction.net/u/310828/


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:32

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre IX : Sort Râté Et Petite Voix


Lorsque Harry se leva le lendemain matin, il avait très hâte de commencer ses cours. Il s’habilla en quatrième vitesse et descendit dans la Grande Salle. Il trouva Ron qui semblait désemparé et Hermione qui commentait leur horaire :
Lundi : Histoire de la Magie, Soins aux Créatures Magiques avec les Serpentard et Enchantement.
Mardi : Défense Contre Les Forces Du Mal et Potions avec les Serpentard.
Mercredi : Botanique avec les Poufsouffle et Divination (Arithmancie dans le cas d’Hermione).
Jeudi : Défense Contre Les Forces Du Mal, Botanique et Enchantement.
Vendredi : Potion et Soins aux Créatures Magiques.
Décidément, année après années, les horaires laissaient toujours à désirer en ce qui avait trait aux cours jumelés. Les Griffondor n’avaient rien contre les Poufsouffle. Les Serpentard par contre… Pourquoi est ce que ça ne pouvait pas être avec les Serdaigle pour une fois ?

- Tu as vu notre vendredi ? demanda Ron. On les aura sur le dos toute la journée. Et on commence avec le pire cours le lundi. La vie est trop cruelle.

- Tu aurais préféré commencer avec Divination ou bien avec Rogue et ses potions ? demanda Hermione en souriant.

Tous connaissaient la réponse de Ron.

- On a souvent des cours double, ce n'est pas correct, dit ce dernier.

- Nous sommes des Deuxième Classe maintenant, c’est normal, répondit Hermione.

- Harry alla s’asseoir à leur côté et se souvint qu’il n’avait toujours pas demandé à Hermione pourquoi Dumbledore avait parlé d’un « véritable anniversaire » Elle devait le savoir.

- Il faudrait sérieusement que vous vous décidiez à lire « L’Histoire de Poudlard », tous les deux, soupira-t-elle.

- Peut-être la prochaine fois, dit Ron qui voulait le savoir autant qu’Harry.

- Selon le rituel, nous fêtons l’anniversaire de l’école tous les onze ans, répondit t’elle.

- Je ne vois toujours pas le rapport, dit Ron.

- Pourquoi ? demanda Harry.

- À l’époque, on disait qu’environ tous les onze ans, un nouveau cycle commençait. C’est pour cela, entre autres, que nous sommes admis à l’école à cet âge. On commence alors une nouvelle étape. Lorsque nous regardons cela de plus près, cela a un peu de sens quand on pense que Vous-Savez-Qui a tenu le monde de la sorcellerie sous son emprise durant onze ans et qu’il a attendu dix ans avant que Quirrel le trouve caché en Albanie.

- Alors un nouveau cycle a commencé l’année dernière lorsque Voldemort est revenu, dit Harry. Cela faisait treize ans qu’il avait disparu.
Ron et Hermione frissonnèrent en entendant son nom.

- Ce n’est qu’un symbole maintenant Harry, lui dit Hermione.

- Mais cela ne nous dit pas ce qu’est le « véritable anniversaire » continua Ron à son tour.

- Poudlard a été fondé lors d’une année bissextile, un 29 février. Alors son « véritable anniversaire » se produit tous les 44 ans. C’est pour cela que Dumbledore disait que l’école fêterait son vingt-troisième anniversaire. En fait l’école aura 1012 ans le 29 février prochain, étant donné que nous serons à nouveau dans une année bissextile, conclu-t-elle. Vous comprenez maintenant.

- Ce que je comprends surtout, c’est que vous allez être en retard au cours du Professeur Binns si vous ne vous dépêchez pas, dit une voix derrière Ron.

C’était le Professeur McGonagall.

- Je voulais simplement vous dire Mr Potter, que Hagrid est allé acheter vos livres sur le Chemin de Traverse. Vous devrez malheureusement suivre avec un autre élève pour votre premier cours, dit-elle d’un ton attristé, comme si cela semblait fort désolant.

Tous les trois la saluèrent et prirent leurs jambes à leur cou, car elle avait parfaitement raison concernant le retard, malheureusement.
Ils se rendirent au local d’histoire et y virent un Professeur Binns toujours aussi las que les années précédentes. Il était toujours aussi fantomatique.
Binns est en fait le seul Professeur fantôme dans toute l’école. On dit de lui qu’il s’est un jour assoupi devant la cheminée de la Salle des Professeurs, et que le lendemain, lorsqu’il se leva pour aller donner son cours, il oublia son corps derrière lui. Ce simple détail n’allait quand même pas perturber cet homme. Il continua donc à donner son cours sur son ton monocorde.
Il commença donc à relater une des nombreuses attaques Gobelins survenues au XVIIe siècle et tous semblèrent somnoler presque aussitôt. Le cours fut long et pénible. Les élèves prirent des notes sans trop se rendre compte de ce qu’ils écrivaient.
Puis enfin, les Griffondor furent libérés du supplice d’entendre parler des faits historiques de Vrick Dents de Scies. Après une courte pause bien méritée, Harry, Ron et Hermione se dirigèrent vers la cabane de leur grand ami Hagrid, qui fut très heureux de les accueillir.
Grand est vraiment le thème le plus approprié pour désigner Hagrid, car en plus d‘être une personne possédant un cœur aussi grand que l’Océan, Hagrid est également un Demi-Géant. Il fait environ deux fois la taille et trois fois la largeur d’un homme de grandeur normale. Il a aussi de longs cheveux et une longue barbe en broussaille qui lui donne un certain air menaçant pour quelqu’un qui ne le connaît pas. Avec ses petits yeux noirs brillants par contre, on sait tout de suite que Hagrid est un vrai ami. Un ami fidèle.
Cette année, ils allaient étudier les Mangores ailées, sorte de petit écureuil volant de couleur rouge, dont les poils servent dans plusieurs talismans de protection magique et à la croissance des Raares( arbustes syndicalisés selon les rumeurs). Hagrid en avait justement attrapé un pour le cours de ce matin. Ils allaient aussi étudier plus en profondeurs les Dragons, sans avoir de spécimen, au grand malheur de Hagrid, mais au bonheur des autres. Harry eut également un choc lorsqu’il apprit qu’ils allaient aussi voir les Griflons. Une chose était certaine, il allait retirer ses lunettes.
Le premier cours de Hagrid se passa bien pour la majeure partie, sauf lorsque Drago Malefoy et ses amis de Serpentard commencèrent à trouver le cours long et se mirent à parler de l’Attaque des Mangemorts sur le Chemin de Traverse.

- Tu as eu peur des Mangemorts Potter ? demanda Drago assez fort pour que chacun l’entende. C’est pour cela que tu n’es pas allé sur le Chemin de Traverse par toi-même ?

- Non, c’est la peur de voir ta figure de Fouine qui m’a poussé à ne pas m’y rendre. Tu t’en souviens j’espère Malefoy…

Drago devint écarlate. Bien sûr qu’il s’en souvenait, comment aurait-il pu oublier le jour le plus honteux de sa vie ?
Lors d’une autre querelle opposant Harry à Malefoy, ce dernier tenta d’attaquer Harry par derrière. C’est à ce moment que le Professeur Maugrey intervient, en transformant Malefoy en Fouine, et lui faisait faire quelques sauts dans les airs avant de finalement le laisser tomber sur le sol.

- C’est vraiment dommage, continua Malefoy de sa petite voix pâle.

- Tu parles des morts ? demanda Pansy Parkinson.

- Non, du fait que les Mangemorts n’aient pas réussi à débarrasser le Chemin de Traverse de tous ces Sangs-de-Bourbes.

Sur ces paroles, Harry vit Hermione se tourner vers Drago. Son visage était livide, mais ses yeux lançaient des éclairs.

- Je suppose que tu étais caché pour assister à ce spectacle, tout comme l’année dernière lors de la coupe du monde, dit-elle d’une voix de glaciale.

- Je te laisse deviner Granger. Au fait, comment se porte ta pauvre cousine Moldue ? Elle s’en remet ? Tu devrais peut-être aller la rejoindre. Être avec tes semblables.

Trop c’était trop. Ron sortit sa baguette d’un mouvement rapide. Hermione et Harry tentèrent, mais en vain, de l’arrêter.

- Imago !
Une lumière argentée sorti de la baguette de Ron

- Murus Incantatum, dit simplement Malefoy

Le sort de Ron fut neutralisé. Ron s’élança alors vers Malefoy. Il s’était toujours promis de donner une vraie correction à Drago, à la manière Moldue s’il le fallait, et il allait tenir sa parole pour cet affront fait à son amie.
Arrivé à quelques mètres de Drago, Ron se heurta de plein fouet à…rien. Il s’écroula tout simplement sur le sol, sous les rires des Serpentard attroupés autour de Malefoy.

- Tu vois Weasley, nous avons eu un cours de Défense Contre Les Forces Du Mal ce matin. Même si la prof est une veille folle, elle nous a appris des choses forts pratiques comme tu as pu le constater par toi-même.

Ron se releva visiblement ébranlé.

- Il aurait pu se blesser avec ton sort Malefoy, dit Hermione, maintenant placé à côté de Ron.

- Ce n’est pas mon problème, répondit Drago.

- C’est Ron qui a été bête devoir foncé sur Drago, intervint Blaise Zabini.

- Oh que si, cela est ton problème Malefoy, répondit Hermione en lui souriant. Je te retire cinq points pour utilisation dangereuse de la magie dans l’enceinte de l’école.

- Tu n’as pas le droit ! s’écria Drago et les autres Serpentard.

Hagrid arriva sur le fait, pour séparer les deux groupes, lorsque la cloche de la fin des cours se fit heureusement entendre.
Harry chargé de ses livres, Ron et Hermione se dépêchèrent de rentrer à l’intérieur de l’école pour le déjeuner. Ils tentèrent d’en savoir plus sur le Professeur Chang auprès des élèves des autres années, mais personne n’avait encore eu de cours avec elle. Harry se demanda bien quel était ce sortilège qu’elle avait montré aux Serpentard.
Pour l’instant il devait se rendre, avec Ron et Hermione, au local de Professeur Flitwick, le professeur d’Enchantement.
Le Professeur Flitwick était un aimable sorcier qui leur enseignait depuis maintenant cinq ans, comme la majorité des professeurs de l’école d’ailleurs. Cet homme était tellement petit, qu’il devait donner son cours perché sur une énorme pile de livres, pour être en mesure de voir ses élèves.
Cet après-midi-là, Harry et les autres firent surtout de la révision. Harry et Ron s’en voulurent un peu. Avant de se lancer dans l’apprentissage des sorts écrits dans le livre d’Hermione, ils auraient dû commencer par réviser ceux qu’ils savaient déjà. Hermione avait évidemment dû y penser, car elle n’éprouva aucun problème à se souvenir de ses anciens sortilèges. Peut-être avait-elle redoublé d’efforts depuis l’accident de sa cousine…
Après être sortis martyrisés, mais vainqueur de ce cours, Harry et Ron ne furent pas fâchés que la première journée d’école soit enfin finie. Trop fatigués par cette journée, ou bien peut-être parce qu’ils se disaient qu’ils avaient encore le temps pour faire leurs devoirs, Harry et Ron passèrent la soirée à jouer aux échecs. Hermione continua à lire son livre sur les bases de la magie.
Vers dix heures, tous les trois montèrent vers les dortoirs. Harry ne prit pas beaucoup de temps pour s’endormir, mais il fit un rêve vraiment étrange.
Dans ce rêve, il se trouvait dans un espace complètement noir. Il n’y avait aucune lumière, mais pourtant il se voyait parfaitement. Il n’y avait personne. Il n’y avait rien autour de lui. Harry s’avança lentement. Puis tout à coup, au loin, Harry crût voir de la lumière. De la lumière sur le sol. Elle se dirigeait vers lui. Cette lumière était dorée. Elle se divisa dans plusieurs directions. Harry crût au départ que cette lumière allait former une sorte de dôme autour de lui, comme lorsque Voldemort et lui s’étaient affrontés l’année dernière.
Lors de ce duel, lorsque les deux sorts jetés se heurtèrent, la baguette de Harry et celle de Voldemort avaient créé un lien être elles qui s’était ensuite agrandit en une sorte de dôme doré, où les Mangemorts eux-mêmes ne pouvaient pénétrer.
Dans son rêve par contre, Harry se rendit compte très vite que ces lignes dorées formaient des signes, mais il n’arrivait pas à les comprendre et à les voir tous. Ils recouvraient tout le sol à présent. C’est alors qu’il entendit un rire au loin. Il connaissait ce rire, mais ne pouvait dire à qui il appartenait. Puis tout devient éblouissant. Harry était de nouveau dans son lit, les yeux grands ouverts.
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:50

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Chapitre X : Sorts Primaites et Disparition


Le lendemain matin, Harry se réveilla avec une impression de déjà vu. Ou bien devrais-je dire, une impression de déjà vécu. Il ne se souvenait de son rêve que d’une manière très vague. Bien que cela ne l’inquiéta pas outre mesure, il aurait bien aimé s’en souvenir pour au moins pouvoir le raconter à Ron et Hermione.
Après mûre réflexion par contre, il se dit que cela valait peut-être mieux ainsi, car tout raconter pourrait très bien allumer le bouton « Panique » dans l’esprit de ses amis.
À la suite de ce jonglage de méninges, Harry décida de se lever, et vit que Ron était déjà descendu. Il s’habilla donc et descendit en quatrième vitesse.
Sur le chemin vers la Grande Salle, Harry eut l’impression qu’on le suivait. Lorsqu’il se décida à se retourner cette impression disparue. Étrange.
À la table des Griffondor, notre jeune ami retrouva ses confrères de classe qui semblaient concentrés sur le contenu de leur courrier.
Pour tous les première année et pour toute autre personne venant de l’extérieur de l’école, l’arrivée du courrier livré par une centaine de hiboux constituait un des moments forts de la journée. Il y avait tant de sortes de hiboux différents qu’on ne savait pas où donner de la tête.
Dans le cas de Harry, de Ron et d’Hermione par contre, ce splendide spectacle ne leur donnait plus aucune satisfaction maintenant. C’était devenu une routine.
- Je n’en crois pas mes yeux ! s’exclama Hermione, les yeux toujours rivés sur le contenu de sa lettre. Viktor va revenir à Poudlard cette année, mais il ignore encore quand exactement.

- Super…Dit-lui de faire attention avec les Transites, dit Ron. Son ton sous-entendait l’espoir… « Si seulement ils pouvaient tomber sur lui. Si seulement… »

- Les quoi ? demanda Harry, incrédule. Quel genre de monstre est-ce que c’est ?

