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 OS - Beau et Cruel mois de Mai

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Orlina

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MessageSujet: OS - Beau et Cruel mois de Mai   OS - Beau et Cruel mois de Mai EmptyMer 2 Aoû - 4:43


Beau et Cruel mois de Mai.
Un Os que j'aime bien, même si apparemment peu de gens l'on lu.



PS : Le 27 Mai est mon anniversaire !
Non je ne suis pas en train d’essayer de vous octroyer des cadeaux…c’est juste que j’ai pris cette date comme référence pour ma fic
C’est tout !







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Mai fut le mois le plus joyeux de mon existence. Ce fut merveilleux. Mais trop court, beaucoup trop court ! Mais intense…tellement intense !
Mais ce mois-ci, un an après, je me retrouve entre chiens et loups, démunie, sans plus aucune raison de vivre. Ce mois de Mai qui va s’achever dans quelques heures, s’achèvera t-il en même temps que ma vie ou vais-je trouver la force d’attendre Mai prochain, seule ?
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Mais pour comprendre mon désarroi i faut que je vous raconte l’an passé, vers la même période, tous les bonheurs immenses qui me sont tombés dessus sans que je ne m’y attende le moins du monde.
J’étais jeune bien que j’allais sur ma majorité. Le 27 Mai j’allais avoir enfin mes 17 ans tellement attendus par toutes les jeunes filles mais qui, à cette époque, ne me faisait ni chaud ni froid. On pouvait le comprendre ! J’avais déménagé à peine deux mois auparavant, je n’avais plus aucun contact mes amis et ms parents, engagés activement dans la guerre, risquaient à chaque instant de mourir dans d’atroces souffrances. J’étais de plus assez dépressive et fragile, et tombée amoureuse d’un professeur, l’un des pires de tous.
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En fait, je le connaissais depuis ma plus tendre enfance, il était ami avec mes parents. Mais certain de ses choix, à l’époque, l’ont éloigné de nous, je le regrette. A mon adolescence il est réapparut, nous protégeant, prenant soin de moi, et malgré ses commentaires acerbes et son comportement antipathique, je l’adorais…
Quand je l’ai vu assis à la table des professeurs, mon premier jour, j’ai su que pour la première fois de ma vie, j’allais le décevoir. Le choixpeau posé sur la tête, j’ai fermé les yeux et prié. Prié qu’il ne m’en veuille pas lorsque le choixpeau me proposa Gryffondor comme maison/ Mais après mes supplications, il a bien voulu me destiner à Poufsouffle. Je me suis levée, me suis tournée vers lui et, voyant ses yeux froids et méprisants, je me suis demandé si Gryffondor n’aurait pas été une meilleure alternative, peut être ne les méprisait-il pas autant qu’il semblait mépriser l’idée que j’aille à Poufsouffle. C’était pourtant une maison honorable d’après les échos que j’en avais eu.
J’appris par la suite qu’il lançait ce genre de regards à tous. J’aurais simplement préféré qu’il mette un peu moins de mépris et de haine dans ceux qu’il me réservait. Mais Severus étant Severus, il ne changea rien à son comportement des plus déplaisants. Je ne lui en tenais pas rigueur. Je savais qu’il m’appréciait grandement malgré son sal caractère. J’en avais l’habitude et ne m’en formalisais guère plus.
J’avais même réussi à passer outre ce masque d’éternel dédain pour aimer ce qui se cachait en dessous, bien que je ne sache pas la moitié de ce qu’il cachait en lui. J’adorais l’aura de mystère qui planait toujours autour de ce singulier personnage.

Enfin bref, je l’aimais simplement plus que tout autre chose au monde.
Revenons à présent à ce moi de Mai si spécial. Je n’avais rien de joyeux en tête et la perspective de mon anniversaire ne servait qu’à rendre mes pensées plus sombres encore. Je me renfermais de plus en plus sur moi-même, ne parlait que très peu aux nouvelles amitiés que j’avais réussi à tisser durant ces deux malheureux mois passés à Poudlard. Elise, Pauline, Elodie et Gaëlle. Elodie et Gaëlle étaient Serdaigles, Elise et Pauline de mon année et de ma maison. C’est donc avec elles que je partageais mon dortoir. Il n’y avait que très peu de septièmes années Poufsouffles, les raisons m’échappaient quelques peu. Autant dire qu’elles étaient plus que satisfaite de mon arrivée, se sentant un peu moins seule toutes les deux et elles m’ont bien vite intégrée dans leur petit groupe ù je me suis tout de suite sentie à l’aise. Mais ce mois-là, la dépression prenait le dessus sur ma forte amitié à leur égard. Je passais énormément de mon temps à ruminer mes malheurs. En fait à chacune de mes retenues.

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Severus…enfin le professeur Snape m’avait collé deux mois pour inconscience. J’avais failli créer un poison extrêmement nocif en ajoutant de l’essence de Cruminencya au lieu de l’habituel sang de salamandre. Le premier est un flacon violet, l’autre est rouge bleuté. Mais que voulez vous, je n’ai jamais été très bonne en potion et cela ne valait absolument pas deux mois de retenues et 100 points retirés à ma maison se plaçant ainsi, par ma faute, en quatrième et bonne dernière de la coupe des maisons. C’était profondément injuste, il me l’a avoué lui-même, mais nous y viendront plus tard.
Et chaque fois c’était la même chose, il m’attribuait une tâche ingrate, mais pas aussi dur qu’à son habitude d’après les dires, durement ne voulait-il pas m’épuiser pour que je puisse finir les deux mois en vie. Et pendant que je vaquais à ma tâche, il corrigeait des copies, ou lisait. Il préparait des potions aussi certaines fois.
Je sentais qu’il me surveillait derrière ses gros bouquins. C’était assez déstabilisent quand j’y repense. Et je me sentais tellement petite, seule et malgré tout follement amoureuse de lui. Lorsque je rentrais lasse au dortoir, il me restait à peine le temps de faire tous mes devoirs et de dormir trois ou quatre heures. J’étais tellement fatiguée, se rendait-il seulement compte que j’avais les ASPIC qui me pendaient au nez à la fin de cette année et que j’étais véritablement morte ? Il me venait de regretter d’avoir choisi les Potions comme spécialité. Je n’étais pas nulle mais pas brillante non plus. Assez tête en l’air avec tout cela. Mais Merlin ce que je pouvais aimer cela. C’est d’ailleurs Sev…le professeur Snape, qui m’avait transmit sa passion en m’en parlant avec tant de ferveur. Pas étonnant que je sois aussi passionnée de la Défense contre les forces du Mal. Il avait cette capacité de me décrire ces deux matières comme s’il s’était s’agit des deux plus merveilleuses choses au monde. Mais je m’égare à nouveau…
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Je disais donc que j’étais de plus en plus déprimée et fatiguée…et amoureuse aussi, il faut bien l’avouer, passer toutes ces heures avec lui, même sans lui parler ou le regarder, juste en sentant sa présence et quelques fois son regard sur moi, suffisait à émoustiller tous mes sens. J’en étais littéralement folle !
J’avais souvent cette envie dérangeante de me faire du mal, je ne savais simplement pas comment m’y prendre, c’est tout. Taillades, brûlures, potions, eau brûlante, je ne savais quoi choisir et j’avais peur. Pas peur de la douleur. Simplement peur que l’on découvre ce que j’aurais pu me faire à moi-même. Mais bon, vers le milieu u mois j’ai pris une lame et lui ai présenté ma cuisse. Je ne prends jamais ma douche en même temps que les filles, elles respectent cela, et tous mes bas de pyjama sont longs. Je ne risquais donc absolument rien. Disons que je n’avais pas prévu toutes les possibilités d’être découverte, dans tous les sens du terme. En fait, je m’en foutais aussi un peu, ça m’apaisait, c’était tout ce qui comptait sur le moment, ma peine s’évacuait par la blessure, coulant loin de mon corps en même temps que mon sang.
J’en avais besoin. Besoin de me détruire…comme si le fait que ma déchéance vienne de moi me ferait oublier tous les éléments du monde extérieur qui me font du mal et conspirent à me nuire. Je ne me posais à vrai dire bien peu de questions sur le sujet, préférant me complaire dans ma douleur. Ego¨Piste, ne voyant pas les tentatives des autres pour me faire sourire à nouveau. Pauline, Elodie, Elise, Gaëlle…et même Severus…tous tentaient de soulager mes tourments. Si seulement je ne m’étais pas autant isolée dans la noirceur de mes pensées, j’aurais pu voir tout cela, en profiter pleinement.