- Ce sont des gens du Ministère qui protègent les frontières de chaque pays. C’est une mesure prise pour tenter de prendre les Mangemorts déjà identifiés qui sont en fuite je crois, mais je n’en suis pas certain. Les Transites sont plutôt discrets, répondit Ron en s’attaquant vigoureusement à ses œufs.

Harry se demandait bien comment ces gens faisaient pour contrôler les allées et venues de centaines de sorciers par transplanage. Sans oublier que les Moldus ne devaient jamais se rendre compte de ces manœuvres de protection.

- En parlant de Quidditch, dit Harry en s’adressant à Fred et George qui n’étaient pas très loin, et qui discutaient de la commercialisation de leurs livres de délecture avec leur ami Lee Jordan, il faudrait bien se rencontrer pour les entraînements.

- Ouais, il faudrait y voir, répondit Fred. En plus cette année il nous faudra un nouveau gardien. Dubois est parti.

- On le regrettra à jamais, continua George, en faisait semblant de verser des larmes.

- Tu n’es pas drôle George, c’est vrai que Dubois sera dur à remplacer, intervient à ce moment Alicia Spinnet. Et en plus c’était lui notre capitaine.

- Mais j’étais très sincère. C’est vrai qu’il nous manquera, se défendit George que cette accusation outragea au plus haut point.
Alicia ainsi que les jumeaux Weasley faisaient parti de l’équipe de Quidditch de Griffondor avec Harry, bien que l’année dernière, ils n’eurent pas la chance de jouer à cause de la tenue du Tournoi Des Trois Sorciers.
Une équipe de Quidditch est constituée de sept joueurs : trois Poursuiveurs, deux Batteurs, un Gardien et un Attrapeur. Le but de ce jeu aérien consiste à faire passer le Souafle, sorte de ballon rigide, dans les buts adverses, trois anneaux d’or qui se trouvent à une quinzaine de mètres du sol. Chaque but vaut dix points. Ce sont les Poursuiveurs qui se lancent le Souafle à travers le terrain. Dans l’équipe de Griffondor, c’est Alicia Spinnet, Angelina Johnson et Katie Bell qui occupent ces postes. Dans le cas de Fred et George Weasley, c’est à eux que revient la charge de s’occuper des Cognards étant donné qu’ils sont tous les deux les Batteurs de l’équipe.
Les Cognards sont des sphères de métal ensorcelées qui tentent de faire perdre l’équilibre à n’importe quel membre d’une équipe. Recevoir une de ces sphères est très dangereuse et douloureuse. D’un coup, ils sont capables de vous briser des os, et de ce fait, vous faire lâcher prise de votre balai. Sur le terrain, il y en a deux. Le rôle des Batteurs est donc de protéger les autres membres de l’équipe des Cognards et de renvoyer ceux-ci vers les membres de l’équipe adverse.
Le Gardien doit évidemment surveiller les buts en survolant la zone sablée. L’Attrapeur doit le plus rapidement possible mettre la main sur le Vif d’or. Il s’agit d’une petite boule en or ailée, de la taille d’une bille, qui vole à travers le terrain à très grande vitesse. Il est pratiquement impossible de la voir. Lorsque l’Attrapeur réussits à mettre la main sur cette petite sphère, l’équipe gagne automatiquement cent cinquante points, et sa victoire est presqu’assurée. Le match ne prend fin que lorsque le Vif d’or est attrapé.

- Tout ça me fait penser, vous n’auriez pas vu les bandages que j’utilise lors des Matchs, par hasard ? demanda Alicia, qui semblait vraiment peinée de cette perte. J’étais certaine de les avoir mis dans ma valise.

Tous firent signe que non et se dirigèrent vers leur salle de classe respective. Sur le chemin vers la classe de Défense Contre les Forces du Mal, Harry pensa beaucoup à son équipe de Quidditch. Qui allait remplacer Dubois ? Harry ne pu penser plus longtemps à son ancien capitaine, car il venait d’entrer dans la classe de la Vielle Dame, et il en fut très surpris. Harry n’arrivait pas à se faire à l’idée que cette femme était la grand-mère de Cho.
La classe avait énormément changé depuis l’année dernière. Le professeur Maugrey étant un homme plutôt terre-à-terre et maniaque, il n’aurait jamais supporté d’avoir une jungle dans sa classe comme c’était le cas présentement. Enfin jungle est un bien grand mot, mais Harry était persuadé qu’il ne manquait que des palmiers pour compléter la collection de plantes du Professeur Chang. Il n’aurait pas été surpris de voir le Professeur Chourave apparaître à la place du Professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal, en fait. Et à la mine que faisaient les autres élèves, tous les Griffondors pensaient exactement la même chose que Harry.
Tous prirent place dans la classe et le Professeur Chang fit son entré dans une magifique robe de sorcier bleu azur. Elle marchait d’un pas lent et posé. Le calme semblait toujours l’accompagner. Elle fit rapidement l’appel en s’excusant d’avance de toutes les erreurs de prénom qu’elle allait faire au cours de l’année.

- J’ai encore de la difficulté à ne pas mélanger le nom de mes propres enfants, alors ne vous en faites pas pour cela mes enfants, ce n’est pas de la moquerie de ma part.

Le Professeur Chang s’avança devant la classe, et regarda un à un tous les élèves réunis.

- Je reconnais certains visages. J’ai sans doute enseigné à la majorité de vos parents. Mais cela fait bien longtemps. Vous avez un air de famille avec Arthur Weasley, est-ce que vous ne seriez pas son fils mon petit ?

- Oui, c’est mon père, répondit Ron un peu embêté. Son père ne lui avait jamais dit qu’il connaissait le nouveau Professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal.

- Bien, j’ai su par le Professeur Dumbledore que vous aviez surtout appris à vous défendre contre différentes créatures magiques par le Professeur Lupin et également à contrer certaines attaques des Sortilèges Impardonnables.

À ces mots, Harry aperçu Neville Longdubat frissonner sur sa chaise. Pauvre Neville, pensa-t-il…

- Il est temps que vous passiez à un autre niveau. Vous allez utiliser les bases même de la magie. Cette année, nous allons voir les Priorium Incantatem…

- Les Sortilèges Primaires, l’interrompit Hermione dans un souffle. Elle allait sans doute s’en vouloir par la suite car elle avait enfreint une de ses propres règles : ne jamais, au grand jamais, interrompre le discours d’un Professeur. Pourtant elle ne put s’empêcher de le faire. Pour l’instant Hermione semblait prise dans un combat intérieur entre l’extase et la crainte. Décidément, elle avait déjà lu des livres à propos de ces sorts. Harry jeta un coup d’œil vers Ron, et celui-ci semblait penser la même chose que lui : Hermione ne changera jamais.

- C’est exact, répondit le Professeur Chang avec un sourire bienveillant. Nous les appelons aussi Les Sortilèges Supérieurs.

- Pourquoi ? demanda Dean Thomas en interrompant à son tour le Professeur Chang.

- Parce que seuls quelques sorciers sont capables de les invoquer seul. Ils demandent une très grande puissance magique et sont très épuisants. Moi-même, je ne suis capable de les maintenir que quelques minutes. Par la suite, je dois dormir environ une bonne quinzaine d’heures avant d’être tout à fait remise. Et pourtant je m’y entraîne chaque jour depuis des décennies, soupira-t-elle.

- Mais pourquoi sont-ils aussi durs à contrôler ? demanda Lavande Brown, qui résumait tout ce que les élèves désiraient savoir.

Comme à son habitude Hermione leva la main et répondit :

- Parce que ces Sorts se réfèrent directement à la nature, aux éléments.

-Vous avez totalement raison Miss Granger. Dans la nature, tout ce qui s’y trouve possède un degré plus ou moins grand de magie. Le don que vous tous possédez, que vous entraînez, n’est en fait que votre capacité à ressentir ces choses. Certains Moldus peuvent également les sentir à un niveau différent par contre. Certains, par exemple, sont capables de prédire l’avenir ou bien de soigner des plaies. Cependant, leur degré de magie n’est pas assez élevé, ou devrais-je dire concentré, pour être en mesure de faire de la magie et de jeter des sorts comme vous le faites présentement.


- Alors vous voulez dire que tous les Moldus sont en fait des Sorciers aussi ? demanda Seamus Finnigan, incrédule.

- Connaissez-vous la plus grande magie qui existe sur cette magnifique terre Mr Finnigan ? demanda le Professeur Chang.

Seamus fit signe que non.

- La Croyance. La Croyance est la clé de tout ce que nous faisons. Si vous ne croyez pas en quelque chose, pensez-vous être en mesure de le faire ? Je ne dis pas que tous les Moldus peuvent faire de la magie. Ce que je dis, c’est que certains auraient le pouvoir de se trouver ici parmi vous, mais étant donné qu’ils n’y croient absolument pas, ils sont bloqués par leur propre aveuglement.

Le Professeur Chang se dirigea vers le tableau noir et y inscrivit : Aquim

- Le Sortilège de l’eau. Vous vous demandez sans aucun doute pourquoi ce sortilège porte un nom de personne. Et bien dans les époques lointaines, mêmes les sorciers ont eu des croyances envers des divinités. Aujourd’hui par contre, ces noms invoquent davantage le respect que nous devons avoir envers chaque élément de la nature.

- Quels sont les autres ? demanda Harry. Plus il entendait le Professeur Chang parler de ces sorts, plus il voulait en savoir (comme la majorité de la classe d’ailleurs…) Tous les élèves étaient pendus aux lèvres de leur Professeur.

- Les autres ont pour nom Ferris, le feu, Tesra, la terre et finalement Aër, l’air.

- En existe-t-il un que personne n’a jamais réussi à maîtriser ? demanda Ron, les yeux plein d’étoiles à l’idée d’être celui qui réussirait à le faire.

- Oui, il en existe un. Attila, la foudre. Ce sort est tellement puissant que seuls de grands sorciers peuvent l’invoquer. Et ils doivent être au moins deux, affirma-t-elle.

- Dumbledore n’a jamais réussi à le faire ! s’exclama Parvati Patil, une autre élève de Griffondor, la main devant la bouche.

Le Professeur Chang fit signe que non.

- Même pas Voldemort, dit Harry plus vite qu’il ne s’en était rendu compte. Il avait plutôt voulu faire un commentaire à lui-même, mais ses paroles avaient été plus rapides que lui. C’est toutefois avec une pointe de haine et de joie tout à la fois que Harry prononça le nom du Mage Noir. Enfin un sort que Voldemort lui-même n’était pas assez puissant pour jeter.

Tous frissonnèrent à ce nom. Le Professeur Chang fixa Harry longuement, comme si elle voulait sonder le fond de son âme.

- Bien que certaines sorcières et sorciers soient très forts, chacun d’entre nous possède ses propres limites Harry. Certains les dépassent parfois, mais dis-toi que chaque abus est toujours fort chèrement payé par la suite, même si nous ne nous en rendons compte seulement plus tard.

Harry eut l’impression que la Veille Dame tentait à nouveau de lui dire quelque chose.

-Puis-je savoir en quoi ce sortilège est plus puissant que les autres ?

( Pas question Evil or Very Mad mouahahahah)
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 1:51

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Chapitre X : Sorts Primaites et Disparition (2e Partie)


- Le Sortilège d’Attila fait appel à deux puissants éléments de la terre : la terre elle-même ainsi que l’air. Parfois certains sorciers font appel également au feu. Alors tout ceci demande beaucoup de magie. Trop de magie pour une seule personne.
Ils passèrent donc leur première période à discuter de ces Sortilèges, dit Primaires. Au bout d’un certain temps par contre, Ron, l’œil brillant, leva la main.

- Oui, Mr Weasley ?dit le Professeur Chang.

- Allons-nous apprendre un sortilège de protection aujourd’hui ? demanda-t-il. Décidément, il voulait battre Malefoy à son propre jeu.

- Vous me devancez de quelques minutes Mr Weasleys. En effet, je vais vous montrer à ériger un mur de protection. Nous en verrons plusieurs au cours de l’année. Par exemple le mur rigide, le mur magique, et le mur de rappel.

Harry vit Hermione empoigner vigoureusement sa baguette, comme si elle avait peur que cette dernière ne se sauve. Elle regarda Harry intensément, et ce dernier pu y lire la détermination dans ses yeux. Plus jamais elle n’allait échouer ses sorts. Non Jamais.

- Nous allons commencer tout de suite, continua le Professeur Chang. Veuillez vous mettre en équipe de quatre, je vous prie.

Toute la classe s’exécuta. Harry se plaça dans le fond de la classe avec Ron, Hermione et Dean Thomas, un de leurs amis.

- À tour de rôle, en équipe de deux, vous allez bâtir un mur de protection devant vous, pour vous protéger des attaques des deux autres personnes dans votre équipe. La formule est Murus Incantatem. Pour ceux qui ont le rôle des attaquants, veuillez, je vous en prie, être original dans les sorts jetés, dit le Professeur Chang, avant d’éclater de rire devant les visages interdits qui se trouvaient devant elle.

Il y eut un magnifique feu d’artifice dans la classe. Ceci était dû au nombre de sorts jetés, mais également aux réflexions sur les murs. Les sorts jaillissaient de partout. Jambencoton, Oreilles en Chou-fleur et Furonculose furent évidemment les plus populaires.
Harry et Dean, qui faisaient équipe ensemble, surent d’entrée de jeu que leur mur ne fonctionnait pas vraiment, lorsqu’ils se retrouvèrent tous les deux coiffés à la Elvis plus vite qu’ils n’eurent le temps de réagir. Ron, avec le Sortilège Cutanimi( qui stimule la pousse des cheveux) eut le dernier mot, et se paya bien leur tête. Avec un peu de pratique par contre, tous réussirent au bout de trois quarts d’heure à maîtriser suffisamment ce sort pour l’utiliser seul. À la fin du cours le Professeur Chang, qui avait dû exercer des contre-sorts sur bon nombre d’élèves, les soumit même à son épreuve, question de voir leur cheminement. Même Neville Londubat, tremblant comme une feuille, réussit à contrer la petite attaque du professeur.


Puis ce fut l’heure d’aller manger, et même Harry, Ron et Hermione, qui avaient adoré ce cours, durent avouer qu’ils mourraient de faim. Arrivé à la table des Griffondor, Ron jeta un coup d’œil d’un bout à l’autre de la table.

- Ginny n’est toujours pas là ? demanda-t-il à Lee Jordan, le meilleur ami des jumeaux.

- Si, elle est venue, mais elle est déjà repartie.