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Mais j ne vais pas vous décrire dans le détail ma déchéance psychologique. Je vais retourner à mon évocation de mes heures de retenues, c’est là que se passa des choses des plus surprenantes. Mes tâches étaient de moins en moins fatigantes, comme s’il se rendait enfin compte qu’il m’en demandait bien trop. Et puis à la fin de mes heures de travail, il me tendait une potion que je buvais sans poser de question, chose qu’il appréciait grandement. C’était comme une preuve de confiance que je lui démontrais. Cette potion me rendait mes forces, je le sentais bien. J’appris plus tard que c’était une potion revitalisante modifiée par ses soins pour que je sois en forme durant très longtemps. C’est grâce à cela que j’ai réussi mes ASPIC haut la main. Je crois que cette potion aidait aussi énormément ma mémoire. Je n’avais jamais aussi bien retenu ce que j’avais à peine révisé. Vraiment, il m’a été d’une précieuse aide.

J’ai donc commencé à me demander un peu ce qu’il voulait. J’ai engagé plusieurs fois la conversation. Au début, il était assez retissant à me répondre, je ne comprenais pas vraiment pourquoi, on avait souvent de longues conversations lorsqu’il passait à la maison. Mais au bout de quelques jours à peine il s’est complètement décoincé, se surprenant même à sourire à mes phrases volontairement enfantines. Mais en générale nos conversations étaient assez sérieuses. Puis on a commencé à parler de nous, et notre relation s’est d’elle-même définie comme étant plus qu’une simple amitié, ou autre chose d’aussi innocent et naturel.
Je ne sais plus très bien comment on s’est rendu compte de notre attirance mutuelle, ce genre de chose ne s’explique pas, mais notre premier baiser a eu lieu assez rapidement. C’était super !
Je ne pensais pas qu’il me le rendrait. Et oui, c’est bien moi qui aie fait le premier pas, il a trop de moral pour embrasser de lui-même une adolescente qu’il a vu grandir depuis sa naissance, c’en est adorable. Lorsqu’il s’est rendu compte de ce que nous venions de faire, il a essayé de se rétracter, de se justifier comme si nous venions de tuer quelqu’un. J’ai ri, il s’est renfrogné, je l’ai ré embrassé, il n’a pu résister bien longtemps. C’était e 19 Mai, je m’en souviendrais toute mon existence durant. Sa langue était hésitante, ses mains par contre contrastaient énormément avec elle. C’était qu’il savait s’y prendre le bougre ! J’imagine qu’il a dû être obligé de s’entraîner sur lui-même, vu qu’il m’a avoué, plus tard, n’avoir eu que très peu de personnes dans sa vie. Oui bien, l’une d’entre elle l’avait drôlement bien éduqué. Je ne vais décemment pas m’en plaindre.
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Orlina

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MessageSujet: Re: OS - Beau et Cruel mois de Mai   OS - Beau et Cruel mois de Mai EmptyMer 2 Aoû - 4:43

Nous avons beaucoup discuté, pas encore prêts pour aller beaucoup plus loin du côté physique. Je vous passe nos longues heures, trop courtes, à parler, s’embrasser chastement (et assez passionnément aussi). Ce n’est pas tellement à l’ordre du jour.
Du 22 au 26, il n’était nulle part en vue. Je me suis inquiétée au point d’aller voir Dumbledore qui m’a dit qu’il serait de retour Samedi (27) au soir. En manque de son doux visage, je l’attendais dans ses appartements. Il faut savoir que j’étais retombée dans une profonde déprime. J’étais à nouveau mal…très mal

J’avais infiniment besoin de lui, sa présence à mes côtés, ses regards sur moi, et puis son corps en moi. Je n’avais jamais ressentie cela aussi intensément, c’était fou. Tout mon corps, mon être l’appelait.