Ron semblait inquiet. Que faisait Ginny depuis trois jours ? Était-elle encore malade ? Ils ne l'avaient presque pas vu depuis le Banquet du Début d’Année.
Tous les trois mangèrent en quatrième vitesse, pour aller voir à l’infirmerie et dans la Salle Commune pour voir si elle ne s’y trouvait pas. Arrivé en haut de l’escalier du deuxième, Harry sentit une présence. Ou plutôt un poids sur ses épaules. Il ne pouvait pas l’expliquer. D’instinct, Harry se tourna vers la tour ouest.
Harry s’y dirigea donc, sous les yeux interrogateurs de Ron et d’Hermione. Plus il s’en approchait, moins il ressentait cette présence. Sa curiosité par contre, le poussa à aller plus loin, plus haut. Ils montèrent les escaliers quatre à quatre. Ce n’est que lorsqu’ Harry mis le pied à l’extérieur de la tour, au sommet, qu’il se rendit compte qu’il avait couru tout ce temps. Ron et Hermione le rejoignirent, hors d’haleine.

- Ne pourrais-tu pas nous répondre lorsque l’on te parle, s’écria Ron, appuyé contre le mur de la tour. Qu’est-ce qui t’a pris ?

Harry ne répondit pas. Il observait le paysage qu’il voyait devant lui. La tour ouest était tellement haute qu’ Harry était capable de voir au loin le village de Pré-Au-Lard. À cette hauteur, même la Forêt Interdite semblait rétrécie. Elle ne semblait plus menaçante.

- Rien, répondit Harry. Il ne voulait pas lui dire, de peur que Ron se paye sa tête.

- Tu avais l’air hypnotisé, continua Hermione, qui l’observait d’un œil inquiet.

- Ne t’inquiètes donc pas, j’ai seulement eu l’impression que Ginny aurait pu être ici, c’est tout, mentit Harry.
Il vit bien que cette réponse ne satisfaisait pas ses amis, mais c’était la seule qu’il voulait, et pouvait, donner. Il n’avait pas compris lui-même ce qui s’était passé.

Ils demeurèrent là un moment. Harry ne pu dire durant combien de temps ils restèrent en haut de cette tour, car il n’entendait qu’à moitié ce que Ron et Hermione disaient.

- Harry …

Hermione donna un coup de coude à Ron et lui montra sa montre. Ils allaient être en retard au cours de Potion. Rogue se ferait un malin plaisir de les humilier s’ils lui en offraient l’occasion. Ils prirent leurs jambes à leur cou, et partirent en quatrième vitesse. Ils durent courir comme rarement ils avaient eu à le faire dans leur vie. Mais ils arrivèrent tout de même au cachot Nord juste à temps. Harry, Ron et Hermione prirent place à une table près de Seamus Finnigan et Dean Thomas. Le Professeur Rogue fit rapidement l’appel, et commença tout de suite le cours. Les élèves commenceraient par étudier les plantes et autres ingrédients complémentaires, ceux qui n’agissent qu’en présence d’autres plantes.

- Nous passerons ensuite à la neutralisation, car en fin d’année, vous devrez trouver les antidotes à diverses potions. Échouez ceci, et vous n’obtiendrez pas vos BUSE, je peux vous l’assurer.

Tous tremblèrent. Les BUSE (Brevets Universels de Sorcellerie Élémentaire) étaient des examens que les élèves de Poudlard, âgés de plus de quinze ans, devaient absolument passer pour obtenir leur diplôme.
Tout ce que Rogue disait semblait tellement compliqué que même Hermione en fut momentanément déroutée. Plusieurs plantes, selon l’époque où elles avaient été cueillies, ne réagissaient pas de la même manière avec les mêmes ingrédients. D’autres par exemple, devenaient plus ou bien moins efficaces si elles avaient été séchées durant un certain laps de temps.


Le cours s’acheva enfin, après que les élèves eurent passé plus de trois parchemins complets à prendre des notes. Même les Serpentard, dont Rogue était le directeur de la maison, se plaignirent silencieusement. Neville Longdubat, un Griffondor, était paniqué.

- Comment suis-je censé me souvenir de toutes ces plantes, s’exclama-t-il.
Il est vrai que Neville avait même de la difficulté à se souvenir de son chemin dans le château et du mot de passe de la Salle Commune alors…
Ils étaient tous les trois dans la Salle Commune. Tous étaient silencieux. On entendait les jumeaux Weasleys raconter comment le Professeur Flitwick avait pris par erreur une de leurs gommes explosives, et comment il avait passé le reste de la période entouré d’un nuage de fumée rose fushia.
Harry, Ron et Hermione ne les entendaient pas. Non, tous les trois étaient perdus chacun dans leurs pensées. Ron ne cessait de fixer sa petite sœur, à la recherche d’un signe quelconque. Ginny était nerveuse depuis quelques temps… Pourquoi ? Hermione était plongée dans son devoir d’Arithmancie. Pattenrond, qui était de retour de mission depuis le dîner, demeurait à ses côtés, ronronnant. Harry, lui, lisait le livre d’Hermione sur les Sortilèges de Base. Mais en fait il repensait à cette impression qu’il avait eue lors de son arrivée au collège. L’impression que quelque chose était là, mais ne devrait pas y être… Était-ce cette impression qui l’avait poussé vers le sommet de la tour ouest ? Il ne pouvait pas le dire.

- Vous n’auriez pas vu Trevor et ma montre ? demanda Neville Londubat qui s’était approché de leur table avec un air désespéré.

Neville était sans doute aussi lunatique que ce Golph dont leur avait parlé Mrs Figg, sinon plus. Il ne se souvenait jamais de l’endroit où il avait laissé ses choses et encore des mots de passe. Trevor était le crapaud que sa grand-mère lui avait offert pour son entrée au collège. Dans son cas, on ignore si c’est Neville qui le perd toujours, ou bien si ce n’est pas le Crapaud lui-même qui se sauve de son maître…


Harry était assis sur le rebord de la fenêtre, Hedwige à ses côtés. Il avait reçu une lettre de la part de son parrain. Une chouette des neiges la lui avait livrée il y avait quelques minutes de cela. La lettre à la main, Harry regardait au loin, là où devaient se trouver Sirius et le Professeur Lupin, au-delà de la forêt interdite.

Cher Harry
J’espère que tu te portes toujours aussi bien. Je reviens bientôt. J’ai une dernière chose à aller vérifier. Des rumeurs de Mangemorts courent partout. On parle aussi de Géants, mais je n’en ai aucune preuve. Demeure à Poudlard. C’est vraiment le seul endroit où tu puisses être parfaitement en sécurité. Je ne peux pas envoyer plusieurs hiboux à la fois, alors pourrais-tu faire un message à Dumbledore Dis-lui que nous ne l’avons pas trouvé, il comprendra.
Fait attention et garde l’œil ouvert.
Sirius.


Parlait-il de Sayter ? De Voldemort peut-être ?
Harry regarda une ombre se diriger vers le Saule-Cogneur. Était-ce Mr Figg qui retournait en mission ? Mais cette ombre se dirigeait-elle vraiment vers le Saule, ou bien en revenait-elle ? Harry ne sut jamais la réponse, car il s’endormit sur le rebord de la fenêtre.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 2:00

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Chapitre XI : Un de Perdu


Les deux semaines suivantes passèrent comme si de rien n’était. Les élèves de Poudlard avaient rencontré tous leurs Professeurs à quelques reprises, et savaient à quoi s’en tenir et ce qu’on attentait d’eux.
Un mercredi matin, Harry se dirigea vers la Grande Salle, traînant les pieds. Il pensait à ses cours et ne voulait pas aller en Divination, qui était dans l’après-midi. Non pas que le cours soit dur. Il suffisait à Harry de dire ses plus beaux mensonges et de se prédire une mort certaine toutes les deux semaines, pour que le Professeur Trelawney lui fiche la paix.
Ce matin-là, Harry était d’humeur maussade. Il avait l’impression d’avoir tout oublié au cours de l’été. Il avait fait brûler sa potion dès la première semaine. Il avait crû entendre quelqu’un pleurer près de lui tout au long de la période et cela l’avait inquiété. Et dans le cours de Défense Contre Les Forces Du Mal, Ron et lui avaient fait mourir une des plantes du Professeur Chang après l’avoir trop arrosée avec le Sort d’Aquim ( Le Professeur Chang croyait qu’il n’y avait rien de mieux que les tâches quotidiennes de la maison pour apprendre à maîtriser de nouveaux sorts.)
Mais la véritable raison de cet état d’esprit était qu’Harry avait demandé au Professeur McGonagall d’émettre un communiqué dans la Salle Commune de Griffondor pour le poste de Gardien dans l’équipe de Quidditch. Ce qui avait été fait. Malheureusement, personne n’avait encore soumis sa candidature, ce qui était tout de même étrange.


Lorsqu’il arriva à la Grande Salle, Harry constata qu’il n’était pas le seul à être de mauvaise humeur. Hermione s’attaquait à ses toasts comme s’il s’agissait de Rita Streker…

- Qu’est-ce qu’elle a ? murmura Harry à Ron lorsqu’il s’assit à ses côtés. Ron était sur le point d’éclater de rire, mais se retint pour éviter la tempête Hermione…

- Elle s’est rendue à la bibliothèque ce matin et…

- Et « L’histoire de Poudlard » a été volé ! s’écria-t-elle.

- Calme-toi. Un première année a sans doute voulu en savoir autant que toi sur l’école, et l’a emprunté, c’est tout, répondit Ron. Il fit un clin d’œil à Harry. C’était plutôt comique de voir Hermione s’emporter pour un livre.

- Ce livre n’était pas inscrit dans le registre. Et vous savez comme moi comment Mrs Pince est pointilleuse sur ces choses.

Hermione marquait un point. Mrs Pince était la Bibliothécaire de Poudlard. Une vieille sorcière un peu folle et ayant mauvais caractère tout au long de l’année.


Comme l’horaire du mercredi le voulait (9h30 : Cours de Botanique), ils se rendirent tous à la serre 4 (niveau supérieur) En chemin, Harry, Ron et Hermione rencontrèrent les Poufsouffle, avec qui ils étaient jumelés. Derrière lui, Harry entendit Justin Finch-Fletcher, un Poufsouffle, qui semblait avoir une prise de bec amical.

- Je suis désolé, mais je ne suis pas d’accord avec toi… Je ne peux pas Justin. C’est contre le règlement du…

- Pourquoi ? l’interrompit Justin.

- Je n’en ai pas le droit…

-Tu te promènes bien présentement, l’interrompit à nouveau Justin

Avec qui s’obstinait-il donc ?

- Ce n’est pas pareil Justin. Je m’en vais à mon poste.

- Et pourquoi n’étais-tu pas là lors des derniers cours Ced ? Tu te promenais dans l’école ?

Ced ? Ced ? Ce mot résonna dans l’esprit de Harry comme une cloche au sommet d’une église. Ce nom, enfin ce surnom, était celui d’un de ses confrères d’école, Cédric Diggory. Ce jeune homme avait trois ans de plus que Harry, mais tous les deux étaient devenu amis lors du Tournoi Des Trois Sorciers. Malheureusement, les circonstances étaient telles que Diggory mourut à la fin de l’année scolaire… Était-il revenu à la vie ? Non, c’était impossible. C’était Harry lui-même qui avait ramené le corps froid et sans vie de Cédric dans l’enceinte de l’école…C’était impossible qu’il soit de retour du pays des ombres…
C’est avec une lenteur incroyable que Harry regarda derrière lui. Il vit devant lui le visage rieur et la grande posture de Cédric Diggory, un Cédric tel que Harry l’avait toujours vu. Mais maintenant, Cédric n’était plus qu’une ombre, qu’un écho de ce qu’il avait été. Il avait peut-être perdu son corps, mais pas son esprit, et encore moins sa joie de vivre.

- Bonjour Harry, ça va ? dit ce dernier, un peu surpris de me voir à ce que je peux constater…
Cédric se mit à rire de bon cœur.

- Oui…ça…ça va …Et toi ? répondit Harry qui n’en croyait pas ses yeux. Cédric…un fantôme…Comment aurait-il pu s’en douter?

- Ça va, quoi que ce soit un peu venteux aujourd’hui. J’ai encore un peu de mal à me déplacer. À voler, je veux dire.

Puis Harry dû entrer dans la serre, car le cours du Professeur Chourave allait bientôt commencer. À ce que Harry pu constater, il ne fut pas le seul surpris de voir Cédric…Ca faisait au moins ça…
Ils allaient passer le cours à mettre des Emphalopètres dans des pots et à enrichir la terre avec des potions magiques puissantes, sorte de petites noix, qui au contact de l’eau, explosent en fumée et laissent échapper un gaz orangé qui a le même effet que le Sort d’Allégresse. On ne se demande pas pourquoi il y eut autant d’erreurs de manipulation au cours de cette période de classe…

Pendant cette période, Cédric s’approcha de Harry.

- Tu dois te demander ce que je fais ici ? lui dit-il.

- Je me demande surtout pourquoi tu es devenu un fantôme ?

- C’est simple. Je n’ai pas réussi à atteindre mon but. J’ai un rêve inachevé…

- Je ne comprends pas, dit Harry.

- Lorsque j’ai participé au Tournoi, mon but était d’amener la gloire à mon école…notre école, mais surtout dans la maison Poufsouffle, expliqua Cédric.

- Mais c’est ce que tu as fais! s’exclama Harry, incrédule.

- Notre victoire a été assombrie par ma mort, Harry, tu ne peux pas le nier. Au lieu de marquer la mémoire collective comme étant celui qui a apporté la victoire à mon école, avec toi, j’aurai été celui dont la mort marqua plutôt le retour des temps sombres… Du retour de Tu-Sais-Qui, soupira-t-il.

Harry n’arrivait pas à comprendre. Les âmes des morts devenaient des fantômes lorsqu’il leur restait un rêve non accompli. Mais tout le monde avait des rêves qui ne verraient jamais le jour. Pourquoi certains morts devaient-ils demeurer sur la terre ?

- Regarde tes parents, par exemple, répondit Cédric lorsque Harry lui posa la question à la fin du cours, lorsqu’ils sont morts, leur but était de te protéger, non ? Et c'est ce qu’ils ont fait. Malheureusement ils en sont morts…

- Et Nick-Quasi-sans-Tête alors ? demanda Ron, qui était demeuré avec Harry.

- Nick, lui, a toujours voulu être un Chevalier, expliqua Cédric.

- C’est pour cela qu’il veut tant faire parti de la ligue des Chevaliers sans tête, dit Hermione en pouffant un peu de rire. Pauvre Nick…

- C’est exactement ça, continua Cédric. Lorsqu’il réussira, il sera libre.

- Et Binns ?

- Lui, c’est un cas impossible à régler…enfin je crois… il a toujours voulu…Oh, je crois que je ne devrais pas le dire.

- Allez, dis-nous-le. On promet de ne le révéler à personne, dit Ron, le sourire aux lèvres à l’idée de connaître le grand secret du Professeur d’histoire.

- Très bien, murmura Cédric…Il aurait toujours voulu être capable de lancer un sortilège, voilà.

Tous les trois se regardèrent. Quoi ? Binns n’était pas capable de tenir une baguette ?

- C’était un Cracmol, leur expliqua Cédric.

Ron ne pu s’empêcher de rire aux éclats. Binns un Cracmol ! Un sorcier sans pouvoir ! Qui l’aurait crû !
Les Cracmols sont des gens venant des très vieilles familles de sorciers mais qui, malheureusement pour eux, n’ont pas une once de magie qui coule dans leurs veines. Un peu comme les sorciers de familles moldues, mais à l’inverse.
Puis pour changer de sujet, mais surtout pour permettre à Ron de reprendre son souffle, Harry demanda à Cédric de quoi il avait parlé avec Justin.

- Oh, Justin…il voulait seulement que je parcoure les dortoirs de l’école pour que je trouve celui qui a pris son livre de Géographie moldue.

Justin Finch-Fletcher était comme Hermione, un garçon issu d’une famille moldue.

- Des livres ont aussi été pris dans la bibliothèque, dit aussitôt Hermione.

- Un seul, Hermione, calme-toi, continua Ron (qui respirait enfin…)

- Elle dit vrai Ron, répondit Diggory. Plusieurs livres ont été pris dans la Réserve depuis quelques jours. Tous sur la magie noire… Dumbledore est inquiet.

La Réserve de l’école se trouve dans le fond de la Bibliothèque, dans une section fermée. Seuls les élèves de septième et parfois de sixième, sous supervision d’un professeur, ont le droit de consulter ces livres, mais jamais de les sortir de la réserve. Encore moins des murs de la Bibliothèque. Cet endroit renferme tous les livres, manuscrits et parchemins potentiellement dangereux pour de jeunes et moins jeunes sorciers s’ils tombaient entre de mauvaises mains.

- Et pourquoi ne veux-tu pas le faire?, lui demanda Harry.

- Ce n’est pas que je ne veuille pas le faire, c’est simplement que je ne le peux pas encore. C’est contre le règlement du Ministère de faire de la Fantômatisation sans un permis. Je suis en probation.

- Fantômatisation ?

- Traverser les murs. Voyager dans les aires des vivants sans surveillance. Je ne le fais présentement qu’avec le Professeur Chourave. Je m’entraîne à traverser les vitres des serres. Ensuite je m’attaquerai aux murs de pierres de l’école, dit-il, une étincelle de défi dans les yeux. Je suis loin d’en être rendu là par contre…soupira-t-il ensuite.

- Et pourquoi étais-tu absent depuis le début de l’école? lui demanda Hermione.

- J’ai demandé la permission de m’absenter de l’école, parce que mon père doit faire des heures supplémentaires depuis l’Attaque. Et ma mère a été blessée là-bas, alors…j’ai voulu être avec elle, dit-il tristement.

- Comment va-t-elle ? demanda Hermione, la main droite tremblante.

- Ça va… Elle a dû faire face à un Détraqueur…

Harry frissonna. Il savait ce que cela voulait dire. Sa mère avait dû revivre les pires moments de son existence…Sans doute revivre le jour où son fils fut assassiné…assassiné par Lord Voldemort.
Harry, Ron et Hermione durent dire au revoir à Cédric qui lui, attendait le Professeur Chourave. Ils retournèrent vers le château. Arrivés au Hall d’entrée, ils croisèrent Lucius Malefoy, le père de Drago. Que faisait-il ici ?
Ils se rendirent dans la Grande Salle pour le déjeuner. Plusieurs parlèrent du retour de Cédric Diggory. Tous en semblaient bien heureux. Ils s’assirent aux côtés de Neville et des jumeaux Weasley. Il fut entendu que les membres de l’équipe de Quidditch de Griffondor allaient se rencontrer le soir même pour l’entraînement. Neville les écouta d’un air rêveur.

- Tu pourrais être notre nouveau Gardien, lui proposa Fred.

- Je suis sur que non, soupira Neville, vous le savez, je suis plutôt gaffeur.

- Tu pourrais toujours être notre mascotte, répondit George.

- Les équipes n’ont jamais eu de mascotte George, dit Hermione.

- Il est toujours temps d’innover, dit-il en se levant de table. C’était l’heure d’aller en cours. Hermione dit au revoir à ses amis. Elle devait se rendre au local du Professeur Vector, responsable du cours d‘Arithmancie. Les garçons se rendirent au sommet de la tour Nord (après avoir monté sept étages). La pièce baignait dans la fumée qui piquait les yeux. Il était impossible de ne pas somnoler dans ce cours tellement l’atmosphère était lourde et pesante.

Le Professeur Trelawney accueillit ses protégés à bras ouverts. Cette sorcière s’occupait du cours de Divination, le cours le plus ennuyeux du monde. Et le plus facile également. En fait, ce cours ne développait guère le talent des sorciers pour deviner l’avenir, mais plutôt leur capacité à devenir les meilleurs charlatans et menteurs du monde.
Au premier coup d’œil, le Professeur Trelawney faisait presque peur avec ses douzaines de colliers de perles, tous de couleurs différentes et ses lunettes qui lui agrandissaient les yeux de manière démesurée (tels des yeux de poissons surgelés…) En la connaissant un peu mieux, elle faisait d’avantage rire que tout autre chose…
Dans la journée qui nous occupe Harry et Ron, ainsi que tous les autres élèves de Griffondor présents, devaient trouver les signes de leur avenir prochain dans des cartes spécialement conçues( supposément…) pour cette pratique de la magie. Les images imprimées sur ces cartes allaient de la banale fleur de lys jusqu’à la main du mort, en passant par le chat noir et le livre enchanté. Bref, toutes des images permettant de prédire une malédiction sur quelqu’un. C’est bien à contrecœur que Harry et Ron participèrent à cette activité. Le Professeur Trelawney sera sans aucun doute dans les parages, telle un oiseau de malheur au-dessus de nos têtes.

- Chacun d’entre vous a un paquet de cartes devant lui, dit-elle. Coupez le paquet en trois parties avec la main gauche. Ensuite, reformez un paquet avec la main gauche toujours. Étalez les cartes de manière à ce que les cartes forment un arc devant vous. Vous devrez choisir douze de ces cartes retournées, que vous placerez en cercle sur votre table. Lorsque vous aurez choisi vos cartes avec votre main droite cette fois, vous devrez prendre note de la première chose qui vous vient à l’esprit. Ces idées réunies, continua-t-elle de son ton le plus mystérieux, constitueront le message de votre avenir prochain.

Chacun prit son paquet de carte et se mit à couper.

- Ce que je ne comprendrai jamais de ce cours, dit Ron à Harry, Dean, Neville et Seamus qui étaient avec lui, c’est pourquoi on cherche à connaître notre avenir alors que cela va se produire de toute façon ?

- Pour que vous soyez prévenu mon garçon ! Et peut-être réussirez-vous à changer votre avenir… répondit le Professeur derrière l’épaule de Ron.

(SUITEEEE!!!!!)
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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 2:02

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Chapitre XI : Un de Perdu (2e Partie)


- Changer mon avenir ? Comment puis-je changer mon avenir si mon destin est inscrit dans les étoiles et que ma vie est gouvernée par les planètes ? lui demanda-t-il. Comment dois-je m’y prendre pour changer l’orbite d’astres dont la masse est dix millions de fois plus lourde que moi ?

Il fit un clin d’œil à ses amis. Il marquait un point là…

- Commencez par faire l’exercice demandé, Mr Weasley, et peut-être trouverez-vous la réponse dans vos cartes ? dit-elle, une pointe de rage dans la voix. Elle n’aimait pas être contredite.

Harry fit comme Ron. Il coupa son paquet de cartes en trois parties, puis les remit ensemble. Il choisit ses cartes sans s’en préoccuper. Il tira le soleil, l’épée, la forteresse, un livre, un cercle, une étoile, une carte noire, le feu, l’éclair, le serpent, le phénix, la lune.

- Tout ceci renferme un très mauvais message mon garçon…C’est mauvais…très mauvais de retrouver le soleil et la lune dans un même tirage…Pauvre petit…soupira-t-elle.

-Pourquoi ? demanda Harry. Il est normal de retrouver…

- Cette combinaison représente l’arrivée de la noirceur dans votre vie Mr Potter…

- Il est normal Professeur que la Lune succède au soleil. C’est dans l’ordre des choses, répondit Harry en jetant un coup d’œil à Ron qui riait en s’en fêler une côte. Harry était encore pris avec Trelawney…

- Mais lorsque ces cartes sont en présence de l’épée et de la forteresse. cela représente un combat à venir…dit-elle.

- Je crois plutôt que ces cartes représentent des événements que j’ai vécu, dans le mauvais ordre…commença Harry.

- Je crois que j’ai plus d’expérience que vous dans les arts divinatoires mon petit…

- Le soleil représente le début, continua Harry sans prêter attention à son Professeur. La forteresse peut très bien être le Château. L’étoile serait peut-être…lorsque j’ai voyagé en voiture volante avec Ron. Le feu peut être celui dont s’est servie le Professeur Chang pour me soigner, ou bien le Sortilège de Ferris…ou encore le feu de l’incendie dans le village moldu de cet été. L’éclair, et bien c’est ma cicatrice, le serpent est… le serpent que j’ai lâché un jour sur mon cousin…. Le phénix est Fumsec. La lune est simplement la lune…Le cercle sera celui … enfin bref je sais ce qu’il représente pour moi.

Harry ne voulait pas dire aux gens qu’il avait affronté un Basilic dans la Chambre des secrets et qu’il avait fait face au cercle des Mangemorts l’an dernier. Et encore moins que la lune représentait à ses yeux la nuit où le Professeur Lupin s’était transformé en loup-garou sous les yeux d’Harry, de Ron et d’Hermione. La nuit où Peter Pettigrow avait rejoint son maître.
À tous ces souvenirs, Harry soupira. Qu’allait-il se passer maintenant? Que se passait-il à l’extérieur ? Devait-on s’inquiéter des livres disparus dans la bibliothèque ?
Puis la fin du cours arriva (enfin). Comme devoirs, les élèves devaient faire le même exercice avec des cartes faites pour parler de leurs passé ( bien sûr...). Harry se dit qu’il réussirait peut-être à prédire son avenir avec ces cartes du passé. C’est alors qu’il sentit à nouveau une présence. Ce qu’il ressentait n’était pas physique. Il ne pouvait pas se l’expliquer, mais il savait. Elle était faible, mais réelle. Puis elle disparue aussi vite qu’elle était apparue.


Le soir venu, Harry se rendit au terrain de Quidditch avec les jumeaux Weasley. Harry avait apporté son Éclair de Feu, cadeau de Sirius, question de se pratiquer un peu. Et aussi pour savoir si son balai réagissait encore aussi bien aux changements de direction rapides dont Harry était fanatique. Il enfourcha donc son Éclair de Feu et monta en flèche vers le ciel et redescendit tout aussi rapidement avant de faire une feinte vers les estrades.
Harry entendit des gens l’interpeller. C’étaient les filles de l’équipe qui arrivaient sur le terrain. Il atterrit auprès d’elles en quelques secondes et les salua. Les jumeaux atterrirent également.

- Je crois qu’avant de commencer à nous entraîner, dit Katie, il vaudrait peut-être mieux choisir notre nouveau capitaine d’équipe, vous ne croyez pas ?

- On pourrait choisir avec un Cognard, dit Fred.

- Qu’est-ce que tu veux dire ? lui demanda Alicia.

- Le dernier touché par un Cognard est le capitaine, répondit-il.

- Tu n’aurais pas une méthode moins violente? dit Angelina.

- Nous n’avons qu’à régler ça en duel de sorcier, proposa George.

- Moins violentes, j’ai dit ! Tu es sourd ou quoi ! s’exclama Angelina.

- Tu vois comme je suis passionné par ce sport…

- On voit plutôt comme tu peux être radical, dit Harry en éclatant de rire. Tous suivirent son exemple.

- Il nous faudrait un juge impartial. Un peu comme la Coupe de Feu, continua Harry.

La Coupe de Feu avait été utilisée l’an dernier pour désigner le Champion des écoles de Sorcellerie présentes dans la compétition. Elle jugeait et devait choisir parmi les élèves de plus de dix-sept ans qui participaient, celui qui était le plus apte pour effectuer les Trois Tâches de la compétition.
Ils décidèrent d’ensorceler le balai de Harry ( après lui avoir assuré que cela n’affecterait en rien le bon fonctionnement de son Éclair de Feu) pour en faire leur juge impartial. Ils se placèrent tous les six en cercle et attendirent le verdict. Le balai tournoya dans tous les sens autour d’eux. Il allait parfois dans un sens, parfois dans l’autre, passait au-dessus de leur tête avant de continuer son manège, inlassablement. Allait-il jamais s’arrêter ? pensa Harry. Puis le miracle se produisit. Le balai ralentit enfin sa course endiablée. Il passa une fois derrière Harry, puis une deuxième fois. Harry vit l’Éclair de Feu hésiter derrière le dos de Fred, avant que le balai ne revienne sur ses pas, donc vers Harry. Le balai s’immobilisa tranquillement derrière ce dernier. Harry se retourna pour le reprendre dans ses mains, lorsqu’il fit un saut dans les airs et atterrit entre les mains d’Angelina, ébahie par ce changement de direction soudain. Harry se sentit trahi par son balai, son allié.

- Tiens Harry, dit-elle en lui redonnant son balai. C’est toi qui devrais l’être, et non moi. Après tout, c’est grâce à toi si nous gagnons ces matchs.

Harry eut un sourire triste. Il aurait bien aimé être capitaine de l’équipe, mais…

- Non, le poste est pour toi. Tu es l’une des meilleures Poursuiveuses de toute l’école et une fille sérieuse qui saura être à la hauteur. Je me reprendrai l’année prochaine.

Angelina lui sourit.

- Bon et bien mesdames et messieurs, à vos balais je vous prie ! dit-elle enfin.
Harry revint de l’entraînement fort épuisé ce soir-là. Mais il était heureux. Il avait de très bons amis et faisait parti de la meilleure équipe de Quidditch. Que pouvait-il demander de plus, mis à part peut-être un lit.