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Je le voulais ! Et à son regard, lorsqu’il est revenu, j’ai vu qu’il partageait mon état.
C’était la nuit du 27 au 28 Mai. J’avais complètement oublié mon anniversaire. J’avais attendu Severus toue la journée, mes amies ne m’avaient même pas vu, et n’avaient pu me le souhaiter. Mais tout m’était égal, lui m’avait offert le plus merveilleux cadeau que j’aurais pu rêver de posséder. Ce n’est pas tellement ce que nous avions fait ensemble qui me réjouissait, c’est ce qu’il m’a dit ensuite. Je ne l’imaginais pas si ‘fleure bleue’, mais il faut avouer que le « je t’aime » glissé tout contre mes lèvres suivit d’un des plus passionné des baisers que nous ayons jamais échangé jusque là, par la suite bien sûr il y en eu bien d’autre mais passons, ce geste si tendre et tellement surprenant me ravissait au plus au point. J’ai passé la nuit dans ses bras, son corps nu contre le mien, ses mains parcourant mon corps, caressant mes cheveux jusqu’à ce que Morphée m’accueille à son tour dans ses bras.

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Le lendemain, levés à l’aube, il m’a conseillé d’aller rejoindre mes camarades de dortoir pour ne pas qu’elles s’inquiètent, je ne lui avais pas dit l’avoir attendu toute la journée il ne se doutait pas q’elles devaient déjà êtres mortes d’inquiétude. Mais en fait, elles s’étaient tellement inquiétées qu’elles avaient rendue une petite visite au directeur qui, sourire aux lèvres, leur avait assuré que j’allais bien et qu’elles ne devaient pas m’attendre avant le lendemain. Lorsqu’elles m’ont dit ça j’ai été plus que surprise : comment Dumbledore pouvait-il savoir que… ? Et il ne réagissait pas ? Un prof et son élève, cela ne le choquait-il donc pas ? Mais apparemment cela ne surprit pas Severus plus que cela. Si j’ai bien compris le directeur serait au courant de tout ce qui se trame dans son château…sait-il toujours ce qui s’y passe maintenant qu’il est mort ? Mais passons !

Elles m’attendaient, et leurs cadeaux aussi. Nous avons passé la journée à les ouvrir, à rire et plaisanter sur tout et rien. Je ne leur avais rien dit sur Severus alors il était hors de question de leur raconter ne serait-ce qu’un dixième de ce que lui et moi étions à présent l’un pour l’autre. Je ne me souviens même plus quelle excuse j’avais bien pu trouver pour me dépêtrer de leurs questions on ne peut plus embarrassantes.

Cette journée fut sublime ! Pour dire vrai, c’était la première fois que des amies m’offraient quoi que ce soit pour mon anniversaire. J’ »étais agréablement surprise, surtout qu’on ne se connaissait pas depuis extrêmement longtemps… Leur geste me toucha plus que je ne pourrais l’exprimer ici. C’était tout nouveau pour moi. Je les adore !

-
Les quelques jours, ou plutôt semaine, mais le temps passe extrêmement vite lorsqu’on se sent heureuse, qui me séparaient de mes ASPIC, se passèrent entre les révisions, la fin de mes retenues qui n’en étaient plus vraiment, et mes fréquentes découches, discrètes cette fois-ci. Bref, tout était pour le mieux.
Les vacances se passèrent normalement, si ce n’est des trois semaines passées avec l’homme de ma vie. On ressassait nos souvenirs de mes quelques mois passés à Poudlard. C’est en cette occasion qu’il m’a expliquée le pourquoi de ma si dure punition et, si je lui en voulais encore, je ne pouvais trouver cela que des plus adorables. En fait, le Grand Severus Snape, si stoïque et sûr de lui, avait paniqué. On peut le comprendre, la fille dont il était épris était à deux doigts de créer un poison qui l’aurait tué sur le coup. Il avait véritablement pris peur, et ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrivait il m’a admonesté et punit grandement. C’était une preuve d’amour et non pas de mépris et de dédain comme je l’avais alors craint.