Lorsque Harry se rendit dans la Grande Salle le lendemain matin, il trouva Hermione toujours plongée dans un livre qu’elle avait mise devant elle. Harry pu y lire : « L’histoire de Poudlard ». Ron avait eu raison finalement. Ce n’était pas un vol, mais seulement un élève qui avait sans doute oublié de passer par le Registraire.
Aujourd’hui, les Griffondors débutaient la journée avec un cours de Défense Contre Les Forces Du Mal. Ils allaient commencer à s’exercer sur le Sortilège de Ferris et Harry en était très heureux, car la semaine dernière, le Professeur Chang, accompagnée du Professeur Flitwick pour l’occasion, avait fait la démonstration de la combinaison des Sortilèges de Ferris et de Tersa, ce qui l’avait totalement enchanté.

- Où est Ron ? demanda Harry au bout d’un moment. Il n’était pas dans la Salle Commune il me semble.

- Je ne sais pas, dit Hermione. Je croyais qu’il était avec toi.

Ils regardèrent à leur table s’il ne s’était pas assis ailleurs ou bien avec ses frères. Harry alla demander aux autres élèves de cinquième. Personne ne l’avait vu.
Harry et Hermione partirent donc de la Grande Salle. Ils montèrent les escaliers et se rendirent dans la Salle Commune, là où ils ne le trouvèrent pas non plus. Ils arpentèrent donc certains corridors. Près de la Statue qui mène au Bureau de Dumbledore, Harry et Hermione croisèrent Lucius Malefoy avec son fils. Tous deux se turent à l’arrivée de Harry et d’Hermione et continuèrent leur chemin.

- Tu ne trouves pas cela étrange que Drago ne nous ait rien dit, demanda Hermione, lorsqu’ils furent suffisamment loin pour ne pas être entendu des Malefoy.

- C’est vrai que Drago est tout de même plus tranquille que je ne l’aurais crû, avec ce qui s’est passé cet été.

Ils continuèrent à chercher, mais il ne leur restait plus beaucoup de temps. Ils allaient bientôt être en retard. Dans l’un des corridors du deuxième étage, Harry et Hermione croisèrent Cho Chang avec ses amis de Serdaigle. Ils leur demandèrent s’ils n’avaient pas aperçu Ron. ( C’est Hermione qui posa la question, car Harry fut totalement incapable de dire un mot …)

- Non, répondit un garçon de l’âge de Harry du nom de Terry Boot.

- Mais si, voyons, il se dirigeait vers les tours secondaires, répondit Cho. Je crois qu’il cherchait sa sœur.

Harry et Hermione leur dirent merci ( Harry se contenta de sourire) et Harry l’entraîna vers la Salle Commune de Griffondor.

- Harry, les tours sont vers l’Ouest, et non par ici.

- Je le sais bien, mais nous n’aurons pas le temps de nous y rendre et de revenir à temps pour le cours. Ron nous rejoindra là-bas. Je dois par contre aller chercher quelque chose dans le dortoir. Tu m’attends ?

Arrivé à la Salle Commune, Harry couru vers le dortoir. Il allait utiliser la Carte du Maraudeur que les Frères Weasley lui avaient donnée lors de sa troisième année. Elle avait été créée par le père de Harry lorsque celui-ci étudiait la magie à Poudlard, avec l’aide de Sirius, Remus Lupin et Peter Pettigrow. James Potter avait pris le nom de Cornedrue, car étant lui aussi un Animagus, non-inscrit dans le registre du ministère, il pouvait se transformer en un grand cerf. Pour Sirius, c’était Patmol, car ses pattes de chien étaient très douces. Remus portait le nom de Lunard puisqu’il étaitun loup-garou. Et finalement le surnom de Peter, Queudver, lui venait de ses amis, qui l’avaient surnommé ainsi parce qu’il savait se transformer en rat. La Carte du Maraudeur montrait toute les pièces du château, tous les passages secrets et toute l’enceinte de l’école. Mais le plus important à propos de cette carte, c’est qu’elle permettait de voir toutes les personnes présentes dans l’école et de voir leur déplacement. La Carte du Maraudeur représentait chaque élève et Professeur par un petit point noir avec le nom de la personne en question inscrit en dessous.
Harry toucha la carte avec sa baguette et prononça la formule magique. Tout le château se dessina aussitôt. Harry vit que plusieurs élèves étaient déjà en classe, que le Professeur Rogue se trouvait près du Saule-Cogneur et que le Directeur était avec Cornelius Fudge, le Ministre de la magie et Lucius Malefoy dans son bureau. Pourquoi étaient-ils là tous les deux ? Harry n’avait malheureusement pas le temps de s’en préoccuper. Il regarda du côté des tours secondaires et vit Ron et Ginny dans un des corridors à proximité et se dirigeant vers les salles de classe.
Harry rangea aussitôt la Carte et vint rejoindre Hermione, qui se demandait ce qui lui avait pris autant de temps. Ils se dirigèrent vers la classe de Professeur Chang et trouvèrent Ron qui était déjà assis à sa place.

- J’étais parti à la recherche de Ginny, expliqua-t-il. Je m’inquiète vraiment pour elle. Elle n’a jamais l’air présente dans les cours et le Professeur Rogue a même envoyé une lettre à ma mère disant qu’elle avait passé une période complète à travailler sur une potion de sixième année. Ma mère m’a demandé de garder un œil sur elle.

- C’était quelle sorte de potion? demanda Harry.

- Pour enlever une infection je crois. C’est pour cela que je suis inquiet. Peut-être qu’elle s’est blessée, mais ne veux pas se rendre à l’infirmerie.

Le cours commença. Les élèves devaient simplement mettre le feu à des parchemins qui avaient été spécialement traités pour se reconstruire une fois détruite. Harry se rendit vite compte que l’utilisation du Sortilège de Ferris était beaucoup plus difficile qui ne l’avait crû. Il ne réussit jamais à brûler sa première page. Seule de la fumée s’échappa de sa baguette. Le Professeur Chang dû même aérer la classe car on n’y voyait plus rien.
Puis les élèves se rendirent de nouveau dans la serre numéro 4 où ils travaillèrent avec les Omrilopètres, cousins des Emphalopètres. Ces plantes entrent dans la composition du Véritaserum. Lorsque chauffées, ces plantes sécrètent un liquide bleuté presque transparent, qui a la propriété de combattre les Sortilèges d’Amnésie.
Cédric était encore là. Il vint rejoindre Harry et ils discutèrent durant toute la période de Quidditch. Cédric était le capitaine de l’équipe des Poufsouffle l’an dernier et on n’avait toujours pas nommé son remplaçant. Dans l’équipe de Griffondor, il fut convenu par l’équipe que la sélection pour le poste de Gardien se ferait le mercredi suivant, après le repas. Il y avait maintenant trois noms sur le tableau d’affichage : Seamus Finnigan, Dennis Crivey et à la grande surprise de tous (et même peut-être de lui –même) Neville Londubat.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 2:06

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XII : La Présence


Le reste de la semaine se passa sans événement particulier. La vie se faisait calme et paisible. Dans les cours communs par contre, les jeunes commençaient à parler entre eux que les Professeurs étaient méfiants. Ce que Cédric avait raconté à propos des livres de la bibliothèque semblait se confirmer. Des livres de d’autres rayons avaient également disparu. Notamment des livres de Potion, d’Enchantement et de Métamorphose.
Mais le fait, enfin les faits les plus étranges étaient que le voleur, si s’en était bien un, n’avait pas laissé la moindre trace depuis le début, c’est-à-dire depuis au moins deux semaines et demi. Fait encore plus étrange, les livres revenaient toujours en place au bout de deux jours. À la quantité de livres pris par contre, personne ne pouvait lire tant de livres en si peu de temps, à moins qu’il ne fasse que cela de ses journées. Pourtant tous les élèves avaient des travaux à remettre et des devoirs à faire. Comment faisait-il ? Peut-être étaient-ils plusieurs ? Ce qui était sans doute plus probable.

Un soir, couché dans son lit, Harry ressentit le besoin étrange de sortir du château. C’était comme s’il manquait d’air. Il décida de prendre la Cape de son père et de sortir.
Cette cape lui avait été offerte lors de son premier Noël à Poudlard et constituait aux yeux de Harry sa plus grande richesse. Elle était aussi légère qu’une plume et avait la faculté de rendre celui qui la portait parfaitement invisible. Elle avait sauvé Harry plus d’une fois.
Marchant dans les corridors sombres de l’école, il décida de se rendre à la Tour Ouest. Seul au sommet de la tour, dans la noirceur de la nuit, il se sentait protégé. Comme si personne ne pouvait venir le prendre ou bien le voir aussi haut. Il sentait le vent sur son visage et avait presque l’impression d’être sur son balai. Au sommet de cette tour, il y avait un petit bordage assez large pour s’y asseoir et c’est exactement ce que Harry fit. Les pieds dans le vide, Harry se mits à penser aux vols. Qui dans l’école aurait pu commettre ces vols ? Surement des élèves, mais de quel niveau ? Les Serpentards sans aucun doute ! Il y avait plusieurs fanatique de la magie noire dans cette maison. Malefoy entre autres… Mais comment un Serpentard aurait-il fait pour entrer dans le dortoir des Poufsouffle et prendre le livre de géographie de Justin ? Pourquoi l’aurait-il fait d’ailleurs ? Harry n’y avait pas songé. Comment ? À moins que ce livre ait été volé après que Justin l’eut sorti de son dortoir ? Et les bandages d’Alicia ? Qui aurait eu besoin de tant de bandages ? C’était peut-être Ginny ? Non, c’était stupide, Ginny n’aurait jamais…mais elle avait fait une potion contre les infections dans le cours de Potion…Non, se dit Harry, c’est une gentille fille, elle n’est pas une voleuse.
Harry continua son monologue au sommet de la tour Ouest jusqu’à très tard dans la nuit (ou bien devrais-je dire très tôt le lendemain matin), puis il décida de rentrer. Lorsqu’il se leva, il entendit au loin un bruit sourd. Harry pensa qu’il s’agissait peut-être encore du Saule-Cogneur, mais n’arrivait pas à voir ce que c’était exactement. Et en plus, Harry n’avait pas apporté la Carte du Maraudeur avec lui. Il décida d’aller simplement se coucher. Il entendrait sans soute parler de ce bruit demain.
Mais à sa grande surprise, personne ne parla de ce qui avait causé ce bruit sourd le lendemain. Les élèves étaient davantage occupés à commenter ce qui s’était produit la nuit dernière : d’autres objets avaient été pris dans les dortoirs de Griffondors, de Serdaigle et de Poufsouffle. Des vêtements ( autant de garçon,que de fille), des uniformes, des insignes de maisons, des lunettes, des mouchoirs. Bref, vraiment n’importe quoi. Il y avait certainement de la magie derrière tout ceci, car il n’y avait toujours pas le moindre indice. Les élèves chuchotaient, comme Harry l’avait pensé, que tout ceci était la faute des Serpentard.
Donc, en ce début du mois d’octobre, une tension se faisait sentir entre les différentes maisons. Le match de Quidditch entre Serpentards et Poufsouffle empira la situation. Les Poufsouffle accusèrent le ou les voleurs d’avoir déconcentré les joueurs avec tous ces vols. Ils disaient que leurs balais avaient pu être volés et soumis à des sortilèges de perte d’altitude. C’est ainsi que tous les balais furent confisqués pour un examen complet, ce qui allait retarder les entraînements de deux ou bien trois autres semaines.
Pour ne pas perdre trop de temps, l’équipe de Griffondor décida de s’entraîner quand même, mais sur le sol. Comme Harry devait le dire plus tard à Hermione : « On aurait dit du ballon chasseur, tel que nous en jouions dans les écoles moldues. À la différence qu’il y a de gros ballons qui tombent carrément du ciel et qui tentent carrément de nous aplatir. » Harry ne relâcha évidemment pas le Vif d’or, car ce dernier aurait été beaucoup trop rapide pour lui. Il aida plutôt les aspirants Gardiens, qui n’étaient que trois, à s’entraîner. Dennis était beaucoup trop petit pour le Souafle. Harry se demandait même lequel entre les deux était le plus lourd… Seamus et Neville étaient assez rapides. Cela serait difficile de les départager lorsque les balais seraient de retour.
Au cours d’un des entraînements, Harry remarqua quelque chose :

- Alicia, quand as-tu retrouvé tes bandages ?

- Une semaine après le retour à l’école. On m’en avait évidemment pris quelques uns, mais il m’en restait.

Cela était plus qu’étrange. Ce vol n’était pas le seul à avoir connu la même fin. Les vols n’étaient que des vols temporaires.

Un vendredi, Harry, Ron et Hermione se rendaient à la Cabane de Hagrid, lorsqu’ils entendirent quelque chose qui leur mit la puce à l’oreille.

- Nous devons nous dépêcher…Ou bien alors le Ministère se mettra le nez dans nos affaires.

C’était Drago Malefoy avec ses deux gorilles accompagnateurs, Crabbe et Goyle.

- À vous entendre, dit Ron, nous pourrions presque croire que vous êtes en train de faire un complot.

- Weasley, si seulement tu pouvais disparaître, tu rendrais sa dignité à notre profession.

- Et toi Malefoy, nous pourrions presque croire que tu es intelligent si tu n’ouvrais pas la bouche à chaque instant, alors ferme-la, répondit Harry.

Un mardi de fin d’octobre, nos trois amis descendirent vers la Grande Salle, lorsqu’ils tombèrent à nouveau sur Drago Malefoy, Crabbe et Goyle.

- Qu’est ce que vous faites là, tous les trois ? demanda Ron. Vous attendez vos copains Mangemorts ?

- Mêles-toi de ce qui te regarde, Weasley. Tu devrais en profiter pendant qu’il y a de la nourriture gratuite dans la Grande Salle. Ce n’est pas à tous les jours qu’un Weasley peut manger à sa faim, répondit Drago, de sa petite voix traînante.

Avant que Ron ne se lance sur lui, Hermione et Harry l’attrapèrent pas le pan de sa robe et l’amenèrent à l’intérieur.
Lorsqu’ils mirent pied dans la Grande Salle, Harry, Ron et Hermione se rendirent compte que quelque chose se passait. Il y avait une grande tension dans la pièce. Plusieurs cachaient mal leur malaise. Ils comprirent vite pourquoi
Des vols avaient également eut lieu dans les dortoirs de Serpentard. Plusieurs mauvaises langues disaient que ce n’était que pour faire taire les rumeurs, mais une chose était sûre, cette ou ces personnes étaient malignes et très bien organisées.

A la table des Professeurs, Albus Dumbledore se leva pour s’adresser à toute l’école réunie. Son visage était grave et fatigué.

- Mes chers élèves, vous savez comme moi, ou bien peut-être même plus que moi, ce qui se passe entre les murs de ce château présentement. Je vais être honnête avec vous, les Professeurs et moi ignorons qui est derrière tous ces vols. Des vêtements, des ingrédients, des chaudrons et des livres de haute magie ont été pris un peu partout dans l’école et même dans les bureaux des Professeurs. Si la situation se détériore, je me verrai dans l’obligation d’utiliser de grands moyens pour trouver le coupable. J’avais espéré ne jamais avoir à les utiliser, dit-il en soupirant. Nous commencerons par une fouille complète de l’école. Et interdiction de sortir des murs de l’école. Si un élève a la moindre information sur ce qui se passe, ma porte sera toujours ouverte, et ce à tout moment. Le coupable sera évidemment puni, mais plus vite il se dénoncera, moins grandes seront les conséquences. Merci et bonne journée.

Après le petit-déjeuner, Harry, Ron et Hermione avaient cours de Défense Contre Les Forces Du Mal. Lorsqu’il entra dans la classe, aussi étrange que cela puisse sembler, Harry se sentait mal. Comme s’il avait un poids dans l’estomac. Il avait mal au cœur. Il se sentait épuisé. Il aurait tellement voulu être ailleurs. L’air l’étouffait. Il voulait sortir de la classe.

- Ça va Harry ? lui demanda Hermione en l’observant d’un œil inquiet

- Allez Harry, ce n’est pas la première fois que tu passes un test. On en a vu d’autres ! s’exclama Ron en lui donnant une bonne claque sur l’épaule.

Harry regarda au devant de la classe. Le Professeur Chang avait fait son entrée, un bocal à la main. Après avoir fait l’appel, elle tenta de rassurer les élèves qui étaient très anxieux à l’idée de passer un test.

- Comme vous le savez, aujourd’hui vous allez être notés sur les Sortilèges Primaires et sur le Mur Magique. Je vous rappelle que ce n’est pas le test final. Ce n’est qu’une simple évaluation. Dans mes mains se trouve un bocal avec des papiers violets. Vous allez venir à tour de rôle prendre un de ces papiers. La couleur de votre papier changera pour vous indiquer quel sort vous devrez jeter. S’il se change en rouge, ce sera pour le sort Ferris, bleu pour Aquim, brun pour Tersa et blanc pour Aër. Si votre papier devient de couleur argentée, c’est que vous aurez à ériger un mur de protection contre votre adversaire.

- Comment saurons-nous avec qui nous nous battrons, demanda Seamus.

- Après avoir changé de couleur, le nom de votre partenaire de combat s’inscrira sur le papier, expliqua le Professeur. Alors vous êtes prêts ?

Hermione fut la première, suivit de Dean. Tous les autres se mirent en rang pour attendre leur tour. Le papier d’Hermione prit la couleur bleue et son adversaire était Dean Thomas. Plusieurs élèves remarquèrent que le nom de leur adversaire ne s’inscrivait que lorsque la personne en question avait pris possession d’un papier violet. Lorsque Ron pris le sien, on entendit :

- Oh non, pas Parvati Patil !

- Oh non, pas Ron Weasley ! s’exclama une voix dans le fond de la classe.

Lorsque ce fut au tour de Harry, celui-ci se sentit encore plus nerveux. Il ne comprenait pas pourquoi. Il prit le papier, et il tourna au rouge et le nom de Neville s’inscrivit. Il devrait utiliser le Sortilège de Ferris, celui qui était le moins puissant pour lui. Le seul qu’il ne maîtrisait pas. Harry était découragé. Mais pas autant que Neville. Ce dernier avait espéré être celui qui serait de trop dans la classe. Ainsi il n’aurait pas eu à se défendre devant toute la classe réunie.
Ron fut le premier à passer. Il était celui qui devait faire le Mur de Protection. Il n’eut aucun problème à le maintenir en place devant le Sortilège d’Aër que lui lança Parvati Patil, si on oubli que son mur ne lui arrivait qu’à la taille. Une chose était certaine, il eut les cheveux dans les airs durant un long moment.
La plupart des élèves se débrouillèrent quand même bien, dans l’ensemble. Les Sortilèges ne durèrent, pour la majorité des élèves, que quelques secondes à peine. Celui de Seamus par exemple, ne réussit jamais à atteindre le mur de Lavande Brown.
Puis ce fut au tour de Neville et de Harry. Ils s’avancèrent devant la classe et se mirent un en face de l’autre, attendant le signal du Professeur Chang pour commencer.

- À vos baguettes Messieurs, on se salut, dit-elle. Neville ne fut jamais capable de se pencher tellement il était nerveux, mais Harry ne lui en voulut pas. En fait, Harry était beaucoup trop préoccupé pour y faire attention. Sa baguette à la main, il sentait sa main trembler. Il était couvert de sueur. Sa vue était devenue floue depuis qu’il s’était avancé devant la classe. Il sentait ses genoux fléchir sous son poids. Pourquoi ?! Pourquoi ?!

Harry leva sa baguette vers Neville qui invoqua le Sortilège du Mur Magique.
Harry tremblait de tous ses membres. Mais pourquoi ? Jamais il ne s’était senti si mal dans sa peau. C’était comme s’il lui manquait une partie de son esprit.

- Lorsque vous êtes pr....

Harry ne vit plus rien. Il sentit dans le fond de son âme une sorte d’explosion. Quelque chose qui était plus fort que lui. Une chose qui émanait de lui. Il sentit une bourrasque de vent lui érafler le visage. Il avait l’impression de voler. Harry entendit également des cris. Des cris qui semblaient venir de partout à la fois. Des cris comme l’année dernière… Puis le silence total.

Harry sentait qu’il était étendu quelque part. Il se sentait toujours épuisé. Peut-être était-il de retour chez la vieille Dame. Il entendait des bruits de pas au loin. Des gens criaient dans les corridors. Que se passait-il encore ?
Harry entendit cogner à une porte. Quelqu’un près de lui alla ouvrir et des hommes entrèrent dans la pièce.

- Vous êtes enfin de retour…murmura une petite voix.

- Qu’est-il arrivé à Harry ? demanda une voix rauque.

- Nous ne le savons pas vraiment… nous attendons qu’il revienne à lui pour qu’il puisse nous en dire plus. C’était vraiment effrayant.

Harry reconnu la voix d’Hermione. Que s’était-il passé pour qu’il se retrouve à l’infirmerie ? Car c’était bien là qu’il devait se trouver. Harry eut toutes les misères du monde à ouvrir les yeux. Lorsqu’il réussit, il vit le visage bienveillant de son parrain, entouré de Ron, d’Hermione et du Professeur Lupin.

- Pourquoi… pourquoi y a-t-il tant de bruit à l’extérieur ? marmonna Harry.

- Il y a eu un vol dans le bureau de Dumbledore, expliqua le Professeur Lupin.

- Quoi…quel vol ? demanda Harry. Il ne comprenait plus rien. La tête lui tournait toujours.

- Tu vois Harry, répondit Ron, il s’est passé beaucoup de choses depuis ce qui est arrivé dans le cours de Défense Contre Les Forces du Mal. Et la première…

- Comment ça « ce qui est arrivé dans le cours de Défense Contre Les Forces du Mal » ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

-Tu veux dire que tu ne t’en souviens pas ? s’exclama Ron, les yeux exorbités.

Harry fit signe que non. Et étrangement une partie de lui ne voulait pas le savoir.

- C’était tellement affreux Harry, s’écria Hermione, la main devant la bouche. Tu as mis le feu à toute la classe.

- J’ai fait quoi ?!!!!!!!!!!


- Il s’est produit comme une sorte d’explosion, continua Ron. Le Professeur Chang a dû te faire faire un vol à travers la pièce pour que tu ne blesses pas Neville. Et tu t’es fracassé la tête contre le mur. Tu ne te souviens vraiment de rien ?

Harry était paralysé. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Faire un sort si puissant. Sans s’en rendre compte ! Pauvre Neville. Il devait lui en vouloir maintenant.

- Et pour ce qui est du vol, tout ce que l’on sait, c’est que ça s’est produit peu de temps après qu’on t’ait amené à l’infirmerie, dit Hermione.

- Le voleur aurait pris quelque chose dans le bureau de Dumbledore. Les Professeurs ont l’air anéanti depuis, soupira Ron.

Lupin et Sirius se lancèrent un coup d’œil. Que savaient-ils ?

- L’épée de Griffondor a été volée, dit finalement Sirius, au bout d’un moment.
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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 2:10

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Chapitre XIII : Lunard et Patmol


Harry passa deux autres jours à l’infirmerie. Il était épuisé. À la demande de Harry, Ron vint avec Neville lui rendre visite. Harry tenait à s’excuser.

- Neville, je suis vraiment désolé. Je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais. Ce n’était pas une attaque personnelle contre toi. J’espère que tu ne m’en voudras pas bien longtemps. Mais si tu ne veux plus me parler, je comprendrais.

- Tu veux rire, Harry ! s’exclama Neville en pouffant de rire. Je n’avais jamais réussi à ériger un mur magique comme celui que j’ai fait dans le cours. D’accord, il n’a pas duré suffisamment longtemps pour me protéger, mais au moins j’ai passé le test, et c’est grâce à toi.
Harry eut un sourire triste. Neville avait sans aucun doute raison, mais il avait tout de même risqué de perdre la vie.


Lorsqu’il pu enfin sortir de l’infirmerie, Harry n’eut pas le courage de se rendre à la salle de Défense Contre Les Forces Du Mal. Il avait peur de voir les dégâts. Il se rendit plutôt au sommet de la Tour Ouest. Depuis la première fois où il s’y était rendu avec Ron et Hermione, c’était devenu son refuge. Il se sentait si bien à cet endroit. Il n’était pas épié par les nouveaux élèves qui voulaient voir sa fameuse cicatrice, ni par les anciens qui le regardaient parfois avec un regard méfiant. Il est vrai que bien des choses étranges arrivaient à Harry. Évidemment l’épisode du Sortilège de Ferris avait fait le tour de l’école.
Arrivé en haut, il s’appuya sur le bord et regarda au loin.

- Enfin, Sirius et Remus sont de retour, dit-il à voix haute. Qu’ont-ils découvert ? Çaa ne doit pas être de bonnes nouvelles se dit Harry, toujours à voix haute.

Harry regardait en bas et vit Hagrid qui s’occupait de son jardin. À cette hauteur, même le Garde-Chasse semblait minuscule. Harry se sentit seul.

- Si seulement je pouvais comprendre ce qui s’est passé dans le cours du Professeur Chang.


Le reste de la semaine se passa le plus calmement possible, si on oublie le fait que tous les dortoirs furent fouillés de fond en comble, ainsi que le reste du château.

- Vous croyez qu’il s’agit de la même personne pour l’épée et les livres de la bibliothèque ? demanda Hermione.

Personne ne parla.

- Je me demande ce qui va se produire ? se questionna Harry. Tous se le demandaient également, dans leur silence.

Le soir de l’Halloween, lorsque tous les élèves descendirent vers la Grande Salle pour le Banquet, Harry vit le Professeur Lupin en bas de l’escalier. Il semblait fort heureux de revoir ses jeunes amis.

- Sniffle( surnom de Sirius) vous attend à la Cabane Hurlante, dit-il.

Harry, Ron et Hermione suivirent le Professeur Lupin vers la porte d’entrée, lorsque Hermione tourna les talons pour aller vers la Grande Salle.

- Hermione, il restera de la nourriture pour nous à notre retour.

- Je le sais bien ! J’apporte des provisions pour Sniffle.

Pourquoi n’y avaient-ils pas pensé ? Harry et Ron la suivirent et dérobèrent autant de nourriture qu’ils le purent. Nos quatre amis se dirigèrent ensuite vers le Saule-Cogneur, dans le parc, et entrèrent dans le tunnel. Au bout d’une vingtaine de minutes, Harry et les autres arrivèrent à la Cabane, où Sirius les accueillit à bras ouverts. Ils prirent leur repas tout en bavardant de tout et de rien. Harry, Ron et Hermione leur parlèrent des cours, de Quidditch et de tout ce qui se rattachait de près ou de loin à l’école. Lorsque Harry parla de ce qui s’était passé dans le cours du Professeur Chang, Sirius et Lupin n’eurent pas l’air surpris, mais échangèrent un regard.

-Nous le savons. Nous sommes allés voir les dégâts. Que s’est-il exactement passé, Harry? demanda Sirius.

Et alors Harry lui raconta tout. Comment il se sentait avant et pendant le cours. Comment il se sentait maintenant face à Neville. Ce qu’il pensait de ce vol.

- C’est de la simple provocation, soupira Sirius. Ça ne rime à rien tout cela.

- Qui cherche-t-on à provoquer ? demanda Harry.

- Le Maître Du Sortilège… dit à son tour Lupin, la tête basse.

- Qui est-ce ? demandèrent d’une même voix nos trois amis.

Cela semblait tellement mystérieux. Ce sorcier devait avoir de très grands pouvoirs. Sirius et Lupin se regardèrent de nouveau.

- Nous l’ignorons. Le Maître du Sortilège est celui qui doit protéger l’épée de Griffondor, et le dernier dont nous avons eu connaissance, est mort il y a longtemps déjà. Mais Voldemort a dû apprendre à qui ce fardeau était revenu, continua le Professeur Lupin.

Harry pensa que cela pouvait être Albus Dumbledore, le Directeur.

- Mais comment aurait-il pu être mis au courant, ça on l’ignore, car seul le Ministère…le Ministère ?…Attends une minute… C’est clair… c’est Frank ! s’écria Sirius en se levant d’un bond.

À ces mots, Harry se souvint de ce que Mondingus Fletcher lui avait dit le soir où il l’avait amené chez Hermione : trois sorciers étaient portés disparus. Peut-être que cet homme faisait parti du lot… avec McCald.

- Comment « Frank » ? demanda Lupin

- Frank Moroz. La Langue-de-plomb.

Les Langues-de-plomb sont des fonctionnaires du Ministère qui travaillent sur tous les dossiers classés top-secret. Personne ne sait sur quoi ils travaillent.

- Il devait être en possession du dossier concernant la protection de l’école, ou bien il devait être au courant de quelque chose. Il a très bien pu être attrapé par les Mangemorts et soumis à de puissants Sortilèges, pour ensuite être tué comme Bertha Jorkins l’année dernière, dit Sirius en faisant les cents pas.

Bertha Jorkins était une petite sorcière qui travaillait au département Sportif au Ministère, lorsqu’elle fut enlevée par Peter Pettigrow lors de vacances en Albanie. Voldemort lui avait fait subir de puissants Sortilèges d’Amnésie pour lui soutirer toutes les informations qu’elle pouvait lui donner à propos de Tournoi Des Trois Sorciers et de l’évasion de Barty Croupton Jr, un fidèle Mangemort qui se mit aussitôt au service de son Maître.