Nous nous sommes aussi arrangés pour l’année à suivre, je quittais Poudlard et par conséquent nous ne pourrions nous voir que durant les vacances. Je sentais que cela allait être intenable…et ça l’a été !

Ne plus sentir ses bras autour de moi, son souffle dans mon cou, ses yeux me brûler par leur ardeur et tout le désir que je pouvais y voir. C’était intenable ! Quasi-invivable ! Il m’a dit qu’il m’écrirait le plus souvent possible…il a tenu promesse. Si je n’avais pas été contrainte de brûler ce courrier, par mesure de sécurité j’en aurais un gros tas qui tiendrait à peine dans ma malle. Il m’écrivait presque tous les jours, parfois plusieurs fois dans la journée. Et je lui répondais toujours immédiatement.

Mais la guerre s’est faite de plus en plus pressantes, ses hiboux de moins en moins réguliers, de plus en plus rares, mon inquiétude grandissait aussi.
Je savais qu’il avait un rôle important tout en en ignorant les détails. Il ne voulait rien me dire. Sûrement pour me protéger, je le comprends à présent. Qui aurait cru qu’il fut un espion au service de Dumbledore ?

A l’approche de notre mois anniversaire, et optionnellement de mon anniversaire à moi, nous avions prévu de passer un week-end ensemble. J’attendais ce moment avec la plus grade impatience. Nous ne nous étions pas vu depuis des mois, j’étais désespérée de le revoir à nouveau. Je comptais m’accrocher à lui et ne plus le laisser retourner à Poudlard une foi le Dimanche soir venu.

Mais il ne vint pas ! Il ne viendra jamais plus !

Ai lieu de son corps brûlant contre le mien, ce week-end là je n’ai pu sentir que son corps froid…immobile…sans vie.
Jamais je n’ai eu si mal de ma vie. Jamais je n’ai autant souffert !
Il avait été mon univers durant tellement d’années…et il mourait le jour de mon…de notre anniversaire. Oui, c’était un héros ! Oui, on lui remettrait une foutue médaille ! Oui, tout le monde s’était trompé sur son compte ! Oui, sans lui le survivant ne pourrait plus porter ce nom !
Mais qu’est-ce que toutes ces considérations changeaient au fait qu’il était bel et bien mort ? Qu’il ne me regarderait plus jamais avec ces deux pierres précieuses, qui lui tenaient lieu de yeux, assombries par son désir et ses pensées lubriques ? Qu’est-ce que tout cela changeait à mes pleurs, à ma douleur, à mon mal intérieur ? Il n’était plus et en même temps que lui c’était une partie de moi-même qui périssait.

-
-
-
Il est mort depuis cinq jours à peine. J’ai tellement souhaité le rejoindre, le suivre là où il pouvait bien se trouver…
J’en ressens encore l’envie pressante. Pourrais-je continuer sans lui ?
Je l’aimais, il et mort !
Que me restait-il ?
Qu’y avait-il de juste là dedans ? Dans quelques jours le moi de Mai laissera place à Juin. Ai-je envie de continuer ou d’arrêter les frais ?
-
J’ai peur !
-
Peur de la décision que je pourrais bien prendre… Mais je pense que si jamais je met fi à mes jours, où qu’il soit, il m’en voudra énormément. Je ne le souhaite pas. Pas plus que je ne souhaite faire preuve d’une telle lâcheté indigne de lui… lui qui a sauvé Potter au détriment de sa vie !
-
Non, je ne le ferais pas… Je ne mourrais pas ce soir. Mais Voldemort est toujours en vie, et je vengerais mon bien-aimé au péril de ma vie s’il le faut. Qu’ai-je à perdre ? De plus, si je le rejoins ainsi peut-être ne m’en voudra t-il pas ?
-
Car même si le bien gagne cette guerre, le mal m’aura déjà définitivement anéanti…je suis anéantie ! J’i tellement besoin de lui !
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Je l’aime tellement…j’ai tout perdu…
-
Severus !
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-

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