- Il fut le premier à disparaître, expliqua Lupin aux autres qui ne comprenaient qu’à moitié. Son absence a été rapportée à la fin du moi de Juin. Mais quel serait le rapport entre lui et Pete Leweek ? demanda Lupin en se tournant vers Sirius. Et Elrik McCald, le gars des Relations Moldues ?

- Pete est mort ! s’écria Ron. Quand ça ?

- Qui est Pete ? chuchota Hermione à l’oreille de Lupin.

- Un Obliator qui travaillait avec mon père, soupira Ron, qui avait tout entendu.

Les Obliators sont les sorciers qui s’occupent d’effacer tout accident de nature magique qui aurait pu impliquer un Moldu.

- Pete a été porté disparu peu de temps avant la disparition de McCald, le jour de l’Attaque sur le chemin de Traverse, mais le Ministère ne l’a retrouvé qu’il y a une semaine à peine, dans un boisé non loin de chez lui, expliqua Remus. Sans vie.

Le Professeur Lupin leur montra une photo. Cela devait être une photo officielle du Ministère. Il semblait s’agir des chefs de département avec certains de leurs hommes de main.

- À droite, dit-il, il s’agit de Pete et …

Hermione étouffa un cri perçant et leva vers Remus Lupin des yeux en larmes.

- Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda Ron en s’approchant d’elle.

- Cet homme est celui qui a été pourchassé par les loups, s’écria-t-elle, en panique. Elle pointa un jeune l’homme qui se trouvait au centre de la photo.

-McCald…dit Sirius en regardant la photo à son tour.

Puis il s’approcha d’Hermione et tenta de la calmer. Elle s’agrippa à Sirius comme à une bouée de sauvetage. Peut-être était-ce ainsi qu’elle se sentait…Que l’on devait la sauver de ce qu’elle avait vu…Au bout d’un moment, l’étreinte se fit moins forte. Hermione cessa de pleurer.

- Comment les loups étaient-ils ? lui demanda Lupin, l’œil brillant.

- Il y en avait un noir et gris avec un œil balafré et l’autre était plus pâle.

Lupin se leva d’un bon et se mit à faire les cents pas dans la cabane. Il ne cessait de dire : « C’est lui… ça ne peut être que lui… »

Puis, pour changer de sujet, ils parlèrent de la mission des deux hommes. Lupin et Sirius n’avaient pas trouvé Sayter, comme Harry l’avait pensé. Tous les loups avaient disparu sans laisser de trace. Le visage de Lupin s’assombrit.

- Êtes-vous allés ailleurs ? demanda Hermione, qui voulait changer l’atmosphère pesante qui les entourait tous.


- Nous sommes retournés en Bulgarie, mais les gens sont encore plus muets que la dernière fois, répondit Sirius. Tout ce que nous avons fait, c’est visiter un centre où des évènements magiques étaient survenus. Mais nous n’avons rien découvert… soupira-t-il.

Il se faisait tard maintenant. Harry, Ron et Hermione durent dire au revoir à Sirius et Remus et promirent de revenir souvent. Arrivés dans le Hall d’entrée, ils décidèrent de se rendre dans la Salle Commune. Ils n’avaient plus faim, et en plus la Grande Salle commençait à se vider. Nos trois amis montèrent donc les escaliers et se rendirent dans leur Salle Commune où, là, ils allèrent s’asseoir dans un coin.

- Vous croyez qu’il y a eu d’autres disparitions chez les sorciers ? Ou bien chez les Moldus ? demanda Ron.

Les deux autres haussèrent les épaules. Que pouvaient-ils répondre ? Ils n’étaient au courant de rien. On les gardait à l’écart de ce qui se passait à l’extérieur des murs du château.

- Heureusement qu’il n’y a pas eu d’autres vols dans l’école, continua-t-il.

Au bout d’un moment, Hermione se leva. Elle devait aller faire une ronde de surveillance, en bonne petite préfète qu’elle était. Comme il ne restait presque plus personne dans la Salle Commune, Harry et Ron décidèrent d’aller se coucher.
Dans le dortoir, Harry remarqua que ses effets avaient légèrement changé de place. Ses vêtements étaient en désordre et son balai n’était plus dans sa valise. En s’approchant de plus près, il se rendit compte qu’il avait aussi été victime du voleur.

- La Cape ! murmura-t-il à Ron. La Cape d’Invisibilité de mon père a disparu !

( Hey j'ai trouvé combien de pages je peux mettre par mesage Razz : 6 ! )


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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 2:11

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Chapitre XIII : Lunard et Patmol (2e Partie)



Ils ne pouvaient rien faire et décidèrent de se coucher. De toute façon, sans cette cape, ils ne pouvaient pas se promener dans les corridors à la recherche du voleur. Harry ne réussit jamais à fermer l’œil par contre. Il s’imaginait mille et un scénarios sur l’identité du voleur. Cela pourrait être Rogue qui serait de retour de côté de son ancien Maître, Voldemort. Ou bien Malefoy pour attirer l’attention de Voldemort sur lui. Un élève de l’école pour attirer la gloire sur sa maison en faisant semblant de trouver les objets volés.
Harry arrêta là, car il se rendit compte qu’il devenait ridicule. Il décida d’utiliser le Sortilège Oculus, pour voir ce qui l’entourait dans le dortoir des cinquième année.
Harry entendit la porte du dortoir s’ouvrir. Il tira doucement sur les rideaux de son lit et vit que Ron était aussi éveillé. Ce dernier lui fit signe d’attendre et pointa le devant de son lit. Quelqu’un s’approchait de la valise de Harry. Celui-ci fit un décompte vers Ron pour que les deux garçons sautent sur l’intrus en même temps.
Un…deux…trois… Ron et Harry s’élancèrent sur le devant du lit de ce dernier, et il y eut alors un bruit sourd sur le plancher, comme une masse qui tombait et un cri étouffé. Harry mit la main sur ce qui semblait être le pan de la robe de quelqu’un. Il écarta les rideaux de son lit et vit une fille pétrifiée de terreur devant lui.

- Ginny ! s’écria-t-il. Qu’est-ce que tu fais ici ?

- Elle n’est pas seule, dit Ron. Regarde ce que j’ai pêché ?

Harry tourna la tête vers Ron et vit qu’il tenait par un bras un petit être décharné, du nom de Dobby.
Dobby était un elfe de Maison tenu en esclavage il y a quelques années par la famille Malefoy. Avant son entrée en deuxième année à Poudlard, cet elfe de Maison était venu prévenir Harry des graves dangers qu’il courrait s’il retournait à l’école. Harry avait finalement réussi à le faire libérer en faisant en sorte que Lucius Malefoy offre à Dobby un vêtement, seul signe de liberté pour les Elfes de Maisons. Dobby travaillait maintenant au château de Poudlard depuis un an.

- Vous allez devoir vous expliquer tous les deux, dit Harry, lorsqu’ils furent tous sortis du dortoir des garçons.

- C’est pour venir en aide à la petite demoiselle, dit Dobby en se pinçant les oreilles. Monsieur Harry Potter ne doit pas faire de mal à Dobby. Il ne doit pas en vouloir à Miss Weasley. Elle ne faisait que suivre le méchant Dobby.

- Ce n’est pas vrai, dit Ginny. C’est moi qui lui ai demandé de m’aider… De l’aider… Je venais remettre la cape en place, je le jure.
- Comment savais-tu que j’avais ce genre de cape ? lui demanda Harry en colère.

- Ne lui fait pas de mal, s’écria Ginny en se plaçant devant Dobby.

Harry se rappela à ce moment que Dobby avait vu sa cape l’année dernière lorsque qu’il s’était endormi, la cape sur la tête, dans la bibliothèque et que Dobby était venu le réveiller.

-À une seule condition, dit Harry, l’air menaçant. Vous devez nous montrer qui est le voleur…la voleuse.

A contrecœur pour Ginny, ils sortirent tous du dortoir et marchèrent vers le trou que cachait le portrait de la Grosse dame. On entendait des voix près de l’entrée. Tous demeurèrent silencieux. Lorsque le portrait pivota, Ginny poussa un cri étouffé et voulut rebrousser chemin, mais Ron la retint. Devant elle, se trouvaient Hermione, Fred et George. Ces derniers avaient de toute évidence été pris en train de faire un mauvais coup quelconque par la préfète.

- Cette foi-ci, j’ai pu vous sortir du pétrin. Cela ne veut pas dire que je le ferai à toutes les fois, c’est bien compris ?

- Oui Hermione de nos cœurs, dirent les jumeaux. Qu’est-ce que vous faites là tous les quatre ?

Harry et Ron se regardèrent un long moment. Devaient-ils le dire ? Quel mensonge pourraient-ils inventer ? Finalement ce fut Ginny qui parla.

- Nous allons venir en aide à quelqu’un qui est blessé, expliqua-t-elle.

Harry et Ron ne réussirent pas à convaincrent les jumeaux de ne pas les suivre. C’est ainsi que tout le clan Weasley, ainsi que Harry, Hermione et Dobby, parcoururent les corridors du château. Ginny connaissait, semblait-il, très bien le chemin.

- Ginny, depuis combien de temps protèges-tu cette personne ? demanda Harry.

- Depuis le Banquet… Ne lui en voulez pas… je vous en prie…elle a tout rapporté… dit Ginny en larmes et à voix basse.

- Ouais, tout sauf… commença Ron. Hermione venait de lui donner un coup de coude dans les côtes.

- Tes frères et Ginny ne sont peut-être pas au courant pour l’épée, chuchota-t-elle. Ne t’en fait pas Ginny, on ne lui veut aucun mal.

- C’est vrai Ginny, dit Harry. J’étais fâché au début, mais là ça va.

Ils arrivèrent enfin à l’une des tours secondaires du château. Ces tours étaient autrefois des donjons qui servaient à garder les animaux dangereux. Aujourd’hui, ils constituaient la partie du château la plus délabrée.
Nos amis montèrent doucement les escaliers et firent de la lumière avec leurs baguettes.

- Ne faites pas de bruit, dit Ginny. Et attention à la dernière marche, elle est brisée.

Ginny s’avança dans la noirceur du donjon. Il y avait de la paille sur le plancher. On entendait des petits bruits de pas. Sans aucun doute des rats. Les murs étaient noirs malgré la lumière qui émanait des baguettes magiques de nos amis. En plus, le plafond de cette pièce formait une sorte de dôme plus sombre encore que tout le reste.

- Il faut être drôlement courageux pour vivre ici, dit Ron

- Ou bien complètement fou, renchérit Fred.

George, Harry et Dobby suivirent Ginny. Ils voulaient être certains qu’elle allait bien. Sous ses pas, Harry entendait le son des planches qui craquaient. Pour la discrétion, c’était raté. Les sons résonnaient de partout.

- Où es-tu ? Tu n’as pas à te cacher, chuchota Ginny. Ce sont mes amis et mes frères. Ils ne te feront aucun mal, je le jure.

Il n’y eut pas de réponse.

Ils regardèrent de tous les côtés et ne virent personne. Harry leva les yeux vers le haut du dôme. C’est là qu’il vit, accrochée, une petite forme vêtue de noir. Il n’arrivait pas à y croire. Comment cette personne faisait-elle ça ?

- Elle est là ! s’écria-t-il.

C’est alors que la voleuse se laissa carrément tomber sur le sol et atterrit sur Ron, qui n’eut pas le temps de réagir. Cette fille se précipita ensuite vers la porte, non sans difficultés, car elle semblait vraiment mal en point. Harry, Hermione et les jumeaux se précipitèrent sur elle. Hermione tenta de l’immobiliser avec un sortilège d’arrêt, mais ne réussit jamais. La voleuse courait en zigzaguant. Elle atteignit les escaliers et les dévala à grande vitesse. Elle arriva sur le palier du troisième étage, mais continua sa course. Harry et les autres n’arrivaient pas à la suivre. La voleuse arriva sur le deuxième palier. Lorsqu’ elle mis le pied sur la première marche, l’escalier se mit en mouvement. Il y avait un trou devant elle. Elle poussa un cri de terreur qui résonna dans tous les escaliers. Elle était sur le point de tomber dans le vide. Harry et Fred tentèrent de l’atteindre avec un sort de lévitation, mais ils étaient encore trop loin.
Harry avait un haut-le-cœur. Si elle tombait, elle allait se rompre le cou, c’était certain. Ils allaient arriver trop tard pour la sauver. Dans un dernier mouvement, la voleuse se tourna vers eux, et sortit une corde de sa poche. Il s’agissait du Polychaînon que Ron avait offert à Harry pour son anniversaire. La corde s’attacha d’elle-même à la rampe de l’escalier supérieur. Elle était à présent suspendue dans le vide. Si elle lâchait, c’était la fin pour elle. À cet instant, le Professeur Rogue traversa la porte du deuxième étage et arriva sur le palier. Il vit la corde et aussitôt, il s’approcha du bord de l’escalier. D’un mouvement rapide, il brandit sa baguette et en fit sortir une seconde corde qui s’enroula autour de la taille de la jeune voleuse et Rogue la tira vers lui. Elle atterrit dans ses bras et ne voulut jamais relâcher son étreinte tellement elle était terrorisée.


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Mahee

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MessageSujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit   Harry Potter Et Le Cercle Maudit EmptyJeu 3 Aoû - 4:42

Harry Potter et le Cercle Maudit

Chapitre XIV : L’interrogatoire


-Venez avec moi tous les sept, dit Rogue en dévisageant la jeune fille toujours agrippée à lui. Ils le suivirent dans les corridors qui menaient jusque dans son bureau qui se trouvait annexé aux donjons où se déroulaient le cours de Potion. Cette pièce était sombre et ovale, et renfermait un nombre incroyable d’ingrédients plus lugubres les uns que les autres.

Harry observa la jeune fille, tout comme Ron d’ailleurs. Le visage de l’inconnue avait tellement de blessures qu’il ne pouvait dire s’il s’agissait d’une élève de l’école. Elle portait de toute évidence les vêtements qu’elle avait dû prendre à un garçon dans les dortoirs. Son pantalon était si grand qu’il recouvrait la totalité de ses pieds. C’est à peine si on apercevait la pointe de ses souliers lorsqu’elle marchait. On aurait dit d’ailleurs, qu’elle avait dû parcourir des milles avait ses souliers, tellement ils étaient en mauvais état. La jeune fille portait également une chemise noire qui lui arrivait à mi-cuisse. Mais ce qui frappait le plus chez cette fille, ce n’était pas la manière dont elle était habillée, mais la fatigue que son visage exprimait. Elle semblait si épuisée aux yeux de Harry, que ce dernier se demandait bien quel âge elle pouvait avoir. Ses yeux semblaient si…si vides que Harry pensa qu’elle avait dû vivre des choses terribles ou bien alors avait dû subir un Sortilège d’Amnésie.

Dans son bureau, Rogue aida la jeune fille à s’asseoir, mais Harry et les autres durent demeurer plantés debout. Puis Rogue alla s’asseoir derrière son bureau, les doigts croisés. Il eut un rictus aux lèvres en les observant longuement.

-Alors…à ce que je vois, le célèbre Harry Potter n’a toujours pas abandonné ses promenades nocturnes. Et maintenant, il emmène même sa cour avec lui.

- Nous la cherchions Professeur et…commença Harry

- Et bien, elle ne semblait pas très enthousiasmée de vous voir, Potter. Est-ce là votre nouveau hobby de poursuivre les gens en pleine nuit pour vous faire remarquer, Potter ?

Si les yeux avaient pu invoquer un sortilège, il est certain qu’en cet instant, Harry et le Professeur Rogue auraient invoqué Attila…Pour se foudroyer mutuellement…

- C’est moi qui ai demandé aux autres de me suivre, Professeur, dit Ginny à voix baisse.

- Elle et Dobby nous ont dit qu’il y avait quelqu’un caché dans les tours et que cette personne était blessée, répondit Ron pour prendre la défense de sa petite sœur.

- Comme c’est charmant ! répondit un Rogue au regard glacial. C’est très gentil de votre part. Mais vous auriez très bien pu vous promener avec cet elfe de maison tous les deux, dit-il en désignant Ron et Harry, le forçant à pénétrer dans les dortoirs et les bureaux pour y voler des choses. Des livres de Magie Noire, des ingrédients très rares par exemple. Et même des uniformes de filles. Bien que je me demande à quoi cela à bien dû vous servir, dit-il, toujours un rictus aux lèvres.

Harry n’arrivait pas à y croire. Le Professeur Rogue les accusait de vol. Qu’auraient-ils fait avec tous ces objets qui avaient été pris ? Et avec les vêtements pour fille ? Non mais, pour qui Rogue les prenait-il ? ( après réflexion, Harry se dit que finalement il ne tenait pas à le savoir)
Décidément, Rogue avait une dent contre eux. À ce stade, nous devrions peut-être même dire un dentier au complet…Rogue ne prêta jamais attention aux jumeaux, ni à Hermione, ni à Ginny, ni à Dobby qui était allé se placer à côté de la chaise où la jeune fille était assise en silence. L’Elfe posa une de ses longues mains osseuses sur les genoux de celle-ci pour tenter de la rassurer un peu.

- Ce n’est pas nous qui... commença à nouveau Harry.

- Silence, Potter ! s’exclama Rogue.

- Non je ne me tairai pas ! C’est cette fille qui a volé toutes ces choses. C’est à elle que vous devriez poser des questions !

Rogue et Harry se fusillèrent du regard encore une fois (c’est presque devenu une coutume dans leur cas…)

- Quoi ?! C’est elle ! s’écria George, l’air vraiment déconcerté. On n’en savait rien. Ah ! C’est pour cela que vous ne vouliez pas qu’on vienne avec vous.

- Pour vous vanter d’être ceux qui ont mis la main sur le voleur…enfin la voleuse, continua Fred à son tour.

- Non, dit Ron, on voulait seulement aider…euh( il se rendit compte qu’il ignorait son nom)…cette fille.

- Silence, Weasley ! s’écria Rogue. Toujours avec son visage de marbre, il observa la jeune fille quelques instants. Il semblait fort pensif. Puis il se pencha vers elle par-dessus son bureau.

- Quelle est votre nom ?

Elle ne dit pas un mot, le regard fixé sur les mains de Rogue.

-Répondez à la question immédiatement. Sinon je pourrais très bien vous renvoyer là d’où vous venez, et ce sur-le-champ !

- Cette jeune personne n’a même pas eu le temps de goûter à l’hospitalité de Poudlard que vous voulez déjà la renvoyer, Severus, dit une voix amusée derrière tous les élèves réunis devant le bureau de Professeur Rogue. Tous se retournèrent, non sans surprise, pour voir leur directeur aux lunettes lunaires s’avancer vers eux.

- Cette jeune fille est soupçonnée de vol, Monsieur le Directeur, dit Rogue.

-Je vous rappelle que tous les objets empruntés ont été restitués à leurs propriétaires, répondit Albus Dumbledore en jetant un coup d’œil vers la jeune fille. Cette dernière ne cligna même pas des paupières.

- Mais nous ignorons d’où elle vient et quel est son nom, Monsieur le Directeur.

- Vous venez de Bulgarie si je ne me trompe pas, n’est-ce pas Miss Van Tchev?

À cet instant, la jeune fille se retourna très lentement vers le Professeur Dumbledore, et le fixa intensément. Les yeux de la jeune voleuse s’illuminèrent comme s’ils revenaient à la vie. Ses mains gantées se mirent à trembler. Maintenant qu’il les regardait, Harry reconnu immédiatement ces mains. Ce n’était pas possible…

- Nëmy !!! s’exclama Harry, déconcerté.

Ces gants l’avaient tellement intrigué qu’il les aurait reconnus n’importe où. Harry n’en croyait pas ses propres yeux. Nëmy Nephlite! La jeune fille qu’il avait rencontrée dans le bus lorsqu’il se rendait chez Hermione. Il en était certain maintenant, c’était bien elle. Elle avait tellement changé. Elle avait aussi changé de nom à ce qu’il semblait. Elle était si amaigrie et ses yeux étaient tellement cernés que Harry ne l’aurait jamais reconnue. Rien à voir avec la jeune fille pleine de vie et un peu folle qu’il avait rencontrée cette nuit-là. Que lui était-il arrivé ? Qu’est-ce qu’elle faisait là? Comment était-elle arrivée là ?

- Co…comment savez-vous mon nom ? demanda Nëmy en fixant le Directeur.

- Rares sont les choses qui me passent sous le nez, sans que je ne m’en rende compte. Mais il semble que notre ami ici vous connaisse sous un autre nom, dit Dumbledore. Quel est votre nom, Miss?

- Nëmyria Nephlite Van Tchev, Monsieur.



- Mais ce n’est pas ce que tu m’avais dit ! s’exclama Harry. Il ne comprenait décidément plus rien.

- Pourquoi donner deux noms différents ? demanda Hermione, qui semblait aussi perdue, sinon plus, que Harry. C’est de la fraude.

Nëmy se tourna vers Harry et le dévisagea longuement en fronçant les sourcils.

- On s’est déjà rencontré ? demanda-t-elle à Harry.

Harry était surpris. C’était la première fois qu'une personne ne se souvenait pas de lui. Il en fut presque heureux (cela changeait des gens qui le dévisageaient parce qu’ils l’avaient reconnu). Mais il aurait aimé que Nëmy se souvienne de lui. D’accord, ils ne s’étaient parlés que quelques minutes, mais quand même.
Harry vit Nëmy sortir d’une de ses poches, une paire de lunettes qui semblait avoir fait la guerre. La monture noire était tordue dans tous les sens et il manquait une lentille. Elle porta cette, comment dire, structure métallique démantibulée à ses yeux pour le regarder. Harry sortit sa baguette et dit :

- Oculus Réparum. Et une nouvelle lentille se forma et la monture de lunette redevint comme neuve. Harry eut un petit sourire, cela lui rappela sa première rencontre avec Hermione dans le Poudlard Express. C’est elle qui lui avait réparé ses lunettes qui étaient fixées par du ruban adhésif.

- Merci…Ah oui…Harry, c’est ça? Dans le bus… tu te rendais à Embourg je crois, non? Désolée, j’en perd des bouts ces derniers temps…

- Oui, et toi tu te rendais à l’Auberge de ta tante, mais tu t’es arrêtée en chemin pour la nuit, si je me souviens bien.

Elle approuva d’un signe de tête.
Puis un grand silence s’installa dans la pièce. Tout le monde se lançait des coups d’œil pour savoir ce qui allait maintenant se passer. Tous sauf Albus Dumbledore et Nëmy qui, d’après l’expression de son visage, semblait prise dans les abîmes du désespoir.

- Bien, dit finalement le Professeur Dumbledore, je crois qu’il est temps que chacun d’entre nous retourne au lit, là où nous devrions tous être en ce moment, et ce depuis un bout de temps. Severus, auriez-vous l’amabilité de reconduire cette jeune personne à l’infirmerie ? Mrs Pomfresh s’occupera de vos blessures, ajouta-t-il à l’adresse de Nëmy. Je ne veux pas que vous sortiez de cet endroit avant que je vous en donne la permission. Et je ne veux pas que vous révéliez votre véritable nom à qui que ce soit. Je sais qu’il y a dans cette école des gens qui seraient fort heureux de révéler où vous êtes, Miss Van Tchev.

- Alors… cela… cela veut dire que vous n’allez pas me renvoyer…là d’où je viens…en Bulgarie, dit Nëmy en regardant le Directeur avec une étrange lueur dans les yeux.

- Vous me serez davantage utile ici que là-bas, dit Dumbledore en observant la jeune fille par-dessus ses lunettes.

Harry ne comprenait pas où Dumbledore voulait en venir, mais se dit qu’il devait avoir ses raisons.

Rogue se leva et s’approcha de Nëmy. Elle avait beaucoup de difficulté à se tenir debout. Ses genoux se heurtaient à une vitesse folle (c’est étrange ce que l’adrénaline fait parfois…) La tenant fermement par la taille, Rogue aida Nëmy à se diriger vers la porte du bureau.

- J’aimerais savoir, dit le Professeur Dumbledore avant que le Professeur de Potion et la jeune fille n’atteignent la porte, avez-vous de la famille dans les environs, Nëmyria ?

- Seulement une tante Monsieur. Mais elle habite loin d’ici. Enfin…je crois…

- Alors je vois que vous n’avez jamais fait connaissance avec vos cousins Weasley.

Nëmy fronça les sourcils et dévisagea les frères Weasley et Ginny. Ils eurent passablement la même réaction. Harry et Hermione se lancèrent un coup d’œil. Ils avaient manqué un épisode ?

- Il me semblait seulement que vous aviez le même nom de famille. J’ai crû que vous étiez parents. Mais peut-être que je deviens quelque peu sénile avec le temps ? continua le directeur en riant.

Le Professeur Dumbledore observa la jeune voleuse, toujours aux côtés de Rogue, qui lui, eut un drôle de rictus après le commentaire du Directeur de Poudlard. Nëmy fixa Dumbledore, avant d’afficher un bref sourire sur son visage et de s’incliner en signe d’approbation. Elle se tourna ensuite vers Ron, les jumeaux et Ginny. Ces derniers échangèrent quelques regards amusés, puis semblèrent approuver eux aussi. Approuver quoi ?! Harry n’avait rien compris.

- Dumbledore veut faire passer Nëmy pour la cousine de Ron, tu n’avais donc pas compris ? chuchota Hermione à l’oreille de Harry lorsque celui-ci la supplia du regard de bien vouloir lui expliquer.

- Ce n’était pas très clair comme discussion !

Puis Nëmy, aidée de Rogue, sortit du bureau. Le Professeur Dumbledore regarda attentivement les six élèves et l’elfe de Maison. Tous se demandaient ce qui allait leur arriver. Le Professeur s’appuya contre le bureau de Rogue et croisa les bras, mais n’avait pas l’air sévère. Seulement amusé. C’est ce qui était le plus étrange de l’histoire. On avait trouvé la voleuse, et cela faisait rire le Directeur de l’école.

- Je vous demanderais de ne pas parler de la découverte de notre jeune amie. Cela sera notre secret. Je sais que je peux vous faire confiance. Mais ce que j’aimerais savoir, Miss Weasley, c’est comment vous avez réussi à la cacher aussi longtemps ?

- Vous devrez lui demander, Professeur, car elle se cachait de moi aussi. La première fois que je l’ai rencontrée, elle était dans la Salle Commune de Griffondor, le soir du Banquet. Je ne l’ai vue que quelques fois par la suite.

À cette révélation, le Directeur de l’école fronça légèrement les sourcils. Il avait l’air visiblement surpris.

- Nous verrons tout cela un autre jour. Il est temps d’aller au lit pour tout le monde. Vous avez des cours demain…

C’est bien résolu que chacun tourna les talons et retourna vers les dortoirs. Aucun ne parla. Harry songeait à Nëmy. Était-ce vraiment elle qui avait commis tous ces vols? Pourquoi voler tous ces objets d’ailleurs ? Et l’épée ? Et pourquoi Dumbledore semblait ne pas la croire coupable?
Une fois dans son lit, il sombra dans un sommeil troublé. Le lendemain matin par contre, il ne se souvenait plus de ses rêves. Le seul signe de ce trouble fut que son lit était totalement défait. Les yeux grands ouverts, c’est alors qu’il se rendit compte qu’il était très tôt. Mais il n’arrivait pas à se rendormir. Le soleil se levait au loin et pénétrait dans le dortoir. Harry décida de s’habiller, et de descendre dans la Salle Commune, mais il ne savait pas vraiment quoi faire. Il se dit qu’une petite balade dans l’école ne lui ferait aucun tort. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas aventuré dans l’école. Il sortit de la Salle Commune, armé de la Cape de son père et de la carte du Maraudeur. La personne la plus proche de lui était Rusard, qui semblait encore prit avec Peeves, l’Esprit Frappeur. Ces deux-là, se faisaient la guerre depuis des siècles, semblait-il.
Harry monta au troisième étage. Depuis sa première année, il ne s’était aventuré que quelques fois sur cet étage. Il faut dire qu’à l’époque, il y avait un gigantesque chien à trois têtes, qui appartenait à Hagrid, et qui gardait la trappe. Cette trappe menait à la Pierre Philosophale, pierre ayant la propriété de donner la vie éternelle à quiconque l’avait en sa possession. Elle avait été détruite depuis…En fait, depuis que Voldemort avait tenté de la prendre.
Harry marchait tranquillement dans les corridors peu éclairés. Il avait retiré sa Cape d’invisibilité, car il voyait difficilement devant lui. Cet étage était vraiment lugubre. Il y avait beaucoup de tapisseries moisies par le temps. Des armures rouillées également. Harry n’était pas rassuré, mais continua toute de même sa visite avec le courage qui était sien. C’est alors que Harry entendit un bruit derrière lui. Il se retourna d’un mouvement rapide et vit Peeves foncer sur lui.
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